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Euthanasie : le docteur Bonnemaison suspendu

19 Nov

 

Source : Le Parisien

 

ARCHIVES. Le médecin Nicolas Bonnemaison vient d’être suspendu par le ministère de la Santé à la suite du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) portant sur les dix-neuf dossiers de patients décédés qui avaient été pris en charge par l’urgentiste.

ARCHIVES. Le médecin Nicolas Bonnemaison vient d'être suspendu par le ministère de la Santé à la suite du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) portant sur les dix-neuf dossiers de patients décédés qui avaient été pris en charge par l'urgentiste.

AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU

 

Le médecin urgentiste Nicolas Bonnemaison, soupçonné d’euthanasie active sur huit patients à l’hôpital de Bayonne (Pyrénées Atlantiques), a été «suspendu» vendredi par le ministre de la Santé, qui évoque un possible neuvième cas.

Xavier Bertrand a pris cette décision à la suite du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur l’établissement hospitalier de Bayonne. L’Igas a étudié les dix-neuf dossiers de patients décédés qui avaient été pris en charge par le médecin urgentiste.
Xavier Bertrand et la secrétaire d’Etat Nora Berra ont, selon le communiqué «décidé d’engager une procédure disciplinaire, et de prononcer à titre conservatoire la suspension immédiate de l’intéressé». Ils passent donc à la vitesse supérieure avec Nicolas Bonnemaison, qui avait été mis en examen le 12 août, à Bayonne pour «empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables». Mi-septembre, la cour d’appel de Pau l’avait laissé libre sous contrôle judiciaire, avec interdiction de pratiquer la médecine, d’entrer en contact avec des membres de son ancien service et de résider dans les Pyrénées-Atlantiques.

Un possible neuvième cas

Le communiqué indique également que «dans le respect du secret médical et de la procédure judiciaire en cours», la mission de l’Igas a étudié tous les dossiers des patients décédés à l’unité d’hospitalisation de courte durée dont l’urgentiste s’est occupé, soit 19 dossiers. Après l’étude de ces dossiers, l’Igas a signalé aux autorités judiciaires qu’un dossier «comportait explicitement la mention d’une administration de curare au patient, en dehors des indications habituelles». Le ministère précise qu’aucune société savante n’indique l’administration de curare comme méthode de sédation (Ndlr :un apaisement au moyen d’un sédatif). «Ce cas ne faisait pas partie des dossiers ayant fait jusqu’alors l’objet d’un signalement aux autorités judiciaires par l’établissement», ajoute le communiqué.
Par ailleurs, le rapport de l’Igas mentionne des «dysfonctionnements organisationnels» au sein de l’unité du Dr Bonnemaison, «mais qui ne présentent pas de liens avec les évènements ayant fait l’objet du signalement».
«Il s’agissait de personnes en fin de vie», rappelle l’avocat du médecin
De son côté, l’avocat du médecin a relevé dans le rapport de l’Igas que sur les 19 cas suspects examinés, seuls «sept ou huit posent des difficultés». «Il s’agissait de personnes en fin de vie, dont pour certaines il était notifié qu’elles ne seraient pas réanimées. Elles étaient envoyées dans cette unité pour mourir et nous sommes bien dans ce qu’a toujours dit le Dr Bonnemaison», a estimé Me Dupin.

Liens : L’Ordre des médecins porte plainteBonnemaison fixé sur son compte…Le docteur Bonnemaison n’est pas un militant…Le docteur Bonnemaison relance le débat…

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Publié par le 19 novembre 2011 dans Santé, Société

 

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