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Archives de Tag: Carlos Ghosn

Renault: l’addition du scandale pourrait grimper à 11 millions

Source : Le Parisien

Un conseil d'administration extraordinaire du constructeur automobile français Renault se tiendra le 11 avril, pour discuter des suites du fiasco de la fausse affaire d'espionnage qui empoisonne le groupe, selon une porte-parole du groupe français.

Un conseil d’administration extraordinaire du constructeur automobile français Renault se tiendra le 11 avril, pour discuter des
suites du fiasco de la fausse affaire d’espionnage qui empoisonne le groupe, selon une porte-parole du groupe français.

Les trois cadres licenciés à tort dans le faux scandale d’espionnage chez Renault réclament au constructeur des dommages pour préjudice moral de 2,4 à 3,5 millions d’euros, révèle une enquête de Marianne à paraître samedi.

Des montants sans précédents en France

Ces montants sont sans précédent en France. A l’exception de l’indemnité de 45 millions euros dont Bernard Tapie a bénéficié dans le cadre de l’arbitrage controversé, de l’affaire du Crédit Lyonnais.
Ajoutés aux indemnités, ces montants feraient, en cas de versement, grimper l’addition à plus de 11 millions d’euros pour Renault. Cet imbroglio juridico-financier pourrait en outre braquer ses syndicats contre le fait que l’entreprise supporte au prix fort les erreurs de ses dirigeants.
Selon Marianne, Michel Balthazard, le plus ancien des trois cadres victimes aurait déjà touché 480 000 euros d’indemnité légale, auxquels pourraient s’ajouter 750 000 euros pour licenciement abusif. Avec 32 ans passés chez Renault, il réclamerait en sus 3,2 millions pour le préjudice moral subi.
Son ex-adjoint Bertrand Rochette aurait touché pour sa part 200 000 euros d’indemnité légale. Après 22 ans pour la marque au losange, il pourrait compter sur 500 000 euros pour licenciement abusif et réclamerait 3,5 millions supplémentaires pour préjudice moral.
Le plus jeune du trio, Matthieu Tenenbaum, aurait perçu 50 000 euros d’indemnité légale, et devrait en toucher 120 000 euros pour licenciement abusif. Il prétendrait à plus de 2,4 millions au titre du préjudice subi. Ce cadre envisage de retourner chez Renault, mais ne discutera «des modalités que s’il estime suffisante la réparation de son préjudice», déclare à Marianne son avocat, Me Thibaut de Montbrial.
«Cette affaire est grave, elle aurait pu entrainer des suicides. Est-ce que cela vaut plus ou moins qu’un an du salaire de Carlos Ghosn (9,2 millions d’euros)?», justifie Me Pierre-Olivier Sur, défenseur de M. Balthazard, également cité par l’hebdomadaire.

La Direction de Renault acculée à la faute



Le PDG de Renault Carlos Ghosn a promis le mois dernier d’indemniser les trois hommes «à la hauteur du préjudice» subi.Selon Marianne, les sommes qu’ils réclament à ce titre sont toutefois très supérieures aux calculs du constructeur, visés par Bercy, qui évaluent entre 500 000 et 700 000 euros la réparation maximale pour chacun.
Le dilemme pour Renault, souligne l’hebdomadaire, est qu’un actionnaire minoritaire pourrait porter plainte pour «abus de bien social» si le groupe «sur indemnise» ses cadres. S’il refuse de débourser une telle somme, il «risquerait un procès prudhommal retentissant» catastrophique pour son image.

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Publié par le 8 avril 2011 dans Divers, Sécurité

 

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Affaire Renault : un responsable de la sécurité s’explique

Source : Le Monde

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, en avril 2010.

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, en avril 2010.AFP/EMMANUEL GLACHANT

Marc Tixador, ancien responsable de la lutte contre les fraudes chez Renault, suspendu de ses fonctions, se dit "abasourdi" par la fausse affaire d’espionnage qui secoue le groupe et "effondré" face à l’attitude de son employeur.

M. Tixador explique dans un entretien au Parisien qu’il côtoyait chaque jour Dominique Gevrey, l’homme qui serait à l’origine de cette fausse affaire d’espionnage industriel. M. Gevrey a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et placé en détention provisoire le 13 mars.

"Je n’arrive pas à réaliser qu’il ait pu nous berner, confie Marc Tixador, qui était son supérieur hiérarchique. Il était bosseur, enthousiaste, bon vivant." Revenant sur le déroulement de l’affaire, il dit avoir suivi les ordres de son PDG, Carlos Ghosn, qui "souhaitait le plus grand secret", selon lui. "Je suis très blessé par l’attitude de Renault à mon égard", affirme, amer, M. Tixador.

"J’AI TOUJOURS ÉTÉ LOYAL ENVERS MON EMPLOYEUR"

Le 17 août dernier, plusieurs dirigeants avaient reçu la lettre anonyme qui allait entrainer la mise à pied des trois cadres du groupe, accusés à tort d’espionnage. Dominique Gevrey était alors en contact avec sa "source", pour vérifier les allégations de cette lettre. Cette source allait se révéler factice.

"Il me paraissait normal que Dominique Gevrey, en bon professionnel, ne dévoile pas le nom de son informateur. Lorsqu’il échangeait des coups de fil avec lui, il s’isolait", confie M. Tixador. C’est à la suite des "révélations" de cette mystérieuse source que le département de sécurité a rédigé ses premiers rapports de synthèse sur l’affaire d’espionnage.

Aujourd’hui Marc Tixador se dit "effondré" : "J’ai peut-être été candide, mais j’ai toujours été loyal envers mon employeur… Et me voilà convoqué le 6 avril pour un entretien préalable à mon licenciement", conclut-il. "C’est un véritable coup de massue. Aujourd’hui encore, je me demande ce qui a bien pu se passer."

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Publié par le 30 mars 2011 dans Sécurité

 

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Espionnage. La direction de Renault à nouveau sur le gril

   Source : Ouest FranceCarlos Ghosn.Carlos Ghosn.

 

Selon un document révélé par L’Express.fr, la direction de Renault aurait su, mi-février, qu’elle n’avait pas les preuves d’une affaire d’espionnage. La situation se tend pour le PDG Carlos Ghosn.

Le feuilleton Renault avait démarré plein gaz, le 4 janvier, par une affaire d’espionnage inquiétante concernant la voiture électrique. Trois licenciements injustifiés plus tard, elle avait bifurqué sur le chemin d’une escroquerie interne assez pitoyable. La voici qui rebondit vers un dérapage de management, qui pourrait s’avérer délicat à gérer au sommet du groupe.

Un document révélé par L’Express.fr évoque une conversation entre le directeur juridique (Christian Husson) et le responsable de la sécurité (Dominique Gevrey), désormais incarcéré. Selon ce document, Renault savait, à la mi-février, qu’elle s’était fourvoyée dans un faux scandale d’espionnage. Elle aurait donc licencié, sans posséder de preuves, les trois cadres mis en cause.

Une rencontre surréaliste

Le verbatim publié par L’Express.fr sur cette rencontre le 14 février entre Christian Husson et Dominique Gevrey est aussi explicite que surréaliste. Du dialogue à la Audiard. Husson y supplie Gevrey de trouver le moyen pour Renault de « sortir par le haut ». Et avoue : « Si le contre-espionnage apprenait avant nous qu’il n’y a pas la preuve des comptes en Suisse et au Liechtenstein, c’est la fin des haricots pour la boîte, pour Carlos (Ghosn), pour tout le monde. Ça part en couilles mais grave ! C’est la bombe atomique ! »

Aujourd’hui, la situation continue de « partir en sucette », pour rester dans le langage fleuri du document. Accusé d’être la « gorge profonde » de Gevrey, un ancien agent secret belge nie formellement être « la source ». Voilà qui ne va pas arranger les affaires de Carlos Ghosn. Quatre jours seulement avant cette étonnante réunion du 14 février, le PDG du groupe Renault jurait que l’entreprise possédait des « preuves multiples ». Et il est, par ailleurs, soupçonné d’avoir caché à la justice des accusations portées contre un dirigeant de Nissan, là encore dans la fausse affaire d’espionnage.

Pour autant l’hypothèse d’une éviction de Carlos Ghosn semble loin d’être acquise. Des têtes pourraient tomber avant la sienne. Et Ghosn a un bouclier apparemment inoxydable avec l’alliance Renault-Nissan. Il est le garant de la solidité et de la pérennité d’un partenariat qui s’est déséquilibré et fragilisé au fil du temps. Renault aurait énormément à perdre, financièrement et industriellement, dans une rupture. Le gouvernement français le sait. Publiquement, il tance Ghosn. En interne, il le soutient…

Paul BUREL.

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Publié par le 30 mars 2011 dans Sécurité

 

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Nouvelles accusations dans l’affaire Renault

Source : La Provence

 

NOUVELLES ACCUSATIONS DANS L'AFFAIRE RENAULT

Renault est soupçonné d’avoir caché à la justice des accusations portées contre un dirigeant de Nissan dans la fausse affaire d’espionnage qui touche le constructeur automobile, selon une source proche du dossier.

 

Renault est soupçonné d’avoir caché à la justice des accusations portées contre un dirigeant de Nissan dans la fausse affaire d’espionnage qui touche le constructeur automobile, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Ces éléments sur une corruption supposée d’un haut responsable de Nissan étaient liés à ceux qui mettaient en cause trois cadres français de Renault, dit-on de même source, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Une porte-parole de Renault a répondu que le groupe avait toujours coopéré avec la justice et qualifié de calomnie les informations évoquant ce responsable de son partenaire Nissan.

"Tout autre nom mentionné dans la presse (que celui des trois cadres français NDLR) est le fruit de l’imagination de certains et relève de la calomnie pure et simple. Renault n’a jamais demandé, ni aux services de sécurité ni à quiconque, une enquête sur les hauts dirigeants de Nissan", a-t-elle déclaré.

"Renault, comme cela a été affirmé à différentes reprises, a toujours coopéré et n’a jamais fait obstruction à la justice, étant donné que le groupe désire que toute la vérité soit établie dans ce dossier et que les auteurs soient poursuivis", a-t-elle ajouté.

Donnant foi en partie à des accusations portées par son service de sécurité interne, Renault a porté plainte en janvier contre les trois cadres français et les a licenciés mais il n’a pas mentionné ce dirigeant de Nissan.

Cet "oubli" est apparu dans l’enquête de police qui a conclu que toutes les accusations étaient fantaisistes et paraissaient relever d’une escroquerie de Dominique Gevrey, un de ses agents de sécurité, précise-t-on de source judiciaire.

Ce dernier est écroué depuis le 13 mars.

Renault a présenté ses excuses à ses trois cadres.

Carlos Ghosn et le n°2 de Renault Patrick Pélata ont admis avoir pu être trompés par le service de la sécurité. Ils ont annoncé qu’ils renonçaient à leurs primes au titre de 2010.

Le gouvernement français, actionnaire principal de Renault au coude à coude avec Nissan, a rappelé, par la voix de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, que Patrick Pélata avait laissé entendre qu’il démissionnerait si les accusations de la société s’effondraient.

Une assemblée générale des actionnaires est prévue le 29 avril et elle pourrait aborder un audit demandé par le conseil d’administration sur l’imbroglio.

Renault poursuit dans le plus grand secret les négociations avec ses cadres licenciés, qu’il devrait être contraint d’indemniser confortablement. Carlos Ghosn et Patrick Pélata les ont reçus, a indiqué l’avocat de la société.

Deux d’entre eux, Bertrand Rochette et Michel Balthazard, ont fait savoir qu’ils ne souhaitaient pas réintégrer Renault. Le troisième, Matthieu Tenenbaum, réserve sa réponse.

Le constructeur n’a pas pu engager la procédure de licenciement de Dominique Gevrey, pour des problèmes de procédure. Il ne peut venir à son entretien préalable, vu qu’il est en prison. Renault lui a payé au moins 310.000 euros pour ses "informations".

Dominique Gevrey avait en 2010 fait licencier un autre cadre de Renault pour des accusations de corruption, qui étaient aussi fausses, a démontré la Direction centrale du renseignement intérieur.

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Publié par le 25 mars 2011 dans Sécurité

 

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L’Etat ne veut pas laisser le fiasco Renault sans suites

  Source : France Soir

Le gouvernement ne veut pas laisser sans suites le scandale de faux espionnage chez Renault et, sans réclamer des têtes, met sous pression la direction du groupe, dont les excuses aux trois cadres licenciés à tort n’ont pas suffi à éteindre les critiques.

L’Etat est le premier actionnaire du constructeur automobile, à hauteur de 15%. Le porte-parole du gouvernement François Baroin a eu des mots très durs pour fustiger mardi la gestion catastrophique de l’affaire.

"On ne pourra pas laisser cela sans suite (…) Je trouve anormal qu’une immense entreprise comme celle-ci ait basculé dans un amateurisme et une affaire de Bibi Fricotin et de barbouze de troisième division", a-t-il dénoncé.

Le ministre de l’Industrie Eric Besson a salué le fait "que le président de Renault ait présenté tout de suite ses excuses publiques". Mais, a-t-il poursuivi, "ce n’est pas la fin de cette histoire interne".

Selon lui, un audit "va permettre de connaître les responsabilités exactes dans l’entreprise". Ses conclusions doivent être présentées le 28 avril au conseil d’administration du constructeur, au sein duquel siègent deux représentants de l’Etat.

Interrogée sur ces critiques, la direction de Renault n’a souhaité faire "aucun commentaire". Une porte-parole du groupe a confirmé que les conclusions d’un "chantier de refonte de gouvernance de Renault" annoncé lundi et conduit par les numéros un et deux du groupe Carlos Ghosn et Patrick Pelata seraient présentées le 28 avril "au plus tard", à la veille d’une assemblée générale.

Selon elle, l’audit interne qui est en cours depuis janvier devrait alimenter ce "chantier".

Deux mois après avoir licencié avec fracas trois cadres dirigeants accusés d’avoir monnayé à l’étranger des secrets sur son programme phare de voitures électriques, Renault a dû reconnaître lundi que l’affaire était probablement montée de toutes pièces.

Le PDG Carlos Ghosn a proposé de réintégrer les trois salariés victimes, leur a promis une indemnisation "à la hauteur du préjudice" subi et a annoncé une refonte des procédures de sécurité interne.

M. Ghosn, qui avait évoqué fin janvier des "preuves multiples" contre les cadres licenciés, n’a pas expliqué lundi comment le constructeur s’est laissé berner, se bornant à annoncer des "procédures disciplinaires" contre trois responsables de la sécurité du groupe.

Un responsable de la sécurité, Dominique Gevrey, ancien militaire, mis en examen pour "escroquerie", dort en prison depuis dimanche.

Mardi, la pluie de critiques a continué. "Quand un salarié fait une erreur, fait une faute dans une entreprise, il n’a pas à s’excuser, il est dehors, alors moi je dis simplement que Carlos Ghosn doit en tirer un peu plus de conséquences", a déclaré la première secrétaire du PS Martine Aubry.

"Si quelqu’un doit payer, ce sont les responsables de Renault", a aussi estimé Alain Gueguen, délégué du syndicat Sud. La CGT a dénoncé "l’arrogance, la suffisance et le dogmatisme" des dirigeants, tout en se refusant à réclamer des têtes.

Carlos Ghosn a refusé lundi la démission de Patrick Pélata tandis que François Baroin estimait que la démission des dirigeants n’était "pas le sujet aujourd’hui".

Pour autant, l’affaire ne risque pas d’améliorer les relations souvent tendues entre l’Etat et la direction du deuxième constructeur français.

Furieux d’en avoir été informé tardivement, Eric Besson avait indiqué en janvier à l’AFP avoir eu une explication "franche et directe" avec M. Pélata.

Il y a plus d’un an, l’hypothèse de la délocalisation de la production de la Clio 4 en Turquie avait valu à M. Ghosn d’être convoqué à l’Elysée par Nicolas Sarkozy.

 
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Publié par le 15 mars 2011 dans Sécurité

 

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Renault présente ses excuses aux trois cadres licenciés

Source : Le Parisien

Le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin a estimé lundi que l'affaire d'espionnage présumé chez Renault ne relevait que d'une «possible escroquerie au renseignement».

Le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin a estimé lundi que l’affaire d’espionnage présumé chez Renault ne relevait que d’une «possible escroquerie au renseignement».

 

Au lendemain de l’incarcération d’un responsable de la sécurité de Renault, la piste de l’espionnage industriel du groupe automobile s’efface encore un peu plus ce lundi. «Nous sommes en présence d’une possible escroquerie au renseignement», a annoncé en début d’après-midi le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, au cours d’une conférence de presse.

 

SUR LE MÊME SUJET

Dans la foulée, la direction du groupe a présenté ses «excuses» aux trois cadres «mis en cause à tort» dans le scandale d’espionnage industriel présumé, leur promettant «réparation».

Aucun compte à l’étranger

Saisis en janvier d’une plainte du constructeur sur des soupçons d’espionnage industriel, les enquêteurs penchent désormais pour la thèse de l’escroquerie. La piste de l’espionnage n’est toutefois pas complètement écartée, de même que «le scénario d’une déstabilisation», a tempéré Jean-Claude Marin. Il a, en revanche, confirmé que les demandes d’entraide avec la Suisse et le Liechtenstein avaient montré que les cadres licenciés par Renault ne disposaient pas de comptes dans ces pays.
Le licenciement d’un autre cadre fin 2009-début 2010 pour des motifs similaires a également mis la puce à l’oreille des enquêteurs, a ajouté le procureur. Il avait été licencié après avoir été accusé d’avoir un compte ouvert au nom de jeune fille de sa femme dans une banque grenobloise. «Là aussi, les investigations ont montré que ce cadre n’avait pas de compte à la banque postale de Grenoble», a précisé le procureur.

La direction fragilisée, FO appelle Carlos Ghosn à démissionner


La direction de Renault se retrouve fragilisée après la mise en examen et l’incarcération d’un responsable de la sécurité du groupe. Un personnage clé dans l’affaire d’espionnage présumé qui secoue le constructeur automobile français depuis deux mois, mais qui semble se dégonfler. Le constructeur a licencié début janvier trois hauts cadres qu’il soupçonnait d’espionnage industriel. Sûr de lui au début de l’affaire, le groupe a ensuite nuancé ses accusations et son numéro deux, le directeur général Patrick Pelata, a laissé entendre qu’il pourrait être amené à démissionner si celles-ci s’avéraient infondées.
Renault doit tenir à 16 heures un conseil d’administration extraordinaire. L’ambiance promet d’être houleuse. Le syndicat FO a suggéré lundi la démission du PDG du groupe, Carlos Ghosn. «La responsabilité est d’abord celle du PDG, Carlos Ghosn. C’est d’abord à lui de rendre compte de ce qui s’est passé. Peut-être en démissionnant ?», a déclaré sur France Info Patrick Monange, secrétaire général FO chez Renault.

 
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Publié par le 14 mars 2011 dans Sécurité

 

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Comment Carlos Ghosn cherche à s’en sortir

Source : France Soir

Renault avait licencié trois de ses cadres pour espionnage industriel. Alors que Carlos Ghosn s’apprête à reconnaître la vacuité des accusations portés contre eux, la marque au losange cherche toujours les coupables dans cette affaire.

Carlos Ghosn envoie le numéro 2 de Renault, Patrick Pélata, au front

Carlos Ghosn envoie le numéro 2 de Renault, Patrick Pélata, au front

 

Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur, a déclaré jeudi à l’AFP que « l’enquête pour espionnage industriel » au préjudice de Renault « se poursuivait » et que la DCRI « réserve les résultats de ses investigations au seul parquet qui l’a saisie en janvier dernier ». Il a insisté sur le fait que son service n’avait « jamais communiqué sur ce dossier », que tous les commentaires sont « dénués de tout fondement » et que « ces fuites nuisent gravement au déroulement de l’enquête ».

Ce démenti fait écho à ceux de la direction de la communication de Renault et de l’avocat de la société, Jean Reinhard, après l’information publiée mercredi sur le site Web de Libération, selon lequel Patrick Pélata, n° 2 du groupe, s’est rendu lundi à Matignon, pour y rencontrer un conseiller de François Fillon ainsi que le ministre de l’Industrie, Eric Besson, pour y évoquer l’hypothèse d’une « manipulation », interne ou externe. Frédérique Le Grèves, directrice de l’information nous a assuré qu’il s’agissait d’une « visite de routine, prévue de longue date » et que le mot de « manipulation » n’avait jamais été prononcé.

 

Vagues accusations

On ne peut évacuer ces démentis, même s’ils sont vraisemblablement de circonstance. Depuis que Le Canard Enchaîné a révélé, la semaine dernière, que la justice helvétique avait fait savoir au parquet de Paris l’absence de tout compte en Suisse d’un des collaborateurs licenciés, sur la base d’une dénonciation anonyme, sur de vagues accusations de corruption, il est devenu clair que cette affaire d’espionnage ne tenait pas la route et que la direction de Renault s’était fourvoyée, ce qui a valu, à son président la une de France-Soir (vendredi 25 février) et plusieurs articles dans lesquels nous expliquions comment le groupe « espionnait ses salariés » et les conséquences de l’affaire pour Carlos Ghosn, qui n’en « sortira pas indemne ».

Déjà, le 22 janvier dernier, sources policières à l’appui, nous exprimions les plus grands doutes sur la version officielle, résumée dans la lettre de licenciement envoyée aux trois cadres : « Il ressort de nos investigations que vous avez reçu des sommes d’argent de source étrangère, conduisant à la conviction que vous avez donné en échange des informations stratégiques pour l’entreprise. » France-Soir titrait en effet à la une : « Et s’ils étaient innocents… »

Tout laisse à penser qu’ils le sont, y compris Michel Balthazard, membre du comité de direction, accusé de détenir un compte au Lichtenstein de… 130.000 €, correspondant à peine à cinq mois de son salaire !

 

Faire de Renault une victime

Sans attendre la reconnaissance par Renault de son erreur, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment l’entreprise et son président vont pouvoir sortir de la nasse dans laquelle ils se sont engagés. Avocat de Balthazard, Pierre-Olivier Sur a ouvert tout grand une porte de sortie en tendant une perche : « J’appelle Renault à nous rejoindre dans notre plainte pour dénonciation calomnieuse. » L’idée est de faire de Renault une victime, au même titre que les trois cadres licenciés. Deux d’entre eux, Michel Balthazard et son adjoint Bertrand Rochette, passeront devant le conseil des prud’hommes le 23 mars prochain. D’ici là, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts.

Car les trois licenciés pourraient s’accommoder d’une réintégration dans leurs fonctions, assortie d’excuses publiques et d’un chèque pour compenser le préjudice subi. Selon nos sources, des négociations seraient déjà engagées.

Restera surtout à savoir d’où vient le coup. Il y a, à l’heure actuelle, deux hypothèses. La première, la plus vraisemblable, est celle d’une affaire de jalousie interne, montée en sauce en raison de l’incompétence des services de sécurité du groupe dont il apparaît qu’ils se sont comportés, agissant en marge de la réalité. La seconde – que l’on est loin d’exclure chez Renault – est celle d’une déstabilisation de Carlos Ghosn par des services gouvernementaux. Le patron est en effet soupçonné de privilégier Nissan au détriment de Renault, pour donner naissance à un groupe « apatride » sur lequel l’Etat français n’aurait plus de prise.

 

Amateurs

Ce qui expliquerait la décision de Carlos Ghosn de ne pas avoir confié l’enquête sur cet espionnage industriel présumé à la DCRI, le seul service habilité à pousser ses investigations de façon légale.

Dans ce bras de fer, le fait que Carlos Ghosn se soit imprudemment mis en avant, dans plusieurs médias, dont le 20 heures de TF1, est évidemment porté à son débit. « Faites-nous un peu confiance ! Nous ne sommes pas des amateurs. Nous n’avons quand même pas monté cette affaire de toutes pièces ! Croyez-vous un instant que le procureur de la République de Paris aurait pris notre plainte en considération si notre dossier était vide ? » disait le grand patron, le 2 février, sur l’Express.fr

Amateurs ? « J’espère que Renault maîtrise mieux la construction de sa voiture électrique que la procédure pénale » a lancé Pierre-Olivier Sur. Un avis largement partagé, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.

Liens : – Un 4ème ex-cadre… Renault envisage avoir été trompé Le directeur général s’est rendu…Le corbeau pourrait être… J’ai fait les poubelles… Les barbouzeries…

 
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Publié par le 4 mars 2011 dans Sécurité

 

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