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Affaire DSK: l’amnésie des "danseurs" du Sofitel

 

Source : L’Express

 

Affaire DSK: l'amnésie des "danseurs" du Sofitel

Dans une interview accordée au journal Le Monde, Accor s’explique sur la journée du 14 mai.

 

Après la diffusion de la vidéo des caméras de surveillance, le secrétaire général d’Accor a livré ce jeudi sa version des faits au Monde. Selon lui, les agents de sécurité "sont incapables de se souvenir de la raison" de la désormais célèbre "danse de la joie". 

C’est au tour d’Accor de livrer sa version des faits. Quelques heures après la diffusion par BFM TV des vidéos de surveillance du Sofitel, Pascal Quint, le secrétaire général d’Accor, dont dépend Sofitel, est revenu dans Le Monde sur les zones d’ombres de l’affaire DSK. Il a notamment répondu aux accusations du journaliste d’investigation américain, Edward Jay Epstein. 

Interrogé sur la fameuse "danse de joie" des deux salariés qui avait relancé la théorie du complot, le secrétaire général d’Accor a minimisé la portée de ce geste. "Ils sont incapables de se souvenir de la raison de cette scène. Ils disent tous deux qu’ils n’en ont aucun souvenir. Mais il est ressorti de leur entretien qu’ils étaient soulagés de voir que la police avait été appelée et soulagés que l’hôtel ait fait les choses dans les règles après l’agression d’une employée." Les deux hommes avaient assuré que ces effusions étaient liées à un "évènement sportif", sans en préciser la teneur. 

Dans son article, Edward Jay Epstein note aussi que la femme de chambre est entrée à de multiples reprises dans la suite située face à celle de l’ancien directeur du FMI. "D’autres personnes que Diallo se trouvaient-elles dans la chambre 2820 pendant et après sa rencontre avec DSK?", s’interroge le journaliste. "Si c’est le cas, qui étaient ces personnes et qu’y faisaient-elles? Et pourquoi Diallo a-t-elle démenti être entrée dans cette chambre?".  

Si le secrétaire général d’Accor ne nie pas ces allers et retours, ils s’expliquent selon lui par la nature même du travail de la jeune guinéenne: "A deux reprises, elle est entrée et ressortie immédiatement, constatant que le client n’avait pas encore libéré la chambre (…) Chez Sofitel, les femmes de chambre (…) frappent à la porte et, sans réponse, entrent dans la chambre en annonçant "Housekeeping". Si elles constatent que le client est présent, elles ressortent immédiatement." 

Que devient Nafissatou Diallo?

Nafissatou Diallo, qui prépare son procès au civil, n’est pas retournée travailler depuis le début de la procédure. "Elle est dans un statut juridique plus ou moins comparable à ce que serait un arrêt maladie en France. Elle est donc toujours salariée chez nous et nous sommes disposés à ce qu’elle reprenne son travail et même à lui donner une autre affectation si elle le désire. Nous attendons qu’elle nous indique ce qu’elle veut faire." 

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Publié par le 9 décembre 2011 dans Divers, Politique, Société

 

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Affaire DSK : abandon des poursuites pénales

 

Source : Rue 89

 

Ce lundi soir, le procureur de Manhattan, Cyrus Vance Jr, a annoncé à Nafissatou Diallo que les charges retenues contre Dominique Strauss-Kahn seraient abandonnées mardi. Le volet pénal de l’affaire DSK est clos. Mais pas les autres.

C’est John Artie McConnell, le procureur tout droit sorti d’une série américaine, petit homme indigné de la toute première audience, qui a envoyé la lettre libératrice – pour Dominique Strauss-Kahn. Dans ce courrier adressé vendredi à l’avocat de Nafissatou Diallo, l’assistant de Cyrus Vance a écrit :

« Je voudrais inviter votre cliente à assister à une rencontre dans les bureaux du procureur afin de lui expliquer ce qui, je pense, va se passer au tribunal le jour suivant. »

Ce week-end, Kenneth Thompson devine tout de suite que ce rendez-vous ne présage rien de bon. Il a raison : l’audience n’a duré que vingt minutes. En sortant du bureau, l’avocat de Diallo a expliqué que le procureur avait bafoué les droits d’accès à la justice de « Madame Diallo » :

« Le procureur de Manhattan a tourné le dos à cette affaire, mais aussi à toutes les preuves apportées par la police scientifique, les preuves médicales et tous les autres éléments du dossier. » (Voir la vidéo de BFM TV)

La défense de DSK a confirmé l’abandon des charges. Selon les avocats de l’ancien patron du FMI, le procureur a adressé au juge Obus une motion de non-lieu.

Ce mardi, à 11h30 heure locale, l’ex-futur candidat à l’élection présidentielle pourra vraisemblablement récupérer son passeport et quitter le territoire américain en attendant la procédure civile. Selon son cercle proche, il est prévu que DSK fasse une courte déclaration avant de se rendre directement au FMI.

 

« Une plainte en France pour subornation de témoin ? »

Kenneth Thompson a expliqué qu’il allait tenter de récuser le procureur Cyrus Vance Jr – qu’il juge incompétent – et demander la nomination d’un procureur spécial. Mais il est très peu probable qu’il l’obtienne (il n’y a pas de conflit d’intérêt).

Par ailleurs, l’avocat de Nafissatou Diallo continue son combat : selon l’AFP, sa cliente va déposer plainte en France mardi pour tentative de subornation de témoin contre un adjoint au maire de Sarcelles. Nafissatou Diallo accuse cet adjoint d’avoir fait pression sur une femme qui affirme avoir eu une liaison avec Dominique Strauss-Kahn, pour la dissuader de témoigner.

Enfin, l’affaire DSK n’est pas finie. L’ancien directeur du FMI devrait affronter un autre procès, après la plainte civile déposée par Nafissatou Diallo le 8 août (dans le cadre du procès pénal, c’était l’Etat de New York qui poursuivait). L’action civile pourrait quant à elle durer des années.

 

Un accord financier à DSK contre le classement de l’affaire ?

La motion de non-lieu de Cyrus Vance de ce mardi devrait revenir en détail sur les trois mois d’enquête qui ont suivi les évènements du 15 mai au Sofitel. Interrogée par le New York Times, une source du parquet explique :

« On ne pouvait pas expliquer à un jury qu’il peut faire confiance à Nafissatou Diallo alors qu’elle nous a menti tout au long de
l’enquête [les assistants du procureur auraient pu être appelés à la barre et interrogés par les avocat de DSK, ndlr]. »

Fin juin, un article du New York Times met en doute, pour la première fois, la parole de Diallo. Le journal fait état d’une lettre du procureur Cyrus Vance aux avocats de DSK. Dans cette dernière, Vance dresse une liste d’éléments pouvant remettre en cause la crédibilité de la femme de chambre.

Les mensonges de Nafissatou Diallo portent sur sa vie privée (mensonge pour obtenir l’asile, transferts d’argent suspect) et l’affaire elle-même (récit erroné des faits, coup de téléphone suspicieux dont l’avocat conteste la traduction). Ce mardi, le parquet pourrait compléter cette liste. Selon le Wall Street journal, le procureur cherche aussi à savoir si Diallo a proposé un accord financier à DSK contre le classement de l’affaire.

 

Des larmes de crocodile sur ABC News

Nafissatou Diallo a aussi perdu la guerre médiatique. Fin juillet, la femme de chambre sort du silence. Kenneth Thompson fait monter la pression sur le procureur Vance avant l’audience prévue le 1er août.

Thompson organise un vrai show. Deux médias américains, Newsweek et ABC (« Good morning America »), racontent la version des faits de la femme de chambre.

Selon le magazine américain, « de temps en temps, Diallo pleurait en parlant » pendant l’interview et « à certains moments, les larmes paraissaient forcées ». De son côté, la journaliste ABC News souligne des incohérences :

« Alors qu’elle décrivait tout d’abord DSK comme totalement silencieux durant l’agression, elle le décrit désormais comme “beaucoup plus bruyant”. »

A propos d’un transfert de fonds de 100 000 dollars sur son compte, la femme de chambre fait l’ingénue :

« C’était mon ami et je ne savais pas que c’était un dealer.

Je lui ai donné mon numéro de compte, mais je ne savais pas qu’il y avait autant d’argent sur mon compte. »


Le 29 juillet, Diallo tient une conférence de presse dans l’enceinte choisie avec soin d’un centre culturel chrétien de Brooklyn.

 

Crédibilité du témoignage trop fragile

La mise en scène médiatique et les mensonges ne prouvent rien. Personne ne sait ce qu’il s’est passé dans la chambre 2806. La version de Nafissatou Diallo (une fellation forcée) tient toujours debout.

Mais à ce stade, la crédibilité de la victime est trop fragile. Le procureur de Manhattan a considéré qu’un jury américain ne pourrait pas être convaincu à l’unanimité, et « beyond reasonable doubt » : au-delà de tout doute raisonnable.

Le procès civil pourrait mieux tourner pour Nafissatou Diallo. Les deux procédures, civiles et pénales, sont indépendantes aux Etats-Unis. Un non-lieu au pénal n’empêche absolument pas une condamnation au civil.

Les médias français ont souvent pris l’exemple d’O.J. Simpson pour illustrer cette originalité. Mais dans le cas du footballer américain, un procès pénal avait eu lieu.

 

Le procès civil dans le Bronx, plus favorable à la victime

Nafissatou Diallo pourra s’appuyer sur un dossier médical (révélé par L’Express) qui corrobore sa version des faits, même si les lésions vaginales pourraient provenir, selon les avocats de DSK, de rapports sexuels antérieurs.

Au civil, la plaignante n’aura plus besoin de convaincre la totalité des jurés. De plus, ils n’attendent pas d’être convaincus « au-delà de tout doute raisonnable », mais doivent simplement déterminer que la « concordance d’indices » penche de manière « prépondérante » (à 51%) en faveur de la culpabilité de DSK.

Enfin, la plaignante peut choisir le tribunal le plus proche de son domicile, dans le Bronx, quartier dont seront issus les jurés. Cité par le Figaro, l’avocat Ron Kuby commente :

« Les jurys du Bronx sont composés en grande majorité de Noirs et de Latinos appartenant à la classe des “opprimés”, laquelle ne porte pas dans son cœur les Blancs riches, surtout s’ils ont mauvaise réputation. »

Un classement sans suite dans l’affaire Banon ?

Côté français de l’affaire, ce lundi, l’agence Reuters révélait qu’un classement sans suite était l’issue la plus probable de l’enquête de police menée en France sur l’agression présumée de Tristane Banon.

Selon une source au parquet, il est impossible de caractériser juridiquement une tentative de viol, ce qui est le seul cas de figure où les faits, s’ils ont existé, ne seraient pas prescrits (dans le cas d’une agression sexuelle, la prescription est de trois ans).

Cette source a affirmé à Reuters :

« Une tentative suppose juridiquement un début d’exécution et, pour que la tentative soit retenue, il faut en outre démontrer qu’elle a échoué pour une raison indépendante de la volonté de l’auteur […]. »

Quelques minutes plus tard, le parquet de Paris a démenti : tirer des conclusions quant à l’issue de l’affaire Banon est « prématuré ».

 

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Publié par le 23 août 2011 dans Politique, Société

 

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Affaire DSK : Nafissatou Diallo n’est-elle intéressée que par l’argent?

 

Source : France Soir

 

Après l’annonce de la femme de chambre de porter plainte au civil contre Dominique Strauss-Kahn, la riposte des avocats de ce derniers ne s’est pas faite attendre.

Nafissatou Diallo a porté plainte devant un tribunal du Bronx

Nafissatou Diallo a porté plainte devant un tribunal du Bronx SIPA

Nafissatou Dialo n’est-elle intéressée que par l’argent ? C’est en tout cas ce que pensent les avocats de Dominique Strauss-Kahn après que la femme de chambre ait annoncé avoir déposé plainte au civil contre  l’ancien patron du FMI afin d’obtenir réparation. Si la nouvelle n’a rien d’étonnant, Kenneth Thompson le conseil de la présumée victime l’avait évoqué il y a plusieurs semaines, voilà qui est désormais officiel.

 

"La plainte au civil n’a aucune valeur"

« Nous affirmons depuis le début que les motivations de Me Thompson et de sa cliente ne sont autre que de se faire de l’argent » ont immédiatement déclaré William Taylor et Benjamin Brafman les deux avocats de l’ancien patron du FMI, dans un communiqué commun. « Le dépôt de cette plainte fait tomber tous les doutes sur cette question. La plainte au civil n’a aucune valeur et M. Strauss-Kahn va la combattre vigoureusement », poursuivent-ils. En cause notamment selon eux, une conversation téléphonique enregistrée au lendemain des faits présumés avec un détenu en Arizona. « Ne t’inquiète pas. Ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais », lui aurait dit Mme Diallo.

 

Un autre procès dans le Bronx

Dominique Strauss-Kahn reste sous le coup de sept chefs d’accusation aux Etats-Unis, notamment tentative de viol, agression sexuelle et séquestration, qui peuvent lui valoir de nombreuses années de prison. Il est toujours privé de son passeport et ne peut quitter le territoire américain. Sa prochaine comparution dans le volet pénal de l’affaire est prévue le 23 août. Un autre procès se profile donc pour DSK qui se tiendra cette fois dans un tribunal du Bronx, où la trentenaire a porté plainte. A moins que les avocats des deux parties s’entendent sur un arrangement financier avant le début de ce dernier.

 
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Publié par le 9 août 2011 dans Politique, Société

 

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Affaire DSK : une histoire sans fin

 

Source : Marianne2.fr

 

Affaire Banon, témoignage de la femme de chambre, anciennes maitresses qui sortent du bois : alors qu’on la croyait déjà enterrée, l’affaire DSK connaît sans cesse de nouveaux rebondissements. Quel qu’en soit le dénouement, estime SuperNo, on aura jamais vu autant d’acharnement sur un seul homme.

(Dessin - Louison)

(Dessin – Louison)

[Note aux allergiques : l’ingrédient principal de ce billet est le DSK. Un bon sujet de vacances. Mais attention : le DSK est un sujet irritant, notamment en cas d’ingestions répétées. Selon les individus, les symptômes vont de l’irritation aux éruptions cutanées en passant par le serrage de poings, le mal aux côtes, pouvant même aller jusqu’au grattage compulsif des testicules. Je vous aurais prévenus.]

Alors que d’un point de vue strictement factuel (ce que les pédants, suivis par une horde hurlante de journalistes en mal d’inspiration tout heureux d’avoir appris une nouvelle phrase qui vous pose là quand vous la prononcez, appellent « le décalage entre le temps judiciaire et le temps médiatique ») il ne se passe pas grand chose, l’orchestration médiatique, chargée de meubler le vide à grand coups de mirliton et de fanfreluches, fait le job au delà des espérances, même en ce milieu d’été où seuls la météo, le sport et les faits divers tentent de sortir le spectateur somnolent de sa torpeur.

Du point de vue de la procédure pénale, tout le monde continue d’attendre l’enterrement de l’affaire, promis par le DSKakorps depuis un mois… Sauf que ça dure et qu’on a jamais vu autant de monde s’activer sur une affaire en instance de mise en bière…
En France, dans l’affaire Banon, le Canard de cette semaine nous apprend, comme je l’avais pensé dès le début, que l’enterrement est là aussi déjà programmé. Après avoir amusé la galerie avec l’audition d’une armada de pipoles, après une audition « pour la forme » de DSK qui niera naturellement tout en bloc, le procureur ne pourra que constater que l’affaire est de toute façon couverte par la prescription, aucune preuve nécessaire pour étayer une accusation de tentative de viol ne subsistant après huit ans. Et ce même si, comme le Canard le souligne, les enquêteurs pensent que l’accusation tient la route.

Mais revenons-en au folklore. J’ai souvent écrit ici qu’aucune croissance infinie n’était possible dans un monde fini. Or, révélation après révélation, j’en viens à devoir nuancer mes propos. Il semble en effet qu’il existe une exception : la croissance des cornes d’Anne Sinclair, que rien ne semble devoir arrêter…

La boite de DSK étant ouverte, les anciennes maitresses sortent du bois, à un rythme que rien ne semble capable d’arrêter. C’est simple, on croirait que DSK a couché avec toutes les femmes du monde. J’ai même demandé à SuperNonotte qui m’a assuré que non, mais un doute subsiste quelque part.

Après avoir invité sans succès deux employées de l’hôtel à venir admirer les estampes de la suite 2806, DSK était parvenu à ses fins avec une mystérieuse inconnue consentante. Selon Le Point (si quelqu’un a la référence exacte, je suis preneur !) il semble même qu’il ait avoué à sa femme qu’il s’en serait encore tapé une autre (restée anonyme), en plus de la femme de chambre, et que ce week-end à New-YorK était en quelque sorte pour lui une sorte de « dernier verre avant la présidentielle ». Sacrée gueule de bois au réveil !

Depuis lors, on apprend qu’avant d’avoir (présumément) tenté d’abuser de Tristane Banon, il se serait aussi tapé sa mère. On attend avec impatience des nouvelles de la grand-mère. Et voilà que ce week-end, sortie de je ne sais où, surgit une maitresse de 1999, qui dit si j’ai bien tout compris que DSK n’était pas violent, simplement exigeant et un peu obsédé sur les bords (le scoop !). Un mec qui n’est pas violent quand on fait ce qu’il veut, en quelque sorte…

Quelle cruche, cette femme de chambre, si elle s’était laissé faire, il n’aurait pas eu besoin de la violer (présumément, on s’entend bien…).

Un bonobo.

La seule grande nouveauté de cette dernière semaine donc été le débarquement sous les projecteurs de la femme de chambre,bien cachée jusque là. Certains ont parlé de « suicide judiciaire », tant il sera encore plus facile aux baveux de DSK de pointer ses incohérences. J’avoue que je n’ai pas été frappé par sa sincérité, notant comme chacun que ses sanglots semblaient un peu forcés. Et que l’adjectif « belle » qui lui a été accolé me semble discutable. (Lagardère « y’a pas de limite mon chéri », ami de DSK, et même s’il est à juste titre la risée du web, a plus de goût et sait se servir de ses millions comme un pot de miel efficace…)

Autre point soulevé, comment un petit bonhomme comme DSK aurait-t-il pu violer une femme d’une telle carrure, qui pouvait l’envoyer voler d’un revers du gauche à l’autre bout de la suite pourtant de belle surface ? C’est là tout le métier d’un politicien madré, qui inspire un mélange de respect et de trouille. Un rapport de dominant à dominé. Elle l’a dit à la police, elle l’a répété par la suite : ce dont elle avait peur, ce n’était pas du viol, c’était avant tout de perdre son boulot. Voilà une femme arrivée miraculeusement (et en mentant sur sa situation) d’un pays africain, et qui prend ce travail comme un don du ciel. Par ailleurs, ses supérieurs ont dû la briefer des centaines de fois sur « le client est roi », blablabla, et insister particulièrement sur le fait que les locataires de l’étage étaient pleins aux as, donc forcément importants et respectables, et qu’il ne fallait pas les mécontenter. D’où le dilemme cornélien qui a conduit au drame (présumé).

Je persiste à croire que la version de la scène racontée par la femme de chambre est la bonne et qu’il ne s’agit en aucun cas d’un traquenard prémédité à but carrément lucratif. Il semble même que la thèse de l’erreur de traduction qui lui fait dire ce qu’elle n’a pas dit soit sérieusement envisagée. Quant aux rumeur selon lesquels elle serait une prostituée occasionnelle, elles n’ont eu aucune confirmation et sont probablement de la pure calomnie balancée par la défense de DSK pour la discréditer. Mission presque accomplie.

Simplement, il semble évident que même si elle n’était pas particulièrement cupide avant le viol (présumé…), elle le soit rapidement devenue, bien coachée par un avocat alléché par la perspective de toucher une grosse comm’ sur des dommages et intérêts qui pourraient se monter à plusieurs millions de dollars lors du jugement au civil qui suivrait le fiasco du pénal.

DSK voulait passer à la postérité en devenant président de la République Française. Raté, mais quel que soit le sort que la justice lui réserve, il passera sans doute à la postérité comme le type qui a payé le plus cher pour une pipe !

Affaire DSK : une histoire sans fin

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Publié par le 5 août 2011 dans Politique, Société

 

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Rien de suspect chez DSK pour les syndicats d’Air France

 

Source : Libération

Dominique Strauss-Kahn rentre chez lui à New York après une rencontre avec ses avocats, le 6

Dominique Strauss-Kahn rentre chez lui à New York après une rencontre avec ses avocats, le 6 juillet 2011. (© AFP David Karp)

 

Les syndicats d’hôtesses et de stewards d’Air France ont indiqué jeudi à l’AFP n’avoir jamais été informés de "comportement inapproprié" de Dominique Strauss-Kahn envers les salariés de la compagnie, en réponse à un appel lancé par les avocats new-yorkais de Nafissatou Diallo, selon des informations du Parisien.

Selon le quotidien, «Kenneth Thompson et Douglas Wigdor, qui ont multiplié les approches auprès des personnels de la compagnie Air France — un de leurs enquêteurs privés en France est d’ailleurs en charge de cette mission —, disposent déjà d’au moins deux témoignages évoquant des employés importunés par DSK».

Les syndicats et la direction d’Air France ont par ailleurs fermement démenti toute politique de ne désigner que des hommes en cabine quand DSK voyageait, comme l’affirme l’auteur d’une lettre anonyme reproduite par Le Parisien.
Contactées par l’AFP, cinq organisations de personnel navigant commercial ont indiqué ne jamais avoir été approchées par les avocats de la femme qui accuse DSK de l’avoir violée à Manhattan et ne pas avoir été informées de démarches similaires auprès de salariées.
"Je n’ai jamais eu connaissance de comportement inapproprié. Il n’y a eu aucune approche (ndlr: par les avocats) dans ce sens", affirme Didier Foussat, secrétaire général du SNPNC.

"Il n’y a pas eu d’approche
" des avocats new-yorkais et "il n’y a pas eu de problème avec DSK", a déclaré Medhi Kémoune, de la CGT. "Si c’était le cas, j’appelle les personnels à s’approcher des syndicats pour engager des procédures", a-t-il ajouté.

 

Equipage toujours mixte

"L’équipage n’est pas choisi en fonction des personnes que l’on transporte. Il est choisi deux à trois mois à l’avance et il est toujours mixte", explique encore Didier Foussat, en réponse à la question de savoir s’il avait été décidé de ne désigner que des hommes en cabine quand DSK voyageait.
Un porte-parole de la compagnie Air France a démenti formellement "avoir donné quelconque instruction sur la composition de ses équipages". "Air France n’entend faire aucun autre commentaire sur les rumeurs", a-t-il ajouté.
"On a eu des soucis avec certaines personnes connues, mais DSK n’a jamais fait l’objet de remontées particulières ou de plaintes", indique de son côté Philippe Sportès, représentant Unsa. "Je l’ai déjà eu en client sur un vol moyen-courrier et c’est un client normal, sympathique et qui n’a posé aucun problème", ajoute-t-il.
"Il y a eu des rumeurs sur des blogs tenus par des hôtesses mais ce ne sont que des rumeurs et aucune plainte n’a été déposée", précise le représentant d’un autre syndicat, qui souhaite rester anonyme.

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Publié par le 4 août 2011 dans Politique, Société

 

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Affaire DSK : l’appel des avocats de Nafissatou aux employées d’Air France

Source : Le Parisien

 

Kenneth Thompson et Douglas Wigdor invitent les personnels féminins d’Air France qui auraient eu à se plaindre de Dominique Strauss-Kahn à se manifester. Ils disent déjà disposer de plusieurs témoignages.

 

Les avocats de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor (ci-dessus, de gauche à droite), ont contacté les personnels féminins d’Air France pour, disent-ils, « mettre au jour la véritable personnalité de Dominique Strauss-Kahn ».

Les avocats de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson et Douglas Wigdor (ci-dessus, de gauche à droite), ont contacté les personnels féminins d’Air France pour, disent-ils, « mettre au jour la véritable personnalité de Dominique Strauss-Kahn ». |
(maxppp/photoshot/Dennis Van Tine et AFP/DOMINIQUE VIGER.)

 

Les avocats de Nafissatou Diallo, la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn, mènent une nouvelle offensive. Kenneth Thompson et Douglas Wigdor ont décidé de lancer un appel à témoins aux personnels féminins de la compagnie Air France qui auraient eu à subir, au cours de leurs fonctions, des remarques grossières, des gestes déplacés ou des propositions équivoques de l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI), accusé d’agression sexuelle et de tentative de viol sur la femme de chambre du Sofitel de New York.

    Depuis plusieurs semaines, les deux avocats ont entrepris un vrai travail de sape pour « mettre au jour la véritable personnalité de M. Strauss-Kahn », comme ils se plaisent à le rappeler.
    Kenneth Thompson et Douglas Wigdor, qui ont multiplié les approches auprès des personnels de la compagnie Air France — un de leurs enquêteurs privés en France est d’ailleurs en charge de cette mission —, disposent déjà d’au moins deux témoignages évoquant des employés importunés par DSK.
    Début juillet, c’est un incident à l’aéroport de Los Angeles qui leur a été rapporté. Un cadre de la compagnie aurait été contraint de prier fermement l’ex-patron du FMI de bien se tenir. Plus récemment encore, une lettre anonyme, rédigée dans un anglais parfait et postée le 17 juillet du Canada, a été reçue au cabinet Thompson & Wigdor, sur la 5e Avenue à New York. La lettre précise : « La compagnie Air France dispose de quelques centaines de griefs émanant de clients, employés, membres d’équipage à l’encontre de l’homme soupçonné d’avoir abusé de votre cliente Mme Diallo. » Des incidents qui n’ont, semble-t-il, fait l’objet d’aucune procédure judiciaire.

    «Il était bien coutumier du fait»


    « Si des hôtesses ont le sentiment d’avoir été importunées, gênées, agressées par un comportement inapproprié, elles peuvent nous appeler », lancent les deux avocats new-yorkais. « Le comportement supposé de M. Strauss-Kahn envers les personnels féminins d’Air France est un exemple de plus de sa vision des femmes, réduites à un simple objet que l’on peut maltraiter à loisir. Ce schéma de pensée inexplicable qui lui permet d’abuser des femmes est une preuve de plus qui accrédite l’agression subie par Mme Diallo le 14 mai dans la suite 2806 au Sofitel », martèlent d’une même voix les pénalistes, qui cherchent à argumenter leur futur procès au civil contre DSK avec de nouveaux témoins. Une procédure qui paraît de plus en plus probable.
    Toujours selon la même lettre anonyme, il avait été décidé au sein d’Air France que « seuls des employés masculins devaient être affectés dans les salons première classe quand ce client (NDLR : DSK) voyageait ». « Il était bien coutumier du fait », soupire un ancien responsable du Syndicat national des personnels navigants commerciaux (SNPNC). Le jour même de son interpellation à bord d’un vol Air France, le 14 mai à New York, Dominique Strauss-Kahn aurait gratifié, au moment de l’embarquement, une hôtesse d’une remarque désobligeante. Un incident rapporté sur un forum du personnel d’Air France… Le délégué actuel du SNPNC, qui refuse d’être cité par crainte d’être enregistré sur une liste de témoins dans une future procédure judiciaire américaine, se montre, lui, catégorique : « Cette personnalité n’a aucune réputation à ma connaissance. Tout incident avec le personnel fait d’ailleurs l’objet d’un rapport écrit et rien ne les empêche de déposer plainte. » Sollicitée, Air France s’est refusée à tout commentaire.

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    Publié par le 4 août 2011 dans Politique, Société

     

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    Nafissatou Diallo : "Un homme fou, nu et à la chevelure grise"

     

    Source : France Soir

     

    Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse DSK de l’avoir agressée sexuellement parle. Elle veut que l’ancien patron du FMI aille en prison.

    Nafissatou Diallo (à gauche), s'exprime pour la première fois

    Nafissatou Diallo (à gauche), s’exprime pour la première fois SIPA

     

    Longtemps, sa parole aura été désirée. Là voilà qui se déchaine désormais. Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse DSK est, enfin, sortie de son silence. Elle s’exprime pour la première fois à la chaîne ABC et au magasine Newsweek, deux médias américains dans lesquels elle charge plus que jamais l’ancien patron du FMI. L’interview d’ABC enregistrée la semaine dernière sera diffusée à 15 heures ce lundi, heure de Paris.

    « Je veux qu’il aille en prison. Je veux qu’il sache qu’il y a des endroits où on ne peut pas utiliser son pouvoir, où on ne peut pas utiliser son argent » lance vindicative la femme de chambre. Et d’ajouter : « A cause de lui, on me traite de prostituée ».

     

    "Bonjour, service de chambre"

    Interrogée sur ce qui s’est passé dans la suite du Sofitel de New-York le 14 mai dernier, elle donne sa version des faits. Elle a raconté qu’en entrant dans la suite, elle a dit : « Bonjour, service de chambre ». C’est alors qu’un « homme fou, nu et à la chevelure grise » est apparu. Se confondant en excuses et s’apprêtant à quitter la chambre, DSK lui aurait dit « Vous n’avez pas à être désolée ». L’ex-patron du FMI aurait alors agrippé sa poitrine et claqué la porte de la suite. Puis selon les faits qui ont été rapportés par les enquêteurs peu de temps après sa déposition, elle réexplique comment DSK l’aurait forcé à lui faire une fellation.

    Après l’incident supposé, Nafissatou Diallo s’est levée et a quitté la chambre en courant. « J’ai été cracher puis je me suis mise à courir. Je ne me suis pas retournée. J’ai couru vers le couloir. J’étais tellement nerveuse, j’avais tellement peur. Je ne voulais pas perdre mon emploi ». La femme de chambre explique ensuite qu’elle s’est cachée dans un coin du couloir près de l’entrée de service et a essayé de se calmer. « Je me tenais là et continuais de cracher. J’étais si seule. J’avais tellement peur ». Puis dit-elle, elle a vu DSK sortir de la suite 2806 et appeler l’ascenseur. « Je ne sais pas comment il s’est habillé si vite, et avec ses bagages. Il m’a regardé. Il n’a rien dit ».

     

    "J’ai commis des erreurs"

    Mais alors quel crédit accorder à ce témoignage lorsque l’on sait que le procureur de New-York lui même le mettait en doute ? « J’ai dit ce que cet homme m’a fait. Ça n’a jamais changé. Je sais ce que cet homme m’a fait. Dieu m’est témoin : je dis la vérité. Avec mon cœur. Dieu le sait. Et (DSK) le sait » se défend-t-elle. Cherchant à redorer son image et son crédit auprès de l’opinion publique américaine, la femme de chambre reconnaît toutefois avoir commis « des erreurs ». Une allusion aux liens qu’elle entretiendrait avec le milieu criminel, aux 100.000 dollars déposés sur son compte en banque ces dernières années et surtout au coup de fil passé quelques heures après les faits à un trafiquant détenu en prison.

    Une sincérité dont en tout cas ne doute pas Me David Koubbi, l’avocat de Tristane Banon, qui s’est entretenu avec la femme de chambre à New-York (Lire : Me David Koubbi « J’ai rencontré Nafissatou Diallo »). « Sans préjuger de rien, je crois avoir rencontré une personne sincère. Je lui ai demandé si elle avait menti à propos de l’agression du Sofitel. Elle m’a répondu ne pas avoir menti » a-t-il confié à France-Soir décrivant une femme « effrayée par ce qui lui arrive ».

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    Publié par le 25 juillet 2011 dans Politique, Société

     

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