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L’échec de Windows-as-a-service : Microsoft garde ses clients dans l’ignorance

 

Source : ZDNet

Avis d’expert : Si Microsoft souhaite traiter Windows 10 comme un service, il a pour responsabilité de fournir à ses clients des informations précises sur les problèmes rencontrés avec ce service. Au cours du dernier mois, la société a lamentablement échoué à cet égard.

« Windows as a service » semblait être une bonne idée en 2015, lorsque Microsoft a publié Windows 10. Toutefois, après un terrible mois d’octobre, les problèmes de Windows 10 de Microsoft se sont poursuivis en novembre.

Hier, un nombre inconnu de terminaux exécutant Windows 10 ont soudainement perdu leur statut d’activation; les propriétaires de ces appareils ont appris qu’ils ne disposaient plus d’une licence numérique valide et qu’ils exécutaient une « copie non authentique de Windows ».

La lamentable communication de Microsoft sur les bugs

Ces problèmes d’activation sont apparemment résolus, mais Microsoft n’a pas fourni d’explication ni d’excuse. Un porte-parole de la société a refusé de fournir des détails supplémentaires au-delà d’une brève déclaration d’une ligne:  « Nous travaillons à la restauration des activations de produit pour le nombre limité de clients Windows 10 Pro concernés. »

À l’ère de Windows-as-a-service, il est parfaitement compréhensible que des problèmes surviennent parfois. Toutefois, les clients sont en droit de s’attendre à une notification rapide et précise lorsque de tels problèmes se produisent et Microsoft échoue gravement au regard de cette responsabilité.

Pour ses clients entreprises, Microsoft a compris depuis longtemps la nécessité d’être précis sur le statut des mises à jour. Si votre organisation rencontre un problème avec Office 365, un tableau de bord d’état du service vous permet d’en identifier la cause. Les clients Microsoft Azure disposent d’un tableau de bord d’état Azure similaire et peuvent même vérifier la résolution des problèmes précédents sur la page d’historique des statuts Azure.

Les clients Windows 10 ne disposent pas de ressources similaires.

L’équivalent le plus proche dans Windows 10 est la page Historique des mises à jour de Windows 10, qui propose une documentation sur les mises à jour des fonctionnalités, les mises à jour de fiabilité cumulatives et de sécurité. Cette page indique que la mise à jour Windows 10 octobre 2018 (version 1809) a été publiée le 2 octobre 2018. Au cours des quatre jours suivants, un nombre inconnu de clients Microsoft ont téléchargé et installé cette mise à jour.

Quelques jours plus tard, Microsoft a retiré cette version de ses serveurs de mise à jour et franchi une étape sans précédent en supprimant également les fichiers d’installation de ses serveurs de téléchargement. À ce moment-là, la société a modifié le texte de la page Historique des mises à jour pour inclure cette note : « Nous avons suspendu le lancement de la mise à jour de Windows 10 octobre 2018 (version 1809) * pour tous les utilisateurs dans le but d’examiner des rapports isolés d’utilisateurs concernant la disparition de certains fichiers après la mise à jour. »

Cette note incluait un lien vers un article de blog d’accompagnement qui tentait d’expliquer la cause du bug. Ce message se termine par cette note : « Nous sommes déterminés à tirer les leçons de cette expérience et à améliorer nos processus et nos systèmes de notification afin de garantir à nos clients une expérience positive de notre processus de mise à jour. »

Si c’est Windows 10, c’est vous le produit

De bons points pour ces bonnes intentions, mais le comportement de la société depuis lors a révélé de nombreuses failles dans la façon dont elle communique avec ses clients Windows.

Pour commencer, cette page n’a pas été mise à jour depuis le 9 octobre, il y a exactement un mois. Quiconque vérifie cette ressource officielle supposerait logiquement que Microsoft enquête toujours sur ces rapports.

En fait, les ingénieurs Windows ont identifié des bugs supplémentaires dans la mise à jour d’octobre 2018. Un deuxième problème, portant sur l’extraction des fichiers d’un ZIP dans l’Explorateur de fichiers, peut entraîner une perte de données. Les informations essentielles sur les performances de l’onglet Processus ne sont pas correctement signalées. Il existe de nombreux problèmes de compatibilité avec des pilotes de périphérique et les produits antivirus et de virtualisation tiers.

Aucun de ces dysfonctionnements n’est mentionné sur la page Historique des mises à jour de Windows 10 ou sur le blog de John Cable auquel il est fait référence, qui n’a également pas été mis à jour depuis le 9 octobre.

Ces bugs ont à la place été documentés dans une paire de mises à jour d’un billet de blog du 18 septembre annonçant la publication de Windows Insider Preview, version 17763, qui est finalement devenue la mise à jour d’octobre 2018.

Microsoft indique que tous ces problèmes ont été résolus dans les mises à jour cumulatives publiées les 16 et 20 octobre, respectivement. Mais si vous avez été l’un des enthousiastes à avoir téléchargé et installé la version 1809 la première semaine de disponibilité, vous n’avez pas reçu ces mises à jour. Pour résoudre ce qui constitue indéniablement des bugs sérieux dans une version de Windows 10 diffusée via des canaux publics, vous devez ajouter votre terminal au programme Windows Insider et sélectionner le mode Slow ou Release Preview.

Ce n’est pas acceptable. Les clients qui utilisent une version officielle de Windows ne devraient pas être obligés de s’inscrire en tant que beta-testeurs pour obtenir des correctifs critiques.

Et parlons un instant de la lamentable communication autour des problèmes d’activation d’hier. Quelques heures après que ce problème se soit produit, les seules sources d’informations étaient un fil Reddit et un rapport de troisième main rédigé par un modérateur volontaire du forum Answers de Microsoft, citant un rapport du « Microsoft Chat Support ».

Ce n’est pas acceptable non plus. Et ne me lancez pas sur le forum Microsoft Answers, où des modérateurs accablés collent régulièrement des réponses standards aux clients signalant de véritables problèmes. Bonne chance pour y trouver une aide réelle.

Les clients traditionnels utilisant une version publiée de Windows ne devraient pas avoir à passer des heures à chercher des informations sur les problèmes et les mises à jour. Mais en l’absence d’un tableau de bord d’état officiel pour Windows 10, cela semble être la seule option.

Article « Windows-as-a-service fail: Microsoft keeps customers in the dark » traduit et adapté par Christophe Auffray, ZDNet.fr

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Publié par le 12 novembre 2018 dans Microsoft, W10

 

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Ardèche : après l’Arcep, les élus locaux montent au créneau sur le réseau cuivre

 

Source : ZDNet

Réseaux : Les élus de ce département donnent de la voix pour dénoncer les insuffisances du service sur le réseau cuivre, opéré par Orange. L’opérateur invoque des problèmes météorologiques pour justifier les difficultés rencontrées par ses équipes.

Certes, tout le monde vend de la fibre. Il ne faudrait pourtant pas oublier le cuivre. Dans les campagnes en effet, le réseau traditionnel cuivre est encore le principal réseau capable de connecter villages et foyers éloignés des centres-villes. Orange est historiquement l’opérateur chargé de la maintenance de ce réseau, mais manque parfois à ses obligations comme l’a récemment rappelé l’Arcep. Il y a deux semaines, l’autorité des télécoms a en effet mis Orange en demeure de respecter les obligations prévues dans le cadre de son contrat de délégation de service public : l’autorité expliquait ainsi que les délais moyens d’intervention d’Orange pour résoudre les problèmes sur le réseau cuivre étaient trop longs et sommait l’opérateur de se mettre en conformité.

Hasard du calendrier ou timing de communication bien étudié, les élus d’Ardèche tapent aujourd’hui du poing sur la table pour alerter sur les dysfonctionnements constatés sur le réseau cuivre de leur région. Comme le rapporte France 3, les élus locaux ont ainsi posé un ultimatum auprès d’Orange : rassemblés autour de quatre députés de la région, les maires des communes locales menacent de refuser de verser les factures d’Orange « tant que l’opérateur ne fera pas son travail. »

« J’invite les élus locaux à rejoindre cet effort, car cela me paraît être notre seule option valide pour l’instant », explique Hervé Saulignac, député PS de l’Ardèche à ZDNet. L’élu rappelle que le traitement des incidents liés au réseau cuivre n’est aujourd’hui plus une simple question de confort, mais bien de vie ou de mort pour des personnes âgées ou vulnérables : « Une personne à qui on coupe le réseau, cela peut avoir des conséquences tragiques. »

Les montagnes ne vont pas s’aplatir

Du côté de la direction Orange Sud Est, on préfère plutôt rappeler que l’année a été rude en Ardèche, un territoire déjà compliqué pour l’opérateur du fait de sa topographie : « Depuis le 1er juillet 2018, Météo France a constaté plus de 13 000 impacts de foudre sur la région. En plus de cela, on a eu cette année 157 jours avec des vents supérieurs à 47km/h : c’est le seuil à partir duquel les techniciens chargés des réparations en nacelle ne peuvent pas monter en hauteur pour intervenir sur les équipements. Et l’essentiel des installations en Ardèche est fait sur des poteaux » explique la direction à ZDNet. Au total, les équipes d’Orange ont constaté un peu plus de 15 000 signalisations d’incidents de juillet à septembre.

Une année difficile, un terrain difficile, Orange concède volontiers que « certains clients ont été laissés quelques semaines sans téléphone » pendant l’année 2018. Et l’opérateur espère changer la donne en rappelant que ses efforts pour reprendre en main la boucle locale cuivre de l’Ardèche n’ont pas attendu cet été pour être mis en place : Orange explique ainsi avoir renforcé la surveillance en temps réel de cette partie du réseau via la mise en place d’une cellule de crise, a mis en place un numéro vert qui permet aux maires de contacter rapidement le service d’assistance et revendique plus de 3000 interventions par semaine sur son réseau Drome Ardèche, pour un effectif total de 300 personnes employées par Orange dans la région. Et à ces interventions s’ajoutent les « actions préventives » qui visent à intervenir sur le réseau pour éviter de futures pannes, un peu plus de 1000 au compteur depuis le début de l’année.

Insuffisant aux yeux d’Hervé Saulignac : « Ça fait trois ans qu’Orange multiplie les promesses auprès des élus. Et c’est encore le cas suite à la prise de parole de lundi : si Orange venait vers nous avec un plan d’investissement concret pour résoudre le problème, nous serions prêts à les entendre. Mais pour l’instant je ne vois rien de tout cela, ils n’annoncent rien de précis. » Et le problème ne date pas d’hier selon l’élu, qui déplore le manque de communication d’Orange sur ce sujet et une absence de réponse concrète de la part de l’opérateur lorsque les élus l’interpellent sur des incidents réseau. Incidents qui se sont multipliés au cours des dernières années, passant de 3 par semaines à un par jour selon le député. Quant à l’excuse météorologique, le communiqué du député sur le sujet est sans appel « Oui, il pleut et il vente parfois en Ardèche, oui il y a des vallées et des pentes. Mais ça n’est pas nouveau et j’espère qu’Orange a conscience que les intempéries ne vont pas cesser et que les montagnes ne vont pas s’aplatir. »

Qui monte aux poteaux ?

Selon Hervé Saulignac, l’opérateur n’est pas à la hauteur de ses obligations sur la maintenance du réseau cuivre : « Le problème, c’est qu’ils n’ont plus en interne les savoir-faire nécessaires à la maintenance du réseau et qu’ils se tournent massivement vers les sous traitants pour leurs interventions. » L’opérateur ne donne pas le nombre de sous-traitants qui travaillent avec Orange sur le réseau Drome Ardèche, mais à un rythme de 3000 interventions techniques par semaines, pour un effectif total de 300 employés d’Orange dans la région (chiffre qui représente la totalité des effectifs et pas uniquement les personnels techniques), on imagine assez bien que l’opérateur délègue en effet les interventions sur le réseau à des tiers.

En l’état actuel et malgré les explications d’Orange, l’ambiance n’est donc pas au beau fixe entre l’opérateur historique et les communes de la région. La direction Orange Sud Est espère « une sortie de crise » au début de l’année 2019, en profitant des initiatives de modernisation de son réseau qui devraient permettre à plus de foyers ardéchois de profiter des offres vDSL ou de 4g Home. L’Ardèche devrait également profiter des plans d’investissements nationaux mis en place par Orange, qui s’est de son coté engagé à améliorer sa qualité de service sous six mois suite à la mise en garde de l’Arcep qui a recadré l’opérateur sur ses obligations à l’égard du réseau cuivre. Au niveau national, Orange investit ainsi 500 millions d’euros sur la maintenance préventive de son réseau cuivre, reparti également entre différentes régions.

 

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L’Arcep redistribue les fréquences mobiles 900 et 2100 MHz à parts égales, Free grand gagnant

 

Source : ZDNet

Technologie : L’Arcep livre sa copie concernant la réattribution des bandes de fréquences dans les 900, 1800 et 2100 MHz. Free Mobile sort grand gagnant, mais devra suivre le mouvement de déploiement imposé par le gouvernement aux opérateurs.

Jusqu’alors, l’attribution des fréquences mobiles favorisait Orange, devant SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile. Suite à l’appel à candidatures lancé cet été, l’Arcep livre son verdict concernant les bandes des 900, 1800 et 2100 MHz. Ces fréquences sont redistribuées plus équitablement entre les quatre opérateurs.

Sur la bande des 900 MHz, chacun disposera de 8,7 MHz de bande de fréquences à partir du 9 décembre 2024. Les opérateurs doivent ici laisser une plus grande place à Free Mobile, qui passe de 5 MHz dédiés à 8,7 MHz. Dans la bande des 1800 MHz, la répartition reste maintenue, avec 20 MHz pour Orange, SFR et Bouygues Telecom, Free Mobile devant se contenter de 15 MHz. Enfin, sur la bande des 2100 MHz, nous assistons là encore à une répartition à l’identique entre les quatre opérateurs, qui sera effective dès le 21 août 2021. Chacun aura droit à 14,8 MHz de bande de fréquences. Une belle affaire pour Free, qui ne dispose aujourd’hui que de 5 MHz.

Des exigences de couverture renforcées

Les opérateurs disposent tous aujourd’hui d’un réseau mobile couvrant 95 % de la population. Mais en matière de couverture géographique du territoire, les quatre acteurs sont loin de faire jeu égal.  Voir à ce propos notre précédent article « Réseaux mobiles : Orange toujours champion, Free toujours à la traine ».

Si nous assistons à un rééquilibrage de la répartition des fréquences, les exigences de couverture seront les mêmes pour les quatre opérateurs. Cette réattribution des fréquences mobiles est en effet la conséquence du New Deal mobile mis en place entre le gouvernement, l’Arcep et les opérateurs en janvier dernier… lequel s’accompagne d’exigences fortes en matière de couverture.

Une bonne couverture du territoire, en particulier des zones rurales, devient le nouveau « standard d’exigence », rappelle l’Arcep. 5000 nouveaux sites devront être mis en place par chaque opérateur. Ils pourront être mutualisés. Objectif : aller au-delà des zones blanches. Ces sites, peu rentables du point de vue du potentiel de clients,  seront intégralement mis à la charge des opérateurs.

Autre point, la généralisation de la 4G. Laquelle passera par l’équipement de 10.000 communes et la couverture des axes routiers et ferroviaires. Notez que Free Mobile n’est pas concerné par cette dernière obligation (n’ayant pas été candidat sur les 1800 MHz). Dernière exigence du New Deal mobile, une couverture téléphonique complète de l’intérieur des bâtiments, au besoin au travers de la mise en place de small cells ou de solutions de voix sur Wifi.

Vers toujours plus de 4G

Notez que lors du dépôt des dossiers de candidature, chacun y avait été de son commentaire rassurant. Orange souligne ainsi que ces fréquences vont « contribuer à soutenir la croissance explosive du trafic de données de la 4G avec le niveau de qualité optimale visé ».

SFR annonce la mise en place de futures offres très haut débit mobile qui « pourront désormais également s’appuyer sur la capacité apportée par la réutilisation en 4 de tout ou partie des bandes de fréquences de l’appel à candidatures ».

Bouygues Telecom signale que son objectif est « d’accompagner le développement des usages de ses clients en leur proposant en permanence une infrastructure d’accès data la plus performante possible tant en couverture indoor et outdoor. »

Enfin, Free Mobile « souhaite augmenter son portefeuille de fréquences afin de répondre à la demande croissante de ses abonnés […]. La demande d’attribution de ces nouvelles fréquences s’inscrit dans la continuité des investissements et engagements consentis par Free Mobile pour renforcer et améliorer ses capacités spectrales et donc ses offres commerciales. »

 
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Publié par le 31 octobre 2018 dans Arcep, FAI, Réseaux mobiles, Très Haut Débit, Wifi

 

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La pire version de Windows 10 ? La catastrophique mise à jour d’Octobre

 

Source : ZDNet

Technologie : Microsoft a publié la mise à jour Windows 10 octobre 2018 le 2 octobre, puis l’a retirée quelques jours plus tard. Novembre approche et la mise à jour n’a toujours pas été republiée. Où est le problème ? Et cela va-t-il se reproduire ?

En septembre 2017, Microsoft se vantait d’avoir publié la « meilleure version de Windows 10 à ce jour« . Un an plus tard, alors que les ingénieurs Windows bataillent avec la dernière version du système d’exploitation, la mise à jour d’octobre 2018 s’affirme comme la pire version de Windows 10 jamais réalisée.

Le mois a commencé presque triomphalement pour Microsoft avec l’annonce le 2 octobre du lancement de la deuxième version de Windows 10 de l’année, la version 1809, conformément au calendrier prévu. Quelques jours plus tard, l’entreprise a pris la décision sans précédent de retirer la mise à jour d’octobre 2018 de ses serveurs pour enquêter sur un grave problème de suppression de données.

La télémétrie seule ne suffit pas pour tout détecter

Des rapports de bugs supplémentaires ont suivi tout au long du mois. Le support intégré des fichiers Zip ne fonctionne pas correctement. Un pilote de clavier a provoqué le blocage de certains terminaux HP avec un BSoD. Certaines polices système sont cassées. Intel a poussé un mauvais pilote audio dans Windows Update, rendant certains systèmes soudainement silencieux. La luminosité de l’écran de votre ordinateur portable a pu être réinitialisée de manière arbitraire.

Novembre approche à grands pas et la mise à jour des fonctionnalités n’a toujours pas été republiée.

Pourquoi les choses ont-elles aussi mal tourné ? Mary Jo Foley, ma collègue à ZDNet, suggère que Microsoft est tellement concentré sur les nouvelles fonctionnalités qu’il a négligé la fiabilité et les fondamentaux. Peter Bright d’Ars Technica affirme que le processus de développement de Windows est fondamentalement imparfait.

Ou peut-être y-a-t-il une explication encore plus simple.

Je soupçonne qu’une grande partie de la responsabilité découle de la dépendance excessive de Microsoft à l’un des principes de gestion les plus ambitieux des cinquante dernières années: « Ce qui est mesuré est fait. » C’est certainement un bon principe directeur pour toute organisation, mais cela crée également un piège pour tout manager qui ne tient pas compte également de ce qui échappe à des mesures.

Sous Windows 10, un nombre considérable d’événements de performance et de fiabilité sont mesurés en permanence sur tous les ordinateurs Windows 10. Ces flux de données de diagnostic proviennent du composant Connected User Experience et Telemetry, également appelé Universal Telemetry Client. Et il ne fait aucun doute que Microsoft utilise ces données de télémétrie pour améliorer les fondamentaux de Windows 10.

Dans son billet de septembre 2017, par exemple, Microsoft se vantait d’avoir amélioré l’autonomie de la batterie de 17% dans Microsoft Edge, accéléré de 13% le temps de démarrage et enregistré une réduction de 18% du nombre d’utilisateurs confrontés à « certains problèmes de stabilité du système ». Toutes ces données se sont traduites par une fiabilité accrue, mesurée par un volume d’appels considérablement réduit vers les lignes d’assistance de Microsoft :

« Nos équipes de support client internes signalent une réduction significative du volume de demandes d’appel et de support en ligne depuis la mise à jour Anniversary. Au cours de cette période, nous avons assisté à une baisse significative des volumes d’assistance mensuels, au travers notamment d’une baisse considérable des demandes d’installation de mises à jour et de dépannage. »

Une fonction pour noter la gravité d’un bug

Microsoft s’est concentré sur les éléments visibles dans son tableau de bord de télémétrie, en surveillant des indicateurs tels que les taux de réussite de l’installation, les temps d’initialisation et le nombre de pannes. Sur ces mesures de fiabilité et de performances, Windows 10 est sans conteste meilleur que tous ses prédécesseurs.

Malheureusement, cette focalisation a été si radicale que la société a raté ce que j’appelle des « erreurs légères ». Ainsi, sur le tableau de bord de télémétrie, tout est au vert et chaque action renvoie un événement traduisant une réussite, même si le résultat est tout sauf celui-ci.

La télémétrie est le moyen le plus efficace pour collecter des données afin de diagnostiquer les plantages et des blocages. Il fournit un excellent retour d’informations aux développeurs qui souhaitent affiner les performances des applications et fonctionnalités Windows. Il est très efficace pour identifier les pilotes tiers défaillants.

Mais la télémétrie ne parvient pas à détecter tout ce qui n’est pas incontestablement un crash ou une panne. En théorie, les membres du programme Windows Insider doivent signaler ces problèmes dans Feedback Hub. De fait, les membres du programme Windows Insider ont signalé de nombreux bugs sur une période de plusieurs mois, dont le problème entraînant une perte de données lors de certaines mises à niveau. Plusieurs rapports auraient également dû permettre de résoudre le problème sur les fichiers Zip avant le déploiement.

Alors pourquoi Microsoft est-il passé à côté de ces rapports ? Si vous avez passé du temps dans Feedback Hub, vous savez que la qualité des rapports varie énormément. Comme un ingénieur Windows me le fait remarquer : « Tous les jours, des rapports nous signalent de différentes manières que le dark mode est mauvais. » En clair, il est difficile de repérer des rapports pour lesquels le volume est faible et dont le bug ne peut être reproduit en interne.

En réponse à ces alertes manquées, Microsoft a ajouté un nouveau champ à son outil de signalement des problèmes dans Feedback Hub, afin de fournir une indication de la gravité d’un problème. Les utilisateurs Windows peuvent ainsi désormais signaler les problèmes en fonction de leur gravité.

La confiance rompue ?

Le temps nous dira si cet ajout est utile ou si les testeurs sur-notent automatiquement chaque rapport de bug par frustration. Même avec ce changement, les problèmes récents soulignent une faille fondamentale du programme Windows Insider : ses membres ne sont pas formés à l’art du test logiciel.

La valeur réelle des versions Insider Preview réside dans la possibilité de collecter des données de télémétrie auprès d’une population de terminaux beaucoup plus vaste que ce que Microsoft peut tester en interne. En ce qui concerne les rapports manuels, je suis sceptique quant au fait qu’une simple couche de filtrage suffira à les transformer en données exploitables.

In fine, si Microsoft demande à la plupart de ses clients non-entreprise d’installer des mises à jour des fonctionnalités deux fois par an, la responsabilité de tester les modifications de ces fonctionnalités incombe au premier chef à Redmond. Les deux bugs les plus graves de ce cycle, qui se sont tous deux retrouvés dans un produit publié, ont été causés par un changement dans le fonctionnement fondamental d’une fonction.

Un testeur logiciel expérimenté aurait pu et dû résoudre ces problèmes. Un bon testeur sait qu’il est important de tester les cas périphériques. Un développeur qui se précipite pour vérifier le code afin de tenir un calendrier semestriel ne va presque certainement pas tester chacun de ces cas et peut même ne pas envisager la possibilité que les clients utilisent cette fonctionnalité de manière non intentionnelle.

Au cours des prochains jours, Microsoft redéploiera la mise à jour d’octobre 2018 et tout dans le monde Windows-as-a-service reviendra à la normale. Mais en avril prochain, à l’approche de la sortie publique de la version 19H1, nombreux sont ceux qui retiendront leur souffle.

 
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Publié par le 30 octobre 2018 dans Microsoft, Système d'exploitation, W10, Windows

 

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Build Windows 10 19H1 : extension de la recherche à tous les dossiers et lecteurs

 

Source : ZDNet

Technologie : Avec la version d’essai 18267 de Windows 10 19H1, les utilisateurs peuvent désormais rechercher tous leurs dossiers et lecteurs, plutôt qu’un dans un sous-ensemble.

Microsoft déploie auprès des testeurs du programme Fast Ring Insider une nouvelle version d’essai de Windows 10 19H1. Cette version, #18267, comprend un certain nombre de corrections et de fonctionnalités mineures, ainsi qu’un nouveau mode amélioré pour l’indexeur de recherche.


Le nouveau mode d’indexation de recherche permettra à Windows de rechercher tous les dossiers et lecteurs d’un utilisateur, et pas seulement les documents, les images, les vidéos et le bureau par défaut, mentionne le blog de Microsoft du 24 octobre sur la nouvelle version.
Pour activer la nouvelle fonction d’indexation de recherche, les utilisateurs doivent se rendre dans les paramètres de recherche de Windows et, sous « Trouver mes fichiers », sélectionner « Amélioré » afin de lancer le nouveau processus d’indexation.

15 minutes pour faire effet

Les responsables de Microsoft ont déclaré que ce processus d’indexation mis à jour devrait prendre environ 15 minutes pour faire effet, bien qu’il puisse être plus long si les utilisateurs ont beaucoup de fichiers. Les utilisateurs ont également la possibilité d’exclure un dossier de la recherche en l’ajoutant à la liste des dossiers exclus.
Pour une liste complète des correctifs et des problèmes connus, consultez le blog de Microsoft. Microsoft devrait commencer à déployer Windows 10 19H1 pour tous les utilisateurs vers avril 2019.

 
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Publié par le 26 octobre 2018 dans Microsoft, W10, Windows

 

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Microsoft doit se recentrer sur les fondamentaux de Windows 10, pas seulement sur les nouvelles fonctionnalités

Source : ZDNet

Technologie : Opinion : Microsoft doit quitter le train des nouvelles fonctionnalités, au moins temporairement, et rétablir la fiabilité et les fondamentaux de Windows 10.

Windows en tant que service, tel qu’il existe actuellement, ne fonctionne pas. Le projet de Microsoft de publier deux fois par an des mises à jour des fonctionnalités pour Windows 10, comme le fait Microsoft depuis 2015, n’est pas considéré comme un avantage supplémentaire par de nombreux clients.

Après la débâcle entourant la mise à jour Windows 10 octobre 1809, la perception selon laquelle Microsoft a perdu le contrôle de sa stratégie de mise à jour de Windows 10 est encore plus patente.

L’accident industriel 1809 justifie une remise en question

Petit rappel des faits concernant la version 1809 : Microsoft a commencé à la diffuser le 2 octobre. Certains des premiers utilisateurs ont vu leurs photos, fichiers, favoris et autres données effacés après l’installation des nouveaux éléments. Microsoft a interrompu la 1809 et la teste à nouveau avec les Insiders avant de recommencer à la déployer auprès de l’ensemble des clients.

Je ne vois aucun signe suggérant que Microsoft soit prêt à renoncer, dans un avenir prévisible, à ses projets de diffuser deux mises à jour fonctionnelles par an de Windows 10. La société a récemment fait un geste en direction de ses clients Enterprise et Education, leur permettant d’installer une seule mise à jour des fonctionnalités tous les deux ans. Mais les clients Windows 10 Home et Pro ne bénéficient pas de ce répit.

Mon collègue de ZDNet, Ed Bott, a suggéré que Microsoft permette aux utilisateurs de Windows 10 Home de choisir entre appliquer les deux mises à jour des fonctionnalités de Windows 10 chaque année ou de différer et d’en appliquer seulement une par an.

Je pense que Microsoft doit aller plus loin : il est temps que l’éditeur publie au moins une, voire plusieurs, mises à jour de Windows 10 qui se concentrent exclusivement sur la fiabilité/les fondamentaux, et non sur les fonctionnalités. Revenir à l’essentiel et déterminer ce qui ne fonctionne pas avant de poursuivre tête baissée sur le chemin ‘nous avons des centaines de nouvelles fonctionnalités.’

Identifier comment mieux tester OneDrive et Windows 10 ensemble. Collaborer avec les constructeurs OEM pour déterminer comment, le cas échéant, publier les pilotes mis à jour simultanément avec les nouvelles mises à jour des fonctionnalités.

Je suis sûr que personne chez Microsoft ne souhaite cela. Qui veut admettre qu’une initiative clé d’une entreprise ne fonctionne pas ? Il est plus facile de continuer à dire qu’un « petit sous-ensemble » de clients rencontre ce problème, donc tout va bien, plutôt que d’admettre que cette approche n’est pas viable.

Mais même s’il s’agit d’un « centième de un pour cent » de clients confrontés à un problème particulier, l’optique sur la qualité et la fiabilité de Windows 10 n’est pas bonne.

De nouvelles fonctionnalités 2 fois par an, est-ce nécessaire ?

Je suis franchement surprise que quiconque (à l’exception des journalistes qui ont besoin de tester des produits) « recherche » sciemment une nouvelle version de Windows 10 dès sa publication. (Je suis sûr qu’un certain nombre d’utilisateurs le font inconsciemment en recherchant les mises à jour une fois qu’une nouvelle mise à jour est disponible.)

Même après le déploiement des deux, trois ou quatre premières mises à jour cumulatives pour une nouvelle version, je suis toujours méfiante quant à leur installation sur mon PC. Je sais que ces versions ont été testées en interne chez Microsoft et en externe par le biais du programme Insider, mais elles causent inévitablement des problèmes de compatibilité et d’autres bugs chez les utilisateurs. Et je n’ai tout simplement pas le temps, ni dans de nombreux cas les connaissances requises pour réparer ce qui se casse.

En parlant de test, il est de notoriété publique que Microsoft a licencié beaucoup de ses testeurs Windows en 2014, mettant en place de nouvelles procédures de test unitaire. Je ne pense pas que Microsoft inversera ce cours et ramènera les tests en tant que discipline distincte. Mais l’éditeur pourrait améliorer ses procédures de test et l’infrastructure de support dans le cadre d’un retour aux fondamentaux.

Afin de se concentrer sur la fiabilité à ce stade, Microsoft devrait s’engager à faire de la version 19H1 ou de la suivante en septembre 2019 une mise à jour de fiabilité. Pas une Creators Update ou une Anniversary Update. Une mise à jour de fiabilité ennuyeuse, mais extrêmement utile.

Et si le résultat est au rendez-vous, peut-être Microsoft ajouterait-il une mise à jour de fiabilité régulière à sa stratégie de maintenance Windows 10, que ce soit tous les deux ans ou même une fois par an. (Vous vous souvenez de l’ancienne cadence de publication « majeure/mineure » à l’époque de Windows 7 ? Peut-être est-il temps d’y revenir.)

Plus tôt cette année, Microsoft a intégré l’ingénierie Windows au sein de la division Azure, dirigée par le vice-président exécutif Jason Zander. Pendant ce temps, l’autre moitié de l’équipe Windows, plus concentrée sur les « expériences », a été confiée au vice-président exécutif Rajesh Jha. Il y a de nouveaux shérifs Windows en ville qui semblent se soucier beaucoup de la fiabilité et des fondamentaux. Ce pourrait être le moment idéal pour revoir l’ordre des priorités.

Article « Microsoft needs to refocus on Windows 10 fundamentals, not just new features » traduit et adapté par Christophe Auffray, ZDNet.fr

 
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Publié par le 12 octobre 2018 dans Microsoft, W10, Windows

 

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Microsoft ferme Skype 7 "Classic" en novembre prochain

Source : ZDNet

Technologie : Les responsables de Microsoft ont déclaré qu’ils avaient ajouté certaines des fonctionnalités les plus demandées à Skype 8. Skype 7 Classic n’aurait donc plus de raison d’être.

Après un bref répit, Skype 7 a une nouvelle date officielle de fin de support. Le 27 septembre, les responsables de Microsoft ont annoncé que la prise en charge de Skype 7 (et des versions antérieures) prendra fin au 1er novembre 2018 sur desktop et le 15 novembre 2018 sur appareils mobiles et tablettes.

Microsoft a fait cette annonce en mettant à jour un article du blog de juillet dernier sur la disparition imminente de Skype 7. Les responsables de l’entreprise écrivent : « Bien que vous puissiez utiliser des versions plus anciennes pendant un certain temps, nous vous encourageons à les mettre à jour dès aujourd’hui pour éviter toute interruption.

Mi-juillet, les responsables de Microsoft déclaraient que la société prévoyait d’abandonner le support de Skype 7, également connu sous le nom de Skype « Classic », au 1er septembre 2018. Ils déclaraient alors qu’ils exigeraient que les utilisateurs basculent sur Skype 8 pour les OS Windows utilisés sur desktop, car Skype 7 n’y fonctionnerait plus.

Travailler sur les fonctions les plus demandées par les utilisateurs

Début août, cependant, les responsables de Microsoft ont cédé. Après avoir reçu de nombreux commentaires d’utilisateurs mécontents, les responsables annonçaient qu’ils continueraient à prendre en charge Skype 7 pendant un certain temps.

Dans l’article du blog mis à jour aujourd’hui, ils déclarent qu’ils continuent à travailler sur les fonctionnalités les plus demandées par les utilisateurs, et soulignent que Microsoft a récemment ajouté l’enregistrement des appels et a commencé à déployer la recherche dans une conversation à Skype 8. Ils mentionnent que les utilisateurs seront bientôt en mesure d’ajouter des numéros de téléphone aux contacts existants, d’avoir plus de contrôle sur le statut de disponibilité et plus encore.

 
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Publié par le 1 octobre 2018 dans Microsoft, Skype, Windows

 

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