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Aide à domicile. Une salariée de l’ADMR29 témoigne

19 Fév

Source : Le Télégramme

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image Aide à domicile.
Une salariée de l’ADMR29 témoigne.
«Désormais, je fais du ménage quand, avant, j’aidais à la toilette, j’allais les promener…»,
déplore une aide à domicile

La crise qui touche la fédération ADMR du Finistère affecte son personnel. Elle fragilise aussi moralement les bénévoles du réseau, les personnes aidées et les salariés des associations locales, inquiètes pour leur emploi. Une aide à domicile témoigne.

«Nous pensions être à l’abri». Ce n’est pas le cas. Le sort de plusieurs associations locales est lié à celui de la fédération. Les aides à domicile, les auxiliaires de vie du réseau – 3.700environ – au statut précaire, ne sont pas payées cher: 9 € de l’heure pour les moins qualifiées. Sylviane (*) témoigne anonymement. «Il ne faut pas faire de vagues. Quand c’est le cas, on nous donne moins de travail alors qu’on voudrait en faire plus ou, inversement, on nous sollicite davantage quand on a fait revoir à la baisse notre contrat». Une façon d’inciter à partir. Les courriers recommandés, les avertissements sont un autre mode de pression exercé sur ce personnel souvent isolé. Dans toutes les associations, il n’en va pas ainsi.

«Le regroupement a tout changé»

«Pour moi non plus, ça n’a pas toujours été comme ça. Tout a changé – l’état d’esprit, le fonctionnement – depuis le regroupement effectué en 2008 avec les autres associations du secteur. Avant, une seule secrétaire s’occupait de l’ouverture des dossiers. Elle se déplaçait dans chaque commune. Quand elle trouvait des personnes à aider, elle nous réunissait moi et mes collègues en mairie, avec la présidente bénévole – une dame charmante -, et proposait à chacune des heures de travail. Celles qui en avaient perdu étaient prioritaires. Nous organisions nos plannings pour éviter les «trous». Il y avait une vérification mais nous étions indépendantes. L’entente était excellente. Lors d’arrêts maladie, on se remplaçait. Ça tournait. C’était sympa. Trop! Ça nous a été reproché». Depuis 2008, Sylviane et ses collègues ne se côtoient plus, sauf par internet. Pour le même volume de travail, des secrétaires ont été embauchées, un encadrant de proximité est arrivé. Sylviane n’organise plus ses plannings, elle roule.

«Les personnes âgées ont perdu leurs repères»

«Avant, je m’occupais de quatre personnes par mois et je faisais moins de 300km. Aujourd’hui, j’effectue entre 500km et 1.000km. Du temps de perdu et une pile de feuilles d’intervention à remplir. Au crayon à papier. À rendre, signées des personnes aidées, huit jours avant la fin du mois. Parfois, les heures travaillées sont modifiées après nous». Dans le mois, Sylviane intervient désormais chez une petite vingtaine de personnes âgées, extrêmement dépendantes. «Trop, pour mon niveau de qualification. On me demande de leur donner des médicaments. Je n’y suis pas autorisée. Et je fais du ménage quand, avant, j’aidais à la toilette, j’allais les promener. C’était vraiment de l’aide à la personne. Il y avait un contact». Des personnes aidées qui, elles aussi, ont vu le changement. «Elles voient des visages différents. Elles ont perdu leurs repères. Ça les perturbe beaucoup».

Liens : – La Fédération chez Roselyne Bachelot… Le projet de réforme… La fuite en avant la fédération vit au jour le jour
La voie judiciaire est la meilleure solutionUn scandale financier menace…

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Publié par le 19 février 2011 dans Réseau social, Santé

 

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