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Archives de Tag: Association

ADMR. Concarneau et Quimper à bout de nerfs

 

Source : Le Télégramme

ADMR. Concarneau et Quimper à bout de nerfs.
Photo Stéphane Cariou

Des salariés des associations ADMR de Concarneau et de Quimper, respectivement sous administration judiciaire et en redressement judiciaire, sont à bout de nerfs. Ils sont sans réponse quant à l’avenir des structures.

L’audit du cabinet Ascor sur le réseau ADMR du Finistère, commandé par le conseil général et restitué récemment, plaçait les associations de Quimper et de Concarneau au rang des associations les plus mal en point financièrement, avec des fonds propres négatifs de 428.775 € et de 334.871 €. Concarneau qui, en termes d’activité, est la plus importante du département (746 personnes aidées en 2011 et entre 95 et 100 salariés), a été placée sous administration judiciaire par le tribunal de grande instance de Quimper le 19 février. Elle est sans président depuis des mois. « Mardi soir, une réunion d’information des salariés a eu lieu. Nous étions une cinquantaine. Elle était menée par Dominique Derrien, assistant des ressources humaines. Il nous a annoncé que l’association n’en avait plus que pour une semaine d’activité. La veille, il m’avait dit que dans un mois tout serait fini », indique, inquiète, Laurence Adam, secrétaire CGT du CE. Selon le cabinet Ascor, « la situation financière est très préoccupante en raison d’un fonds de roulement fortement négatif (- 354.833 €, pour un besoin en fonds de roulement de 146.266 €). Les disponibilités et les créances ne couvrent pas la dette à court terme : l’association risque la cessation de paiement ».

Concarneau : vers le redressement judiciaire

Avec un taux d’absentéisme compris entre 18 % et 19 % (la moyenne du secteur de l’aide à domicile oscille entre 8 % et 12 %), l’audit note également un climat social très dégradé. Coût d’encadrement et de structure fort et non-respect de la convention collective sont d’autres points négatifs relevés. Selon nos informations, le 26 mars, une demande de mise en redressement judiciaire sera sollicitée auprès du tribunal, pour une poursuite de l’activité. Un mandataire judiciaire pourrait alors se pencher sur les comptes de l’association qui présenteraient des anomalies, pour une recherche des responsabilités.

Quimper : décision du tribunal le 9 avril

À Quimper (64 salariés), une partie du personnel s’est aussi réunie, mardi. « Le climat est pourri. Nous sommes inondées de lettres recommandées, témoigne une salariée désireuse de conserver l’anonymat. Nous sommes à bout de nerfs et sans réponse de notre président. Les personnes âgées ne sont pas servies comme elles devraient. Les factures ne sont pas forcément justes (*). Mais, au 1er avril, tous les salariés du GCSMS (le seul des huit groupements de coopération sociale et médico-sociale du réseau finistérien à avoir refusé les services d’Onyx et d’Est-en-Ouest, NDLR) vont être équipés de smartphones. Où les responsables ont-ils trouvé l’argent ? ». Contactés, ils ne nous ont pas répondu. Pour Quimper, la période de redressement judiciaire s’achève le 9 avril. Elle ne pourra être renouvelée. Un plan de continuation de l’activité devrait être proposé. Le TGI de Quimper le validera-t-il ?
* Sur l’association de Concarneau, l’audit a constaté des erreurs dans les factures émises par d’Est-en-Ouest (prestataire) et Onyx (mandataire), ainsi que dans le transfert des payes à d’Est-en-Ouest, avec qui la communication est difficile.

 
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Publié par le 15 mars 2013 dans Réseau social, Santé, Société

 

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Landes – Avis de tempête prolongé du côté de l’ADMR

 

    Source : SudOuest

L’Association d’aide à domicile en milieu rural de Mont-de-Marsan est en proie à de grosses difficultés humaines.
En cause : un clash entre les salariés et les bénévoles.

Les 24 salariées montoises de l'association de l'avenue du 34e-RI viennent en aide à près de 110 familles. Cela représente près de 2 000 heures de travail chaque mois.

Les 24 salariées montoises de l’association de l’avenue du 34e-RI viennent en aide à près de 110 familles.
Cela représente près de 2 000 heures de travail chaque mois. (photo archives Ph. Salvat)

Cela fait figure d’exception à l’échelle du département. Sur les 21 associations rassemblées sous la bannière de la Fédération landaise des associations d’aide à domicile en milieu rural, seule celle de Mont-de-Marsan rencontre des difficultés aussi importantes. Sauf quelques cas exceptionnels de « ratés » évoqués dans ces mêmes colonnes le 12 mai dernier, les quelque 110 familles bénéficiaires ne pâtissent heureusement pas de cette sorte de tempête née d’un conflit humain sans précédent.

En cause : un « clash » déploré en début d’année entre les bénévoles et certains des 24 salariés montois. Une opposition musclée qui a eu pour conséquence directe la démission de l’ensemble du conseil d’administration de Mont-de-Marsan, le 13 janvier dernier.

Pour parer au plus urgent, la Fédération départementale, qui n’a statutairement parlant qu’un rôle d’accompagnement et de conseil administratif, juridique et comptable, a facilité la mise place d’un appui humain via une association spécialement créée à cet effet, dite l’Abri. Gérée par des administrateurs des ADMR d’Oeyreluy, Villeneuve-de-Marsan, Grenade-sur-l’Adour, Capbreton et Montfort-en-Chalosse, cette entité forme « une délégation d’appui » chargée de relancer l’administration bénévole de Mont-de-Marsan. Parmi eux, la présidente de l’ADMR de Villeneuve-de-Marsan, Véronique Cabé. Une présidente (qui n’appartient pas à la famille de Robert Cabé, le politique, NDLR) qui porte un regard très critique sur les agissements de certains salariés montois.

Un conflit humain

Pour elle, tout est très clair, « il s’est passé des choses qui ne sont pas acceptables lorsque l’on est face à un groupe de bénévoles ». Tout aurait ainsi dégénéré lors du renouvellement de la convention collective qui entoure la profession de ses aides à domicile. La révision à la baisse de leurs frais kilométriques aurait mis le feu aux poudres (ce point doit faire l’objet d’une nouvelle médiation durant l’été, NDLR). Et rien ne se serait depuis arrangé.

Consciente de ces difficultés liées, selon elle, à une question de gestion des ressources humaines, la Fédération départementale n’a pas apprécié du tout que la représentante du personnel de Mont-de-Marsan dénonce des problèmes de rémunération. Ainsi, les prétendues difficultés rencontrées pour toucher certains salaires – selon les allégations de la déléguée du personnel CFDT rapportée le 12 mai dernier dans ces mêmes colonnes – ne seraient pas consécutives à un élément interne mais bien à un manquement aux obligations légales qui pèsent sur les salariés. Dans un communiqué de la Fédération départementale envoyé au lendemain de l’article en question, le directeur adjoint de la structure landaise précisait d’ailleurs très clairement que « toutes les salariées avaient reçu leur salaire chaque mois, et ce en dépit de remontées d’informations tardives de la part de certaines salariées et des pointages réalisés sans respecter les procédures prévues ».

Ironie du sort, les salaires en question avaient effectivement été versés le jour de la parution de l’article.

Une gouvernance à trouver

Reste que quinze jours plus tard, l’ambiance dépeinte à la fois par l’administratrice bénévole Véronique Cabé et par la déléguée du personnel, Mireille Fredière, semble toujours aussi tendue. « Ce serait un simple problème de gestion comptable, cela serait plus simple, mais là c’est un problème de gestion humaine », rapporte ainsi celle qui siège à la fois au conseil d’administration de la Fédération et dans celui de l’association Abri.

« Tout ça ne se règle pas en trois mois mais j’espère qu’on trouvera une solution rapidement. C’est la volonté des familles, c’est la volonté de la Fédération et du Conseil général (l’organisme payeur, NDLR), reste à savoir si c’est la volonté des salariés ? », ajoute la même Véronique Cabé.

Crise durable ou simple tempête passagère, ce début d’année agité a quoiqu’il en soit été marqué par « un véritable ras-le-bol » et « un malaise » partagés des deux côtés de la barre. Jusqu’à présent, la gouvernance de transition ne semble pas apporter davantage de sérénité.

Pour le bien de tous, Mont-de-Marsan, dernier né des 21 associations landaises avec une inauguration en 2007 seulement, a plus que jamais besoin de replacer un capitaine et une équipe solide à la tête de son vaisseau associatif d’aide à domicile. Les administrateurs de l’Abri y travaillent.

 
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Publié par le 12 juin 2012 dans Santé, Société

 

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ADMR 29. Clap de fin pour la fédération

 

Source : Le Télégramme


Hier, à Plabennec, les représentants des salariés avaient du mal à réaliser la décision du tribunal. Photo K. J.

 

Après en avoir prononcé la liquidation, le tribunal de Brest a décidé, hier, de mettre fin à l’activité de la fédération ADMR29, dont elle avait autorisé la poursuite pour trois mois. Quelles conséquences pour les associations locales?

«C’est fini. On ne réalise pas. On nous a tellement baladés d’échéance en échéance que, bizarrement, on se blinde!». Dans le hall du tribunal, les représentants des salariés ont pris connaissance du jugement. «Le tribunal met fin au maintien d’activité de la fédération des associations ADMR 29 (112 adhérents) au motif qu’elle ne génère pas de trésorerie et aggrave sa situation économique et, d’autre part, que les salariés ont fait valoir leur droit de retrait, total ou partiel, au regard du danger grave et imminent auquel ils s’estiment exposés».

«Temps que ça s’arrête»

Cette requête conjointe de l’administrateur judiciaire et du mandataire avait été, en matinée, appuyée à l’audience par toutes les parties: présidence de la Fédération, ministère public et instances représentatives du personnel. «Il était grand temps que ça s’arrête, juge Pierre Viforeanu, secrétaire du Comité d’établissement. Ça devenait très difficile. Toute la machine commençait à s’enrayer». Deux ans, six mois et un jour après le début de l’affaire, qui mena la plus grosse fédération du réseau national ADMR de procédures collectives en procédures collectives, après deux plans de sauvegarde avortés, le TGI de Brest a donc écrit, hier, le mot fin à cette histoire amère. Elle se poursuivra sur le plan judiciaire – une enquête est en cours-, et devant le tribunal des prud’hommes, prochainement saisi en nombre par les salariés licenciés. La réorganisation en cours du réseau – 91 associations locales, 3.500 salariés et 28.000 personnes aidées -, n’est, elle, toujours pas fonctionnelle. «Le président du conseil général a dit que les autorisations seraient données une à une aux associations locales dès la fin de l’activité», rappelle Francine L’Hour.

«Le grand bain sans brassard»

91 interlocuteurs qui n’ont pas tous un président: une situation difficile à gérer. Et qui va assurer la paye, la facturation, la comptabilité, l’encadrement technique et les ressources humaines – personne n’est à ce jour embauché dans les GCSMS (*) NDLR -? «En soit, l’activité de la fédération est nécessaire, rappelle un membre du CE. L’activité est transférée aujourd’hui sur d’autres entités. Sans possibilité de reclassement interne pour les salariés…». C’est Onyx – société informatique nouvellement installée sur le réseau, sans appel d’offres, pour 1,4M€ – qui va se charger de la paye et de la facturation. «La solution n’est pas pérenne et nous avons reçu une proposition d’externalisation», indique Jean-Claude Bertho, en charge de la communication. Onyx serait inadaptée à certaines opérations, informent les secrétaires des associations locales, surchargées de travail. «Pour les associations, c’est l’entrée dans le grand bain et sans brassard», a, lucidement, conclu une salariée de la fédération fraîchement licenciée.

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Publié par le 4 mai 2012 dans Santé, Société

 

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ADMR 29. Vers une demande de liquidation immédiate

 

Source : Le Télégramme

 

Mercredi dernier, le tribunal de Brest a prononcé la liquidation de la fédération ADMR 29 (112 salariés), autorisant une prolongation d’activité de trois mois que n’avaient sollicitée ni le parquet ni l’administrateur judiciaire ni le mandataire judiciaire. Hier, le CHSCT et le Comité d’établissement (CE) de la fédération se sont réunis afin de se positionner sur la requête du mandataire, Me Corre, en vue d’une demande de liquidation immédiate sans poursuite d’activité. «Dans la mesure où le liquidateur présenterait la requête au TGI, si elle est acceptée, après délibéré, les licenciements se feront sous 15 jours. Si la requête est refusée, l’activité se poursuivra pendant les trois mois. Une poursuite d’activité qui pourrait être renouvelée trois mois à la demande du parquet», indique Pierre Viforeanu, secrétaire du CE. Un CE qui a noté «les situations de danger imminent encouru par les salariés et recensées par le CHSCT (trois droits de retrait et 22signalements à ce jour)». Mais qui, ne disposant pas d’informations fiables donnant une vision claire de la situation financière et économique, n’a pas émis d’avis quant à la requête de MeCorre.

Le conseil général rencontre les associations

Le CHSCT, lui, l’a approuvée. «Du point de vue de la santé du personnel de la fédération et uniquement de ce point de vue, et bien conscient que la cessation d’activité aura des répercussions au-delà de la fédération (à l’échelle des associations locales, NDLR)». Le projet parallèle imaginé par la gouvernance de la fédération n’est pas en fonction. Face au risque sanitaire (28.000 personnes aidées) et social (3.500 aides à domicile), le conseil général, principal financeur, rencontre, ce jour, tous les présidents d’associations.

Lire également
>>Le blog de Karine Joncqueur sur l’ADMR 29

 

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Publié par le 11 avril 2012 dans Réseau social, Santé

 

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ADMR 29. La fédération liquidée mais…

 

Source : Le Télégramme

ADMR 29. La fédération liquidée mais….
Désabusés, hier, les représentants du personnel de l’ADMR29 ont pris connaissance
du jugement du tribunal de grande instance de Brest
. Photo K. J

Le tribunal de Brest a prononcé, hier, la liquidation de la Fédération ADMR29. Une mesure assortie d’une autorisation de poursuite d’activité de trois mois. «C’est scandaleux», ont réagi les salariés, dont les cartons étaient déjà faits.

> Le blog de Karine Joncqueur

Sans surprise, le tribunal de Brest a rejeté, hier, l’offre de reprise de la Fédération ADMR (112 salariés et un passif de plus de 4M€) émise par AD 29. Il a noté «les irrégularités formelles qui affectent l’offre ainsi que les difficultés de fonds, résultant, notamment, de l’absence d’adhésion des associations locales (…) Et de l’aléa tenant à la situation financière fragile du repreneur potentiel…». Cette offre avait, pour les salariés, le mérite de reprendre36d’entre eux, quand le projet parallèle mené par la gouvernance de la fédération, et non soumis au regard de la justice, est sans possibilité de reclassement dans les associations ou dans les Groupements de coopération sociaux et médico-sociaux (GCSMS). Des structures pourtant créées lors d’une assemblée générale fédérale, le 4octobre dernier. «Cette offre garantissait aussi un environnement social bien plus correct à l’ensemble des salariés du réseau», regrette les représentants du personnel.

Droit de retrait envisagé

Mais c’est l’autorisation de poursuite d’activité pendant trois mois qui les a choqués: «Compte tenu de l’état psychique de plusieurs de nos collègues, très affectés, c’est irresponsable, ont-ils jugé. L’administrateur judiciaire avait dit qu’il n’y aurait pas de prolongation d’activité». Réunis hier après-midi dans les locaux de l’association, à Plabennec, d’autres collègues ont abondé: «On a tous fait nos cartons.Notre présidente ne se cache pas de notre incompétence. La gouvernance n’a qu’à prendre le relais pour faire la paye et la facturation ce mois-ci. Doit-on attendre que les GCSMS soient opérationnels pour qu’on nous dise Dehors? Certains ont des projets de formation. Ils doivent se libérer pour le mois prochain». Hier soir, il était envisagé d’exercer un droit de retrait collectif. Le parquet s’est étonné, lui aussi, de cette prolongation : «Ni moi, ni l’administrateur judiciaire, ni le mandataire ne savons pourquoi… Il est possible que, demain, nous fassions une requête pour cessation d’activité. Mais ça peut prendre un mois…». Quel impact la liquidation aura-t-elle sur les associations locales? «Les 4M€ de dettes d’une quarantaine d’associations ne seront jamais recouvrées. Elles sont contestées. De même, les associations créditrices de la fédération ne verront pas cet argent», a informé le parquet. Les compteurs sont remis à zéro et l’activité se poursuivra avec un encadrement professionnel qui n’est pas encore recruté. Il n’y aura pas non plus d’Union départementale, comme projeté
.
Le conseil général met la pression

Lundi, Thierry d’Abboville, secrétaire général de l’Union nationale (UN), était au côté de la présidente de la fédération finistérienne, Francine L’Hour (*), au tribunal. «Nous sommes l’Union nationale des associations locales…», a-t-il rappelé. Le réseau finistérien qui a tenté – via la mise en place d’un nouveau système informatique – de prendre ses distances avec l’UN devra probablement composer avec elle. Pierre Maille, président du conseil général, a, lui, pris acte de la décision de justice : «Dans un délai très proche, j’inviterai à une rencontre la présidente et l’ensemble des présidents des associations locales et des groupements (…). Je souhaite que les recrutements en cours auprès des groupements d’associations locales permettent de réduire le plus possible, les licenciements du personnel fédéral».
* Contactée hier, Francine L’Hour ne nous a pas répondu.

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Publié par le 5 avril 2012 dans Santé, Société

 

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ADMR 29. L’UNA Finistère se positionne auprès de l’administrateur judiciaire

 

Source : Le Télégramme

Dans un courrier adressé aux associations locales du réseau ADMR du Finistère, ainsi que dans une lettre recommandée à l’administrateur judiciaire en charge de la procédure de redressement judiciaire dont fait l’objet la fédération, l’Union départementale de l’UNA a pris position. "L’Union départementale que je représente souhaite vous faire part de la décision de son conseil d’administration de vous présenter à la fois une offre d’accueil pour les structures locales fédérées de l’ADMR Finistère qui souhaiteraient rejoindre notre réseau et une offre d’étude de la reprise d’activité des associations locales, qui en feraient la demande, par nos adhérents UNA sur les territoires couverts par ces derniers", informe Suzanne Kervella, présidente de l’UNA Finistère, Union départementale de l’aide, des soins et des services à domicile, dont le siège est installé à Saint-Pol-de-Léon (29).

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Publié par le 6 mars 2012 dans Réseau social, Santé

 

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ADMR 29. Aide à Domicile 29 candidate à la reprise

 

Source : Le Télégramme

Aide à Domicile 29 candidate à la reprise.
AD 29 aide 6.000 personnes différentes par an. ADMR 29 en aiderait six fois plus.
Photo archives Karine Joncqueur

C’est demain que les offres de reprise de l’ADMR29 doivent être normalement déposées au tribunal. AD 29 est sur les rangs, ce qui n’exclut pas d’autres candidatures. Elles ne devraient, toutefois, pas être légion.

Dans une lettre du 20février, adressée aux présidents(es) des associations ADMR du Finistère, Guy Crissin, président d’Aide à Domicile 29, écrit qu’une proposition va être faite. Y en aura-t-il d’autres? Interrogé hier, le directeur général des Amitiés Armor répond qu’elles ne postuleront pas. À l’ADMR 56, le directeur adjoint répond que la rumeur d’un dossier «est totalement infondée à ce jour». À l’Union nationale des ADMR, il n’a pas été possible, hier, de savoir si celle-ci déposerait une proposition ou si des discussions régionales existaient. D’aucuns semblent penser que l’union nationale ne peut pas ne pas faire quelque chose vis-à-vis d’une fédération en difficulté, au demeurant la plus importante de son réseau.
Décision le 2avril
C’est le 2avril que le tribunal de grande instance de Brest doit statuer sur une éventuelle liquidation judiciaire de l’ADMR 29. La proposition d’AD 29 existe dans cette perspective. Aide à Domicile 29, créée à Brest il y a 55 ans, emploie 600salariés, chiffre qui atteint le millier avec le groupement Archipel, que préside Michel Le Bourdonnec. «On est cousins», estime celui-ci, à propos de l’ADMR 29. Aide à Domicile 29 prône «une solution locale», à travers un nouveau secteur d’activité, «Archipel en milieu rural». L’idée est de renforcer les associations locales en apportant aussi un concours à celles qui seraient en difficulté financière. En revanche, le projet est opposé au système actuel de péréquation entre les associations. Même s’il peut y avoir un traitement compensatoire. Les associations n’emploieraient plus de personnel d’encadrement. Délégation sera donnée à une unité départementale qui assurera la fonction d’employeur.
En sept ans
AD 29 prend acte que l’union nationale des ADMR a déployé des «outils», à travers «les Domiciliennes». Elle dit ne pas avoir arrêté sa position, précisant qu’elle dispose de solutions alternatives. AD 29 projette un redressement de l’ensemble d’ici à sept ans.
«Pas tous»
La lettre ne dit pas combien des115 salariés de la Fédération seront repris (le plan de sauvegarde interne, caduc, prévoyait 78 suppressions). «On va reprendre du monde mais pas tous», indiquait, hier, Guy Crissin, sans plus de détails. «Nous avons une valeur ajoutée organisationnelle et l’expertise du redressement d’entreprise», estimait Patrick Pesson, le directeur général d’AD 29. Une unité économique et sociale (UES) serait aussi mise en place.

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Publié par le 22 février 2012 dans Réseau social, Santé

 

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ADMR 29. Une demande de liquidation judiciaire déposée

 

Source : Le Télégramme

ADMR 29 . Une demande de liquidation judiciaire déposée.
(Photo d’archives Bruno Salaün)

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Une demande de liquidation judiciaire de la fédération 29 – qui compte 115 salariés et se trouve actuellement en redressement judiciaire – vient d’être déposée auprès du tribunal de grande instance de Brest.

L’ADMR 29 en mesure de ne "verser approximativement que 80% de nos salaires"
Dans un courrier aux salariés, Francine L’Hour, la présidente, indique que le motif de cette requête est "un manque de trésorerie". Pierre Viferoanu, secrétaire du CE, indique pour sa part qu’ "à ce joue, l’employeur ne devrait être en mesure de ne verser approximativement que 80% de nos salaires".

Me Robert, administrateur judiciaire, envisage toujours – dans l’hypothèse où des rentrées d’argent à venir à la fédération permettraient la prise en charge des salaires et le paiement des assurances – de proposer au tribunal de revenir à un plan de redressement de continuation. A défaut de la précédente condition, il n’y aurait aucun retour en arrière possible.

La seconde et dernière réunion du PSE est maintenue au 14 février, si le tribunal ne statue pas sur une liquidation d’ici là.

 

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Publié par le 3 février 2012 dans Réseau social, Santé

 

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ADMR 29. Suite

 La fédération met fin au plan de sauvegarde de l’emploi

27 janvier 2012 –

Un conseil d’administration (CA) de la fédération ADMR29, réuni en urgence, hier, en présence de l’administrateur judiciaire, a décidé de mettre fin au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) en cours (78licenciements pour 115 salariés). Dans un communiqué adressé aux associations, Francine L’Hour, présidente, indique que le CA «constate, à l’unanimité, l’impossibilité de présenter un plan de redressement par continuation». En cause, selon Me Robert, l’administrateur judiciaire, contacté par le comité d’établissement (CE): «Le climat social». Hier soir, Pierre Viforeanu, secrétaire du CE, parlait, lui, de «mise en stand-by» du PSE, après avoir échangé avec la présidente. «Madame L’Hour veut un interlocuteur unique: le CE». Écarté donc, le CHSCT qui étudie la possibilité de recourir à une expertise. Elle retarderait de 30 à 45 jours la mise œuvre du PSE. Écartés, aussi, les salariés de la fédération, en grève depuis huit jours. Hier, à l’unanimité, ils ont reconduit la grève pour aujourd’hui. Dans son communiqué, Francine L’Hour que nous avons tenté de joindre, en vain, indique que la fin du PSE «n’entrave pas la continuité des services dans les associations locales». Si la fédération devait être mise en liquidation au terme d’une période de recherche d’un repreneur (fixée au 23février), elle entrainerait dans sa chute plus de trente associations.
Manifestation aujourd’hui
Les salariés en grève lancent un appel à manifester, aujourd’hui, à 15h, place du Champ-de-Foire, à Plabennec, «à l’ensemble des acteurs de l’aide à domicile et à toutes personnes sensibles à cette situation». Une rencontre avec des élus locaux et territoriaux est également prévue.

 

Les salariés en grève proposent un protocole de sortie de crise

27 janvier 2012 à 12h23 –

ADMR29

ADMR 29. Les salariés en grève proposent un protocole de sortie de crise.
(Photo d’archives Bruno Salaün)

 

Le conseil d’administration de la fédération ADMR 29 a décidé, hier, de mettre fin au plan social en cours (78 licenciements pour 115 salariés). Le risque de mise en liquidation de la structure, à très court terme, est réel. Elle pourrait entrainer dans sa chute près de la moitié des 91 associations du réseau, qui aident au maintien à domicile de 28.000 personnes.

 

A l’initiative du comité d’établissement, les salariés de la fédération ADMR 29, en grève depuis neuf jours, se sont rassemblés ce matin, à Plabennec. Ils ont élaboré un protocole de sortie de crise, soumis, pour acceptation, à Francine L’Hour, présidente de la fédération. "Nous voulons débloquer la situation, car nous n’ignorons pas les conséquences de notre mouvement pour les associations. Nous pensons que nos revendications sont accessibles et réalisables. Si la gouvernance valide ce protocole, la grève prendra fin ce soir".

"Une réelle souffrance pour les salariés"
En voici le contenu : "Nous demandons à Mme L’Hour une rencontre avec le comité d’établissement et le Comité d’hygiène de sécurité des conditions de travail (CHSCT). Nous demandons la transformation des heures de grève en congés pour les salariés qui le souhaitent. Nous demandons aussi que la négociation dans le cadre du PSE (*) soit claire et transparente avec les instances représentatives du personnel. Nous voulons aussi qu’il y ait un respect du calendrier qui sera fixé, car les reports successifs des réunions engendre une réelle souffrance pour les salariés".

La fin de la grève votée sous réserve d’acceptation du protocole
Les salariés, en grève, demandent également à la fédération le maintien, pendant quatre ans, par écrit, des instances représentatives du personnel. Oralement, Me Robert, administrateur judiciaire, s’était engagé sur ce point auprès d’eux, mardi, en réunion. "Nous voulons aussi la garantie du paiement des soldes de congés pour tous les salariés et la régularisation des heures supplémentaires qui trainent. Ça devait être fait au 31 décembre. Ça se chiffre en plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une centaine de personnes".
Sous réserve de l’acceptation de ce protocole par la gouvernance, et dans l’attente du Plan de sauvegarde de l’emploi, auquel il a été mis fin hier, la fin de la grève ce soir a été votée, à la majorité.

Les salariés maintiennent leur appel à manifester ce vendredi, à 15 h, place du Champ-de-Foire, à Plabennec, "à l’ensemble des acteurs de l’aide à domicile et à toutes personnes sensibles à cette situation".

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Publié par le 27 janvier 2012 dans Réseau social, Santé

 

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ADMR 29. Journée du 25 janvier 2012

I – La grève reconduite

Source : Le télégramme

25 janvier 2012 –

 

ADMR 29. La grève reconduite.
Michel Bauer (à gauche), à qui a été confiée la réorganisation de la Fédération,
s’entretient avec Pierre Viforeanu, secrétaire du comité d’entreprise. Photo K. J.

 

Hier, à Plabennec, les salariés de la Fédération ADMR du Finistère, en grève depuis cinq jours, ont décidé, à la majorité, de reconduire le mouvement jusqu’à ce soir, où l’on votera à nouveau. Ils avaient exigé une rencontre avec l’administrateur judiciaire et l’employeur, et posé des revendications (Le Télégramme de lundi). Ils ont vu Me Robert, pas Francine L’Hour, présidente. «Elle est à Paris. Nous n’avons pas pu caler les dates». Surtout, ils n’ont obtenu aucune réponse à leurs revendications. «Je ne peux pas parler du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi). C’est compliqué de communiquer». Des salariés ont rétorqué que «la gouvernance a le droit de le faire. On a zéro information. Nous sommes tenus à l’écart. Alors que dans les associations, le »mercato »de l’ADMR a commencé, avec des bénévoles qui font leur marché auprès de certains d’entre nous, pour l’embauche dans les GCSMS (groupement de coopération sociale et médico-sociale)?».
«On arrête de travailler demain»
Dans la salle en revanche, se trouvait, hier, Michel Bauer, ex-directeur de l’Udaf du Finistère, à la retraite, à qui a été confiée la réorganisation de la Fédération. «Il partage votre opinion sur les points précédents», a confirmé Me Robert, allusion faite à la défaillance de la direction qui quittera la structure, hors PSE. «Il ne s’est même pas présenté. C’est affligeant», ont déploré quelques-uns des 90 salariés (sur 115), présents. Au fil de plus de deux heures d’une rencontre tendue, ils ont ainsi appris qu’outre leur travail (78 licenciements prévus), ils pouvaient perdre les congés acquis et qui n’ont pas été pris. «Des heures supplémentaires qui ne nous ont pas été payées. On arrête de travailler demain», ont-ils assuré. «C’est un vrai problème», a admis Me Robert. Car sur le terrain, les effets de la grève sont désormais perceptibles. «Dans les associations, des dossiers ne sont pas traités. À la Fédération, les factures ne partent pas. Les salaires des aides à domicile ne seront pas payés ou avec retard». Les salariés ont appris aussi que la créance de l’AG2R – elle se monterait à 4M€ -, avait été contestée par le juge-commissaire. «Aujourd’hui, nous n’avons rien obtenu. Peut-être que nous n’obtiendrons rien. Mais s’il faut se battre, c’est maintenant ou jamais, avant le 30janvier», a déclaré une salariée au moment du vote, coupant court au fatalisme ambiant. Comme annoncé vendredi, contact a été pris, par l’État, auprès de la Fédération.

 

II – La direction refuse la pose de congés

25 janvier à 13:44

Source : Le Télégramme

Les salariés de la fédération ADMR 29, en grève depuis une semaine, sont toujours sans nouvelle de leur employeur. « La présidente, Mme L’Hour, ne nous a pas contactés ». C’était, hier, une des conditions posées pour la reprise du travail.

« Par contre, la direction, que nous avons sollicitée pour la pose de congés, nous l’a interdit. Nous avons le choix entre faire grève et perdre de l’argent – ce qui est difficile pour plusieurs d’entre nous, car parmi les salariés, il y a plusieurs femmes qui élèvent seules leurs enfants -, et revenir travailler. C’est atterrant en terme de dialogue social ».

« Je vous conseille de les solder avant le licenciement »
Ce refus de la direction est d’autant plus surprenant que lors de la rencontre avec les salariés, Me Robert, administrateur judiciaire, nommé par le tribunal de grande instance de Brest dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire, l’a dit sans ambigüité : « Tous les congés acquis et qui n’ont pas été pris au-delà du délai légal ne sont pas pris en charge par les AGS ». Ils seraient donc perdus. « Je vous conseille de les solder avant le licenciement ». Un licenciement imminent.
Cet après-midi, le Comité d’établissement rencontre Michel Bauer, dont ils ont appris hier qu’il était en charge de la réorganisation de la fédération. Un rendez-vous avec l’administrateur judiciaire est également fixé demain.

La colère des salariés de l’association Guilvinec-Treffiagat
En matinée aussi, l’ensemble des salariés de l’association ADMR du Guilvinec-Treffiagat a adressé un courrier à Francine L’Hour, présidente de la fédération, ainsi qu’aux administrateurs fédéraux, pour dire sa colère. « Les salariés sont lassés, exaspérés, outrés d’apprendre par voie de presse la totale « désorganisation » du réseau ADMR 29. (…) Nous avons l’impression d’un énorme gâchis. Qu’en est-il des associations locales et des salariés, de la pérennité des emplois des salariés fédéraux, des personnes aidées qui souffrent également de la situation ? Les salaires de mandataires de décembre seront-ils payés (…) ? Nous attendons avec angoisse et impatience votre réponse ».

 

III – Reconduction de la grève à la fédération

25 janvier à 18:00

Source : Le Télégramme

Les salariés en grève, présents cet après-midi, au siège de la Fédération ADMR du Finistère, à Plabennec ont voté la reconduction du mouvement à demain, par 22 voix pour et une contre.

 

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Publié par le 25 janvier 2012 dans Réseau social, Santé

 

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