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Nouvelle Règlementation Européenne alarmante!!

Publié le 26/05/2012 par Scopkhaos

 

Pétition pour la protection de la santé naturelle

 

adresse de la vidéo sur le web : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GVmvQQFQKqw

Si cela vous interpelle, signez la pétition http://institut-protection-sante-naturelle.eu/video/Petition1204/Petition_signature.html

 
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Publié par le 29 mai 2012 dans Santé, Société

 

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ADMR 29. 80 salariés s’invitent à la réunion des présidents

 

Source : Le Télégramme

ADMR 29. 80 salariés s’invitent à la réunion des présidents

Ce lundi soir, à Châteaulin, environ 80 aides à domicile et secrétaires des associations locales de l’ADMR du Finistère ont manifesté en parallèle d’une réunion de présidents, à l’initiative de la nouvelle association "Nord-Centre-Sud", dont les administrateurs ne sont autres que ceux de la fédération mise en liquidation le 4 avril.

Lire également
> ADMR 29 : le dossier de la rédaction

À la tribune, Francine L’Hour, présidente. A sa gauche, René Abgrall, président des GCSMS. À sa droite, Philippe Omnès, trésorier, et Alain Floch. La fédération a disparu, 112 salariés ont été licenciés. Et une image s’impose : celle que rien n’a changé. On prend les mêmes et on recommence… L’auditoire, inquiet, est tout de même moins étoffé que par le passé. Ils sont environ 80 responsables d’associations locales présents. L’objet de la réunion est de leur fait signer une convention, pour valider un principe de péréquation. "Le même que 2010. Basé sur la solidarité. Sans ça, on ne peut pas s’en sortir, assène Francine L’Hour.
Il faut que les associations qui ont de l’argent donnent à celles qui n’en n’ont pas. Les présidents de Combrit, Kreiz-ar-Vor, du Poher affirment qu’ils vont demander la mise en liquidation de leurs associations sous peu, si ça ne se fait pas. "Il n’y a plus de trésorerie". Mais, après la mise en liquidation de la fédération, il n’a pas été possible de créer un compte spécifique, abrité par la nouvelle association Nord-Centre-Sud. "Pour l’instant, pour l’instant", tempère Francine L’Hour.

Pas payés en mars et avril

"En 2012, nous sommes confrontés à des difficultés de trésorerie jamais connues jusqu’ici. Aujourd’hui, nous n’honorons pas toutes nos factures, les heures continuent de baisser", témoignent une responsable d’association.
"Le nouveau système informatique Eliad n’est pas opérationnel. Les secrétaires sont en ébullition. Je crains qu’il y ait un déphasage entre nous et le terrain, abonde un autre président. Je ne vois pas comment on peut s’en sortir, on court à la catastrophe…".
Les 80 salariés du réseau qui, à l’appel de la CGT des aides à domicile du Finistère, manifestent leur désarroi depuis le début de la soirée, s’invitent alors à la réunion. "C’est une réunion de présidents, lâche Francine L’Hour. Vous n’avez rien à faire ici. J’interromps la réunion. Ce sera de votre faute si le réseau coule". Parmi eux, pourtant, des aides à domicile qui n’ont pas perçu leurs salaires en mars et avril et qui continuent à travailler. Bénévolement. La réunion tourne court… Le principe de péréquation 2011 n’est pas. "On signera la convention par mail", informe Francine L’Hour.
Et les comptes des associations locales, pour 2011, ne seront toujours pas validés par le cabinet Gorioux.

«Ne répondez pas au courrier du liquidateur»

"Qu’en est-il de cette nouvelle association créée en catimini, tente encore une responsable. Qui sont les administrateurs qui la composent ? Quel est ce cabinet d’experts-comptables que vous avez choisi ?", essaie encore une présidente d’association. "Elle est temporaire, assure Francine L’Hour. À la demande du liquidateur judiciaire, quelques membres du conseil d’administration ont accepté d’être la personne morale pour clôturer les comptes de la fédération".
René Abgrall a, lui, invité les associations débitrices de la fédération à ne pas répondre au courrier que leur a adressé le liquidateur judiciaire. "Ces chiffres vus comme des dettes sont contestables. Je vous invite à ne pas répondre au courrier de Me Corre. On ne va pas payer des dettes qu’on n’a pas, puisque personne n’est capable d’expliquer tout ça. Et que le travail à réaliser pour le faire est si colossal que personne ne le fera…".

Liens : Voir mot clé ADMR

 
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Publié par le 22 mai 2012 dans Santé, Société

 

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Le 7e continent de plastique : ces tourbillons de déchets dans les océans

 

Source : Le Monde

Des déchets plastiques au large des Açores en février 2010.

Le "7e continent de plastique". On le décrit comme une immense plaque de déchets évoluant dans le nord de l’océan Pacifique, de la taille d’un tiers des Etats-Unis ou de six fois la France. Aussitôt se forme à l’esprit l’image d’un gigantesque amas compact de sacs plastiques, bouteilles, filets et autres bidons…

En réalité, ce phénomène, qui effraye et fascine à la fois, ressemble plus à une "soupe de plastique" constituée de quelques macro déchets éparses, mais surtout d’une myriade de petits fragments. "L’image d’un continent sert à sensibiliser le grand public, mais ne rend pas compte de la réalité, explique François Galgani, océanographe et chercheur spécialiste des déchets à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Il s’agit plutôt d’une multitude de micro-plastiques, d’un diamètre inférieur à 5 mm, en suspension à la surface ou jusqu’à 30 mètres de profondeur, difficiles à voir de loin. Mais quand on puise dans l’eau, on en remonte une quantité impressionnante." Ce que confirme, dans cette vidéo, Isabelle Taupier-Letage, chef scientifique de l’expédition Tara Océans :

Cette pollution, invisible depuis l’espace, se retrouve dans cinq grand bassins océaniques, au sein du Pacifique Nord, mais aussi du Pacifique Sud, de l’Atlantique Nord et Sud et de l’océan Indien. Ces zones sont en effet caractérisées par la rencontre de courants marins qui, influencés par la rotation de la Terre, s’enroulent dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord, et en sens inverse dans l’hémisphère sud, selon le principe de la force de Coriolis, et forment d’immenses vortex appelés gyres océaniques. La force centripète aspire alors lentement, en plusieurs années, tous les détritus qui flottent sur l’eau vers le centre de la spirale, où ils s’amalgament et d’où ils ne sortent jamais.

D'immenses plaques de déchets flottent sur tous les océans du monde

"LA GRANDE POUBELLE DU PACIFIQUE"

La première plaque de déchets, et la plus importante, a été découverte par hasard par le navigateur Charles Moore en 1997. Au retour d’une course à la voile entre Los Angeles et Honolulu, l’explorateur avait décidé de prendre une route habituellement évitée par les marins, au centre de la gyre du Pacifique Nord, où les pressions sont hautes et les vents faibles. "Jour après jour, je ne voyais pas de dauphins, pas de baleines, pas de poissons, je ne voyais que du plastique", se souvient-il.

Débute alors sa lutte contre le plastique. Charles Moore met à contribution les scientifiques de son ONG, l’Algalita Marine Research Foundation, pour mettre au point une méthode de quantification des déchets en filtrant l’eau des océans. Sept expéditions sont menées dans cette zone de 3,4 millions de km2, que l’on surnomme rapidement le "Great Pacific Garbage Patch" (la "grande poubelle du Pacifique"). L’équipe y dénombre 334 271 fragments de plastique par km2 en moyenne, avec des pics à 969 777 fragments par km2. La masse de plastique y est six fois plus élevée que celle du plancton, pour un poids estimé de plusieurs dizaines de milliers de tonnes à plusieurs millions, selon différentes études, dont les modes de calcul et résultats divergent.

Afin de mieux connaître cette zone encore largement inexplorée, car trop vaste, une nouvelle expédition scientifique, française cette fois, est en préparation. Le skipper guyanais Patrick Deixonne, membre de la Société des explorateurs français et fondateur de l’entreprise d’expéditions Ocean Scientific Logistic, doit ainsi partir de San Diego d’ici à la fin mai pour un périple d’un mois et 2 500 milles entre la Californie et Hawaï. "Notre but est d’alerter sur la pollution sournoise en cours dans cette zone, qui s’avère très peu médiatisée en Europe", explique l’explorateur. Le bateau, une goélette des années 1930, sera guidé par des satellites pour se rendre là où la concentration de déchets est la plus forte afin d’en mesurer la densité, avec des prélèvements d’eau, de plancton et de fragments, puis de cartographier les zones polluées.

PLAQUES DE L’ATLANTIQUE ET DE LA MÉDITERRANÉE

Des recherches sont également menées dans les autres océans. En 2010, une nouvelle plaque de déchets, celle de l’Atlantique nord (The North Atlantic Garbage Patch), est découverte au large des Etats-Unis par une équipe de chercheurs de la Sea Education Association, une organisation privée de recherche, de la Woods Hole Oceanographic Institution, plus grand institut mondial privé d’études océanographiques à but non lucratif, et de l’université de Hawaï, dont les conclusions sont publiées dans la revue américaine Science. Résultat : dans cette zone, d’une taille comparable à celle de sa voisine du Pacifique, les eaux renferment jusqu’à 200 000 débris par km2. "Le poids total des déchets ne dépasse toutefois pas les 1 100 tonnes de plastique", note François Galgani.

Des micro-fragments de plastiques collectés lors d'expéditions scientifiques dans le gyre de l'Atlantique nord.

Le chercheur est à l’origine d’une autre expédition, en Méditerranée cette fois. Si aucun gyre permanent n’y existe, des tourbillons ponctuels et les importants rejets des Etats côtiers entrainent aussi une accumulation de détritus. En 2010, l’expédition MED (Méditerranée en danger) évalue à une moyenne de 115 000 particules par km2 les déchets qui contaminent la mer. "Là encore, le poids total de ces plastiques est moins impressionnant : 600 tonnes, à raison d’une moyenne de 1,8 mg par déchet. Mais le risque, c’est de voir ces quantités augmenter considérablement avec le temps, la Méditerranée étant quasi-fermée", explique François Galgani.

AGGRAVATION DU PROBLÈME

Les déchets qui peuplent les océans proviennent en effet à 80 % des terres, portés par le vent ou les rivières – le reste tombant des navires de commerce. Jusqu’alors, les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes, mais cela n’est plus le cas avec l’arrivée des plastiques, essentiellement du polyéthylène, du polypropylène et du PET, qui constituent 90 % des déchets maritimes. Or, ces quantités ne cessent d’augmenter. On estime que 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, dont près de 10 % finissent dans les océans. Le modèle ci-dessous, réalisé par le site de recherche 5gyres, montre que la concentration de déchets va aller grandissante au cours de la décennie :

VIDEO INDISPONIBLE

 

Une preuve de cette aggravation du phénomène vient d’être apportée par une nouvelle étude de l’université de Californie à San Diego, publiée mercredi 9 mai par la revue Biology Letters de la Royal Society britannique. Selon les chercheurs, la concentration de micro plastiques a été multipliée par cent au cours des quarante dernières années dans le gyre subtropical du Pacifique nord.

Or, ces plastiques mettent des centaines d’années à se dégrader. Et si la lumière du soleil photodégrade quelque peu les chaînes des polymères plastiques, en les fractionnant en morceaux, ce phénomène ne fait en réalité qu’empirer les choses. Devenu plus petit, le plastique constitue une grave menace pour la biodiversité : il peut ainsi être ingéré par les poissons, oiseaux et autres organismes marins, suscitant blessures et étouffements. Sans compter que ces déchets génèrent des substances toxiques dans les océans et peuvent créer un déséquilibre des écosystèmes.

Lire : "Les plastiques, des déchets néfastes pour les écosystèmes"

Que faire contre ces poubelles flottantes ? Si des opérations de nettoyage des gyres ont déjà été entreprises ou sont à l’étude, comme le projet américain Kaisei, la tâche paraît titanesque étant donné l’ampleur des zones contaminées et le nombre de micro-fragments. D’autant que ces déchets se trouvant essentiellement hors des eaux nationales et des Zones économiques exclusives, aucun Etat ne veut en assumer la responsabilité ni le coût.

"Le plus accessible serait de se concentrer sur le nettoyage des canaux et rivières qui débouchent dans les océans, ainsi que les plages, afin de prévenir une accumulation de déchets plus au large et en profondeur, explique Marieta Francis, directrice exécutive de l’Algalita Marine Research Foundation. Mais l’essentiel est surtout de réduire la quantité de déchets produite, en limitant la consommation d’emballages, en les recyclant et les réutilisant au maximum et en recherchant d’autres alternatives, comme des plastiques biodégradables ou compostables, du papier ou de l’aluminium."

 
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Publié par le 9 mai 2012 dans Divers

 

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Vers un vaccin universel contre la grippe?

 

Source : L’Express

 

Vers un vaccin universel contre la grippe?

Un vaccin unique pour toutes les formes de grippe pourrait être mis au point à partir du vaccin contre le virus H1N1.
AFP/ MUSTAFA OZER

Des scientifiques ont découvert que le vaccin contre le virus H1N1, pourrait s’appliquer à de nombreuses variantes de la grippe, y compris la grippe aviaire. 

Un vaccin universel contre la grippe saisonnière pourrait bientôt voir le jour. Selon des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique au Canada, dont l’étude a été publiée mardi, ce vaccin pourrait être élaboré à partir des recherches sur le virus H1N1. 

Le groupe de chercheurs, dirigé par le professeur John Schrader, "a découvert que le vaccin de 2009 contre le virus H1N1, induit des anticorps qui protègent contre de nombreuses variantes de virus grippaux, y compris contre la souche du virus mortel de la grippe aviaire" (H5N1), précise un communiqué de l’université.  

Un vaccin plus offensif

Le scientifique explique que le virus de la grippe contient une protéine, l’hémagglutinine, dotée d’une queue et d’une tête, qui s’accroche aux cellules humaines par l’intermédiaire de la tête. 

Le professeur Schrader indique que "le vaccin de 2009 contre la pandémie H1N1 provoquait la création d’anticorps protecteurs plus largement capables de combattre les différentes variantes du virus de la grippe", en s’attaquant à la queue de la protéine plutôt qu’à sa "tête mutante".  

Cette recherche intervient après la découverte en juillet 2011 du premier anticorps capable de neutraliser tous les sous-types du virus de la grippe H1N1. En janvier 2009, un groupe de chercheurs avait prouvé que les personnes infectées et ayant guéri de la grippe H1N1 produisaient des anticorps qui les protègent contre une variété de souches virales de la grippe saisonnière.  

 
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Publié par le 9 mai 2012 dans Santé, Sciences

 

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Des aveugles retrouvent la vue grâce à un implant rétinien

 

La technologie au service de la santé

Grâce à une rétine électronique, deux Britanniques aveugles ont partiellement recouvré la vue.
Un espoir pour les personnes atteintes de rétinopathie pigmentaire notamment.

Vue au rayon X d'un implant rétinien

Vue au rayon X d’un implant rétinien DR

Sur son site Internet, le professeur Eberhart Zrenner annonce qu’un patient chinois implanté en février dernier a retrouvé une vue «utile». Comme lui, deux Britanniques qui se sont fait greffer des implants rétiniens électroniques ont recouvré une vue partielle, en noir et blanc. Certes, leur vision sera, dans le meilleur des cas, partielle et grossière : de 1500 pixels (soit l’équivalent d’une image de 38×40 points de côté) et en noir et blanc. Le capteur ne recouvrant qu’une zone de 3 mm de côté, leur champ de vision ne représentera que l’équivalent d’une boîtier de CD tenu à bout de bras.
Pour Robin Millar, qui a perdu la vue à la suite d’une rétinopathie pigmentaire (maladie dégénérative qui détruit les cellules de la rétine), le miracle est en marche depuis mars dernier lorsque des chirurgiens lui ont greffé un petit implant rétinien électronique dans le fond de l’œil. Grâce aux signaux électriques transmis à son cerveau par le nerf optique, ce musicien totalement aveugle depuis 25 ans a retrouvé une vision partielle en noir et blanc. Pour l’heure, il ne distinguer rien de plus précis que, par exemple, une fenêtre ouverte sur le soleil. Les médecins ignorent si le cerveau de cet homme qui a commencé à perdre la vue à l’âge de 8 ans saura un jour apprendre à interprêter les signaux envoyés par l’implant. Mais sa vie a d’ores et déjà changé. Millar explique ainsi au quotidien L’Independent qu’il recommence à faire des rêves en couleur : « Des parties de mon cerveau qui étaient inactives depuis 35 ans se sont réveillées grâce à l’implant rétinien. J’apprécie beaucoup ça ».

 


Simulation de ce que peut, théoriquement, voir un aveugle bénéficiant d’un implant rétinien

Comme Robin Millar, Chris James bénéficie d’un essaie clinique mené en Grande-Bretagne. Grâce à ces rétines artificielles inventées par la société allemande Retina Implant, il peut quant à lui distinguer et reconnaître des formes relativement près de ses yeux.
Contrairement au Finlandais qui avait bénéficié de cette même rétine électronique en 2010, les patients anglais devraient pouvoir vivre longtemps avec ces implants, les blocs d’alimentation étant de très petite taille, placés juste derrière l’oreille et reliés à l’œil par un fil très fin.
D’autres essais cliniques du même type doivent être menés aux Etats-Unis et en Asie. Les implants pourraient également être testés sur des personnes atteintes de dégénérescence maculaire.

 
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Publié par le 5 mai 2012 dans Santé, Sciences

 

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Le virus mutant du H5N1 fait trembler la communauté internationale

 

Source : L’Express

Le virus mutant du H5N1 fait trembler la communauté internationale

Les recherches sur le virus mutant du H5N1 ont été publiées dans la revue scientifique Nature

Après six mois de controverses, les découvertes de chercheurs sur la mutation du virus H5N1 ont finalement été publiées mercredi. Ce nouveau virus, aussi contagieux que la grippe, serait largement plus mortel. 

C’est une découverte qui fait trembler les autorités sanitaires et de sécurité. Ce mercredi a été publié dans la revue scientifique Nature un article portant sur la création d’un virus mutant du H5N1. Des chercheurs américains sont en effet parvenus à faire muter la souche, élargissant ainsi son mode de transmission. La grippe aviaire serait désormais capable de se transmettre facilement entre mammifères et êtres humains.  

Une découverte qui fait craindre aux autorités des risques de pandémie voire d’utilisation à des fins bio-terroristes. Car le taux de mortalité de ce virus est de 60% et il se transmet aussi facilement que la grippe saisonnière. "Je ne connais aucun organisme qui fasse aussi peur que celui-là" a déclaré Paul Keim, président de l’agence de biosécurité américaine (NSABB) au moment de l’annonce de cette découverte.  

Un virus hybride du H5N1 et du H1N1

Pourtant, à l’origine le but de ces recherches, financées par les Instituts nationaux américains de la santé, est plus que louable. Il s’agissait de comprendre si le virus H5N1 – qui a causé environ 350 décès depuis 2003 – pouvait muter en une version capable de se transmettre facilement par voie aérienne entre humains, en vue de la préparation d’un vaccin. A l’heure actuelle, il touche principalement les oiseaux sauvages et les animaux d’élevages.  

Pour en arriver là, les scientifiques néerlandais ont mené une expérience sur des furets, modèle animal dont le système respiratoire est le plus proche de l’homme. Les chercheurs ont d’abord travaillé sur un gène clé du H5N1 pour y ajouter une mutation afin de le rendre plus compatible avec les cellules du système respiratoire humain. Les chercheurs ont ensuite utilisé le virus de la grippe porcine H1N1 – qui avait causé une pandémie en 2009 – pour créer un "hybride H5/H1". Ils ont enfin constaté que ce nouveau virus pouvait dorénavant se transmettre par voie aérienne de furet à furet. Seule nouvelle rassurante: aucun des animaux infectés n’est mort.  

Controverse autour de la publication

Lors de l’annonce de la découverte, l’agence de biosécurité avait recommandé de ne pas publier les résultats de cette découverte, craignant de mauvaises utilisations. Cette nouvelle avait provoqué un véritable tollé dans la communauté scientifique, criant non seulement à la censure mais parlant également d’entrave au progrès scientifique. "Ne pas publier cette information ralentirait ou même bloquerait le développement de vaccins contre un virus qui a encore la capacité à muter naturellement vers une forme pandémique", indique un rapport d’une agence de bio-sécurité "non-américaine".  

L’agence américaine s’est finalement ravisée en mars, estimant que "les données (…) ne semblent pas fournir d’informations qui permettraient une utilisation nuisible (…) au point de mettre en danger la santé publique ni la sécurité nationale". La revue scientifique a indiqué ne pas avoir remanié l’article. Une nouvelle étude sur le même sujet, menée cette fois-ci aux Pays-Bas, devrait également être publiées dans une revue scientifique.

 
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Publié par le 4 mai 2012 dans Santé, Sciences

 

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ADMR 29. Clap de fin pour la fédération

 

Source : Le Télégramme


Hier, à Plabennec, les représentants des salariés avaient du mal à réaliser la décision du tribunal. Photo K. J.

 

Après en avoir prononcé la liquidation, le tribunal de Brest a décidé, hier, de mettre fin à l’activité de la fédération ADMR29, dont elle avait autorisé la poursuite pour trois mois. Quelles conséquences pour les associations locales?

«C’est fini. On ne réalise pas. On nous a tellement baladés d’échéance en échéance que, bizarrement, on se blinde!». Dans le hall du tribunal, les représentants des salariés ont pris connaissance du jugement. «Le tribunal met fin au maintien d’activité de la fédération des associations ADMR 29 (112 adhérents) au motif qu’elle ne génère pas de trésorerie et aggrave sa situation économique et, d’autre part, que les salariés ont fait valoir leur droit de retrait, total ou partiel, au regard du danger grave et imminent auquel ils s’estiment exposés».

«Temps que ça s’arrête»

Cette requête conjointe de l’administrateur judiciaire et du mandataire avait été, en matinée, appuyée à l’audience par toutes les parties: présidence de la Fédération, ministère public et instances représentatives du personnel. «Il était grand temps que ça s’arrête, juge Pierre Viforeanu, secrétaire du Comité d’établissement. Ça devenait très difficile. Toute la machine commençait à s’enrayer». Deux ans, six mois et un jour après le début de l’affaire, qui mena la plus grosse fédération du réseau national ADMR de procédures collectives en procédures collectives, après deux plans de sauvegarde avortés, le TGI de Brest a donc écrit, hier, le mot fin à cette histoire amère. Elle se poursuivra sur le plan judiciaire – une enquête est en cours-, et devant le tribunal des prud’hommes, prochainement saisi en nombre par les salariés licenciés. La réorganisation en cours du réseau – 91 associations locales, 3.500 salariés et 28.000 personnes aidées -, n’est, elle, toujours pas fonctionnelle. «Le président du conseil général a dit que les autorisations seraient données une à une aux associations locales dès la fin de l’activité», rappelle Francine L’Hour.

«Le grand bain sans brassard»

91 interlocuteurs qui n’ont pas tous un président: une situation difficile à gérer. Et qui va assurer la paye, la facturation, la comptabilité, l’encadrement technique et les ressources humaines – personne n’est à ce jour embauché dans les GCSMS (*) NDLR -? «En soit, l’activité de la fédération est nécessaire, rappelle un membre du CE. L’activité est transférée aujourd’hui sur d’autres entités. Sans possibilité de reclassement interne pour les salariés…». C’est Onyx – société informatique nouvellement installée sur le réseau, sans appel d’offres, pour 1,4M€ – qui va se charger de la paye et de la facturation. «La solution n’est pas pérenne et nous avons reçu une proposition d’externalisation», indique Jean-Claude Bertho, en charge de la communication. Onyx serait inadaptée à certaines opérations, informent les secrétaires des associations locales, surchargées de travail. «Pour les associations, c’est l’entrée dans le grand bain et sans brassard», a, lucidement, conclu une salariée de la fédération fraîchement licenciée.

Liens : Voir mot clé ADMR

 
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Publié par le 4 mai 2012 dans Santé, Société

 

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Microsoft préparerait un Skype en HTML5 (MAJ)

 

Source : Numérama

 

Après avoir développé un partenariat avec Facebook, Microsoft veut diffuser Skype sur le web. Le géant américain souhaite recruter des ingénieurs pour plancher sur une version HTML5 du logiciel de voix sur IP, capable de fonctionner sur les navigateurs compatibles.

Mise à jour – Microsoft ne va pas se contenter de porter uniquement Skype sur le web. Si une version HTML5 du célèbre logiciel de voix sur IP est dans les cartons, une autre dédiée à la plate-forme Xbox est manifestement aussi en projet. Des offres d’emploi, repérées par le site enConnected, ont ainsi été publiées sur Microsoft Careers.

Sujet du 17 avril – L’annonce avait fait sensation l’an dernier. Pour s’offrir Skype et concurrencer ainsi plus efficacement FaceTime d’Apple et Google Voice Microsoft avait mis sur la table 8,5 milliards de dollars (environ 6,5 milliards d’euros). Avec cette acquisition, le géant de Redmond s’est ainsi doté d’un logiciel de téléphonie via Internet très populaire, puisque fréquenté par près de 170 millions d’utilisateurs.

Depuis, Skype s’est rapproché de Facebook en signant un accord permettant au premier d’intégrer le réseau social au cœur de son interface et laissant au second le soin d’utiliser la technologie VoIP du logiciel pour organiser des visioconférences. Un partenariat qui revêt une importance particulière pour le site communautaire, puisque son rival le plus sérieux, Google+, propose aussi une telle fonctionnalité.

Quels sont les futurs plans de Microsoft avec Skype ? À en croire des offres d’emploi publiées sur le site Microsoft Careers, le géant américain des logiciels recherche au moins quatre ingénieurs pour travailler sur une version HTML5 du logiciel de voix sur IP. Le projet, baptisé "Skype pour les navigateurs" et repéré par Ars Technica, ambitionne d’apporter "l’expérience fournie par Skype sur le web".

 
 

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Le taser dans le collimateur du Conseil de l’Europe

 

Source : Lexpress

Le taser dans le collimateur du Conseil de l'Europe

La Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains et dégradants
a épinglé l’utilisation du taser en France.
| AFP PHOTO / JOHN MACDOUGALL

 

La Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains et dégradants recommande à la France, dans son rapport publié ce jeudi, de limiter l’utilisation des pistolets à impulsions électriques aux cas de légitime défense. 

La Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains et dégradants (CPT), issue du Conseil de l’Europe demande au gouvernement français de revoir les conditions d’utilisation des pistolets à impulsions électriques, plus connus sous le nom de la marque "Taser"

Le comité estime, ainsi, que l’utilisation des PIE par les fonctionnaires de police doit se limiter aux situations "où il existe un danger réel pour la vie ou un risque évident de blessures graves". Le CTP remarque, en outre, que ce type d’arme ne devrait pas être utilisé à l’encontre de personnes sous l’influence de stupéfiants, dans un état de délirium avancé " en l’absence de recherches approfondies sur les effets de potentiels de ce type d’armement". 

Les enquêteurs européens ont, par ailleurs, demandé aux autorités françaises de leur fournir des informations détaillées sur les mesures prises, tant au niveau administratif qu’au niveau judicaire après une interpellation, le 29 novembre 2010 à Colombes (Haut-De-Seine) au cours de laquelle l’utilisation d’un PIE avait conduit au décès d’un suspect. 

Sur cette affaire précise, le gouvernement français a répondu qu’il s’en remettait à l’information judiciaire ouverte au tribunal de Nanterre et soumise au secret de l’instruction… Une manière de renvoyer le CTP à ses études même si les experts français prennent soin de préciser, aux enquêteurs européens, que les circonstances d’emploi du PIE sont, globalement, de celles qui "pourraient justifier l’usage d’une arme à feu". 

 
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Publié par le 19 avril 2012 dans Europe, Société

 

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Alcoolisme: peut-on craindre un scandale baclofène?

 

Source : Paris Match

Alcoolisme: peut-on craindre un scandale baclofène?

Le baclofène: d’hier à aujourd’hui | Photo Vincent Capman

 

Le baclofène est un décontractant musculaire utilisé depuis 40 ans pour les troubles de spasticité (crampes et atrophie musculaires dans certaines paralysies, torticolis de l’enfant), médicament générique depuis 1997.

En 2004, Olivier Ameisen, cardiologue souffrant d’alcoolisme, découvre qu’à de hautes doses, le baclofène supprime complètement le besoin de boire. Il publie sa découverte dans « Alcohol & Alcoholism» et réclame la réalisation d’essais cliniques.

La plupart des addictologues jugent irrecevable cette notion d’indifférence à l’alcool : seule l’abstinence reste l’objectif thérapeutique. Les essais cliniques n’ont pas lieu.

La sortie du livre-témoignage d’Ameisen en 2008, "Le dernier verre" (éd. Denoël), fait naître un mouvement : les malades s’organisent via Internet pour trouver des médecins prescripteurs, lesquels, devant l’efficacité de la molécule, s’avèrent de plus en plus nombreux à prescrire hors AMM (c’est-à-dire en dehors de la dose et de l’indication première du médicament).

Juin 2011 : L’Afssaps rédige une mise en garde dissuadant les médecins, en l’absence d’étude clinique, de prescrire hors AMM du baclofène aux patients alcooliques.

Mars 2012 : Une étude d’observation de 181 patients sous baclofène, publiée dans « Alcohol&Alcoholism », annonce des résultats très prometteurs (voir interview).

20 Mai 2012. Démarrage du premier essai clinique de baclofène à hautes doses, en double aveugle contre placebo, piloté par le Pr Philippe Jaury (Université Paris-Descartes). Fin de l’essai prévue en décembre 2013.

 

Le Pr Bernard Granger, chef de service de psychiatrie à l’hôpital Cochin, a récemment exprimé sa colère auprès du Pr Philippe Lechat, directeur de l’évaluation des médicaments de l’Afssaps. Scandalisé par la lenteur de l’Agence à acter l’efficacité du baclofène dans l’alcoolisme et par les conflits d’intérêts de certains de ses experts, il craint, pour demain, une «affaire baclofène». Les deux professeurs répondent à nos questions.

Vanessa Boy-Landry

 


Pr Bernard Granger: «Les malades alcooliques ont raison de s’organiser pour trouver des médecins prescripteurs de baclofène»

Vous avez récemment poussé un coup de gueule auprès du directeur de la pharmacovigilance de l’Afssaps, le Pr Philippe Lechat, au sujet du baclofène. Pouvez-vous nous en dire plus?
En juin 2011, l’Afssaps a publié une mise en garde dissuasive auprès des médecins sur l’utilisation du baclofène dans l’alcoolisme. Or cet avis de l’Agence, selon moi partial, a été rédigé sur la base d’une réunion d’experts dont certains avaient des conflits d’intérêts importants. J’avais écrit à l’Afssaps dès juin 2011, puis à plusieurs reprises ensuite, sans grands effets.

Quels types de conflits d’intérêts?
Plusieurs experts de cette réunion coordonnent ou participent à des études sur le nalmefene, concurrent direct du baclofène, et dont la demande de mise sur le marché vient d’être déposée au niveau européen. C’est un exemple, mais il y en a d’autres. Normalement, en présence de tels conflits d’intérêts, l’Afssaps aurait dû immédiatement reconsidérer son avis. Récemment, son directeur général a refusé de publier une recommandation concernant des traitements antibiotiques en raison des conflits d’intérêts de certains des experts de l’agence. Même si le cas n’est pas exactement comparable, je trouve regrettable que pour le baclofène, l’Afssaps n’ait pas été suffisamment rigoureuse.

Que demandez-vous à l’Agence depuis l’année dernière?
Qu’elle retire cette mise en garde dissuasive et qu’elle émette un nouvel avis, sur la base d’une expertise sans conflits d’intérêts et à la lumière des données les plus récentes sur le baclofène. Aujourd’hui, l’efficacité du baclofène ne fait plus de doute et les données de pharmacovigilance n’ont pas fait apparaître de risque supplémentaire à ce que l’on savait déjà.

Comment l’Agence-t-elle réagi ?
On m’a d’abord répondu, dès juillet 2011, que le service de déontologie de l’Afssaps allait être saisi. J’attends toujours. A chaque fois que je renouvèle ma demande, on botte en touche. Jusqu’à récemment, je n’avais pas obtenu de réponse satisfaisante.

L’efficacité du baclofène vient d’être mise en avant à travers la publication dans « Alcohol&Alcoholism » d’une étude d’observation de 181 patients sous baclofène à de hautes doses, suivis pendant un an: 58% de guérison à un an si on considère les perdus de vue comme des échecs, et 80% si on se base sur les patients restés dans l’étude jusqu’au bout des 12 mois. C’est bien supérieur aux taux de succès (20 à 25%) des molécules existantes !
Les résultats que l’on observe avec le baclofène sont effectivement supérieurs à ceux des molécules existantes : le baclofène a un effet radical sur le besoin de boire, ce qui n’est pas le cas avec l’acamprosate (Aotal) ou la naltrexone (Revia). Seul le baclofène supprime la dépendance, ce qui explique que les résultats quantitatifs soient sans commune mesure.

Ce n’est pas ce qu’a déclaré Michel Lejoyeux, président de la Société française d’alcoologie (SFA), dans « Le Monde » du 31 mars, à propos des succès thérapeutiques dans l’alcoolisme. Il annonce plutôt « 60 % [de succès] dans le cadre d’une approche intégrée avec prise en charge psychologique ».
J’ai interrogé Michel Lejoyeux sur cette affirmation. Elle ne repose sur aucune référence scientifique, mais sur des impressions… Les travaux dans ce domaine donnent des résultats très variables. Il est impossible de citer un chiffre précis car les études portent sur des sous-populations de malades dépendants de l’alcool. A ma connaissance, aucune étude française ne corrobore ce taux.

Quel taux de réussite est attendu sur le nalmefene, dont la mise sur le marché est prévue l’année prochaine ?
Le nalmefene n’a rien à voir avec le baclofène en terme de qualité de résultat. Il est proche de la naltrexone (Revia).

«Le baclofène remet en question le milieu de l’alcoologie»

Lors de leur dernier colloque, en mars, les addictologues de la SFA ont rappelé l’importance, à propos du baclofène, de sortir du fantasme de la pilule magique.
Il y a des traitements efficaces et d’autres qui ne le sont pas. La pénicilline, l’insuline ou les antiviraux pour le sida sont-ils des traitements miracles ou des pilules magiques ? Non, ce sont des traitements efficaces. Le baclofène fait partie des traitements efficaces.

Ils ont aussi exprimé leur prudence quant à ce qu’ils définissent comme un « phénomène médiatique et social », depuis la sortie du livre d’Olivier Ameisen en 2008 et l’organisation des malades, via Internet, pour trouver des médecins qui prescrivent jusqu’à des doses élevées…
Il faut se mettre à la place des addictologues. Ils luttent avec leurs patients contre une maladie très difficile à soigner, où la rechute est la règle et l’abstinence l’exception. Tout d’un coup, ils voient arriver de l’extérieur de leur milieu Olivier Ameisen, un cardiologue, Français émigré aux Etats-Unis et qui, à partir de son propre cas, découvre un traitement beaucoup plus efficace que tout ce dont ils disposaient. Ils se sentent déstabilisés, voire déconsidérés par les critiques acerbes qu’ils ont pu recevoir à cette occasion.

Le traitement par le baclofène remet aussi en cause les structures d’alcoologie telles qu’elles existent et fonctionnent aujourd’hui : le baclofène ne nécessite pas habituellement d’hospitalisation, ni de consultation hebdomadaire pendant des mois ou des années. Pour certains patients, le traitement peut se limiter à la prescription et au suivi du traitement avec un accompagnement psychologique de soutien. Pour d’autres, ceux qui ont des troubles mentaux associés ou qui sont dans des situations personnelles et sociales graves, il faut évidemment une prise en charge soutenue mais qui perd sa spécificité addictologique, puisque l’addiction n’est plus là. Il est beaucoup plus simple d’aider les malades sous baclofène parce qu’ils sont débarrassés de l’alcool. Tant qu’il y a une prise massive d’alcool, tout travail psychologique est impossible.

Les malades à qui on refuse souvent de prescrire du baclofène alors que leur état peut le justifier ont raison de s’organiser pour trouver des médecins prescripteurs.

«L’essai clinique est important mais il arrive tard»

Un essai clinique contre placebo démarre le 20 mai. Quels sont pour vous ses qualités et ses défauts ?
Cet essai qui doit commencer le 20 mai exactement suit la méthode du double aveugle contre placebo, qui offre le plus haut niveau de preuve scientifique (ni le patient, ni le médecin ne savent si le traitement pris est du placebo ou du baclofène). Il a pour principale qualité d’étudier des posologies croissantes de baclofène pouvant aller au-delà de 60 mg et jusqu’à 300 mg par jour. Or l’observation montre que le taux de succès du baclofène est largement supérieur quand on augmente progressivement la dose jusqu’à obtenir l’effet recherché. Dans cet essai, l’hypothèse de travail concernant l’efficacité est de 50% pour le baclofène. Son principal défaut est qu’il arrive tard et que ses résultats ne seront pas connus avant fin 2013, début 2014. En attendant, il faut s’occuper des malades.

…et prescrire du baclofène hors AMM ?
La loi permet de le faire, mais avec la mise en garde de l’Afssaps, beaucoup de prescripteurs potentiels sont dissuadés. C’est pour cela qu’il est urgent que cet avis soit réactualisé. Je fais partie de ceux qui prennent le risque de prescrire hors AMM car, d’un point de vue déontologique, la priorité est d’aider les patients et non de se mettre à l’abri de risques personnels. Il est par ailleurs choquant qu’une extension d’AMM (étendre la prescription à l’alcoolisme) soit soumise à la volonté des laboratoires et donc liée à leurs intérêts financiers, comme cela ressort de la réponse que m’a adressée le Pr Lechat.

Vous avez rappelé au Pr Lechat « l’importance de ne pas sous-estimer la détermination des médecins et des patients ».
Elle est très forte. Je crois que l’Afssaps commence à le comprendre.

Pr Philippe Lechat: «Aucun laboratoire n’a pour l’instant envisagé de se lancer dans le développement du baclofène dans l’alcoolisme»

Bernard Granger s’est indigné auprès de vous de la lenteur de l’Afssaps à actualiser son communiqué de juin 2011 sur le baclofène. Il vous demande depuis l’année dernière d’organiser une réunion d’experts dépourvus de conflits d’intérêts afin de formuler un nouvel avis…
Ce communiqué est la position de l’Afssaps, pas celle des différents experts dont nous avons recueilli l’avis. Ce n’est pas parce que certains étaient potentiellement en conflits d’intérêts qu’ils ont interféré dans la position de l’Afssaps.

L’Agence s’est quand même appuyée sur cette expertise pour formuler une mise en garde qui, in fine, dissuade les médecins de prescrire…
Oui, mais l’expertise a été très large. Il y avait certes des éléments favorables à l’utilisation du baclofène dans l’alcoolisme, mais pas suffisamment pour délivrer une AMM (Autorisation de mise sur le marché). L’Afssaps a préféré ne pas recommander la prescription hors AMM et soutenir le démarrage des essais cliniques.

Malgré les récentes données qui confirment aujourd’hui l’efficacité du baclofène, votre recommandation reste dissuasive…
La recommandation de l’Afssaps est une position officielle qui ne peut être en contradiction avec la réglementation. Nous allons voir avec Bernard Granger comment nous pouvons adapter ou modifier cette position, sachant que des données supplémentaires sont apparues, et en attendant les résultats de l’essai clinique qui démarre bientôt. Le problème qui fut celui de la prescription hors AMM dans l’affaire Mediator a abouti aujourd’hui à une nouvelle loi sur la prescription hors AMM : un encadrement un peu plus serré avec des recommandations temporaires d’utilisation (RTU) établies par l’Afssaps. C’est dans cet esprit qu’un dispositif d’encadrement de la prescription hors AMM,le Camtea, a été mis en place au Chu de Lille. C’est dans cette direction qu’il faut travailler : favoriser la réalisation d’un essai clinique et encadrer la prescription dans un dispositif de contrôle et de recueil d’informations. Le baclofène est une illustration parfaite de cette nouvelle loi.

«L’Afssaps n’a pas le pouvoir d’obliger un laboratoire à se lancer dans un développement»

L’essai clinique démarre le 20 mai. En admettant que ses résultats soient probants, quand le baclofène pourra-t-il être prescrit dans l’indication de l’alcoolisme ?
320 patients seront suivis pendant un an. Nous n’aurons pas les résultats avant deux ou trois ans. Une fois l’étude terminée, et en admettant que les résultats soient favorables, il faudra ensuite trouver un laboratoire qui prenne la responsabilité de constituer un dossier AMM.

Mais les laboratoires n’ont aucun intérêt à financer une demande d’AMM ou à s’associer à une recommandation d’utilisation temporaire (en attendant les résultats de l’essai) pour un médicament tombé dans le domaine public…
Vous pointez le problème : on n’a pas aujourd’hui le pouvoir d’obliger un laboratoire à déposer une demande d’AMM dans une nouvelle indication (en l’occurrence, l’alcoolisme). C’est là que le bât blesse, nous sommes bien d’accord, mais c’est la réglementation.

Après toutes ces années de retard, ne pensez-vous pas que des malades risquent un jour de se retourner contre les autorités de santé? L’accès difficile à une molécule efficace, ça ressemble à une affaire Mediator « à l’envers »…
Le médicament est quand même sur le marché et les médecins peuvent le prescrire…

«Il faut rapidement trouver une solution pour que les médecins qui prescrivent du baclofène ne se sentent pas seuls»

Mais tous les médecins ne prendront pas ce risque…
Les données de tolérance sur le baclofène sont relativement rassurantes. L’essai clinique va venir préciser quels sont les patients qui répondent favorablement, quelles doses employer et à quel rythme les augmenter. Il faudra monter progressivement les doses et définir un seuil maximal. C’est ce que font déjà les médecins qui prescrivent : ils augmentent progressivement le dosage. Mais je vous l’accorde, il faut trouver rapidement la façon d’encadrer la prescription hors AMM des médecins pour qu’ils ne se sentent pas seuls.

Finalement, aujourd’hui, Le problème du baclofène n’est plus celui de son efficacité ?
Je suis d’accord.

Ni même de sa sécurité d’emploi?
Presque. C’est à confirmer, mais nous sommes bien dans cette optique.

Il faudra pourtant attendre encore plusieurs années avant que le baclofène soit validé comme traitement de l’alcoolisme…
Vous avez raison, nous sommes dans une situation peu acceptable dans la mesure où aucun laboratoire n’a pour l’instant envisagé de se lancer dans le développement. Mais peut-être verra-t-on des arguments d’un autre ordre, au sein de la classe politique, vis-à-vis de certains industriels. On doit pouvoir trouver une solution politico-économique à ce problème de santé publique.Point final

 

Lien : Le baclofène a guéri mon mari

 
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Publié par le 12 avril 2012 dans Santé, Société

 

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