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Archives de Catégorie: Antivirus

Meltdown : le patch de Microsoft n’a rien d’évident

 

Source : ZDNet

Sécurité : Intel commence à diffuser ses correctifs pour combler les failles Meltdown et Spectre révélées la semaine dernière. Mais les efforts pour patcher la vulnérabilité ne se font pas sans heurts.

Patcher Meltdown et Spectre est loin d’être une mince affaire pour l’industrie IT. Corriger les failles révélées la semaine dernière demande en effet un effort coordonné de la part de plusieurs acteurs, allant des fabricants de processeurs aux éditeurs de systèmes d’exploitation en passant par les éditeurs d’applications. Pour résumer, tout le monde doit patcher quelque chose, et cela pose évidemment quelques problèmes.

Les premiers affectés sont les utilisateurs de Windows équipés d’antivirus tiers. En effet, Microsoft a expliqué dès le 3 janvier que le patch qui serait mis en place pour corriger la faille Meltdown pouvait causer des problèmes pour les utilisateurs de Windows 10 ayant recours à des antivirus tiers.

En effet, Microsoft a découvert que le patch correctif avait la mauvaise habitude de provoquer des BSOD (Blue Screen of Death) sur certaines machines équipées d’antivirus tiers. Microsoft a donc pris la décision de ne pas livrer le patch du 3 janvier contenant les correctifs pour Spectre et Meltdown sur les machines disposant des antivirus posant des problèmes. Si vous cherchiez un usage très concret des données de télémétrie collectées par Windows 10, n’allez pas plus loin.

Sur une page dédiée au problème, Microsoft explique que le problème provient d’une mauvaise pratique des éditeurs antivirus qui ont tendance à avoir recours à des fonctionnalités liées au kernel. Le recours à ces « system calls » lié à la mémoire du kernel Windows est une source de conflit entre Microsoft et l’industrie des éditeurs antivirus depuis un certain temps déjà : les éditeurs réclament le droit d’accéder à certaines fonctionnalités de Windows tandis que l’éditeur du système d’exploitation cherche de plus en plus à sécuriser lui-même son système sans forcement se reposer entièrement sur l’écosystème d’éditeurs tiers qui prospéraient sur ce créneau depuis des années.

Pour les éditeurs antivirus, la solution se révèle assez complexe à mettre en œuvre. Microsoft a expliqué que deux critères étaient nécessaires pour ne pas bloquer le patch correctif du 3 janvier : les antivirus concernés doivent être compatibles avec les mises à jour automatiques de Windows et créer également une clef de registre au sein de Windows afin d’assurer la compatibilité. Microsoft ne donne pas de liste officielle des éditeurs compatibles, mais une page de tableur a été mise en place et tenue à jour par Kevin Beaumont, ingénieur britannique en sécurité informatique. Celle-ci, mise à jour régulièrement, permet de voir en un coup d’œil quels éditeurs de logiciels antivirus sont compatibles avec le patch et ont mis en place la clef de registre nécessaire. Les utilisateurs expérimentés peuvent toujours enregistrer eux même la clef de registre nécessaire si ce critère est le seul qui manque.

Outre les problèmes d’antivirus, les utilisateurs de certains processeurs AMD rencontrent apparemment des problèmes avec le nouveau correctif. Comme le rapportent plusieurs utilisateurs dans un sujet dédié au problème sur le site answers.microsoft.com, les utilisateurs de processeurs AMD de la ligne Athlon rencontrent de nombreux problèmes pouvant aller jusqu’à rendre la machine complètement inutilisable suite à l’application du patch. Le correctif doit évidemment être appliqué pour des raisons de sécurité, mais cela n’est pas sans risque pour les machines.

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Publié par le 9 janvier 2018 dans Antivirus, Microsoft, Processeur, Sécurité

 

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Antivirus : Microsoft Defender est-il suffisant pour se protéger sur Windows 10 ?

 

Source : ZDNet

Sécurité : Comme l’affirme l’ex-développeur de Mozilla Robert O’Callahan, la sécurité de Windows 10 se passe-t-elle très bien d’antivirus tiers, payants ou non ? Windows Defender ne fait pas l’unanimité auprès de ses rivaux. Réactions d’Avast, Kaspersky et Microsoft.

En 2017, avons-nous encore besoin de Kaspersky et consorts ? La formule est un peu provocante, mais elle résume assez bien les termes du débat relancé par Robert O Callahan. Cet ancien développeur de la fondation Mozilla a en effet publié à la fin du mois de janvier un post sur son blog sobrement intitulé « Désactivez votre logiciel antivirus (sauf celui de Microsoft) ». Dans ce texte il explique que les utilisateurs disposant de Windows 10 devraient sérieusement songer à se débarrasser des antivirus tiers.

Robert O Callahan détaille plusieurs raisons l’ayant poussé à en venir à cette conclusion. Il détaille ainsi les difficultés rencontrées par Mozilla suite à des problèmes de compatibilité avec les antivirus, mais rappelle également les nombreuses failles découvertes par l’équipe de Google Zero au sein de ces mêmes programmes. « Ce qui est compliqué, c’est qu’il est très difficile pour les éditeurs logiciels d’évoquer ces différents problèmes, car ils ont besoin d’une bonne coopération avec les éditeurs de logiciels anti virus. Les utilisateurs sont aujourd’hui convaincus que les éditeurs d’antivirus sont un gage de sécurité, et personne ne veut se les mettre à dos au risque de les voir dire du mal de votre produit » conclut Robert O Callahan.

Alors avons-nous affaire à un ex-développeur amer, trop heureux d’avoir retrouvé sa liberté de parole et qui souhaite régler quelques comptes avec l’industrie des antivirus ? Peut-être, mais il n’est pas le seul à remettre en question la sécurité fournie par les antivirus. On pense évidemment à Tavis Omandy, le chercheur de l’équipe Google Zero qui s’est fait une spécialité de traquer les failles de sécurité au sein des antivirus. Mais on pourrait également rappeler les conclusions de cette étude publiée récemment par Google et Mozilla qui montre comment la plupart des logiciels de protection ont la fâcheuse habitude de pratiquer un man in the middle afin d’analyser le trafic protégé par un chiffrement HTTPS, au détriment de la sécurité du navigateur.

Devons-nous pour autant jeter au feu l’ensemble des antivirus du marché ? Quand on lui pose directement la question, Ondrej Vicek CTO d’Avast peine visiblement à prendre l’idée au sérieux. « Non, vous devriez éviter. Pour une raison simple : si vous regardez les dizaines de classements testant les performances des antivirus, Windows Defender arrive généralement loin derrière. Et pas uniquement par rapport à notre produit, mais par rapport à l’ensemble des antivirus du marché. Il y a donc clairement une valeur ajoutée de la part des antivirus commerciaux. » Effectivement, si Windows Defender a fait de sérieux progrès au cours des dernières années, il reste à la traîne face au reste du secteur qui redouble d’efforts pour faire face à des cybercriminels pour le moins inventifs et originaux.

Le comparateur d’antivirus AV-Test.org n’est pas tendre avec les produits Microsoft. Mais sont-ils suffisants?

« C’est vrai que l’on a eu quelques difficultés de coopérations avec le marché des navigateurs » concède-t-il lorsque nous l’interrogeons sur les aspects soulignés par la tribune de l’ex-développeur de Mozilla « Il y a quelques années, les navigateurs manquaient clairement d’extensibilité et d’API pour permettre aux antivirus d’accéder à certaines informations. C’est ce qui a poussé certains éditeurs à avoir recours à des techniques de bas niveau afin d’accéder aux processus du navigateur et de le sécuriser. » Mais comme l’explique Ondrej Vicek, cette incompréhension entre le marché des navigateurs et celui des antivirus tend aujourd’hui à se réduire.

Windows 10 change la donne

Mais l’idée présentée par Robert O Callahan n’a rien de très neuf et dans un post de blog Kaspersky n’hésite pas à la qualifier de serpent de mer. Mais si celle-ci fait aujourd’hui son grand retour, c’est parce que l’approche retenue par Windows 10 en matière de sécurité est venue changer la donne. « Depuis Windows 10, il y a eu un véritable bond de la part de Microsoft en matière de sécurité », concède ainsi Ondrej Vicek. « On ne les considère pas encore vraiment comme des concurrents directs, mais on ne peut pas nier qu’ils jouent un rôle, et Windows 10 a incité beaucoup de gens à se contenter de la sécurité proposée par Microsoft dans son OS. »

Si Windows s’est en effet traîné pendant longtemps une réputation de système d’exploitation favori des cybercriminels, Microsoft semble avoir décidé de changer la donne avec son dernier OS. Et cela pourrait bien forcer les éditeurs d’antivirus à s’adapter « La place laissée à l’antivirus au sein de Windows 10 n’est pas nulle, mais nous avons développé tellement de techniques de protection au sein du système d’exploitation que l’antivirus perd le rôle central qu’il avait auparavant » explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft.

Windows 10 a en effet considérablement revu et amélioré sa sécurité par rapport aux versions précédentes. On peut ainsi citer la sécurisation du boot, via la mise en place d’une puce TPM visant à s’assurer que l’ordre de boot n’a pas été modifié d’un allumage à l’autre. Windows 10 a également permis la mise en place d’une authentification multi facteurs pour accéder à la machine, ou encore plus récemment une fonctionnalité arrivée via l’Anniversary Update qui permet de diviser son ordinateur entre deux usages pro et perso et de définir clairement les applications ayant accès à chaque partie, un peu comme le proposait déjà sur mobile la fonctionnalité Knox de Samsung. Une pelletée de fonctionnalités de sécurité auxquelles il faudrait également ajouter la technologie Smartscreen visant à lutter contre les sites malveillants, ou encore la fonction Credential Guard qui limite l’accès aux identifiants utilisateurs sur la machine.

« La place laissée à l’antivirus au sein de Windows 10 n’est pas nulle, mais nous avons développé tellement de techniques de protection au sein du système d’exploitation que l’antivirus perd le rôle central qu’il avait auparavant »

—Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft

Pour Bernard Ourghanlian, Microsoft n’entre pas en concurrence directe avec les antivirus, mais celui-ci concède que ces derniers vont devoir réinventer leur business model pour l’adapter à la « nouvelle donne » de Windows 10 : « Sur la partie purement antivirale, c’est clair qu’on a relevé la barre. Les éditeurs d’antivirus vont devoir aller au-delà du modèle basé simplement sur l’analyse de signatures et s’appuyer sur le cloud et le machine learning pour se démarquer. »

Parts de marché : la croissance viendra d’ailleurs

Pour les antivirus, il y a donc un enjeu à se réinventer. Avast explique avoir plus de 600 ingénieurs travaillant à la R&D sur ses produits antivirus et compte bien capitaliser sur cette expertise pour se démarquer des outils proposés par Microsoft.

Du côté de Kaspersky , qui s’est fendu d’un long billet de blog visant à répondre à la tribune de Robert O Callahan, on évoque un autre aspect : la typologie des utilisateurs. Pour Kaspersky, les utilisateurs « experts » sensibilisés au risque peuvent en effet se passer d’un antivirus autre que Windows Defender et espérer passer entre les mailles des malwares et autres menaces. Mais quid des utilisateurs moins expérimentés ? Enfants, parents, grands-parents, autant de publics qui ne sont peut être pas capables de repérer que le cadenas vert de TLS manque à cette page, que cette adresse mail n’est pas légitime, ou que ce fichier n’est pas signé par l’éditeur et donc potentiellement malveillant.

« Les antivirus sont indispensables, tout autant que des gilets de sauvetage ou des airbags. Si vous n’en avez jamais eu l’utilité, c’est tant mieux pour vous. Mais lorsque vous en avez besoin, ils peuvent vous éviter bien des ennuis » résume Alexei Malanov sur le blog de la société 

Il y aura donc toujours un marché pour les antivirus tiers, bien que celui-ci soit « peut être appelé à se stabiliser » suite aux progrès enregistrés par Windows 10 en matière de sécurité,. Et encore, il ne faudrait peut-être pas résumer l’écosystème à Windows comme remarque Bernard Ourghanlian « Si on regarde de façon un peu réaliste la part de marché de Windows du point de vue des antivirus, on représente une petite dizaine de pourcents. Aujourd’hui, si les antivirus veulent gagner de nouvelles parts de marché, il faut qu’ils se tournent vers les tablettes et les téléphones. »

Au final, est-il donc possible d’envisager de se débarrasser purement et simplement des antivirus tiers sous Windows ? On peut avancer un oui timide, assorti de plusieurs conditions : posséder la dernière version de Windows 10 en date, maintenir scrupuleusement ses programmes à jour et être capable de déceler les signes qui peuvent révéler une attaque.

Bien évidemment, ce oui déjà timide n’est valable que pour un particulier. Les entreprises constituent des cibles de choix pour les cybercriminels, et devraient évidemment se poser la question de la sécurité de leurs données. Et malgré tout cela, la sécurité n’est pas garantie. Après tout, un antivirus n’est pas non plus synonyme de sécurité absolue. Comme le résumait Bruce Schneier, « la sécurité est un processus, et non un produit. »

 
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Publié par le 15 février 2017 dans Antivirus, Microsoft, Sécurité, W10

 

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Windows 10 : Microsoft veut rendre la vie plus sure avec Defender Security Center

Source : ZDNet

Sécurité : Microsoft a décrit comment sa nouvelle application de sécurité, prévue pour la Creators Update, rassemblera toutes les informations de sécurité de Windows 10 et ne vous empêchera pas d’utiliser un antivirus tiers.

Microsoft lance une nouvelle application de sécurité appelée Windows Defender Security Center afin d’héberger tous les paramètres de sécurité de Windows 10, ainsi que son antivirus Windows Defender et un antivirus tiers.

La nouvelle application de gestion de la sécurité débarquera dans le cadre de la Creators Update de Windows 10, en disponibilité générale vers avril et actuellement accessible pour les testeurs du programme Windows Insiders.

L’objet de l’application est de donner aux utilisateurs un instantané de l’état actuel de leur PC et un endroit central pour accéder à ce que Microsoft appelle les cinq piliers de la protection, qui comprennent la protection contre les virus et les menaces, les performances et la santé des périphériques, le pare-feu et la protection du réseau, les contrôles des apps et du navigateur, et enfin les options de la famille.

Chaque pilier, affiché sous forme d’icône, obtient une coche verte s’il est à jour ou une croix rouge si une action est requise.

L’application se situera à l’emplacement auquel l’antivirus intégré Windows Defender affiche les résultats des analyses de malwares et l’historique des menaces. Les utilisateurs ayant opté pour un produit antivirus tiers peuvent eux aussi lancer leurs applications de sécurité à partir de cet écran.

Microsoft déclare que le but du nouveau centre de sécurité Defender est de rendre la sécurité simple, tout en veillant à ce que le périphérique ne soit jamais laissé sans protection, par exemple lorsqu’un abonnement à un produit antivirus tiers expire. Microsoft insiste sur le fait que la nouvelle application n’empêchera pas les utilisateurs de sélectionner des produits tiers.

En novembre, le fournisseur de sécurité russe Kaspersky s’est plaint auprès du régulateur de la concurrence que Microsoft utilisait Windows 10 pour éliminer ses rivaux et pousser Defender.

« Cette nouvelle expérience respecte naturellement le choix des clients dans la sélection d’un produit AV. En outre, si votre abonnement ou votre logiciel antivirus payant expire, Windows Defender Antivirus se lancera pour fournir une protection par défaut jusqu’à ce que vous preniez d’autres mesures » écrit Rob Lefferts, directeur associé de la division Windows.

« Enfin, il est important de s’assurer que vous contrôlez votre PC. Windows 10 respecte votre liberté de choisir les logiciels et services de protection que vous préférez. »

Dans la catégorie performances et santé de l’appareil, l’application affichera les dernières mises à jour, les pilotes, la durée de vie de la batterie et la capacité de stockage de Windows. Elle abrite également la fonctionnalité Refresh Windows récemment introduite, qui est livrée avec l’application Defender dans une mise à jour récente pour les Insiders.

Cette option supprime toutes les applications qui ne sont pas livrées avec Windows, puis réinstalle et met à jour Windows tout en conservant les fichiers personnels et certains paramètres Windows.

La page pare-feu et protection du réseau offre une vue des connexions réseau et des paramètres actifs du firewall Windows, tandis que les contrôles des apps et du navigateur permettent d’ajuster les paramètres SmartScreen pour protéger les applications et les navigateurs Web.

Enfin, la page des options familiales offre des raccourcis vers les contrôles parentaux, des outils de surveillance des activités des enfants et la gestion des contrôles pour l’achat d’applications et de jeux.

 
 

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Ignite : Edge veut diviser pour mieux sécuriser

 

Source : ZDNet

Sécurité : À l’occasion de sa conférence Ignite, Microsoft a présenté un argument de poids pour booster l’adoption de son navigateur Edge. Celui-ci isolera en effet ses processus du reste des données de la machine afin de limiter les risques d’infection par des cyber attaquants.

Microsoft semble vouloir faire table rase de la mauvaise réputation d’Internet Explorer et égrène les déclarations sur la sécurité et la fiabilité de son nouveau navigateur Edge. Lors de sa conférence Ignite, Microsoft a ainsi présenté une nouvelle fonctionnalité destinée à Microsoft Edge baptisée Windows Defender Application Guard.

Derrière ce nom à rallonge se cache un mécanisme visant à isoler le processus d’Edge dans une machine virtuelle. Celui-ci tire parti des nouvelles fonctionnalités de virtualisation introduites dans Windows 10 pour mieux protéger l’utilisateur des attaques exploitant le navigateur comme principal vecteur d’infection. 

Celui-ci est en effet largement considéré comme la cible principale des cybercriminels, qui ont fréquemment recours au phishing pour infecter les machines de leurs cibles à travers l’utilisation de sites contrefaits ou d’exploits kits. Application Guard entend limiter ceci en offrant à l’utilisateur la possibilité de faire fonctionner Edge dans une machine virtuelle minimale, ou un container, afin d’isoler celui-ci du reste du système d’exploitation. 

Faire oublier Internet Explorer

Ce paramètre peut être activé lorsque l’utilisateur visite certains sites jugés potentiellement malveillants par la DSI : la session est alors ouverte dans une machine virtuelle, qui est ensuite entièrement supprimée une fois la fenêtre fermée. Un code malveillant peut ainsi s’exécuter sur le site en question et tenter d’infecter la machine, mais il ne pourra pas accéder à l’OS de la machine de l’utilisateur et sera ensuite supprimé à la fin de la session.La fonctionnalité semble donc principalement destinée aux entreprises.

Edge proposait déjà un fonctionnement sécurisé de ses processus au sein d’une sandbox, mais les cybercriminels pouvaient néanmoins avoir recours à des vulnérabilités permettant de contourner cette protection. Avec son nouveau projet, Microsoft assure que l’étanchéité sera bien mieux garantie.

Celle-ci ne sera néanmoins disponible dans un premier temps que pour son navigateur Edge et n’échappera pas à certains désavantages. Ainsi, les sessions protégées par Application Guard ne pourront pas garder en mémoire les cookies et les informations d’identifications, puisque la machine virtuelle et les données conservées seront automatiquement supprimées à la fin de la session. Microsoft évoque également un impact possible sur les performances du navigateur, sans donner de détails sur celui-ci.

Il faudra donc attendre les premières versions, qui seront proposées via le programme Microsoft Insider dans la fin d’année, pour se faire une idée. La sortie officielle de Windows Defender Application Guard est programmée de son côté pour 2017.

 

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Regin, le nouveau logiciel espion qui fait trembler entreprises et administrations

 

Source : ZDNet

Sécurité : L’éditeur de solutions de sécurité Symantec a découvert un nouveau logiciel malveillant destiné à espionner des cibles parmi les entreprises et les organisations gouvernementales. Sa sophistication laisse supposer la main d’un État.

Dimanche, Symantec a fait état de l’existence d’un nouveau logiciel malveillant capable d’espionner des cibles à leur insu au sein d’entreprises, d’organisations gouvernementales et de centres de recherche. Baptisé Regin, il s’agit d’un cheval de Troie qui sévirait depuis 2008 en ayant provoqué des brèches de sécurité dans au 10 pays aux premiers rangs desquels figurent la Russie et l’Arabie saoudite.

Une fois infiltré dans un système, Regin peut notamment faire des captures d’écran, voler des mots de passe ou récupérer des fichiers effacés."Même lorsqu’on parvient à l’identifier quelque part, il est extrêmement difficile de déterminer ce qu’il a fait ou ce qu’il recherche", explique l’éditeur de solutions de sécurité qui souligne la sophistication de ce spyware.

Sa structure s’apparente à celle des poupées russes avec une attaque en 5 étapes où chaque phase prépare et exécute la suivante. “Il est assez probable que son développement ait pris des mois, si ce n’est des années et ses auteurs ont pris soin de couvrir leurs traces”, ajoute Symantec.

Et de conclure que “ses capacités et le niveau des ressources derrière Regin indiquent que ce est l’un des principaux outils de cyberespionnage utilisées par un État-nation.” (Eureka Presse)

 

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Security Essentials : l’antivirus Microsoft pour Windows XP s’arrêtera le 8 avril

 

Source : ZDNet

Sécurité : La fin du support de Windows XP rimera-t-il avec menaces ? Sans doute un peu plus du fait de la décision de Microsoft de cesser tout support de son antivirus Security Essentials sur XP à compter du 8 avril.

Microsoft l’a répété à plusieurs reprises : la fin du support étendu de Windows XP en avril prochain s’accompagnera d’un accroissement du niveau de risque pour les utilisateurs qui décideront malgré tout de conserver cette version de l’OS.

Disposer d’une solution de sécurité à jour pourrait sans doute permettre d’atténuer les risques pour ces utilisateurs. Mais pour ces derniers, pas question de compter sur l’antivirus gratuit de Microsoft, Security Essentials.

D’autres antivirus pour XP

L’éditeur a en effet décidé qu’à compter du 8 avril, c’est-à-dire le jour même de la fin du support de Windows XP, de cesser la distribution de son logiciel de sécurité pour cette plate-forme. La mise à jour de la base de signatures des malwares cessera elle aussi à cette échéance.

Une décision qui d’une certaine façon contribue à rendre encore un peu plus vraie la prévision de Microsoft relative à un accroissement du niveau de risque. Néanmoins, tous les éditeurs d’antivirus n’ont pas décidé de suivre la même ligne que Microsoft et les utilisateurs pourront donc encore disposer de logiciels à jour.

Si pour Microsoft, Windows XP appartiendra bientôt définitivement au passé, les éditeurs tiers ne déserteront cependant pas l’OS dont la part de marché avoisine encore les 30% selon Net Applications. Mozilla et Google ont par exemple déjà fait savoir qu’ils maintiendraient leurs navigateurs sur XP.

 
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Publié par le 10 janvier 2014 dans Antivirus, Microsoft, XP

 

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Orange s’offre Atheos, spécialiste de la cyber défense

 

Source : ZDNet

Sécurité : Atheos se présente comme un acteur majeur de la gestion des identités et de la sécurité des systèmes d’information en France. Le montant de la transaction n’a pas été révélé.

Olivier Chicheportiche

Par Olivier Chicheportiche

La sécurité des systèmes d’information est devenue un enjeu prioritaire, surtout lorsqu’il s’agit d’infrastructures stratégiques. Orange Business Service a donc décidé de renforcer son offre en la matière en annonçant l’acquisition du français Atheos pour un montant non communiqué.

"Orange Business Services devient ainsi la plus importante société de services européenne dans le marché de la cyber défense, renforçant son positionnement d’acteur majeur dans ce domaine sur le plan mondial", explique la filiale Entreprises de l’opérateur historique, sans toutefois étayer cette affirmation.

Créée en 2002, Atheos est spécialisé dans la gestion des identités et de la sécurité des systèmes d’information en France. Elle compte aujourd’hui 130 consultants experts en cyber sécurité "qui accompagnent les grandes entreprises françaises dans la définition, la mise en œuvre et le contrôle de leur stratégie de défense".

Cyber défense active

Cette acquisition permet à l’opérateur de se positionner dans le contrôle d’accès et la lutte contre les fuites d’information et la cyber défense active (identification avancée des failles et des vulnérabilités, détection et interprétation des signaux faibles d‘attaque, gestion des crises et intervention sur site).

Désormais, OBS estime proposer "une approche globale de la sécurité en développant des solutions de sécurité managées et intégrées dans 220 pays et territoires. Ces solutions couvrent les besoins de sécurité des infrastructures et des utilisateurs, et sont supervisées 7 jours/7 et 24 heures/24 à partir de huit Security Operations Centres (SOC) répartis dans le monde".

Cette approche globale est désormais réunie sous la bannière "Orange Cyber Défense".

"Nous sommes ravis d’accueillir les équipes d’Atheos dont l’expertise de très haut niveau et les méthodes éprouvées apportent une grande valeur à notre portefeuille de services. Les services de sécurité sont une priorité stratégique pour Orange Business Services car c’est un enjeu majeur pour nos clients. Avec cette acquisition, nous sommes désormais le seul acteur à l’échelle européenne capable d’accompagner les entreprises sur toutes les dimensions d’une stratégie de sécurité et de sa mise en œuvre opérationnelle", commente Thierry Bonhomme, Directeur Exécutif d’Orange Business Services.

 
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Publié par le 7 janvier 2014 dans Antivirus, FAI, Internet

 

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