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Archives d’Auteur: Papy40

Bug de patch Windows : Problèmes de démarrage aussi sur Windows 10

 

Source : ZDNet

Technologie : Les correctifs d’avril 2019 de Microsoft causent à présent des problèmes sur Windows 10, ainsi que sur Windows 7 et Windows 8.1. La cause semble en être un conflit avec des antivirus, dont Sophos et Avast.

Microsoft n’en a pas fini – et n’en aura peut-être jamais terminé – avec les soucis de mises à jour. Ce sont cette fois les patchs d’avril qui sont en cause. La semaine dernière déjà, les utilisateurs de Windows 7 utilisant les antivirus de Sophos et Avast signalaient des problèmes de démarrage suite à l’installation des mises à jour.

Si quelques utilisateurs signalaient des bugs similaires sur Windows 10, ils ne semblaient cependant pas généralisés. Microsoft a toutefois depuis confirmé un conflit avec l’antivirus ArcaBit affectant Windows 10 version 1809.

Bugs multiples avec des antivirus pour Windows

« Microsoft et ArcaBit ont identifié un problème sur les terminaux équipés d’un logiciel antivirus ArcaBit qui pourrait rendre le système inerte au redémarrage après l’installation de cette mise à jour » explique l’éditeur.

Microsoft a également identifié un problème affectant l’opération de renommage dans les dossiers Cluster Shared Volume (CSV). Il corrigera ce problème dans une prochaine mise à jour. Ce problème affecte Windows 10, Windows 8.1 et Windows Server 2012, mais pas Windows 7.

« Certaines opérations, telles que le renommage, que vous effectuez sur des fichiers ou dossiers qui se trouvent sur un volume partagé en cluster (CSV) peuvent échouer avec l’erreur,’STATUS_BAD_IMPERSONATION_LEVEL (0xC00000A5)’. Cela se produit lorsque vous effectuez l’opération sur un nœud propriétaire CSV à partir d’un processus qui n’a pas de privilège administrateur. »

Suite à ces bugs, l’éditeur a décidé d’implémenter un blocage des mises à jour d’avril pour les utilisateurs d’Avira sous Windows 7, Windows 8.1 et leurs versions Windows Server correspondantes.

La firme de Redmond confirme également des redémarrages touchant les PC équipés d’Avast for Business, Avast CloudCare et AVG Business Edition sur Windows 7. Avast a publié des ‘mises à jour d’urgence’ pour résoudre ce problème.

« Les terminaux peuvent devenir inutilisables lors de l’ouverture d’une session ou de l’écran d’accueil. De plus, il se peut que vous ne puissiez pas vous authentifier ou vous connecter après une longue période de temps » détaille Microsoft.

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Publié par le 18 avril 2019 dans W10, W7, W8.1, Windows

 

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Windows 10 : May 2019 Update et fin des mises à jour obligatoires chaque semestre

 

Source : NextImpact

Windows 10 : May 2019 Update et fin des mises à jour obligatoires chaque semestre

Microsoft a annoncé hier soir plusieurs changements, dont un glissement du nom de la prochaine mise à jour 1903 : elle s’appelle officiellement May 2019 Update.

Un retard d’un mois ? En quelque sorte, Microsoft ayant décidé d’envoyer l’actuelle build 18362 dans le canal Release Preview pour un mois entier afin, on imagine, d’en améliorer encore la fiabilité. Elle y débarquera la semaine prochaine.

On sait gré à Microsoft de prendre son temps après une année 2018 catastrophique pour les évolutions semestrielles. Tout particulièrement l’October 2018 Update, jamais passée par le canal Release Preview.

Outre ce délai supplémentaire, Microsoft ne veut plus non plus imposer ces évolutions majeures. Les correctifs mensuels de sécurité resteront obligatoires, mais les utilisateurs pourront passer les mises à jour de printemps et d’automne.

Non seulement ce changement sera compris dans la version 1903 (qui garde ce numéro puisqu’elle a été finalisée en mars), mais il sera également déployé dans les moutures 1803 et 1809.

Prochainement, une mise à jour permettra à ces systèmes d’aller chercher spontanément les nouveaux téléchargements dans Windows Update sans déclencher pour autant l’arrivée d’une version majeure. Elle sera à part, avec un bouton d’installation dédiée.

Un changement important de stratégie, Microsoft abandonnant sa volonté de pousser coute que coute les dernières versions chez les utilisateurs, qui récupèrent ainsi du contrôle sur leur machine. La décision ne manquera pas d’être appréciée.

Microsoft ajoute que des améliorations ont été faites à l’ensemble de son processus de mise à jour pour en augmenter la fiabilité, notamment une détection plus réactive des problèmes potentiellement bloquants sur des machines.

L’éditeur précise en outre que l’expérience globale de mise à jour est améliorée avec la version 1903. L’utilisateur pourra notamment mettre en pause Windows Update pendant 7 jours, renouvelables cinq fois pour un total de 35 jours, et ce sur toutes les éditions de Windows 10.

Enfin, un nouveau Dashboard permettra bientôt de voir le statut en « quasi temps réel » de chaque mise à jour, de son degré de déploiement, des problèmes remontés, s’ils ont été corrigés, etc. Il remplacera l’actuel Historique, avec des éléments partageables par lien ou sur les réseaux sociaux.

En somme, une très vaste opération séduction, mais des décisions allant clairement dans le bon sens.

 
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Publié par le 16 avril 2019 dans W10

 

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Les utilisateurs de Windows 10 Famille sont les grands gagnants du processus de mise à jour

 

Source : ZDNet

Technologie : Si vous avez été désagréablement surpris par une mise à jour de Windows 10 ces dernières années, un rayon de soleil s’annonce. Dans le cadre de sa mise à jour de mai 2019, Microsoft déploie une série de changements de Windows Update.

Au cours des quatre dernières années, Microsoft a modifié son mécanisme de mise à jour de Windows 10, offrant des ajustements mineurs, qui se sont finalement avérés insatisfaisants. Les plaintes principales concernaient les redémarrages inattendus, en particulier ceux liés aux mises à jour semestrielles des fonctionnalités, au cœur du modèle « Windows as a service ».

Les problèmes ont atteint leur paroxysme en octobre dernier, lorsqu’une série de bugs embarrassants a contraint Microsoft à retirer sa mise à jour d’octobre 2018, quelques jours seulement après sa sortie.

35 jours de pause pour les mises à jour

Six semaines se sont encore écoulées avant que l’éditeur n’annonce que les problèmes avaient fait l’objet d’une enquête approfondie et que la mise à jour était prête à reprendre son déploiement.

A l’époque, les responsables de Windows promettaient des changements radicaux du traitement des questions de qualité. En fin de semaine dernière, la firme a annoncé des détails sur la mise en œuvre de ces changements. Et les résultats sont beaucoup plus substantiels que les observateurs extérieurs ne l’anticipaient.

Ma collègue Mary Jo Foley fournit des détails sur les changements à venir dans son article « Microsoft fait de gros changements de mise à jour de Windows 10 à partir de la version de mai 2019. »

Les plus grands gagnants sont les clients des environnements non gérés, en particulier les consommateurs et les petites entreprises qui utilisent l’édition Famille de Windows 10. A partir de cette mise à jour, ils disposeront enfin de deux options de paramétrage.

Premièrement, ils pourront mettre en pause toutes les mises à jour jusqu’à 35 jours, même après le téléchargement de ces mises à jour. Comme dans les versions précédentes, Home Edition n’inclura pas les options de report disponibles sur les éditions professionnelles, mais l’ajout du bouton Pause permettra de reprogrammer les mises à jour à un moment plus pratique.

Deuxièmement, les clients qui utilisent des PC Windows 10 non gérés ne seront plus alimentés de force de mises à jour fonctionnelles. Au lieu de fournir ces mises à jour semestrielles importantes en même temps que les mises à jour de sécurité mensuelles, Microsoft divise les mises à jour en une catégorie distincte, comme illustré ici.

Se passer des solutions risquées pour éviter les mises à jour

Dans les versions précédentes, la vérification manuelle des mises à jour exposait au risque de déclencher par inadvertance une mise à jour dont le processus d’installation pouvait prendre une heure ou plus.

Avec ce nouveau design, Windows avertira les utilisateurs qu’une mise à jour des fonctionnalités est disponible, mais vous devrez utiliser ce lien distinct sur la page Windows Update pour la télécharger et l’installer.

Et vous n’aurez pas besoin d’installer une mise à jour Windows pour accéder à cette nouvelle fonctionnalité. Selon Microsoft, la nouvelle option « télécharger et installer » pour les mises à jour des fonctionnalités sera implémentée côté serveur. Elle sera disponible pour Windows 10 versions 1803 et 1809 « fin mai », lors du début du déploiement de la nouvelle mise à jour.

En théorie, au moins, ces changements permettent à un terminal exécutant n’importe quelle édition de Windows 10, y compris l’édition Famille, de différer les mises à jour des fonctionnalités pendant la durée de vie de la version en cours. Pour les éditions non-Entreprise, cette durée totale est de 18 mois.

Ces nouvelles fonctionnalités devraient préserver les particuliers du recours à des solutions risquées et non supportées pour différer les mises à jour, telles que la configuration des connexions réseau ou l’utilisation de logiciels tiers douteux permettant d’interrompre le service Windows Update.

Bien sûr, l’intérêt de reporter les mises à jour est d’éviter les problèmes de qualité. Dans un monde idéal, ces problèmes seront rares, avec un impact minimal sur la fiabilité du réseau, et seront réglés rapidement.

Pour les sceptiques qui préfèrent attendre et regarder d’autres utilisateurs jouer au cobaye, Microsoft déploie un nouveau « tableau de bord de santé » des nouvelles versions qui fournira « des informations en quasi temps réel sur l’état actuel du déploiement et les problèmes connus (ouverts et résolus) à la fois sur les fonctionnalités et mises à jour mensuelles. »

Dans le cadre de ses efforts pour minimiser le risque d’une autre série de problèmes de qualité comme ceux connus en octobre 2018, l’entreprise affirme qu’elle utilise de plus en plus ses capacités d’apprentissage machine pour identifier les « problèmes de grande gravité et de faible volume », comme le bug de la Redirection des dossiers connus, qui détruit les données.

L’éditeur introduit également de nouveaux tests pour s’attaquer aux causes profondes des problèmes qui nous échappaient auparavant.

Et ce même objectif signifie également que les tests Windows Insider se prolongeront d’environ un mois de plus qu’auparavant, la build finale de la version 1903 étant envoyée en phase Release Preview un mois avant qu’elle ne soit disponible au grand public.

Ces changements seront-ils suffisants pour convaincre les utilisateurs de Windows 10 pénalisés par les versions précédentes et leurs bugs ? Seul l’avenir le dira. Mais au moins, désormais, les sceptiques ont de nouveaux outils pour se mettre à l’abri.

 
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Publié par le 9 avril 2019 dans W10

 

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Windows 10 : les utilisateurs de l’édition Home déroutés par les mises à jour

 

Source : ZDNet

Technologie : Les mises à jour automatiques de Windows 10, un souci pour les utilisateurs ? Une nouvelle étude rapporte que les utilisateurs de l’édition Home connaissent des redémarrages inattendus et des temps d’installation irréguliers.

Le plus grand reproche fait à Windows 10 porte sur son approche en matière de mises à jour. Les mises à jour cumulatives mensuelles et les mises à jour semestrielles des fonctionnalités sont téléchargées et installées automatiquement, ce qui peut entraîner des redémarrages intempestifs, perturbant la productivité.

L’utilisateur risque également lors d’un de ces redémarrages de perdre du travail non enregistré. Ce point est particulièrement sensible pour toute personne exécutant l’édition Famille de Windows 10, qui ne dispose d’aucun contrôle pour retarder et différer ces mises à jour.

Maj : des progrès, mais encore insuffisants

Depuis la sortie initiale de Windows 10, il y a près de quatre ans, Microsoft a modifié son approche des mises à jour automatiques, en ajoutant des paramètres d’heures actives pour s’assurer que les redémarrages obligatoires sont moins susceptibles d’être intrusifs. Les mises à jour récentes des fonctionnalités ont également rendu plus visibles les notifications des mises à jour en attente.

Ces changements sont-ils suffisants pour soulager les utilisateurs ? Une nouvelle étude d’un groupe de chercheurs basés au Royaume-Uni suggère que Microsoft a encore du travail à faire.

L’étude, intitulée « In Control with No Control : Perceptions and Reality of Windows 10 Home Edition Update Features« , a été présentée cette semaine lors de l’édition 2019 du Workshop on Usable Security (USEC) de San Diego, Californie.

Les chercheurs Jason Morris, Ingolf Becker et Simon Parkin de l’University College de Londres ont construit un modèle détaillé du processus de mise à jour de Microsoft à partir de la version 1803 de Windows 10, puis ont interrogé un groupe de 93 utilisateurs de Windows 10 Home.

Les conclusions étaient dans l’ensemble mitigées. De manière générale, les répondants considèrent l’approche de mise à jour de Windows 10 comme une amélioration par rapport aux versions précédentes de Windows.

Parmi les participants ayant l’expérience de versions antérieures de Windows, 53% estiment la mise à jour de Windows 10 plus simple, contre seulement 8% jugeant au contraire difficile le processus.

De même, la majorité des répondants s’accordent pour dire que le processus de mise à jour de Windows 10 cause moins d’interruptions que dans les versions précédentes (43%  étaient d’accord, 21% en désaccord).

Un processus de mise à jour trop complexe

Microsoft recul sur un point en revanche, avancent les chercheurs, en concevant un système de mise à jour qui « dépend d’une gamme complexe de propriétés utilisateur et système ». Ce système, illustré par l’organigramme ci-dessous, est tout simplement trop complexe pour que le particulier moyen puisse le comprendre.

La fonction Heures actives est la plus critiquée à cet égard, les auteurs soutenant que ses paramètres par défaut sont inappropriés pour 97% des sujets testés.

Pour minimiser les perturbations, notent-ils, « les utilisateurs doivent comprendre le concept d' »heures actives » et… la configuration des heures actives devrait idéalement correspondre à leurs habitudes d’utilisation. »

Aucune de ces conditions n’est réunie, constatent-ils. Premièrement, seuls 28% des répondants avaient connaissance de la fonction Heures actives. Deuxièmement, la fenêtre par défaut de 8h à 17h est peut-être appropriée pour les entreprises, mais n’est absolument pas adaptée à un usage à domicile.

Sur les 93 participants à l’enquête, seulement trois ont déclaré des heures d’utilisation compatibles avec cette fourchette horaire, la grande majorité d’entre eux utilisant généralement leur ordinateur les soirs de semaine.

Et même parmi les 26 participants ayant connaissance de cette fonction, 10 n’avaient pas modifié les paramètres par défaut, même si cette configuration était incompatible avec leurs horaires quotidiens.

Comme on pouvait s’y attendre, environ la moitié des répondants déclarent avoir été confrontés à des redémarrages imprévus.

Fréquence des mises à jour : les utilisateurs perdus

Autre constat significatif de l’étude : les utilisateurs ne comprennent pas à quelle fréquence les mises à jour sont fournies. Ils ne distinguent pas non plus la différence entre mises à jour mensuelles de qualité et mises à jour semi-annuelles des fonctionnalités. Avec pour résultat l’inquiétude des utilisateurs, confrontés à une mise à jour fonctionnelle inattendue dont l’installation prend plus d’une heure par rapport aux 12 minutes ou moins d’une mise à jour cumulative mensuelle.

Les répondants de l’enquête, généralement des utilisateurs de PC bien formés et expérimentés, déclarent, avec une marge écrasante de 95%, faire autant confiance à Microsoft, voire plus, qu’aux autres éditeurs de logiciels pour la fourniture de mises à jour.

Les chercheurs formulent quelques recommandations fondées sur leurs constatations. Le plus important étant que Windows « obtienne l’autorisation explicite de redémarrer régulièrement ». Ils notent que cela pourrait nécessiter des ajustements dans les paramètres par défaut des heures actives pour Windows 10 Home ainsi qu’un meilleur affichage de l’état d’avancement.

Deuxièmement, ils reprochent à Windows 10 d’informer insuffisamment l’utilisateur des redémarrages. Contrairement, par exemple, à un Chromebook, Windows 10 Home Edition n’alerte pas de manière persistante lorsqu’un redémarrage est en attente. C’est particulièrement problématique lorsque l’utilisateur choisit l’option de redémarrer à un moment précis. Dans cette configuration, le système affiche un message d’avertissement, puis redémarre en quelques minutes.

« Si un utilisateur est absorbé par d’autres tâches » affirment les chercheurs, « l’ordinateur pourrait, dans l’esprit de l’utilisateur, sembler redémarrer de façon inattendue malgré le fait qu’il ait été responsable du moment choisi. Nous pensons que son ordinateur ne devrait pas redémarrer quand il est en service. »

Enfin, ils suggèrent à Microsoft de mieux alerter sur les temps significativement plus longs requis pour les mises à jour des fonctionnalités. « Nous pensons qu’une notification qui décrit une mise à jour comme susceptible de ‘prendre un peu plus de temps que d’autres mises à jour’ ne répond pas aux attentes précises permettant aux utilisateurs d’anticiper l’impact de ces mises à jour sur la disponibilité. »

Bien entendu, cette dernière recommandation passe à côté de la vraie question : pourquoi est-il nécessaire de fournir des mises à jour des fonctionnalités deux fois par an ? Étant donné que ces mises à jour prennent beaucoup de temps à s’installer et que leur potentiel de perturbation est conséquent, pourquoi ne pas offrir aux utilisateurs de l’édition Home au moins un certain contrôle sur le moment où les mises à jour sont installées ?

En fait, pourquoi ne pas offrir l’option d’un calendrier annuel pour les mises à jour des fonctionnalités ? Peut-être deux mises à jour de fonctionnalités par an, est-ce trop.

 
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Publié par le 28 février 2019 dans W10

 

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Gilets Jaunes : les réseaux sociaux comme outil d’oppression

 

Source : ZDNet

Société : L’actualité sociale et politique qui secoue notre pays depuis quelques semaines met en lumière ce qui pouvait arriver de pire avec les réseaux sociaux.

On ne peut pas amoindrir le rôle joué par les réseaux sociaux et en particulier, Facebook dans le mouvement social des Gilets Jaunes. Quand une contestation recueille 72 % de soutien de la population française selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio et CNews, on reste songeur. Qui aurait pu prévoir qu’une pétition en ligne et un évènement Facebook déboucheraient sur ce qui est dorénavant qualifié de crise de régime ?

Peu importe, ce que l’on pense du fond des revendications des Gilets jaunes et ce ne sera pas le propos ici. D’ailleurs, bien malin celui qui arrivera à dire précisément quelles sont ces dernières, tant elles ont été nombreuses et parfois contradictoires et quelles seraient les personnes aptes à représenter ce mouvement.

Dès le départ, des voix se sont fait entendre et des porte-paroles ont émergé : les plus forts en gueule, les plus lisses, mais aussi les plus rentables sur le plan de l’audimat. Loin de moi l’idée de jeter la pierre aux médias d’avoir couvert cette contestation. Que n’aurait-on dit s’ils ne l’avaient pas fait ? Il suffit de se promener sur Twitter ou Facebook pour voir certaines personnes, se revendiquant des Gilets jaunes, les agonir d’injure et les accuser de donner une image tronquée.

A qui donner la parole ?

Essayant de rapporter l’information de la façon la plus objective possible, ils se sont heurtés à un problème : à qui donner la parole ? Il n’a échappé à personne que ce mouvement refusait d’avoir des représentants institutionnels et institutionnalisés. Un consensus a donc été trouvé avec des porte-paroles départementaux, mais qui eux-mêmes, ne rassemblent pas tout le monde et sont discrédités, de façon parfois violente.

Pouvait-on rêver meilleure démonstration de deux thèses parfaitement contradictoires : l’exercice purement vertical du pouvoir et la représentation strictement horizontale d’une contestation ? Depuis 2007 et l’élection à la présidentielle de Nicolas Sarkozy, on assiste à une démolition systématique, organisée et parfaitement réfléchie des corps intermédiaires : syndicats, médias, tissus associatifs, élus locaux, qui répond à une doctrine martiale : un chef est là pour cheffer et il ne doit pas y avoir d’intermédiaire. Le revers de la médaille étant qu’il n’y a plus personne pour faire tampon, pas même le Premier ministre.

Une population, chauffée à blanc depuis 10 ans, à qui on a seriné que les corps intermédiaires ne servaient plus à rien — et piétinant ainsi allégrement tout l’héritage institutionnel de la Ve République — s’est retournée contre ce pouvoir vertical. Souhaitant une application stricte de la démocratie liquide, chaque voix a le même poids qu’une autre. Cela se traduit par un combat d’images, mais aussi un combat de messages.

Le mouvement des Gilets jaunes : Printemps arabe ?

Cette désorganisation populaire donne lieu à une quantité délirante de messages conspirationnistes, des plus amusants — la Constitution a été abolie par décret — aux plus inquiétants — l’État aurait volontairement envoyé des casseurs. Certains commentateurs sont allés jusqu’à qualifier le mouvement des Gilets jaunes de Printemps arabe. Au-delà de la boutade saisonnière, non seulement les revendications qui ont donné lieu aux Printemps arabes sont très différentes, le contexte et les réponses de l’État le sont également.

À titre d’illustration, il suffit de se promener sur Facebook : certaines personnes, sur des évènements publics et ouverts, n’ont pas hésité à se vanter d’avoir commis des actes pénalement répréhensibles lors des manifestations, en utilisant leurs profils Facebook, profils complètement accessibles avec prénom, nom, employeur, situation maritale, géolocalisation et photos de la commission des actes. Ce type de comportement de l’autre côté de la Méditerranée quelques années plus tôt aurait eu d’autres conséquences. On mesure donc ici le ridicule de la comparaison.

On passera également sur le délire — au sens psychiatrique du terme — de certains politiques pompiers-pyromanes qui font un parallèle avec la Révolution française et appellent ouvertement à la sédition et à la violence. Ces personnes seraient bien inspirées de lire ce qu’il est advenu des grandes figures de la Révolution française. 

Même sur un chan IRC ou Mastodon, il y a des règles à respecter

En face, le politique est désemparé. L’opposition essaie de prospérer sur cette contestation, sans être entendue ni bien accueillie pendant que la majorité essaie de sauver les meubles localement.

Dans cette histoire, il y a un absent : les 28 %. Si on part du postulat que 72 % des Français soutiennent au moins en partie ce mouvement, il reste 28 % qui ne le soutient pas ou qui fait preuve d’indifférence. C’est la voix que l’on n’entend pas et pour cause : les voix en faveur de cette contestation sont plus fortes en nombre, mais de par sa désorganisation, a le champ libre pour multiplier les interventions.

Les règles en matière de répartition du temps de parole du CSA ne peuvent pas s’appliquer et la viralité des réseaux sociaux fait que c’est un combat perdu d’avance. On parle de crise de la représentativité, mais l’absence de résonance des voix discordantes ou raisonnables comme on aime à les qualifier, montre bien que la parfaite horizontalité ne peut pas fonctionner dans un État aussi grand et aussi peuplé que la France. Dans les structures de taille modeste, cela est faisable, sous réserve que certaines règles soient instaurées. Même sur un chan IRC ou sur les instances Mastodon, il y a des règles à respecter.

Un apéro géant Facebook qui a réussi

Les éléments les plus durs — des deux côtés — seront les plus audibles, mais les plus modérés, les plus ouverts à la discussion ne seront pas entendus. On dit qu’il faut 10 minutes d’explication pour démonter un mensonge de 5 secondes. Que ce soit sur la fiscalité, les institutions ou l’économie, on ne peut pas apporter de réponse simple, binaire, car il y a toujours un préalable consistant à mettre tout le monde au même niveau d’information. Accessoirement, notre monde n’est ni simple ni binaire. Nous ne sommes pas isolés du reste de la planète. Sauf qu’un tweet idiot est plus viral qu’une explication froide.

Les réseaux sociaux sont vendus comme des outils permettant la libre expression de chacun alors qu’il devient de plus en plus criant qu’ils puissent aussi étouffer certaines voix : les militantes féministes et LGBTI+ en font l’amère expérience tous les jours.

Plus qu’un Printemps arabe, les Gilets jaunes sont un apéro géant Facebook qui a réussi, mais personne n’a envie de faire le ménage après la fête.   

 
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Publié par le 7 décembre 2018 dans Divers, Facebook, Politique, Réseau social, Société

 

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Windows 10 octobre relancé, mais tous les bugs ne sont pas résolus

 

Source : ZDNet

Technologie : Restez à l’écart de la nouvelle mise à jour Windows 10 octobre 2018, préviennent des professionnels IT. De son côté, Microsoft promet une solution pour les lecteurs réseau défectueux l’année prochaine.

Cette semaine, Microsoft a republié la mise à jour Windows 10 octobre 2018, version 1809, après avoir corrigé le bug engendrant une suppression des données. Mais la nouvelle version comporte toujours un bug affectant les lecteurs mappés, un véritable casse-tête pour les administrateurs.

Quelques jours après la première diffusion de Windows 10 1809 par Microsoft au début du mois d’octobre, les professionnels de l’IT avaient remarqué que l’explorateur de fichiers Windows indiquait que les lecteurs réseau mappés semblaient en panne.

Pas de solution avant 2019 pour les disques réseau

« Testons la nouvelle mise à jour 1809 et tout semble aller pour le mieux, sauf que tous les lecteurs mappés vers les serveurs de fichiers Windows 2012 sont déconnectés (croix rouge) après les redémarrages ou la déconnexion/activation » écrivait un de ces pros le 5 octobre. Beaucoup confirmaient être confrontés au même souci sur leurs réseaux d’entreprise.

« Tout va bien si l’utilisateur ouvre le lecteur mappé. Cela pose des problèmes lorsqu’il ouvre un fichier situé dans le lecteur A mais lié à un autre fichier sur le lecteur mappé B. » Bien qu’il ait fallu plus d’un mois pour résoudre et tester le bug de suppression de données dans Windows 10 1809, Microsoft n’a pas corrigé ce dysfonctionnement.

L’éditeur reconnaît à présent cette décision sur sa page de support de l’historique des mises à jour de Windows 10 pour la version republiée 1809.

« Les lecteurs mappés peuvent ne pas se reconnecter après le démarrage et la connexion à un terminal Windows » indique Microsoft, soulignant que les symptômes incluent un X rouge sur les lecteurs réseau mappés dans l’Explorateur de fichiers. Le problème concerne Windows 10 1809, Windows Server 2019 et Windows Server, version 1809.

Microsoft ajoute travailler à une solution, mais avertit les administrateurs de ne pas s’attendre à un correctif avant « l’horizon 2019. » Dans un document de support séparé relatif au problème, intitulé KB4471218, Microsoft fournit plusieurs scripts de contournement.

Cependant, Susan Bradley, experte IT, avertit ses abonnés de reporter l’installation de Windows 10 1809 le plus longtemps possible, car les solutions de contournement suggérées par Microsoft pourraient entraîner des problèmes avec les applications métier.

Terminaux interdits de mise à jour Windows 10

« Je ne peux pas croire – enfin je suppose que si dans cette ère Microsoft – que Microsoft publierait une mise à jour qui affecte sa base de clients de cette manière. Oui, c’est documenté, oui, il existe des ‘solutions de contournement’, mais il est possible que les applications métier ne se contentent pas des solutions données » écrit Bradley.

Au cours des dernières 24 heures, Microsoft a également confirmé deux autres problèmes liés à la réédition de 1809. L’OS rencontre un problème de compatibilité avec les logiciels OfficeScan et Worry-Free Business Security de Trend Micro.

À la demande de Trend Micro, Microsoft a bloqué la mise à jour 1809 pour les terminaux exécutant ces produits de sécurité jusqu’à l’installation d’un correctif de Trend Micro. Trend Micro a publié une page d’assistance sur le problème, ainsi que ses correctifs. Les correctifs ne sont disponibles que pour OfficeScan.

Le troisième problème rencontré concerne les machines équipées de cartes vidéo AMD Radeon HD 2000 ou HD 4000.

Les onglets du navigateur Edge de Microsoft peuvent cesser de fonctionner sur les terminaux concernés et les clients peuvent voir le message d’erreur ‘INVALID_POINTER_READ_c0000005_atidxx64.dll’. Il pourrait également y avoir des problèmes de performances avec l’écran de verrouillage.

Encore une fois, Microsoft a bloqué la mise à jour 1809 pour tous les terminaux dotés des processeurs graphiques AMD concernés.

 
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Publié par le 16 novembre 2018 dans Microsoft, W10, Windows

 

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Microsoft relance Windows 10 Octobre (1809) et fait des promesses

 

Source : ZDNet

Technologie : Retirée en catastrophe après seulement quelques jours, la mise à jour Windows 10 Octobre prend un nouveau départ. Regagner la confiance prendra cependant du temps. Microsoft promet donc des changements radicaux sur la communication avec ses clients et les problèmes de qualité.

Microsoft a repris le déploiement de Windows 10 version 1809, soit plus de cinq semaines après que l’éditeur ait retiré les fichiers d’installation de ses serveurs. Des utilisateurs avaient fait état alors de la suppression de certains de leurs fichiers.

Tout cela est résolu à présent, n’est-ce pas ? John Cable, directeur Microsoft en charge de la maintenance et de la livraison de Windows, explique que ce bug de suppression de données, ainsi que d’autres problèmes de qualité identifiés durant de nouveaux tests, ont fait l’objet d’une « enquête approfondie et résolus. »

Tout doucement, y compris sur Windows Update

Pour ce second lancement, Microsoft rétablit donc les fichiers d’installation sur la page de téléchargement de Windows 10. Ces fichiers sont également proposés aux clients commerciaux pour un déploiement via Windows Server Update Services et System Center Configuration Manager.

En revanche, la diffusion de Windows 10 Octobre auprès des particuliers au travers de Windows Update n’est pas pour tout de suite. L’éditeur de Redmond indique qu’il prévoit une « sortie lente et mesurée ». Microsoft préfère jouer de prudence avant d’étendre la mise à jour à une population plus large.

Mais en matière de communication et de qualité, la firme américaine doit également changer. Dans un billet de blog, Michael Fortin, vice-président de Windows Corporate, annonce des changements dans la manière dont la société aborde les communications et « la transparence de notre processus. »

L’éditeur semble vouloir faire preuve de pédagogie. Cet article est présenté comme le « premier d’une série d’explications plus détaillées sur le travail que nous effectuons pour fournir de la qualité dans nos versions de Windows. »

 
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Publié par le 14 novembre 2018 dans Microsoft, Système d'exploitation, W10, Windows

 

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