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Espionnage. La direction de Renault à nouveau sur le gril

30 Mar

   Source : Ouest FranceCarlos Ghosn.Carlos Ghosn.

 

Selon un document révélé par L’Express.fr, la direction de Renault aurait su, mi-février, qu’elle n’avait pas les preuves d’une affaire d’espionnage. La situation se tend pour le PDG Carlos Ghosn.

Le feuilleton Renault avait démarré plein gaz, le 4 janvier, par une affaire d’espionnage inquiétante concernant la voiture électrique. Trois licenciements injustifiés plus tard, elle avait bifurqué sur le chemin d’une escroquerie interne assez pitoyable. La voici qui rebondit vers un dérapage de management, qui pourrait s’avérer délicat à gérer au sommet du groupe.

Un document révélé par L’Express.fr évoque une conversation entre le directeur juridique (Christian Husson) et le responsable de la sécurité (Dominique Gevrey), désormais incarcéré. Selon ce document, Renault savait, à la mi-février, qu’elle s’était fourvoyée dans un faux scandale d’espionnage. Elle aurait donc licencié, sans posséder de preuves, les trois cadres mis en cause.

Une rencontre surréaliste

Le verbatim publié par L’Express.fr sur cette rencontre le 14 février entre Christian Husson et Dominique Gevrey est aussi explicite que surréaliste. Du dialogue à la Audiard. Husson y supplie Gevrey de trouver le moyen pour Renault de « sortir par le haut ». Et avoue : « Si le contre-espionnage apprenait avant nous qu’il n’y a pas la preuve des comptes en Suisse et au Liechtenstein, c’est la fin des haricots pour la boîte, pour Carlos (Ghosn), pour tout le monde. Ça part en couilles mais grave ! C’est la bombe atomique ! »

Aujourd’hui, la situation continue de « partir en sucette », pour rester dans le langage fleuri du document. Accusé d’être la « gorge profonde » de Gevrey, un ancien agent secret belge nie formellement être « la source ». Voilà qui ne va pas arranger les affaires de Carlos Ghosn. Quatre jours seulement avant cette étonnante réunion du 14 février, le PDG du groupe Renault jurait que l’entreprise possédait des « preuves multiples ». Et il est, par ailleurs, soupçonné d’avoir caché à la justice des accusations portées contre un dirigeant de Nissan, là encore dans la fausse affaire d’espionnage.

Pour autant l’hypothèse d’une éviction de Carlos Ghosn semble loin d’être acquise. Des têtes pourraient tomber avant la sienne. Et Ghosn a un bouclier apparemment inoxydable avec l’alliance Renault-Nissan. Il est le garant de la solidité et de la pérennité d’un partenariat qui s’est déséquilibré et fragilisé au fil du temps. Renault aurait énormément à perdre, financièrement et industriellement, dans une rupture. Le gouvernement français le sait. Publiquement, il tance Ghosn. En interne, il le soutient…

Paul BUREL.

Liens : Voir mot clé Renault

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Publié par le 30 mars 2011 dans Sécurité

 

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