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Archives de Tag: Erreur médicale

Une pince de 15 cm oubliée dans son ventre

Source : Le Parisien

Après son opération, fin 2012, Cécile a souffert cinq mois, le temps que l’hôpital découvre l’instrument laissé dans son ventre.

Louise Colcombet | Publié le 07.12.2013, 11h41


Créteil (Val-de-Marne). Cécile brandit le scanner qui montre la pince qu’on lui avait oublié dans l’abdomen lors d’une intervention de chirurgie réparatrice du ventre il y a un an.

Créteil (Val-de-Marne). Cécile brandit le scanner qui montre la pince qu’on lui avait oublié dans l’abdomen lors d’une intervention de chirurgie réparatrice du ventre il y a un an. | (LP/Philippe Lavieille.)

C’est le genre de mésaventure que Cécile avait déjà vue à la télévision. Sans imaginer qu’elle en serait un jour victime. Cette jeune femme de 24 ans vivant à Créteil (Val-de-Marne) a subi une improbable bévue lors d’une intervention chirurgicale il y a un an : le médecin a tout simplement oublié un instrument dans son ventre, une pince métallique d’une quinzaine de centimètres.

Révoltée, Cécile a saisi les tribunaux pour faire reconnaître son préjudice.
Son cauchemar a démarré en novembre 2012. Cécile, souffrant d’obésité, avait déjà subi une ablation d’une partie de l’estomac. Cette fois, elle est orientée vers l’hôpital Saint-Louis, à Paris, pour une chirurgie réparatrice du ventre. L’intervention survient et la jeune femme ressent rapidement des douleurs terribles. « Un mois après, j’étais pliée en deux, j’avais particulièrement mal du côté droit, témoigne Cécile. J’étais gonflée et j’avais un kyste juste au-dessus du pubis. Je suis retournée à l’hôpital, mais on m’a reçue en cinq minutes, sans me palper, et on m’a répondu que tout ça était normal. »
Pour atténuer la souffrance, la jeune femme prend de puissants antalgiques en permanence. « Ça me permettait juste de respirer normalement et de marcher », décrit-elle. Son calvaire va durer cinq mois, période durant laquelle elle se rend une dizaine de fois à l’hôpital, obtenant toujours la même réponse.
En avril dernier, elle demande à son généraliste de lui faire passer une échographie. L’examen décèle un corps étranger, sans plus de précision. Cette fois, l’hôpital lui prescrit un scanner. « Ils ne l’ont même pas pratiqué sur place », souffle Cécile. Le praticien qui l’examine lui confirme qu’un « objet métallique » se trouve bien dans son abdomen. « Ce n’est qu’en montant dans le bus pour retourner à l’hôpital que j’ai ouvert l’enveloppe et vu la photo, raconte Cécile. Et là, j’ai pété un plomb! On me regardait comme si j’étais folle, mais j’étais hors de moi. »
Opérée en urgence par le même médecin, Cécile « serre les dents ». « Je voulais une anesthésie générale, elle a refusé et, en plus, j’ai été mal endormie… » Après l’intervention, la jeune femme s’attend à recevoir des excuses et une explication. En vain. « Elle m’a regardée et dit, dans un petit sourire, que je ne suis pas près d’oublier : Oui, ben, ça arrive ?! J’ai cru rêver… »
L’hôpital, qui a admis son erreur, a fini par proposer un dédommagement à l’amiable… cinq mois plus tard. « Quand j’ai vu la somme, dit-elle, j’ai fondu en larmes. » L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a estimé le préjudice à 5400 €. « Une indemnisation ridicule », tranche Me Frédéric Pichon, l’avocat de Cécile, qui a demandé au tribunal administratif la nomination d’un expert indépendant. « On prend ma cliente pour une idiote, alors qu’elle aurait pu avoir des complications terribles », poursuit-il, soulignant la « négligence et la désinvolture » de l’hôpital, qui a mis des mois avant de réagir.
Cécile, elle, ne digère surtout pas le barème appliqué : « 1 sur 7 en préjudice esthétique, alors qu’un médecin du même service a reconnu que toute l’opération était à refaire ; c’est incompréhensible! Je vais devoir être réopérée et prendre de nouveaux risques pour ma santé. » Cette bavure a aussi eu des répercussions sur sa vie personnelle. Elle a été licenciée, alors qu’elle avait décroché un CDI. « J’ai pris trois jours d’arrêt maladie à cause des douleurs pendant ma période d’essai et j’ai été renvoyée. Avec mon fiancé, nous avons dû repousser la date de notre mariage… »
De son côté, l’AP-HP rappelle que « le chef de service de l’hôpital concerné lui a présenté ses excuses au nom de toute l’équipe » et assure que son indemnisation « correspond aux barèmes en vigueur ». Mais elle reconnaît son « oubli », qu’elle qualifie « d’évènement exceptionnel » dû à « une erreur de surveillance » lors du recomptage des instruments à l’issue de l’opération. Evènement tellement exceptionnel que l’AP-HP elle-même indique ne pas avoir « connaissance à ce jour d’un autre dossier de ce type ».

 
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Publié par le 8 décembre 2013 dans Santé, Sécurité, Société

 

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Béziers Dylan a passé 4 mois avec une poignée de frein de 7 cm dans la cuisse

 

 

Source : Midi Libre

Dylan, 11 ans, a vécu 4 mois avec une poignée de frein dans la cuisse.

Dylan, 11 ans, a vécu 4 mois avec une poignée de frein dans la cuisse. (Isabelle BARTHES)

Un jeune garçon de Puimisson a passé quatre mois avec une poignée de frein de 7 cm dans la cuisse. Il a été opéré à la clinique Saint-Privat de Béziers, lundi dernier.

Dylan, 11 ans, a passé quatre mois avec un bout de fer de 7 cm dans la cuisse, en fait la poignée de frein de son vélo qui s’était cassée dans une chute. C’était au mois de mai. Ce jeune garçon de Puimisson, dans l’Hérault, était tombé sur son guidon. Le soir, la plaie, profonde, avait été recousue. Mais Dylan continuait à souffrir…

Un fil sortait de la plaie

C’est finalement au mois d’août, alors que des examens et échographies n’avaient rien révélé, que le chirurgien de la clinique de Saint-Privat, où le jeune garçon a été opéré, a fait une drôle de découverte.

Lors de l’examen, ce professionnel s’est rendu compte qu’un fil sortait de la plaie. Celui-ci provenait d’un bout de pantalon que le garçon portait le jour de sa chute. Le chirurgien a alors décidé d’ouvrir la cuisse afin de tout nettoyer… Il en a ressorti la poignée de frein. "Je n’ai jamais vu ça", a-t-il lancé, médusé, aux parents de Dylan.

 
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Publié par le 7 septembre 2012 dans Santé, Société

 

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Lille : confondue avec une autre, elle subit une IVG contre son gré

 

Source : Le Parisien

 

Confondue avec une patiente venue pour un curetage, une jeune femme enceinte de 4 mois a subi une IVG.

Confondue avec une patiente venue pour un curetage, une jeune femme enceinte de 4 mois a subi une IVG.

 

«Je voulais un enfant, moi, et pas qu’on me l’enlève !» A cause de la méprise d’une étudiante sage-femme, qui a oublié de vérifier son identité, une jeune femme de 28 ans, enceinte de quatre mois, a subi une IVG contre sa volonté à Lille (Nord), la semaine dernière. Révoltée, la victime témoigne ce vendredi dans la «Voix du Nord» pour que «ça ne se reproduise pas».

Le drame s’est déroulé lundi dernier au service gynécologie obstétrique de l’hôpital Saint-Vincent, à Lille. Deux femmes sont en attente d’une intervention, l’une d’un cerclage du col de l’utérus (destiné à empêcher un accouchement prématuré) et l’autre d’un curetage (destiné à mettre fin à une grossesse).

Confusion d’identités

A 8h40, raconte La Voix du Nord, une étudiante sage-femme, déléguée par l’infirmière, débarque dans la chambre de la première avec des pastilles destinées à la deuxième : un médicament destiné à ramollir le col de l’utérus pour faciliter le curetage, qui peut également interrompre une grossesse. Vers midi, au bloc opératoire, les chirurgiens constatent la présence de ces comprimés inappropriés. Ils les reprennent mais le mal est fait : la fausse couche se déclenche.
Une enquête est immédiatement lancée pour identifier l’erreur : la sage-femme a oublié de vérifier l’identité de la patiente. Vers 18h, les médecins informent la jeune femme de la terrible méprise dont elle vient d’être victime. «C’était incompréhensible pour elle, elle était en révolte, en sidération», témoigne un médecin, qui parle d’erreur «épouvantable, irréparable».
Selon le quotidien nordiste, la jeune femme de 28 ans envisagerait à l’heure actuelle de déposer une plainte mais veut surtout faire connaître son histoire. La direction de l’hôpital se dit «catastrophée». Quant à la fautive, traumatisée par sa bourde après une semaine seulement dans le service, son stage ne sera pas validé.

 

Liens : – Elle perd son bébé…Un patient privé…

 
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Publié par le 13 mai 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Hôpital: Elle perd son bébé en accouchant sans assistance

  Source : 20 Minutes

FAITS-DIVERS – A l’hôpital de Montauban…

 

 

«J’ai accouché comme une serpillière.» Quelques mots qui témoignent du traumatisme qu’a vécu Sophie. Selon ladepeche.fr, la jeune femme de 22 ans, enceinte de six mois et prise de contractions, s’est présentée lundi à l’hôpital de Montauban (Tarn-et-Garonne). Placée en salle de travail, elle accouche finalement seule et découvre quelques minutes plus tard que son bébé est mort. Au total, elle serait restée une trentaine de minutes toute seule.

La direction de l’hôpital lui a présenté ses excuses, en lui expliquant que les équipes étaient débordées ce jour-là, en raison de nombreux accouchements. Pour déterminer les circonstances de la mort du nourrisson, deux enquêtes ont été ouvertes, l’une administrative, l’autre judiciaire.

Une autopsie du corps de l’enfant, ordonnée par le parquet de Montauban, aura d’ailleurs lieu ce vendredi. Contacté par 20 Minutes, le ministère de la Santé a, pour sa part, confirmé qu’il avait commandé un rapport à l’hôpital de Montauban qui devait lui être remis hier soir.

 

Le bébé n’était pas viable

De son côté l’agence régionale de santé (ARS) de Midi-Pyrénées a indiqué à 20 Minutes qu’elle avait dépêché une inspection dans l’établissement. Les conclusions de ses deux médecins-inspecteurs devraient être connues en début de semaine prochaine.

Selon l’ARS, à vingt-trois semaines, le bébé qui devait peser autour de 600 grammes n’était pas viable sans aide médicale. C’est donc bien le défaut d’assistance de la jeune femme qui pose question.

 

NDLR : Conséquence des compressions d’effectifs et ce n’est malheureusement pas terminé.

 
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Publié par le 13 mai 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Une patiente de l’hôpital de La Rochelle décède après une erreur médicale

Source : Le Parisien

Exclusif.

(ILLUSTRATION). Une erreur de dosage serait à l'origine du décès d'une patiente à La Rochelle.

(ILLUSTRATION). Une erreur de dosage serait à l’origine du décès d’une patiente à La Rochelle. | (lp/benjamin jerome.)

 

L’affaire a été traitée dans la plus grande discrétion. Une patiente de l’hôpital de La Rochelle (Charente-Maritime), âgée de 71 ans est décédée, le 20 février après s’être vue administrée, par erreur, une surdose de morphine. La victime, soignée dans le service diabétologie et souffrant d’un cancer en phase terminale, n’a pas pu être sauvée.

C’est au lendemain du décès de cette patiente que l’alerte a été donnée : une infirmière affectée au service de nuit a soupçonné qu’une erreur de dosage avait pu être commise par une de ses collègues. La direction de l’hôpital a alors alerté le parquet de La Rochelle. Les enquêteurs de l’antenne de la police judiciaire de Poitiers (Vienne) ont été saisis des investigations.

Une infirmière a admis avoir commis une erreur

«L’autopsie pratiquée sur le corps de la retraitée a permis de déterminer qu’elle était morte après l’administration d’une dose d’un dérivé morphinique, dix fois supérieure à celle qu’elle aurait dû recevoir, relate une source proche de l’affaire. L’infirmière en charge de ses soins a admis, devant les policiers, avoir commis une erreur. Elle est très affectée par toute cette affaire».

Agée d’une trentaine d’années, l’infirmière a été suspendue de ses fonctions. Elle devrait prochainement être mise en examen pour «homicide involontaire».

 
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Publié par le 10 mars 2011 dans Divers, Santé

 

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Le chirurgien enlève le mauvais rein

Source : France Soir

Un chirurgien du centre hospitalier régional de La Réunion a été suspendu après avoir retiré le rein sain d’un patient au lieu du rein malade.

Le patient a été averti 8 jours après l'opération (photo d'illustration).

Le patient a été averti 8 jours après l’opération (photo d’illustration)

 

Une erreur incroyable. Le 14 février dernier, alors qu’il opérait un homme de 71 ans, un chirurgien du centre hospitalier régional de la Réunion (CHR) s’est trompé et a enlevé le rein gauche de son patient, le sain au lieu du droit, le malade. Le praticien s’était trompé dans les notes qu’il avait établies avant l’intervention.

« C’est une erreur médicale particulièrement grave », s’est désolé le directeur général du CHR Michel Calmon qui a annoncé la « suspension immédiate de toute activité » du chirurgien en cause.

 

« Fatigue et inattention »

« La palpation aurait pu permettre de corriger le tir lors de l’intervention. Malheureusement cela n’a pas été le cas. Quand le chirurgien a eu connaissance de l’erreur, il était trop tard pour réimplanter le rein », a expliqué le président de la Commission médicale d’établissement.

Cette commission a d’ailleurs conclu que « le lien direct avec l’erreur relève d’une cause individuelle mise sur le compte de la fatigue et de l’inattention ».

Le malade et sa famille ont été avertis de cette bévue un peu plus d’une semaine après l’opération. Des excuses leur ont bien sûr été formulées et une société d’assurances leur a proposé une indemnisation dont le montant n’a pas été communiqué.

« Il leur appartient désormais de choisir entre cette indemnisation et une procédure contentieuse. Il ne s’agit nullement d’une manœuvre pour éviter un procès », a précisé le directeur du CHR. D’autres chirurgiens vont « essayer de sauver le rein malade » pour éviter que le patient soit dialysé, a-t-il précisé.

 

L’hôpital ne voulait pas de lui

Le chirurgien en cause qui « reconnaît l’erreur » et se dit « très perturbé » n’en est pas à son « coup d’essai » malgré une vingtaine d’années d’expérience. Il avait été recruté en mai 2007 par le CHR mais sa titularisation avait été refusée à l’unanimité par les instances de ce dernier à la suite de plusieurs manquements.

Un avis qui « n’a pas été suivi par le ministère de la Santé, qui avait jugé les motivations insuffisantes », s’est plaint la direction, ajoutant qu’après sa titularisation, « il était impossible de lui interdire l’exercice médical ».

Les contrôles au sein du CHR avaient déjà été renforcés l’an dernier après le décès de deux malades lors d’une greffe de rein. L’enquête avait permis d’établir plusieurs dysfonctionnements mais pas de faute médicale. Depuis ces évènements, les transplantations rénales sont suspendues à La Réunion.

Le chirurgien va demander au ministère de la Santé une nouvelle affectation. « Il est hors de question qu’il puisse continuer à exercer au CHR », a indiqué la direction de l’hôpital qui ne regrettera certainement pas de se séparer de son « Dr Maboul ».

 
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Publié par le 7 mars 2011 dans Santé, Sécurité

 

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