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Archives de Tag: Médical

Lyon : une patiente vit six mois avec des ciseaux dans le ventre

Source : Le Progrès de Lyon

publié le 15.02.2011 02h01

 

PincesVictime d’un oubli lors d’une opération de l’abdomen, cette mère de famille a dû se battre
contre un corps médical qui n’a pas voulu entendre sa souffrance

 

Le cauchemar d’A. s’est peut-être achevé hier dans la salle de réveil d’une clinique lyonnaise, après avoir vécu six mois avec un instrument chirurgical de 10 cm dans le ventre et s’être heurtée à l’indifférence de plusieurs membres du corps médical.
Agée de 31 ans, A. voulait se faire retendre le ventre après deux grossesses. Elle subit une abdominoplastie en septembre à la clinique Natecia de Lyon.
« Elle a eu mal dès le début. Elle a vu le chirurgien, 3 ou 4 fois. Il lui disait qu’elle avait un œdème, que c’était normal », raconte son mari. « Je l’ai vu 2 mois après l’opération et j’ai noté excellents résultats/patiente satisfaite », assure de son côté le médecin, Bernard Dessapt. Mais vendredi soir, souffrant d’une bronchite, A. tousse si violemment qu’un bout de métal « de la taille d’un demi-ongle » surgit de son nombril ! « Le cabinet étant fermé nous sommes allés à la clinique où l’infirmière de garde a dit à ma femme qu’elle aurait pu s’en apercevoir avant ! », rapporte, indigné, le mari de la patiente. L’infirmière laisse un message sur le téléphone du Dr Dessapt avec lequel A. a rendez-vous le lundi pour sa visite à 6 mois. Cependant, dimanche matin, alors que le bout de métal va et vient et que la douleur devient « insoutenable », le couple retourne à la clinique. Un infirmier réussit à joindre le médecin mais à aucun moment celui-ci ne demande à parler à sa patiente. Les urgences ne fonctionnant pas le week-end à Natecia, A. et son mari sont redirigés sur la clinique de la Sauvegarde pour passer une radio.  « Quand on est arrivés, ils ne nous ont pas pris au sérieux. On a été obligés de montrer la photo que nous avions pris du bout de métal sortant du nombril pour qu’ils acceptent de lui faire passer une radio. Après, on était les VIP de la clinique, on a vu tout le monde défiler ! », raconte le mari. Et pour cause, la radio montre dans l’abdomen de la patiente une pince de Halstead qui pour le néophyte ressemble en tout point à une paire de ciseaux… Mais si A. espérait pouvoir être débarrassée rapidement de cet envahisseur, elle va encore déchanter. Car hier le Dr Dessapt estimait qu’il n’y avait « pas d’urgence à opérer ». « 24 heures de plus, cela n’allait pas changer sa vie », nous a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que six mois avec une pince « c’est embêtant » et cela peut-être « dangereux » si la pince bouge… C’est finalement sur l’insistance de l’avocat du couple que le médecin opère A. à 16 heures. « Ce médecin a fait preuve d’une désinvolture ahurissante. Il s’est comporté en homme d’affaires plus préoccupé par ses rendez-vous. Que l’inquiétude de ma cliente ait été fondée ou non, elle était dans un état de souffrance psychologique certain. Je l’ai vu pleurer pendant 4 heures sans oser bouger et lui ne donnait pas signe de vie » rapporte Me Sannier.

Concernant l’oubli lors de l’opération, le Dr Dessapt ne le nie pas : « Le seul responsable c’est moi, j’assume la responsabilité. » Mais comme seule explication, il se contente d’un « quand il y a un problème, c’est une suite d’enchaînement », accusant les journalistes de vouloir faire du sensationnel. Pour limiter ce type d’oubli et les « erreurs de côté », la Haute autorité de santé a rendu obligatoire dans les hôpitaux la mise en place d’une check-list depuis janvier 2009. Cette liste comprend plusieurs points de vérifications avant et après une opération dont « le compte des instruments » après l’intervention. Mais dans les faits, cela n’est souvent pas fait. « C’est très compliqué. Il y a des spécialités comme l’orthopédie où il y a trop d’instruments. Cela prendrait trop longtemps », explique le Dr Jacques Caton, chirurgien orthopédiste qui a participé à l’élaboration de cette check-list. Malgré les garde-fous, l’erreur reste humaine. Mais « un peu d’humanité peut parfois éviter des procès », glisse Me Sannier. Ce ne sera sans doute pas le cas car le couple, « remonté » par tout ce qu’il vient de traverser est décidé à porter plainte. « Ce n’est pas normal qu’on reporte la faute sur nous. C’est grave », souligne le mari, avant d’ajouter : « Ma femme veut juste que cela n’arrive pas à quelqu’un d’autre. »

Sylvie Montaron

 
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Publié par le 15 février 2011 dans Santé

 

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MEDIATOR : contacter l’Association d’Aide aux Victimes du Mediator et de l’Isoméride

Source : AVI

Liens :

Mediator : Ouverture d’une enquête préliminaire…

Mediator : L’Assurance maladie demandera des comptes au fabriquant

Mediator – Servier aurait cherché…

Mediator : « Il y a un problème dans l’appareil d’Etat »

Mediator – Les risques connus depuis 1998 ?

Médiator

 

Association d'Aide aux Victimes du Mediator et de l'Isoméride

L'association A.V.I peut vous aider à faire valoir vos droits.

 

COMMENT NOUS CONTACTER ?

Faites valoir vos droits …
Vous avez pris du Mediator ou de l’Isoméride et vous n’avez pas de problèmes de santé. Néanmoins, compte tenu des derniers développements sur le sujet, il est préférable de vous tourner d’abord vers votre médecin généraliste afin de faire un bilan de santé complet.
En effet, « la maladie peut se déclarer même plus de 10 ans après la prise du produit »

Vous avez été exposé au Mediator ou à l’Isoméride et vous avez développé des complications pulmonaires graves, en particulier de l’Hypertension Artérielle Pulmonaire ou une atteinte des valvules cardiaques ? Vous avez des droits !
Le droit d’être écouté, le droit de vous faire entendre et de défendre votre cause devant la justice. Le droit d’engager des poursuites contre l’auteur de la faute, de demander la juste réparation de votre préjudice et d’être indemnisé…
L’Association des Victimes du Mediator et de l’Isoméride (AVI) peut vous aider depuis la constitution de votre dossier médical jusqu’à l’obtention de l’indemnisation de vos préjudices.
Attention !

Rappel à l’attention des personnes ayant pris du Mediator

En raison d’un très grand nombre d’appels téléphoniques, nous vous demandons d’adresser IMPÉRATIVEMENT toutes vos demandes par e-mail, en indiquant :

  • votre adresse postale complète
  • votre numéro de téléphone
  • la durée de prise du Mediator
  • la maladie dont vous souffrez et dont vous estimez le Mediator responsable

Personnes ayant pris du Mediator mais qui ne présentent aucune complication à ce jour

Si vous nous avez contactés, mais que, heureusement, vous ne présentez pas de complication, il convient, tout d’abord, de ne pas céder à la panique et de contacter son médecin traitant.

Votre médecin référent connaît bien votre état de santé et vos antécédents et il pourra vous conseiller.

Une consultation chez un cardiologue peut être envisagée et une échographie cardiaque permettra de visualiser le bon fonctionnement des valves cardiaques.

 

Personnes ayant pris du Mediator et qui présentent des complications à type de valvulopathies ou d’hypertension artérielle pulmonaire ( ou décès d’un proche )

Commencer à préparer le dossier médical, à savoir :

  • Un historique détaillé de vos problèmes de santé suite à la prise du MEDIATOR et des préjudices subis
  • Faire un double de tous les documents médicaux en votre possession :
    • toutes les ordonnances ou autres documents médicaux attestant la prise du MEDIATOR (avec des précisions sur la posologie journalière et la durée du traitement)
    • tous les documents attestant des complications survenues pendant ou après la prise du MEDIATOR :
      • Radiographies, échographie, (uniquement les comptes rendus papier)
      • Bilans biologiques
      • Comptes rendus d’hospitalisation
      • Comptes rendus opératoires
      • Correspondances ou certificats de médecins (en particulier de votre Cardiologue)
      • Rapports d’expertises (éventuellement)
      • Prescriptions médicales

Ne rien nous adresser pour le moment et attendre nos directives, mais en préparant ainsi votre dossier médical nous gagnerons du temps

Courriel : écrivez nous à contact@victimes-isomeride.asso.fr

Adresse de l’Association :
Association d’aide aux Victimes du Mediator et de l’Isoméride (AVI)
136, avenue Louis Barthou
B.P. 80224 – 33020 BORDEAUX Cedex
Téléphone : 05 56 42 63 63

 
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Publié par le 8 janvier 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Smic, prime à la casse, fiscalité: ce qui va changer en 2011

 Source : Libération.fr

Smic, prime à la casse, fiscalité: ce qui va changer en 2011

 

Une fiche de salaire

Une fiche de salaire

La prime à la casse va disparaître, les consultations chez le médecin généraliste augmentent, tout comme les tarifs des assureurs et les abonnements internet et mobiles. Le point sur ce qui va changer (et surtout augmenter), en 2011.

 

Cela va augmenter:
Smic:

Il passe de 8,86 à 9 euros bruts l’heure pour atteindre 1.365 euros pour 35 heures hebdomadaires, soit environ 1.073 euros nets par mois.

RSA (Revenu de solidarité active):

Il sera revalorisé de 1,5% (inflation prévue en 2011) pour atteindre 466,99 euros par mois pour une personne seule sans enfant, 700,49 euros pour un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant.

Allocations Familiales:

Revalorisation de 1,5% : 126,38 euros pour deux enfants (avant CRDS), 288,38 euros pour trois enfants, 430,55 euros pour quatre enfants. S’ajoutent des majorations selon les âges.

Médecins et médicaments:

La consultation chez les médecins généralistes passe à 23 euros.

Les médicaments remboursés à 35% ne le seront qu’à 30%.

Assurances:

Relèvement généralisé des tarifs, compris entre 2,5% et 4,5% en automobile, entre 3% et près de 8% en habitation, et entre 5,3% et 8,5% en santé. En auto et en habitation, les hausses répercutent l’impact des événements climatiques et la hausse du coût des réparations. En santé, elles répercutent les déremboursements et l’introduction d’une taxe de 3,5% sur les contrats d’assurance dits responsables.

Energie:

Hausse de 3% de la facture, due à une hausse de la contribution au service public de l’électricité, qui finance notamment le rachat des énergies renouvelables.
Electricité: le tarif social, rabais octroyé aux foyers les plus modestes (625.000), devrait varier entre 40 et 60% contre 30 à 50% aujourd’hui.

Abonnement Internet/mobiles

Hausse de la TVA au 1er janvier, mais certains opérateurs ne la répercutent que le 1er février. Hausse de 1 à 3 chez France Télécom-Orange à cette date. Augmentation de quelques euros chez SFR (mais de 9,50 euros pour un des forfaits aux communications illimitées) et hausse attendue chez Bouygues Télécom et Free.

Cela va disparaître ou diminuer:
Prime à la casse automobile et bonus écologique:

Fin de la prime à la casse (500 euros) le 1er janvier. Elle sera versée si la voiture a été commandée avant le 31 décembre (même si livrée début 2011).
Les bonus-malus écologiques en vigueur s’appliqueront si le véhicule est commandé avant la fin du mois (même si livré en 2011).
En revanche, pour les voitures commandées en 2011, le montant des bonus sera réduit et les seuils à partir desquels ils sont versés seront relevés. Le bonus de 100 euros pour l’achat de voitures émettant entre 116 et 125 grammes de CO2/km sera supprimé.
Celui de 500 euros pour les voitures émettant de 96 à 115 g passera à 400 euros. La prime de 1.000 euros pour les véhicules émettant de 61 à 95 g sera réduite à 800 euros, le bonus spécifique GPL supprimé et celui pour les hybrides durci.

Niches fiscales et impôts:

Emploi à domicile: suppression de l’abattement de 15 points sur les cotisations patronales proposé aux ménages déclarant leur employé au salaire réel.
Suppression des déclarations de revenus multiples l’année du mariage, du pacs ou du divorce, qui permettait dans certains cas de réduire ses impôts.
La tranche la plus élevée d’impôt sur le revenu relevée de 40% à 41%, pour financer la réforme des retraites.
Niches fiscales: coup de rabot de 10% sur des niches permettant de réduire l’impôt sur le revenu en faisant un choix d’investissement. Sont ainsi concernés le crédit d’impôt sur les équipements en faveur du développement durable, la réduction d’impôt au titre de certains investissements outre-mer ou de l’investissement locatif dans le neuf.
Réduction d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ramenée de 75 à 50% pour l’investissement direct ou indirect d’un particulier dans une PME, dans la limite de 45.000 euros.

 
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Publié par le 29 décembre 2010 dans Fiscalité, Prime à la casse, Santé, SMIC, Travail

 

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Le Dossier médical personnel plébiscité | France Soir

 Source : France Soir.fr

Lancé en janvier 2011, le Dossier médical personnel, véritable carnet de santé virtuel séduit de nombreux Français.

25.000 dossiers ont déjà été crées 25.000 dossiers ont déjà été crées

Plus de sept Français sur dix (74%) se disent « plutôt favorables » à la mise en place du Dossier médical personnel (DMP), ce dossier informatisé destiné à faciliter la coordination des soins. A l’inverse, 20% des personnes interrogées n’y sont pas favorables et 6% ne se prononcent pas souligne un sondage Viavoice pour le Groupe Pasteur Mutualité, publié mardi.

L’adhésion au projet du DMP varie selon l’âge des personnes interrogées. Les 35-49 ans et les 50-64 ans y sont favorables à 77%. En revanche, les plus de 65 ans semblent un peu plus sceptiques, puisque 66% y sont favorables au DMP. De même, les habitants des villes de plus de 100.000 habitants y sont plus favorables que les habitants des communes rurales (76% contre 69%).

Ce carnet de santé virtuel sécurisé déjà testé dans quatre région sera gratuit et facultatif. Initié en 2004, il devrait voir le jour au début de l’année prochaine.

 
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Publié par le 21 décembre 2010 dans Divers, Santé

 

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Le choléra en Haïti

 Source : Le Monde.fr
Des Américains s’inquiètent de l’introduction du variant sud-asiatique du   choléra en Amérique.

Dans les rues de Port-au-Prince, le 10 décembre.

Dans les rues de Port-au-Prince, le 10 décembre.AFP/HECTOR RETAMAL

Depuis plus d’un siècle, Haïti n’avait pas connu le choléra. Ce pays, l’un des plus pauvres du monde, a été frappé brutalement en octobre et là où ne l’attendait pas.

Révélées par Le Monde le 5 décembre, les conclusions de l’enquête épidémiologique conduite sur place en novembre par le professeur Renaud Piarroux, spécialiste du choléra (CHU de Marseille) envoyé par le gouvernement français, ont pointé une origine à l’épidémie : le camp du bataillon népalais de la Minustah, les Casques bleus en Haïti. Une épidémie, importée du Népal, a touché les soldats de ce contingent. Leurs excréments, auraient été déversés "en quantités phénoménales" par un sous-traitant haïtien dans le fleuve Artibonite, contaminant l’eau utilisée par la population des localités environnantes et répandant la maladie à une vitesse foudroyante.

Ce scénario a été rejeté par les responsables du bataillon népalais et le rapport du professeur Piarroux a été mis sous le boisseau afin de ne pas perturber le processus électoral en Haïti.

Il est pourtant conforté à présent par une publication scientifique analysant l’origine de la souche en cause dans l’épidémie haïtienne. Une équipe regroupant des scientifiques haïtiens et américains, notamment de la faculté de médecine de Harvard (Boston, Mass.), confirme en effet, dans un article publié jeudi 9 décembre par le New England Journal of Medicine, l’origine asiatique et importée de la souche de vibrion cholérique, la bactérie qui provoque la choléra, à l’origine de l’épidémie touchant Haïti depuis la mi-octobre.

"L’épidémie d’Haïti résulte probablement de l’introduction par l’homme d’une souche de vibrion cholérique provenant d’une source géographique éloignée", écrivent Chen-Shan Chin et ses collègues américains.

Une pandémie de choléra sévit actuellement au niveau mondial – la septième connue dans l’histoire – est responsable annuellement, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de 3 millions à 5 millions de cas, qui provoquent de 100 000 à 300 000 décès.

Cette pandémie est due à un type de vibrion cholérique baptisé "El Tor o1", apparu pour la première fois en 1961 en Indonésie. Les souches "El Tor o1" qui sévissent de manière permanente en Amérique du Sud et centrale n’avaient jusqu’ici jamais entraîné de choléra sur l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, rappellent les auteurs de l’étude américaine.

De ce fait, les experts ont cherché à déterminer l’origine géographique responsable de l’épidémie qui a déjà fait plus de 2 000 morts en Haïti. Pour cela, ils ont procédé au séquençage du génome des vibrions cholériques retrouvés dans les selles de deux malades haïtiens, de celui d’une souche de "El Tor 01" isolée en 1991 au Pérou lors de son apparition en Amérique latine et de ceux de deux autres souches identifiées en 2002 et en 2008 au Bangladesh (Asie du Sud).

Ils ont également comparé les séquences génétiques obtenues à celles de 23 autres souches. Leur conclusion est claire : "Il existe une étroite relation entre les souches isolées en Haïti et les souches ‘El Tor o1’ isolées au Bangladesh en 2002 et 2008. Par contraste, l’analyse des variations du génome des prélèvements haïtiens révèle une relation plus distante avec les souches circulant en Amérique latine." De même, ils diffèrent de souches retrouvées en Afrique de l’Est.

Autre point important, les analyses montrent que l’épidémie a bien été provoquée par une souche unique. Les auteurs indiquent que leurs données ne vont pas dans le sens de l’hypothèse selon laquelle la souche haïtienne serait issue de l’environnement aquatique. "De ce fait, il est peu vraisemblable que des événements climatiques soient à l’origine de l’épidémie en Haïti", écrivent-ils, estimant que la détermination exacte de la manière dont la souche sud-asiatique du vibrion cholérique a été introduite en Haïti requiert une enquête épidémiologique.

Ce travail de l’équipe américano-haïtienne complète donc et conforte l’enquête épidémiologique conduite par le professeur Piarroux, en écartant la piste d’une origine locale ou régionale de l’épidémie et en pointant l’Asie du Sud. Dans son rapport, le professeur Piarroux rappelle qu’à l’époque où des soldats du bataillon de la Minustah ont quitté Katmandou (Népal), une épidémie de choléra y sévissait.

Dans leur article du New England Journal of Medicine, Chen-Shan Chin et ses collègues s’inquiètent des conséquences que pourrait avoir, au-delà même des frontières d’Haïti, l’"introduction accidentelle du variant sud-asiatique du vibrion El Tor" dans la région. Plus adaptée à se répandre et plus résistante aux antibiotiques que d’autres, cette souche semble donner des formes plus sévères de choléra. Des caractéristiques qui pourraient, selon les chercheurs, lui faire supplanter le vibrion cholérique "El Tor o1" actuellement installé en Amérique latine.

Paul Benkimoun

 
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Publié par le 11 décembre 2010 dans Santé

 

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Sarkozy veut réformer la médecine de proximité

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 01.12.10 | 16h02  •  Mis à jour le 01.12.10 | 16h02

 

Xavier Bertrand, ministre du travail et de la santé, et Nicolas Sarkozy lors de la table ronde organisée à Orbec avec les représentants de la médecine de proximité, le 1er décembre.

Xavier Bertrand, ministre du travail et de la santé, et Nicolas Sarkozy lors de la table ronde organisée à Orbec avec les représentants de la médecine de proximité, le 1er décembre.REUTERS/PHILIPPE WOJAZER

Nicolas Sarkozy a annoncé, mercredi 1er décembre, une réforme de la médecine de proximité en 2011 : l’objectif avancé est de remédier au "désert médical" constaté dans certaines zones de France, avec une première série de mesures qui prendront effet dès la fin 2010.

"Face à une crise identitaire, nous devons agir vite", a déclaré le président lors d’une table ronde à Orbec, une bourgade du Calvados. Il y rencontrait, avec le ministre de la santé, Xavier Bertrand, des représentants de la médecine de proximité et des médecins généralistes, un des publics qu’il cajole particulièrement, avec les agriculteurs, à dix-sept mois de l’élection présidentielle de 2012.

"On n’aura pas tout fait avant la fin de l’année, mais je souhaite qu’on ait pris toutes les décisions concernant la médecine de proximité en 2011. (…) Vous n’aurez pas longtemps à attendre", a ajouté Nicolas Sarkozy à l’adresse des médecins libéraux. Il a précisé que cette réforme serait précédée d’une courte période de concertation avec les professionnels. Xavier Bertrand, devrait, lors du processus, s’appuyer sur le rapport que lui a remis la semaine dernière l’ancienne ministre Elisabeth Hubert, avec une série de propositions pour enrayer la désertification médicale.

NOUVEAU STATUT JURIDIQUE

Alors que le système de santé français est encore réputé l’un des meilleurs au monde, Elisabeth Hubert fait état de difficultés "réelles" à accéder à une offre de soins "en un temps court et à des conditions financières acceptables" en milieu rural, mais aussi dans certains quartiers urbains. Une situation contre laquelle Nicolas Sarkozy s’est élevé. "ll n’y a jamais eu autant de médecins en France – 210 000 – et jamais il n’y a eu autant de régions (…) sous-représentées médicalement. On ne peut pas continuer comme ça."

M. Sarkozy avait auparavant visité le "pôle de santé libéral ambulatoire" ouvert le 1er septembre dernier à Orbec, qui réunit quatre médecins généralistes, dont deux à mi-temps, un médecin du travail, deux infirmiers, un kinésithérapeute, une diététicienne et deux équivalents temps plein pour le secrétariat.

Le chef de l’Etat en a profité pour annoncer la création d’un nouveau statut juridique "adapté à la diversité des situations pour les pôles de santé regroupés comme le vôtre" et la création, "avant le 1er juillet 2011", d’un "guichet unique" pour "tous les professionnels de santé qui voudraient créer un pôle de santé avec les élus". "S’il faut un texte législatif, nous le ferons et nous passerons alors par une proposition de loi portée par le sénateur Fourcade, qui nous permettra de faire voter dès les premières semaines de 2011 un nouveau statut juridique."

RÉFORME DE LA RÉMUNÉRATION

Nicolas Sarkozy a également précisé le cadre de nouvelles échelles de rémunérations des médecins généralistes, précisant qu’il n’était "pas question" de revenir sur le paiement à l’acte, mais d’y ajouter des compléments en fonction des "contraintes". "Est-il normal de payer la même consultation, celle du diagnostic, celle où le médecin va passer beaucoup de temps pour savoir ce que vous avez, et la consultation qui consiste simplement à reconduire le médicament ?"

"Je refuserai que le seul avenir de la médecine de proximité soit le salariat, ce jour-là vous perdrez beaucoup", a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a esquissé un futur système de rémunération en trois étages, dont le premier serait "le paiement à l’acte". "Deuxième étage, on pourrait imaginer une part de rémunération forfaitaire qui finance certaines activités ou certaines contraintes", a-t-il ajouté, évoquant les permanences de garde dans les maisons médicales ou les médecins qui remplissent "une fonction de service public" en s’installant dans les "déserts médicaux". Il a enfin évoqué "un troisième niveau qui serait défini en fonction des objectifs de santé publique" et de leur respect.

 
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Publié par le 1 décembre 2010 dans Santé

 

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Dépendance

    Dépendance : priorité aux familles supportant des frais importants

LEMONDE.FR avec AFP | 27.11.10 | 12h24

La réforme de l’aide aux personnes âgées dépendantes, que l’exécutif veut boucler d’ici fin 2011, doit en priorité se pencher sur le cas des "familles qui ont des frais importants à supporter" a estimé la ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, dans un entretien paru samedi 27 novembre dans Le Figaro.

Le gouvernement prévoit une consultation sur ce thème tout au long du premier semestre 2011, impliquant notamment les conseils généraux, le monde associatif et les syndicats. Il s’agit de trouver de nouvelles sources de financement pour les dépenses croissantes liées aux personnes âgées dépendantes.

"Au cours de ce débat citoyen qui va s’ouvrir, nous devrons nous pencher sur le sort des plus fragiles. En premier lieu, les familles qui ont des frais importants à supporter, estime la ministre des solidarités, qui animera la consultation. Issues des classes moyennes à revenu modeste, elles ne bénéficient pas massivement des aides et ne sont pas concernées par des dispositifs d’exonération fiscale et sociale."

Le débat devra aussi permettre d’"examiner la situation des départements les plus fragiles, qui peinent à financer la dépendance" et d’"affiner les besoins futurs, qui sont évalués actuellement à 30 milliards d’euros", alors que les dépenses annuelles liées à la dépendance sont aujourd’hui de 22 milliards.

Sur les pistes de financement envisagées (solidarité nationale ou assurance privée, combinaison des deux, éventuel recours sur succession), Roselyne Bachelot n’a pas souhaité se prononcer avant la consultation.

 
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Publié par le 27 novembre 2010 dans Divers

 

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