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Firefox contre-attaque : prends garde à toi Google Chrome !

 

Source : ZDNet

Technologie : Au sein de Mozilla, le PDG Chris Beard et son équipe se préparent à prendre d’assaut le navigateur Google Chrome. La bataille commence en novembre, avec la sortie de Firefox 57.

Des centaines d’employés de Mozilla ont découvert en juin une version très différente de la mascotte de Firefox alors qu’ils se retrouvaient dans une salle de conférence Hilton à San Francisco pour une réunion générale.

Disparu le panda roux et ardent sur un globe bleu, l’image qui représentait le combatif navigateur de Mozilla depuis 2003. A la place, le vice-président senior de Firefox, Mark Mayo, a ouvert l’événement par un dessin de renard dans une menaçante armure méca, nommée Mark 57 – de la même façon que sont nommées les améliorations des armures d’Iron Man.

Un « big bang » à venir

Le message ne fait pas dans la finesse : Firefox 57, une évolution en profondeur programmée pour le 14 novembre, est prêt pour la bataille. Son principal rival est Google Chrome, qui représente 54% des visites de pages Web sur PC, tablettes et smartphones. Safari d’Apple est à 14%, tandis que Firefox n’est qu’à 6% selon StatCounter. Depuis son apparition en 2008, nombre d’utilisateurs se sont détournés de Firefox au profit de Chrome.

Mais Firefox 57 pourrait être la version qui incitera les internautes à revenir sur leur choix – et permettra eut-être aussi sauvegarder le Web. Mozilla a commencé à tester Firefox 57 mercredi 2 août, l’aboutissement de plus d’un an de travaux d’ingénierie.

Au siège de la société, le patron de Mozilla, Chris Beard, annonce un « big bang ». Plus optimiste encore, il se risque à des déclarations audacieuses : « Nous allons récupérer beaucoup de personnes ». Ce sont des mots hardis compte tenu des défis auxquels est confronté Firefox. Chrome domine sur tous les terminaux. La navigation Web elle-même est menacée alors que les utilisateurs préfèrent de plus en plus les applications au surf.

Mais de Firefox 57 à la conquête des nouveaux internautes espérée par Beard, il y a plus qu’un pas. Même ceux qui ont investi des années chez Mozilla le reconnaissent.

« Certaines des choses qu’ils font du point de vue technologique sont incroyables » explique Andreas Gal, qui est devenu PDG de la startup Silk Labs après avoir quitté la direction de l’ingénierie de Mozilla en 2015. « Je ne pense pas que cela fait une différence. »

Renaître de ses cendres

L’inspiration, les 1.200 employés de Mozilla peuvent la trouver dans les 15 ans d’histoire du navigateur. Firefox est né des cendres de Netscape, le pionnier de l’Internet que Microsoft a aidé à tuer en intégrant Internet Explorer gratuitement dans Windows. Mozilla a décapé la coque de Netscape Navigator en 2002 et lancé Firefox 1.0 en 2004.

Firefox n’a pas mis fin à la domination d’IE, qui équipait à l’époque 95% des internautes. Mais Firefox n’a cessé de triompher. Vous ne vous préoccupez peut-être pas du navigateur que vous utilisez, mais la popularité de Firefox a permis de maintenir la compétitivité parmi les navigateurs et de construire au cours de la dernière décennie un Web propice aux innovations. Êtes-vous fan de Google Maps, Facebook, Twitter ou YouTube ? C’est en partie grâce à Firefox.

La mission de Mozilla est de garder le web assez dynamique pour faire émerger la prochaine grande innovation, même si les entreprises proposent des applications mobiles au lieu de sites Web, balancent des publicités portant atteinte à la vie privée ou tentent de vous enfermer dans leurs écosystèmes.

Beard, Baker et d’autres cadres supérieurs de Mozilla nous ont donné un aperçu exclusif sur toutes les facettes du programme de reconquête de Mozilla : tout, depuis la reconnaissance sans ambigüité des échecs récents de Firefox jusqu’à la divulgation d’un éventuel plan d’adhésion pour gagner de l’argent, en passant par la lutte politique autour de problèmes comme le chiffrement et la neutralité du net.

Dans sa croisade pour récupérer l’intérêt perdu, l’organisation à but non lucratif compte également sur des logiciels au-delà du navigateur, une croissance financière qui devrait l’aider à survivre, et même des services en ligne qui remettent en question le pouvoir de Google dans la recherche.

Mais la mission la plus noble au monde est sans importance si votre logiciel est bancal.

Rencontre avec Mark 57

Les mises à jour de Firefox de l’année dernière ont aidé Mozilla à freiner la migration de ses utilisateurs vers Chrome, ce qui a permis de stabiliser le nombre d’utilisateurs actifs quotidiens à un peu plus de 100 millions. Avec des changements plus importants en magasin, Mozilla promet d’en remontrer à Chrome lors de la sortie de Firefox 57.

« Ce sera le jour et la nuit » assure Beard.

Les améliorations permises par le projet Quantum sont à l’origine de la majeure partie de cette évolution promise. Un volet, Stylo, accélère les opérations de mise en forme. Quantum Flow broie des dizaines de petits défauts de ralentissement. Quantum Compositor accélère l’affichage du site Web. Et Firefox 57 va également jeter les bases de WebRender, qui utilise la puce graphique d’un périphérique informatique pour afficher plus rapidement les pages Web à l’écran.

« Vous pouvez faire l’interface utilisateur et l’animation et du contenu interactif d’une manière tout simplement inenvisageable sur n’importe quel autre navigateur » explique Mayon, le patron de Firefox, parlant de son bureau à Toronto – par le biais d’une technologie de chat vidéo que Firefox a aidé à rendre possible.

Tout cela s’ajoute à un moteur très différent au cœur de Firefox. Ce type d’accélération peut véritablement enthousiasmer les développeurs web – une communauté influente clé dans le succès de Firefox face à IE en 2004.

La priorité absolue est la vitesse. Nous éprouvons un plaisir inconscient à disposer d’un navigateur rapide et fluide dans l’affichage des sites Web, l’ouverture et la fermeture d’onglets… Si votre navigateur bredouille lors que vous faites défiler une page ou vous fait attendre longtemps pour afficher un contenu, il est plus que probable que vous en changiez. Les améliorations sur la vitesse au cours des derniers mois ont déjà eu un effet, explique Mozilla, mettant fin à un flux continu de défections d’utilisateurs de Firefox au profit d’autres navigateurs.

Il est trop tôt pour estimer les progrès accomplis par Firefox 57 en termes de rapidité, mais selon un test de navigateur appelé Speedometer, les performances de Firefox ont bondi de manière significative. En comparant la version de juin 2016 de Firefox avec la version prévue en août, la performance du navigateur a augmenté de 38% sur MacOS et de 45% sur Windows, affirme Jeff Griffiths de Mozilla.

La vitesse est la clé de l’un des principaux volets de la mission de Mozilla : la construction d’un web en bonne santé. Dix ans plus tôt, l’innovation du navigateur signifiait que les programmes Web gagnaient en performance, ouvrant la voie à des sites Web beaucoup plus puissants. Quantum pourrait alimenter une nouvelle course de performance et conduire à une nouvelle révolution sur le web.

La vitesse ira de pair avec une nouvelle interface grâce à Photon. « Si Quantum est la façon dont nous rendons Firefox plus rapide, Photon est la manière dont les utilisateurs le sauront » déclare Nick Nguyen, vice-président de Mozilla. Il promet « une expérience utilisateur élégante et moderne, des animations douces et des éléments d’interface impeccables pour toutes les résolutions ».

Les changements au niveau de l’interface sont multiples. La barre de titre sur le haut du navigateur deviendra sombre. Fini le temps des fonctionnalités exclusives à Firefox, comme une boîte spéciale, juste pour lancer des recherches sur Internet ou le menu avec une grille de petites icônes. Vous pourrez vous concentrer sur des paramètres particuliers avec un outil de recherche de préférences. Firefox basculera dans un mode tactile dès que vous appuyez sur l’écran de votre PC. Un nouveau menu « page action » dans la barre d’adresse gère les tâches comme les pages de favoris, le partage d’adresses de sites Web ou la sauvegarde de pages dans le service Pocket de Mozilla. Et préparez-vous-y – Photon remplace les onglets incurvés de Firefox par des onglets au style rectangulaire, comme dans le navigateur Edge de Microsoft.

Lorsqu’ils sont réussis, les changements cosmétiques comme la nouvelle interface Photon peuvent rendre le logiciel plus facile à comprendre et à utiliser. Mais même les meilleurs changements nous font souvent hurler.

Le changement est difficile

Un autre changement dans Firefox 57 cassera une partie estimable et ancienne de Firefox : la technologie des extensions qui permet de personnaliser le navigateur. Par exemple, avec des extensions, il est possible de bloquer les publicités, protéger sa vie privée, télécharger des vidéos YouTube, traduire des sites Web et gérer des mots de passe. Les extensions ont été un avantage majeur pour Mozilla dans sa bataille contre IE. Mais Mozilla passe à Web Extensions, une variante de la technologie de personnalisation de Chrome.

Le changement ouvre la voie à des améliorations réelles, comme une plus grande réactivité lorsque vous cliquez sur votre souris ou fermez un onglet. Mais des milliers d’extensions seront laissées sur le bas-côté, à moins que leurs créateurs ne développent de nouvelles versions pour la nouvelle fondation de Firefox.

Le changement est dur, mais nécessaire, dit Beard. « Si vous essayez de rendre tout le monde heureux, vous ne faites plaisir à personne » dit-il. « Les grandes organisations avec des centaines de millions d’utilisateurs se mettent sur la défensive et tentent de préserver le bonheur de chacun. En fin de compte, vous aboutissez à un produit et une expérience médiocres. »

Article adapté et traduit par Christophe Auffray, ZDNet.fr. L’article complet « Firefox fights back against Google Chrome » de Stephen Shankland est en ligne sur CNet.com.

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Publié par le 7 août 2017 dans FireFox, Internet, Navigateur Internet

 

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Microsoft acte le principe de deux mises à jour majeures de Windows 10 chaque année

Source : Touslesdrivers.com

Microsoft vient de faire quelques annonces sur son blog au sujet de Windows 10.

On apprend tout d’abord que Windows 10 Creators Update est désormais disponible pour l’ensemble des utilisateurs via Windows Update. Depuis sa sortie début avril, la diffusion automatique de la Creators Update avait été limitée à un cercle restreint de machines avant d’être élargie à un plus grand nombre au fur et à mesure de la correction des problèmes de compatibilité grâce à de nouveaux pilotes et des patchs pour les applications. Dorénavant 100 % des utilisateurs sont donc censés avoir accès à l’édition 1703 de Windows 10 (build 15063 ou Redstone 2) et peuvent profiter de ses nouvelles fonctionnalités.
Cela étant dit, Microsoft confirme que le grand public va systématiquement bénéficier à l’avenir de deux mises à jour annuelles de Windows 10, l’une au mois de mars et l’autre en septembre. C’est d’ailleurs à peu près ce qui va se passer pour cette année 2017 avec Windows 10 Creators Update (avril) et Windows 10 Fall Creators Update qui, par déduction, pourrait donc sortir dès la rentrée de septembre si on tient compte de ce nouveau calendrier.
Selon Microsoft, il faut maintenant parler d’une cadence de publication semi-annuelle (Semi-Annual Channel) qui remplace les concepts Current Branch (CB) et Current Branch for Business (CBB) que l’on connaissait jusqu’à présent. La disponibilité et le support de ces mises à jour semi-annuelles de Windows 10 sera assuré par Microsoft pendant une durée de 18 mois pour chacune. Au-delà, s’il ne l’a pas déjà fait l’utilisateur sera obligé de passer à une version plus récente pour continuer à disposer du support technique et des mises à jour notamment de sécurité.

Calendrier de fin du support de Windows 10

Sachant tout cela, Microsoft est désormais en mesure de donner un calendrier précis sur la date de fin de chaque édition de Windows 10. Pas de panique pour les éditions Anniversary et Creators qui n’arriveront à échéance qu’en 2018. En revanche, les utilisateurs étant encore sous l’édition 1511 (Threshold 2) devraient vite effectuer la mise à jour.

  • Windows 10 1507 (RTM) : 9 mai 2017
  • Windows 10 1511 (Fall Update) : 10 octobre 2017
  • Windows 10 1607 (Anniversary Update) : mars 2018
  • Windows 10 1703 (Creators Update) : septembre 2018

La notion de Long-Term Servicing (LTSB) reste par contre d’actualité mais se nomme maintenant Long-Term Servicing Channel (LTSC) et vise à assurer aux entreprises un support d’une version particulière de Windows 10 pendant une durée de 10 ans. Les éditions Long-Term de Windows 10 ne sont prévues pour être publiées que tous les 2 ou 3 ans. La prochaine version Long-Term de Windows 10 ne devrait d’ailleurs pas être proposée avant 2019 !
A noter que cette nouvelle stratégie de mise à jour et de maintenance du système d’exploitation Windows s’applique également à la suite bureautique par abonnement Office 365 ProPlus.
Tout cela est censé offrir aux utilisateurs finaux mais surtout aux entreprises une visibilité à long terme sur l’évolution du système ce qui devrait leur permettre d’adapter leurs phases de test de de déploiement. Si une entreprise juge trop courte la durée de vie de 18 mois du système, il lui suffit de passer sur la branche Long-Term. Les fabricants de PC et développeurs d’applications vont bien évidemment également bénéficier de cette visibilité en pouvant adapter leurs cycles de développement.
Du côté de Microsoft, ces changements marquent encore un peu plus la volonté de Microsoft de fournir Windows 10 comme un service et non plus comme un produit fini que l’on achète et conserve tel quel pour X années. Mais comme nous le savons tous, les services ont un prix et Microsoft ne va probablement pas continuer de proposer éternellement son système phare gratuitement ou presque aux clients que nous sommes. Il faudra sans doute un jour passer à la caisse avec un abonnement mensuel ou annuel par exemple. Le concept de Windows as a Service (WaaS), si cher à Microsoft, prendra alors tout son sens.
Se pose aussi la question de la prise en charge matérielle. Il arrivera bien un moment où certains PC ne seront techniquement plus capables d’exécuter les dernières éditions de Windows 10. Il y a d’ailleurs eu une polémique à ce sujet la semaine dernière concernant la plateforme Intel Clover Trail (Atom Z2000 Series). Microsoft n’est pas encore très clair sur ces questions et il serait bon à l’avenir que lors de l’achat d’un PC ou d’une tablette, le consommateur soit parfaitement informé de la durée de vie logicielle du produit. C’est même devenu un critère d’achat de nos jours selon nous…

 
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Publié par le 31 juillet 2017 dans Microsoft, Système d'exploitation, W10, Windows

 

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Windows 10 et l’ornière sur la route de Windows as a Service

 

Source : ZDNet

Technologie : Le passage de Microsoft au modèle Windows as a Service peut être source de nombreux avantages, mais il s’accompagne également de conséquences inattendues.

La découverte la semaine dernière que des millions de PC mis à niveau vers Windows 10 pourraient être privés de support beaucoup plus tôt que prévu est une conséquence inattendue du passage en cours de Microsoft vers un modèle Windows as a Service.

Dans l’ancien modèle, il était très facile de comprendre où vous en étiez avec Windows. Microsoft publiait longtemps à l’avance les dates auxquelles le support des différentes versions de son logiciel prendrait fin.

« Tout produit Windows a un cycle de vie. Le cycle de vie commence lorsqu’un produit est publié et se termine lorsqu’il n’est plus pris en charge. Connaître les dates clés dans ce cycle de vie vous aide à prendre des décisions éclairées afin de déterminer quand mettre à jour ou apporter d’autres modifications à votre logiciel » explique Microsoft.

Par exemple, Windows 7 atteindra la fin du support étendu en janvier 2020 : au-delà, les utilisateurs n’obtiendront plus de mises à jour de sécurité (cette date est donc à inscrire à son agenda).

Bien sûr, les utilisateurs risquent de se plaindre que leur logiciel préféré soit mis hors service. Ils pourraient même conserver l’ancienne version de Windows plutôt qu’adopter son successeur. Mais pour chacun, la nature de cette échéance était claire.

Avec Windows 10, c’est un peu différent

Windows 10, comme les versions antérieures de Windows, dispose encore d’une date de fin de support, en octobre 2020, et une date de fin du support étendu, en octobre 2025.

Mais Windows 10 est diffusé sous la forme de « Windows as a Service », ce qui rend tout un peu plus compliqué. Plus que les versions précédentes de Windows, elle évolue constamment, avec des mises à jour mineures chaque mois et une mise à jour majeure tous les six mois.

Pour de nombreux utilisateurs, c’est formidable, car cela signifie un flux régulier de mises à jour et de nouvelles fonctionnalités permettant à leur PC d’évoluer.

Mais comme l’a révélé mon collègue Ed Bott, cela a d’autres conséquences et les propriétaires de PC en ont fait la découverte la semaine dernière.

Certains PC, migrés vers Windows 10 il y a moins de deux ans, sont interdits de mise à jour vers Windows 10 Creators Update. La raison avancée par Microsoft : les terminaux embarquent des processeurs Intel Clover Trail – dont Intel n’assure plus le support. Des millions de ces PC ont été vendus en 2013 et 2014.

Mais, pire encore, en raison du fonctionnement de Windows as a Service, ces appareils ne devraient plus bénéficier non plus des mises à jour de sécurité à partir du début de l’année prochaine.

Microsoft a été clair quant à la possibilité qu’une telle chose se produise comme le souligne la page de cycle de vie de Windows : « Un périphérique peut ne pas être en mesure de recevoir des mises à jour si le matériel de l’appareil est incompatible, manque de pilotes actuels ou par ailleurs sort de la période de support du constructeur (Original Equipment Manufacturer, OEM). »

Mais c’est avec Clover Trail que la plupart des utilisateurs ont pris conscience pour la première fois qu’un tel scénario pouvait devenir réalité.

Microsoft soutient que si les fabricants de matériel cessent de supporter un périphérique ou des composants clés, ou cessent de mettre à jour les pilotes, alors Windows 10 pourrait ne pas fonctionner correctement. Mais il a également déclaré qu’il fournirait des mises à jour de sécurité pour ces ordinateurs jusqu’à 2023, ce qui est indéniablement la bonne réponse à apporter.

Une question essentielle est de savoir si d’autres cas d’équipements hors support se produiront. Après tout, peu de consommateurs ou d’entreprises ont une idée de la date à laquelle les fournisseurs de matériel cesseront de supporter les processeurs (ou d’autres composants) de leurs PC.

Nul ne s’attend à ce que son PC fonctionne éternellement. Le logiciel évolue et le matériel ne peut suivre cette évolution de la même manière.

Et il est vrai qu’un scénario similaire se produit tout le temps avec les smartphones, où le principe de la mise à jour gratuite des OS est la norme depuis un certain temps. Souvent, lors de la sortie d’une nouvelle version d’Android ou iOS, le matériel ancien est écarté de la mise à jour (Apple y répond mieux que l’écosystème Android fragmenté). Mais ce que les clients désirent réellement, c’est la certitude.

Le passage à Windows as a Service devrait présenter de nombreux avantages pour les utilisateurs de PC et pour Microsoft lui-même. Mais avec ce changement en faveur d’un Windows sous forme de service, les attentes des utilisateurs de PC changent également. Microsoft devrait se montrer transparent sur la façon dont l’expérience évoluera.

 
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Publié par le 25 juillet 2017 dans W10

 

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Outlook : Microsoft annule des mises à jour pleines de bugs

 

Source : ZDNet

Mise à jour : Microsoft revient sur plusieurs mises à jour d’Outlook diffusée en juin. Ces correctifs introduisaient des bugs avec le logiciel de messagerie. Un nouveau patch est disponible pour corriger le problème.

Microsoft fait marche arrière sur trois mises à jour d’Outlook diffusée au cours du mois de juin. Ces trois patchs étaient destiné à Office 2010, 2013 et 2016 et visaient à corriger un bug provoqué par les pièces jointes utilisant certains types de ponctuation dans le nom des fichiers. Lorsque l’utilisateur cliquait sur la pièce jointe, celle ci refusait purement et simplement de s’ouvrir. Microsoft a donc publié les patchs KB4011042, KB3191849 et KB3213654 afin de résoudre le problème.

Malheureusement, au lieu de corriger le bug, ces patchs l’ont aggravé : une fois les patchs installés, non seulement l’utilisateur ne pouvait pas ouvrir les pièces jointes fautives, mais cliquer sur l’une d’entre elle provoquait également le crash de l’application Outlook. Plutôt décevant pour un correctif.

En attendant un patch

Microsoft a donc retiré les trois mises à jour posant problèmes de ses services, et conseille directement de désinstaller manuellement les mises à jour problématiques en attendant un nouveau correctif venant résoudre le problème pour de bon.

Le lièvre a été levé par des utilisateurs du forum reddit, qui ont constaté les bugs liés aux nouvelles mises à jour. Selon un communiqué de Microsoft relayé par les utilisateurs, une nouvelle version du correctif est dans les cartons et sera publié par Microsoft dès que possible.

Ce n’est pas la première fois que Microsoft se retrouve avec une mise à jour problématique sur les bras : au début du mois de juin, l’éditeur s’était déjà excusé après avoir poussé vers ses utilisateurs des mises à jour non fonctionnelles à destination de membres du programme Windows Insider. Celles ci rendaient la machine complètement inutilisable.

 
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Publié par le 18 juillet 2017 dans Messagerie, Microsoft, Outlook.com

 

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Windows 10 : Ubuntu fait son entrée dans le Windows Store

 

Source : ZDNet

Technologie : Il est désormais possible de télécharger la célèbre distribution de Canonical depuis la boutique de Microsoft. Cet ajout intéressera d’abord les développeurs.

Chose promise, chose due : les utilisateurs de Windows 10 peuvent désormais télécharger et installer la distribution Ubuntu, simplement depuis le Windows Store. Précisément, il s’agit de la version Ubuntu 16.04 LTS (Xenial Xerus).

Microsoft avait annoncé que son dernier OS allait supporter Ubuntu et l’interpréteur de ligne de commandes Bash. Cette décision ne vise pas à séduire les particuliers, mais à nourrir la base de développeurs de l’éditeur et à attirer de nouveaux utilisateurs sur sa plateforme. 

Concrètement, Ubuntu fonctionne avec WSL (Windows Subsystem for Linux) et permet donc de faire tourner nativement la distribution de Canonical en parallèle sans avoir à créer un double-boot ou passer par la virtualisation et de donner accès à plusieurs utilitaires de ligne de commande comme GNU Bash, les gestionnaires de paquets APT et DPKG CLI,  SSH (Secure Shell) etc…

Cette version d’Ubuntu est compatible avec Windows 10 64-bit et nécessite quelques paramétrages. Il faut se rendre dans le menu « Activer/désactiver les fonctionnalités Windows » puis cocher l’option « Sous-système Windows pour Linux » et redémarrer la machine. Ensuite, Ubuntu via WSL sera opérationnel.

Pour mémoire, Satya Nadella patron de Microsoft s’efforce de forger une société centrée totalement sur les plateformes et la productivité. Voici ce qu’expliquait l’année dernière le PDG dans un mémo à ses employés :

« Notre stratégie est de concevoir les meilleures plateformes et services de productivité dans un monde mobile et cloud. Nos plateformes permettront d’harmoniser les intérêts des utilisateurs finaux, des développeurs et de l’IT mieux que tout écosystème ou plateforme concurrent. Nous allons réaliser notre mission et stratégie en investissant dans trois ambitions interconnectées et audacieuses.

1. Réinventer la productivité et les processus métier

2. Bâtir une plateforme cloud intelligente

3. Créer une informatique plus personnelle »

Microsoft a plus que jamais mis en œuvre cette vision depuis la prise de fonction de Nadella. La plateforme Office est aussi robuste sinon meilleure sur iOS et Android qu’elle l’est sur Windows. Microsoft a contribué à la communauté open source aussi bien sur le volet matériel que logiciel. L’activité entreprise tourne à plein régime. Et Microsoft est réellement engagé dans la plateforme Cloud Azure et les solutions analytiques qui l’accompagnent.

Ce qui manquait à Microsoft, c’était un mouvement qui ferait dresser l’oreille aux développeurs. C’est l’ambition de ce support d’Ubuntu notamment avec l’exécution de Bash nativement sur Windows. Pas de container. Pas de virtualisation.

Les développeurs peuvent donc faire tourner facilement Ubuntu sur Windows. Bash (pour Bourne Again Shell) est un standard sur OS X et un groupe de distributions Linux. Pour l’utilisateur lambda, Bash passera inaperçu. Mais pour les développeurs, c’est une tout autre histoire. Microsoft permet aux développeurs de lancer aussi bien des scripts Windows que Bash sur une seule plateforme.

Les développeurs aiment cette évolution de Microsoft. Et si un vendeur de logiciels peut gagner de nouveaux développeurs, alors il a accompli beaucoup. Au minimum, Microsoft répond à la demande des développeurs, Ubuntu était la distribution la plus populaire sur Azure.

Même le fondateur de Canonical, Mark Shuttleworth, qui a toujours bataillé contre Microsoft, est ravi : « La disponibilité native d’un environnement Ubuntu complet sur Windows, sans virtualisation ou émulation, est une étape importante qui défie les conventions. »

 
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Publié par le 12 juillet 2017 dans Microsoft, Système d'exploitation, Ubuntu, W10

 

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Skype sur Android : Microsoft provoque la grogne de ses utilisateurs pros

 

Source : ZDNet

Mise à jour : Les commentaires négatifs s’accumulent, face à ce que les utilisateurs considèrent comme un dévoiement de l’esprit très professionnel de Skype au profit d’une approche dans l’esprit des principales applications de messagerie en vogue aujourd’hui.

Depuis plusieurs mois, Microsoft tente de remettre Skype au gout du jour. Un travail de fond qui se divise sur plusieurs fronts : ainsi, la technologie utilisée par le service pour ses conversations audio et vidéo évolue, passant du P2P de ses débuts à un modèle basé sur le cloud.

Mais cette refonte est également l’occasion pour Microsoft de revoir en profondeur l’interface et le design des applications mobiles Skype. Malheureusement les utilisateurs sont peu convaincus par la dernière mise à jour, publiée au début du mois de juin.

La nouvelle version de Skype ne ressemble plus vraiment à ce que les utilisateurs ont connu

Dans son post détaillant les nouveautés de cette version, Microsoft paraissait pourtant enthousiaste et promettait une « nouvelle génération de Skype afin de rendre la vie plus simple et plus facile. » Ce que les utilisateurs n’attendaient pas forcement, c’était de voir Skype évoluer vers une logique proche d’une application comme Snapchat, alors que Skype comptait déjà sur une base d’utilisateurs habitués à utiliser Skype comme une messagerie, textuelle ou vocale.

Cette nouvelle version introduisait ainsi Highlights, une fonctionnalité comparable aux stories de Snapchat et qui permettait de publier des photos ou vidéos mises en forme à destination de l’ensemble des contacts de l’application. Outre cette fonctionnalité, la nouvelle version du logiciel proposait une nouvelle interface, qui met nettement moins l’accent sur les fonctionnalités de discussion de l’application et préfère mettre en avant les fonctionnalités de partage de contenus.

Bien évidemment, les utilisateurs ne manquent pas de se faire entendre et incendient la nouvelle mise à jour dans les commentaires des App Store, que cela soit chez Google, Microsoft ou Apple. Pour la plupart d’entre eux, la nouvelle identité donnée par Microsoft à l’application ne correspond plus au design fonctionnel et utilitaire auquel ceux-ci avaient été habitués.

Microsoft tente visiblement de rajeunir le public de son application et commence par les versions mobiles, mais certains craignent que ce redésigne ne vienne contaminer la version desktop de l’application, elle aussi promise à une refonte.

Et dans un contexte où Skype, auparavant leader incontournable, doit aujourd’hui lutter face à une concurrence féroce et ne peut se permettre de complètement se couper de sa base d’utilisateurs. Un pari risqué pour Skype, qui devra négocier sa transition sans passage à vide.

NDLR : Ce ne sont pas que les utilisateurs pro qui râlent mais TOUS !

 
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Publié par le 7 juillet 2017 dans Général

 

Les tests étrillent Windows 10 S : carton rouge pour Microsoft

 

Source : ZDNet

Technologie : Microsoft a livré la semaine dernière une nouvelle édition de Windows 10, préinstallée sur son élégant et très attendu nouveau Surface Laptop. Comment les testeurs ont-ils réagi à Windows 10 S ? Alerte Spoiler : ils l’ont détesté. Ils l’ont véritablement détesté.

Microsoft a initié les débuts de son premier véritable ordinateur portable la semaine dernière, et les critiques ont été extrêmement positives, voire expansives.

En tout cas en ce qui concerne la partie matérielle.

Microsoft a choisi de lancer une nouvelle édition de Windows avec Surface Laptop, et les mêmes critiques qui ont apprécié le design élégant et les performances du terminal étaient presque uniformément cinglants dans leur rejet du tout nouveau Windows 10 S.

Et à juste titre. Quiconque a pris la décision de lancer Windows 10 S sur cette machine en particulier manquait de lucidité. Il s’agit d’un ordinateur portable ultra léger, vendu à un prix haut de gamme. Il est en compétition avec des terminaux comme les MacBook Air, Dell XPS 13 et HP Envy x360.

Un OS bridé pour un PC haut de gamme

Surface Laptop démarre à 1000 dollars et la configuration la plus élevée en termes de spécifications coûte 2200 dollars. Si vous êtes prêt à payer un tel prix, c’est que vous souhaitez exécuter toute la gamme d’applications Windows.

Or les machines qui formeront initialement la base installée pour Windows 10 S sont des ordinateurs d’entrée de gamme conçus pour être utilisés dans les salles de classe, et gérées par un personnel informatique professionnel. (Pour un aperçu de Windows 10 S, consultez mes deux articles du mois dernier : Qu’est-ce que Windows 10 S ? et Windows 10 S : Chromebook Killer ou le retour de Windows RT ?)

L’inadéquation entre le matériel et le logiciel n’aurait pu être plus profonde et la réaction des testeurs était donc plus que prévisible.

A partir de maintenant, enfilez votre tenue ignifugée et lisez cet échantillon de réactions à Windows 10 S que j’ai recueilli en lisant la première vague de critiques parue la semaine dernière.

Nous commençons avec Peter Bright dans Ars Technica, qui martèle l’argument selon lequel Windows 10 S ne convient pas à Surface Laptop :

Surface Laptop exécute le nouveau Windows 10 S de Microsoft : le Windows 10 verrouillé qui ne peut exécuter que des applications du Store. Cela comprendra bientôt Office. Bien que la cible majeure de Windows 10 S soit les systèmes éducatifs dans le même genre de gamme de prix que les Chromebooks à moins de 500 utilisés par les lycéens, l’espoir de Microsoft est que son portable et les machines similaires, séduiront au-delà de l’audience visée par Windows 10 S, comme les étudiants.

Ces groupes ont tendance à être prêts à payer un peu plus (d’où un prix plus ou moins aligné, par exemple, sur les MacBook, MacBook Air ou MacBook Pro). Mais qu’ils soient disposés à vivre avec les contraintes imposées par le Windows Store, c’est moins évident.

A « l’unanimité un carton rouge » pour Windows 10 S

Dans Laptop Magazine, Mark Spoonauer qualifie Windows 10 S de « Roues de stabilisation dont je n’ai pas besoin », tout en ajoutant cette prédiction timide :

Avec le temps, Windows 10 S pourrait obliger davantage de développeurs à créer des applications pour le Windows Store, ce qui rendra l’OS plus convaincant, mais je n’entends pas être enfermé dans une expérience simplifiée. Cela paraît franchement anti-Windows. Pour le moment, je suggère une mise à niveau vers Windows 10 Pro, que vous pouvez faire gratuitement.

Raymond Wong de Mashable décrit Windows 10 S comme « le gros point noir » de Surface Laptop, ajoutant : « Les étudiants que j’ai interrogés décernent à l’unanimité un carton rouge à la restriction applicative de Windows 10 S [mais] la mise à niveau vers Windows 10 Pro remettra d’aplomb Surface Laptop. »

Les éditeurs de The Verge ont réalisé deux tests de Surface Laptop, un pour chaque édition de Windows 10.

Tom Warren, qui a testé Surface Laptop avec Windows 10 Pro, a disqualifié Windows 10 S présenté comme « une nouvelle version légèrement bancale de Windows 10. »

Dieter Bohn, qui a visiblement tiré la courte paille, a estimé que le matériel « vaut la peine », mais réserve quelques mots doux à Windows 10 S ou au Windows Store.

Il est livré avec un nouveau système d’exploitation appelé Windows 10 S. Je dis que c’est « nouveau », mais ce n’est absolument pas vrai, car la seule chose nouvelle ici est que 10 S est verrouillé afin de ne pouvoir exécuter que les applications téléchargées à partir du Windows Store officiel de Microsoft.

Cette limitation présente une multitude d’avantages : cela signifie que Microsoft peut analyser toutes les applications s’installant sur votre machine pour identifier des logiciels malveillants. Cela signifie que ces applications seront soumises à de nouvelles règles à l’intérieur de Windows, qui peuvent les empêcher de grignoter votre batterie ou de monopoliser les ressources de votre système. Cela signifie que Microsoft peut pousser avec plus de confiance des mises à jour de sécurité et de nouvelles fonctionnalités.

Mais la contrepartie de ces avantages n’en vaut pas la peine, car Windows Store est un désert d’applications. Beaucoup des applications que vous attendez ne figurent pas dans le Store – ou si elles le sont – sont pires que ce que vous pouvez trouver sur iPads, Mac, la version complète de Windows ou même sur le Web.

Si vous pouvez déjà vivre avec un Chromebook

Enfin, comme The Verge, ZDNet a publié deux critiques sur Surface Laptop.

Dans son « test de non-testeur » de Surface Laptop avec Windows 10 S, Mary Jo Foley a reconnu que ses besoins informatiques sont différents de ceux des testeurs de matériel traditionnel :

J’ai récemment déclaré que je pensais pouvoir vivre de nos jours avec un Chromebook, car je n’ai presque jamais besoin d’applications Win32. The Surface Laptop a prouvé que mon hypothèse était correcte.

Pour ceux qui codent, s’appuient sur les applications Win32/legacy, souhaitent/ont besoin d’accéder au shell Bash, Surface Laptop – tel qu’il est configuré par défaut – n’est pas pour vous. Pour ceux comme moi qui ont peu besoin d’applications et/ou qui utilisent des versions basées sur le navigateur comme Google Maps et Google Search, Surface Laptop n’est pas un obstacle.

Quiconque suit Mary Jo depuis suffisamment longtemps n’a probablement pas été surpris qu’elle fasse du Bloc-notes (oui, le vénérable éditeur de texte de base sur Windows) son application préférée.

Le test formel de ZDNet consacré à Surface Laptop ne s’avère absolument pas aussi conciliant. Pour Chris Duckett, la configuration système par défaut est un « voyage express sur Windows 10 S que vous finirez rapidement », en particulier si vous pensez à un usage en entreprise :

Les points positifs pour Windows 10 S : il démarre rapidement et ajoute des fonctionnalités de sécurité, mais pour les utilisateurs avancés, les rails de sécurité déployés pour Windows 10 S peuvent ressembler à des restrictions. Sans oublier que, pour l’entreprise, la possibilité de rejoindre un bon vieux domaine Active Directory est absente, et seul rejoindre un Azure Active Directory est proposé.

Eh bien, je pense que vous avez compris le message.

Je peux sans conteste envisager que des clients puissent tirer bénéfice d’un ordinateur portable exécutant Windows 10 S. J’aimerais le confier à un utilisateur non technique qui veut simplement utiliser Office, naviguer sur le Web et ne jamais s’inquiéter des pirates et des ransomware.

Mais l’idée que vous puissiez arriver au bout de quatre années d’études sans avoir jamais été invité à installer une application de bureau Windows classique est juste risible. Certes, Surface Laptop comprend l’option de mise à niveau vers Windows 10 Pro, une option gratuite jusqu’à la fin de l’année.

Honnêtement, cependant, Windows 10 Pro devrait être la configuration par défaut, avec Windows 10 S disponible en option pour le rare utilisateur qui ne se préoccupe vraiment pas de la compatibilité ascendante.

Si vous ne me croyez pas, demandez simplement aux testeurs.

 
 

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