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Archives de Catégorie: Société

Gilets Jaunes : les réseaux sociaux comme outil d’oppression

 

Source : ZDNet

Société : L’actualité sociale et politique qui secoue notre pays depuis quelques semaines met en lumière ce qui pouvait arriver de pire avec les réseaux sociaux.

On ne peut pas amoindrir le rôle joué par les réseaux sociaux et en particulier, Facebook dans le mouvement social des Gilets Jaunes. Quand une contestation recueille 72 % de soutien de la population française selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio et CNews, on reste songeur. Qui aurait pu prévoir qu’une pétition en ligne et un évènement Facebook déboucheraient sur ce qui est dorénavant qualifié de crise de régime ?

Peu importe, ce que l’on pense du fond des revendications des Gilets jaunes et ce ne sera pas le propos ici. D’ailleurs, bien malin celui qui arrivera à dire précisément quelles sont ces dernières, tant elles ont été nombreuses et parfois contradictoires et quelles seraient les personnes aptes à représenter ce mouvement.

Dès le départ, des voix se sont fait entendre et des porte-paroles ont émergé : les plus forts en gueule, les plus lisses, mais aussi les plus rentables sur le plan de l’audimat. Loin de moi l’idée de jeter la pierre aux médias d’avoir couvert cette contestation. Que n’aurait-on dit s’ils ne l’avaient pas fait ? Il suffit de se promener sur Twitter ou Facebook pour voir certaines personnes, se revendiquant des Gilets jaunes, les agonir d’injure et les accuser de donner une image tronquée.

A qui donner la parole ?

Essayant de rapporter l’information de la façon la plus objective possible, ils se sont heurtés à un problème : à qui donner la parole ? Il n’a échappé à personne que ce mouvement refusait d’avoir des représentants institutionnels et institutionnalisés. Un consensus a donc été trouvé avec des porte-paroles départementaux, mais qui eux-mêmes, ne rassemblent pas tout le monde et sont discrédités, de façon parfois violente.

Pouvait-on rêver meilleure démonstration de deux thèses parfaitement contradictoires : l’exercice purement vertical du pouvoir et la représentation strictement horizontale d’une contestation ? Depuis 2007 et l’élection à la présidentielle de Nicolas Sarkozy, on assiste à une démolition systématique, organisée et parfaitement réfléchie des corps intermédiaires : syndicats, médias, tissus associatifs, élus locaux, qui répond à une doctrine martiale : un chef est là pour cheffer et il ne doit pas y avoir d’intermédiaire. Le revers de la médaille étant qu’il n’y a plus personne pour faire tampon, pas même le Premier ministre.

Une population, chauffée à blanc depuis 10 ans, à qui on a seriné que les corps intermédiaires ne servaient plus à rien — et piétinant ainsi allégrement tout l’héritage institutionnel de la Ve République — s’est retournée contre ce pouvoir vertical. Souhaitant une application stricte de la démocratie liquide, chaque voix a le même poids qu’une autre. Cela se traduit par un combat d’images, mais aussi un combat de messages.

Le mouvement des Gilets jaunes : Printemps arabe ?

Cette désorganisation populaire donne lieu à une quantité délirante de messages conspirationnistes, des plus amusants — la Constitution a été abolie par décret — aux plus inquiétants — l’État aurait volontairement envoyé des casseurs. Certains commentateurs sont allés jusqu’à qualifier le mouvement des Gilets jaunes de Printemps arabe. Au-delà de la boutade saisonnière, non seulement les revendications qui ont donné lieu aux Printemps arabes sont très différentes, le contexte et les réponses de l’État le sont également.

À titre d’illustration, il suffit de se promener sur Facebook : certaines personnes, sur des évènements publics et ouverts, n’ont pas hésité à se vanter d’avoir commis des actes pénalement répréhensibles lors des manifestations, en utilisant leurs profils Facebook, profils complètement accessibles avec prénom, nom, employeur, situation maritale, géolocalisation et photos de la commission des actes. Ce type de comportement de l’autre côté de la Méditerranée quelques années plus tôt aurait eu d’autres conséquences. On mesure donc ici le ridicule de la comparaison.

On passera également sur le délire — au sens psychiatrique du terme — de certains politiques pompiers-pyromanes qui font un parallèle avec la Révolution française et appellent ouvertement à la sédition et à la violence. Ces personnes seraient bien inspirées de lire ce qu’il est advenu des grandes figures de la Révolution française. 

Même sur un chan IRC ou Mastodon, il y a des règles à respecter

En face, le politique est désemparé. L’opposition essaie de prospérer sur cette contestation, sans être entendue ni bien accueillie pendant que la majorité essaie de sauver les meubles localement.

Dans cette histoire, il y a un absent : les 28 %. Si on part du postulat que 72 % des Français soutiennent au moins en partie ce mouvement, il reste 28 % qui ne le soutient pas ou qui fait preuve d’indifférence. C’est la voix que l’on n’entend pas et pour cause : les voix en faveur de cette contestation sont plus fortes en nombre, mais de par sa désorganisation, a le champ libre pour multiplier les interventions.

Les règles en matière de répartition du temps de parole du CSA ne peuvent pas s’appliquer et la viralité des réseaux sociaux fait que c’est un combat perdu d’avance. On parle de crise de la représentativité, mais l’absence de résonance des voix discordantes ou raisonnables comme on aime à les qualifier, montre bien que la parfaite horizontalité ne peut pas fonctionner dans un État aussi grand et aussi peuplé que la France. Dans les structures de taille modeste, cela est faisable, sous réserve que certaines règles soient instaurées. Même sur un chan IRC ou sur les instances Mastodon, il y a des règles à respecter.

Un apéro géant Facebook qui a réussi

Les éléments les plus durs — des deux côtés — seront les plus audibles, mais les plus modérés, les plus ouverts à la discussion ne seront pas entendus. On dit qu’il faut 10 minutes d’explication pour démonter un mensonge de 5 secondes. Que ce soit sur la fiscalité, les institutions ou l’économie, on ne peut pas apporter de réponse simple, binaire, car il y a toujours un préalable consistant à mettre tout le monde au même niveau d’information. Accessoirement, notre monde n’est ni simple ni binaire. Nous ne sommes pas isolés du reste de la planète. Sauf qu’un tweet idiot est plus viral qu’une explication froide.

Les réseaux sociaux sont vendus comme des outils permettant la libre expression de chacun alors qu’il devient de plus en plus criant qu’ils puissent aussi étouffer certaines voix : les militantes féministes et LGBTI+ en font l’amère expérience tous les jours.

Plus qu’un Printemps arabe, les Gilets jaunes sont un apéro géant Facebook qui a réussi, mais personne n’a envie de faire le ménage après la fête.   

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Publié par le 7 décembre 2018 dans Divers, Facebook, Politique, Réseau social, Société

 

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Ardèche : après l’Arcep, les élus locaux montent au créneau sur le réseau cuivre

 

Source : ZDNet

Réseaux : Les élus de ce département donnent de la voix pour dénoncer les insuffisances du service sur le réseau cuivre, opéré par Orange. L’opérateur invoque des problèmes météorologiques pour justifier les difficultés rencontrées par ses équipes.

Certes, tout le monde vend de la fibre. Il ne faudrait pourtant pas oublier le cuivre. Dans les campagnes en effet, le réseau traditionnel cuivre est encore le principal réseau capable de connecter villages et foyers éloignés des centres-villes. Orange est historiquement l’opérateur chargé de la maintenance de ce réseau, mais manque parfois à ses obligations comme l’a récemment rappelé l’Arcep. Il y a deux semaines, l’autorité des télécoms a en effet mis Orange en demeure de respecter les obligations prévues dans le cadre de son contrat de délégation de service public : l’autorité expliquait ainsi que les délais moyens d’intervention d’Orange pour résoudre les problèmes sur le réseau cuivre étaient trop longs et sommait l’opérateur de se mettre en conformité.

Hasard du calendrier ou timing de communication bien étudié, les élus d’Ardèche tapent aujourd’hui du poing sur la table pour alerter sur les dysfonctionnements constatés sur le réseau cuivre de leur région. Comme le rapporte France 3, les élus locaux ont ainsi posé un ultimatum auprès d’Orange : rassemblés autour de quatre députés de la région, les maires des communes locales menacent de refuser de verser les factures d’Orange « tant que l’opérateur ne fera pas son travail. »

« J’invite les élus locaux à rejoindre cet effort, car cela me paraît être notre seule option valide pour l’instant », explique Hervé Saulignac, député PS de l’Ardèche à ZDNet. L’élu rappelle que le traitement des incidents liés au réseau cuivre n’est aujourd’hui plus une simple question de confort, mais bien de vie ou de mort pour des personnes âgées ou vulnérables : « Une personne à qui on coupe le réseau, cela peut avoir des conséquences tragiques. »

Les montagnes ne vont pas s’aplatir

Du côté de la direction Orange Sud Est, on préfère plutôt rappeler que l’année a été rude en Ardèche, un territoire déjà compliqué pour l’opérateur du fait de sa topographie : « Depuis le 1er juillet 2018, Météo France a constaté plus de 13 000 impacts de foudre sur la région. En plus de cela, on a eu cette année 157 jours avec des vents supérieurs à 47km/h : c’est le seuil à partir duquel les techniciens chargés des réparations en nacelle ne peuvent pas monter en hauteur pour intervenir sur les équipements. Et l’essentiel des installations en Ardèche est fait sur des poteaux » explique la direction à ZDNet. Au total, les équipes d’Orange ont constaté un peu plus de 15 000 signalisations d’incidents de juillet à septembre.

Une année difficile, un terrain difficile, Orange concède volontiers que « certains clients ont été laissés quelques semaines sans téléphone » pendant l’année 2018. Et l’opérateur espère changer la donne en rappelant que ses efforts pour reprendre en main la boucle locale cuivre de l’Ardèche n’ont pas attendu cet été pour être mis en place : Orange explique ainsi avoir renforcé la surveillance en temps réel de cette partie du réseau via la mise en place d’une cellule de crise, a mis en place un numéro vert qui permet aux maires de contacter rapidement le service d’assistance et revendique plus de 3000 interventions par semaine sur son réseau Drome Ardèche, pour un effectif total de 300 personnes employées par Orange dans la région. Et à ces interventions s’ajoutent les « actions préventives » qui visent à intervenir sur le réseau pour éviter de futures pannes, un peu plus de 1000 au compteur depuis le début de l’année.

Insuffisant aux yeux d’Hervé Saulignac : « Ça fait trois ans qu’Orange multiplie les promesses auprès des élus. Et c’est encore le cas suite à la prise de parole de lundi : si Orange venait vers nous avec un plan d’investissement concret pour résoudre le problème, nous serions prêts à les entendre. Mais pour l’instant je ne vois rien de tout cela, ils n’annoncent rien de précis. » Et le problème ne date pas d’hier selon l’élu, qui déplore le manque de communication d’Orange sur ce sujet et une absence de réponse concrète de la part de l’opérateur lorsque les élus l’interpellent sur des incidents réseau. Incidents qui se sont multipliés au cours des dernières années, passant de 3 par semaines à un par jour selon le député. Quant à l’excuse météorologique, le communiqué du député sur le sujet est sans appel « Oui, il pleut et il vente parfois en Ardèche, oui il y a des vallées et des pentes. Mais ça n’est pas nouveau et j’espère qu’Orange a conscience que les intempéries ne vont pas cesser et que les montagnes ne vont pas s’aplatir. »

Qui monte aux poteaux ?

Selon Hervé Saulignac, l’opérateur n’est pas à la hauteur de ses obligations sur la maintenance du réseau cuivre : « Le problème, c’est qu’ils n’ont plus en interne les savoir-faire nécessaires à la maintenance du réseau et qu’ils se tournent massivement vers les sous traitants pour leurs interventions. » L’opérateur ne donne pas le nombre de sous-traitants qui travaillent avec Orange sur le réseau Drome Ardèche, mais à un rythme de 3000 interventions techniques par semaines, pour un effectif total de 300 employés d’Orange dans la région (chiffre qui représente la totalité des effectifs et pas uniquement les personnels techniques), on imagine assez bien que l’opérateur délègue en effet les interventions sur le réseau à des tiers.

En l’état actuel et malgré les explications d’Orange, l’ambiance n’est donc pas au beau fixe entre l’opérateur historique et les communes de la région. La direction Orange Sud Est espère « une sortie de crise » au début de l’année 2019, en profitant des initiatives de modernisation de son réseau qui devraient permettre à plus de foyers ardéchois de profiter des offres vDSL ou de 4g Home. L’Ardèche devrait également profiter des plans d’investissements nationaux mis en place par Orange, qui s’est de son coté engagé à améliorer sa qualité de service sous six mois suite à la mise en garde de l’Arcep qui a recadré l’opérateur sur ses obligations à l’égard du réseau cuivre. Au niveau national, Orange investit ainsi 500 millions d’euros sur la maintenance préventive de son réseau cuivre, reparti également entre différentes régions.

 

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Mobile : le roaming tirera sa révérence en juin 2017

 

Source : ZDNet

Règlementation : Le principe de la suppression des frais d’itinérance en Europe a été validé ce mardi par le parlement de l’Union. De quoi alléger la facture des vacanciers et des salariés nomades.

Clap de fin pour le roaming mobile. En adoptant le Paquet Télécoms ce mardi, l’Europe a validé sa conception (contestable) de la neutralité du net mais a surtout mis fin à une pratique beaucoup plus visible par les consommateurs, celui de l’itinérance mobile.

On le sait, ces frais payés par les clients quand ils appellent ou font de l’Internet mobile depuis un autre pays européen que le leur sont dans le collimateur de la Commission européenne depuis des années et malgré les baisses de prix de gros imposées aux opérateurs, Neelie Kroes, l’ancienne commissaire chargée de la stratégie numérique a maintes fois répété qu’elle voulait y mettre fin.

La mort du roaming a été actée au sein du Paquet Télécom, cet ensemble de lois européennes censées réorganiser le secteur dans l’Europe des 28 et de parvenir à un marché unique. Fin 2013, la Commissaire proposait explicitement la fin du roaming – données, appels et SMS – pour 2014. L’an passé, le Parlement européen avait acté la mort de ces frais pour le 15 décembre 2015.

Dernière baisse en 2016

Mais le lobby des opérateurs est passé par là, il faut dire que ces frais constituent une vraie manne (4 milliards d’euros par an), notamment pour les pays touristiques comme la France. Selon un document préparatoire, le Conseil européen, plaidait finalement pour un report à 2018 de cette décision.

La poire a finalement été coupée en deux puisque la Commission et le Parlement sont tombés d’accord pour un enterrement en juin 2017. Cette date a finalement été adoptée ce mardi par le vote définitif du Parlement. Plus rien ne s’oppose donc à son application, le 15 juin 2017 précisément.

« Les Européens vont payer le même prix pour utiliser leur appareil mobile quand ils voyagent dans l’UE que chez eux », s’est félicité le commissaire européen Andrus Ansip, saluant « un premier pas vers un marché unique des télécommunications », à l’issue du vote des eurodéputés.

En attendant, le roaming sera une nouvelle fois taillé le 30 avril 2016. Le plafond pour les appels voix passeront de 0,19 € la minute à 0,05 € et le Mo consommé passera de 0,20 € à 0,05 €. Quant au SMS envoyé, il sera facturé 0,02 € contre 0,05 €.

Rappelons qu’en France, la plupart des grands opérateurs ont anticipé cette décision. L’inclusion du roaming dans les forfaits apparait de plus en plus comme un argument de différenciation fort dans un marché concurrentiel. Free Mobile inclut ainsi 35 jours par an les appels et la data depuis toute l’Europe, les Etats-Unis, le Canada.
C’est également une question de pragmatisme économique. Comme le rappelait Olivier Roussat, p-dg de Bouygues Telecom (qui offre le roaming depuis tous les pays d’Europe, 35 jours par an, dans certains de ses forfaits), « finalement avec un tarif élevé, vous ne vendez rien ». Mieux vaut tard que jamais.

Pour autant, quelques doutes subsistent. « La fin annoncée du roaming dépend de la réforme du marché de gros de l’itinérance », qui « a peu de chances d’être achevée dans les temps », prévient le Bureau européen de défense des consommateurs, Beuc, dans un communiqué.

 
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Publié par le 28 octobre 2015 dans FAI, Législation, Société, Téléphone mobile

 

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Dell + EMC + VMware : un nouveau géant des technologies sur le point de naitre

 

Source : ZDNet

Business : Les dirigeants de Dell et d’EMC ont organisé une conférence commune pour discuter de leur rapprochement et de la création de la « première entreprise technologique bout-en-bout », la plus grande société privée du secteur issue d’une transaction de 67 milliards de dollars.

Christophe Auffray

Par Christophe Auffray | Lundi 12 Octobre 2015

Les fuites étaient trop précises pour n’être que des spéculations. Les dirigeants de Dell et d’EMC apportent la confirmation du rapprochement géant en passe de se réaliser. Une conférence téléphonique s’est tenue aujourd’hui depuis les Etats-Unis.

L’objet de ce rendez-vous ouvert à la presse et aux analystes : discuter d’une fusion qui aboutira à la création de la « première entreprise technologique end-to-end » ou « bout-en-bout ». Les dirigeants de Dell et EMC ont en effet signé un accord définitif de rachat.

Le plus petit en valorisation, Dell, acquiert le plus grand, EMC. Les propriétaires de Dell – qui n’est plus coté en bourse depuis 2013 -, Michael Dell, et les fonds MSD Partners et Silver Lake, se portent acquéreurs d’EMC. Le communiqué précise que VMware restera elle une entreprise cotée. Dell prévoit toutefois d’accroitre sa participation dans l’éditeur de logiciels de virtualisation.

Hyper convergence, cloud hybride et datacenter

Les actionnaires d’EMC reçoivent 24,05 dollars par action, ainsi que des titres liés à la participation d’EMC dans VMware, des « tracking stock », ou 0,111 action VMware par titre EMC détenu. Montant estimé de cette transaction géante : 67 milliards de dollars.

La fusion Dell/EMC donnera naissance au plus important groupe privé du secteur technologique – c’est-à-dire non coté en bourse. Sa direction revient à Michael Dell, plus que jamais maitre de son destin et du groupe qu’il a fondé.

Les dirigeants de Dell et EMC ont apporté plusieurs précisions sur l’organisation du futur groupe :
– Pivotal conserve son mode de fonctionnement et ses dirigeants
– VMware demeure une société indépendante
– 1 milliard de dollars de synergies sont attendus
– Les objectifs de croissance se situent dans l’infrastructure convergée, le cloud et le datacenter
– Le cœur d’activité d’EMC reste à Hopkinton, dans l’Etat du Massachusetts

Une société privée pilotée par ses propriétaires

Michael Dell avait quitté la bourse pour transformer l’entreprise et gagner en autonomie pour diversifier l’activité de la société au-delà du PC. L’acquisition d’EMC s’inscrit dans cette stratégie. Le nouveau groupe ambitionne de devenir le leader des marchés des serveurs, du stockage, de la virtualisation (via VMware), des infrastructures convergées (EMC détient VCE), du cloud hybride, du mobile et de la sécurité (RSA est la propriété d’EMC).

« Nos investissements en R&D et innovations combinés à une structure privée nous donneront une taille inégalée, force et flexibilité, approfondissant nos relations avec nos clients de toutes tailles » assure Dell.

Pour l’actuel patron d’EMC, Joe Tucci, « nous entrons dans une nouvelle ère où le paysage IT se caractérise par des perturbations massives et de vastes opportunités. » La fusion « historique » est présentée comme la meilleure solution pour le futur d’EMC. « Nous aurons des portefeuilles de marché complémentaires ».

 
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Publié par le 12 octobre 2015 dans Divers, Société, Technologie

 

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DMLA : l’Avastin sera autorisé et remboursé

 

Source : Radins.com

Santé

C’est un vieux feuilleton qui vient de trouver son épilogue. L’Avastin, un médicament prescrit pour certains cancers, est désormais également autorisé pour le traitement de la DMLA, la dégénérescence maculaire, qui concerne 1,5 million de personnes en France tout de même…

Des milliers de malades vont pouvoir être soignés

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ? Parce que le médicament utilisé jusqu’ici pour traiter la DMLA coûte 800 euros l’injection, contre seulement 30 à 50 euros pour l’Avastin, dont on sait pourtant depuis des années qu’il est très efficace !
Or, pour la Sécurité Sociale, rembourser 800 euros ou 50, ce n’est pas du tout la même chose…
Résultat, jusqu’ici, le traitement de la DMLA avec le médicament très cher utilisé jusqu’ici (Lucentis), était réservé aux cas les plus graves. Avec l’Avastin, beaucoup plus de patients vont pouvoir être soignés !

DMLA : des résultats après trois injections d’Avastin

Pourquoi le laboratoire qui produit l’Avastin était réticent à ce qu’il soit prescrit pour traiter la DMLA vous demandez vous ? Illogique, puisque une nouvelle prescription, ce sont des ventes en plus. Seulement voilà : l’Avastin est produit par les laboratoires Roche… dont l’actionnaire principal (30 %) est Novartis, qui… produit le Lucentis, beaucoup plus cher !
On l’a compris, tout cela était donc une affaire de gros sous, qui a d’ailleurs déclenché des condamnations pour pratiques anticoncurrentielles dans d’autres pays, notamment en Italie.
Conclusion de l’histoire, les patients atteints de DMLA et qui attendaient un traitement (attendaient… que leur état dégénère !) pourront être traités avec l’Avastin, efficace après trois injections !

 
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Publié par le 28 août 2015 dans Santé, Société

 

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Superfish, Lenovo livre ses portables avec un adware

 

Source : ZDNet

Sécurité : Le constructeur Lenovo s’est attiré l’ire de ses clients, lorsque ceux-ci ont découvert un logiciel publicitaire directement installé sur les machines livrées par la société. Le logiciel nommé Superfish injecte de la pub lors des navigations web de l’utilisateur.

Le problème avait été soulevé sur les forums de Lenovo à la fin du mois de janvier : plusieurs clients de la marque chinoise se plaignaient de la présence d’un logiciel nommé Superfish, directement installé sur les ordinateurs récents de la marque. Celui ci avait la fâcheuse habitude d’injecter de la publicité au sein des pages web des utilisateurs sur Internet Explorer ou Chrome.

Interpelé sur les forums, l’un des modérateurs de Lenovo a expliqué que le produit était assumé par la marque et qu’il était censé « aider les utilisateurs à découvrir des produits à bas prix ». Lenovo explique reconnaitre des « problèmes et que celui-ci allait être temporairement retiré des logiciels livrés sur les nouveaux systèmes Lenovo.» Le modérateur précise également que l’utilisateur peut toujours refuser d’accepter les CGU du logiciel lors du premier lancement de la machine, ce qui empêche l’installation du logiciel.

De Charybde en Scylla

Cela aurait pu s’arrêter là, mais de nombreux utilisateurs ont également signalé d’importants risques relatifs à la sécurité des utilisateurs provoqués par ce logiciel indésirable. En effet, le logiciel Superfish a recours a des certificats auto signés. Une pratique problématique : ce certificat auto signé permet en effet à Superfish d’espionner les connexions sécurisées d’un utilisateur avec une banque par exemple, comme l’ont noté plusieurs utilisateurs.

Superfish peut donc déchiffrer des connexions supposées sécurisées afin d’insérer des contenus publicitaires sans que l’utilisateur ne soit averti d’une telle intrusion. Pour beaucoup cela ressemble fort à une attaque man in the Middle telle qu’on la décrit la plupart du temps, avec un tiers indésirable qui s’interpose dans une connexion entre un client et un serveur.

Lorsqu’un navigateur détecte une connexion utilisant un certificat non signé ou signé par une société ne faisant pas partie de ses « tiers de confiance », il signale à l’utilisateur que celle-ci présente un risque. Ce qui n’est pas le cas pour les utilisateurs de Lenovo : Superfish injecte son certificat auto signé afin d’avoir accès aux informations échangées entre le serveur et le client. De fait, le navigateur n’est donc plus en mesure de signaler à l’utilisateur une connexion non sécurisée.

Plus problématique encore : de nombreux utilisateurs notent que la même clef privée est utilisée sur tous les ordinateurs disposant du programme Superfish. Ce qui signifie que si une personne malintentionnée parvenait à mettre la main sur cette clef, en réussissant à extraire la clef chiffrée présente dans le certificat, pourrait facilement intercepter le trafic provenant des ordinateurs Lenovo connectés sur un wifi public, sans que ceux-ci ne se rendent compte de la manœuvre.

Nous avons contacté Lenovo afin d’obtenir plus d’informations sur le sujet et nous mettrons à jour l’article lorsque la société aura publié un communiqué officiel exprimant sa position ou retourné nos demandes de commentaires. Pour les utilisateurs affectés : si la désinstallation de Superfish suffit à s’épargner l’ajout de publicité sur les pages web, il semblerait néanmoins que la désinstallation ne révoque pas automatiquement le certificat.

 
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Publié par le 19 février 2015 dans Société, Virus

 

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Prothèses PIP : le système d’indemnisation des victimes dévoilé

 

Source : Radins.com

Santé

Les victimes des prothèses mammaires PIP vont finalement être indemnisées par l’assureur de l’ex-fabricant varois englué dans un véritable scandale sanitaire. Allianz a dévoilé lundi le plan d’indemnisation des 30 000 femmes françaises victimes de Jean-Claude Mas.

@Shutter

Allianz va indemniser les victimes des prothèses PIP

Allianz, l’assureur du fabricant de prothèses mammaires PIP, va finalement indemniser les 30 000 femmes victimes de cette entreprise varoise. L’assureur a dévoilé lundi le système d’indemnisation qui devrait « verser de manière rapide et équitable des indemnités » aux victimes françaises du docteur Jean-Claude Mas, fondateur et PDG de Poly Implant Prothèses.

Une demande d’indemnisation sur Internet

Le procédé est simple. Si vous avez été victime de ces prothèses mammaires nocives, vous avez à compter de ce mardi un mois pour demander une indemnisation via le site Internet indemnitepip.fr. Vous remplissez votre dossier en ligne. Une fois cela fait, l’assureur Allianz devrait étudier votre dossier sous les deux semaines à suivre et évaluer le montant du préjudice subi, qui fixera le montant de votre indemnisation.

Un plafond de garantie fixé par la justice à trois millions d’euros

En ce qui concerne le versement de cette indemnisation, il ne devrait pas intervenir avant le 16 mars prochain. A noter toutefois que la justice a fixé un plafond de garantie à trois millions d’euros, que toutes les victimes devront se partager. Soit en moyenne 100 euros par personne. Ne vous attendez donc pas à une indemnisation excessive. Bien entendu les montants varieront en fonction des cas.
Enfin, sachez que pour toute question ou demande d’information quant à cette procédure, Allianz a mis en place un numéro vert qui permet de se renseigner sur le dispositif : le 0 805 01 70 80.

 
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Publié par le 27 janvier 2015 dans Arnaque, Médicament, Santé, Société

 

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