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Renault: Pélata débarqué, les faux espions indemnisés

Source : Libération

 

Le numéro deux de Renault, Patrick Pélata, le 30 avril 2010 à Paris.

Le numéro deux de Renault, Patrick Pélata, le 30 avril 2010 à Paris. (© AFP Lionel Bonaventure)

 

Le groupe Renault a annoncé lundi plusieurs mesures pour tenter de liquider le scandale de la fausse affaire d’espionnage, dont la démission du numéro 2 Patrick Pélata, le départ de plusieurs dirigeants, et un accord pour indemniser les cadres licenciés à tort.

«Patrick Pélata, directeur général délégué aux opérations de Renault, ayant pris connaissance du rapport d’audit, a demandé à être relevé de ses fonctions. Cette demande a été acceptée», a annoncé le constructeur dans un communiqué diffusé à l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire.

«Il continuera à gérer les affaires opérationnelles courantes jusqu’à son départ de Renault. Il se verra alors proposer d’autres fonctions au sein du groupe constitué par l’Alliance Renault-Nissan», poursuit le groupe, ébranlé depuis janvier par ce scandale.

Le nom du remplaçant de M. Pélata n’a pas été dévoilé.

Trois responsables de la sécurité du groupe seront eux débarqués. Il s’agit de «Rémy Pagnie, directeur de la protection et sécurité du Groupe ainsi que de ses deux collaborateurs, MM. Dominique Gevrey et Marc Tixador».

M. Gevrey est mis en examen pour escroquerie et incarcéré depuis le 13 mars dans cette affaire.

Trois autres dirigeants sont relevés de leurs fonctions «dans l’attente des discussions quant à leur avenir»: Jean-Yves Coudriou, directeur des cadres dirigeants, Christian Husson, directeur juridique, et la secrétaire générale Laurence Dors, selon le communiqué.

Enfin, «Renault est parvenu à un accord de principe avec MM. Michel Balthazard, Matthieu Tenenbaum et Bertrand Rochette», les trois cadres licenciés à tort dans cette affaire.

Ils avaient été suspectés de fournir des secrets industriels sur les projets de voiture électrique à une puissance étrangère.

Un autre cadre licencié en 2009 dans des circonstances similaires, Philippe Clogenson, sera aussi indemnisé et réintègrera le groupe en qualité de directeur du business développement de Renault Consulting.

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Publié par le 11 avril 2011 dans Divers, Sécurité

 

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Nouvelles accusations dans l’affaire Renault

Source : La Provence

 

NOUVELLES ACCUSATIONS DANS L'AFFAIRE RENAULT

Renault est soupçonné d’avoir caché à la justice des accusations portées contre un dirigeant de Nissan dans la fausse affaire d’espionnage qui touche le constructeur automobile, selon une source proche du dossier.

 

Renault est soupçonné d’avoir caché à la justice des accusations portées contre un dirigeant de Nissan dans la fausse affaire d’espionnage qui touche le constructeur automobile, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Ces éléments sur une corruption supposée d’un haut responsable de Nissan étaient liés à ceux qui mettaient en cause trois cadres français de Renault, dit-on de même source, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Une porte-parole de Renault a répondu que le groupe avait toujours coopéré avec la justice et qualifié de calomnie les informations évoquant ce responsable de son partenaire Nissan.

"Tout autre nom mentionné dans la presse (que celui des trois cadres français NDLR) est le fruit de l’imagination de certains et relève de la calomnie pure et simple. Renault n’a jamais demandé, ni aux services de sécurité ni à quiconque, une enquête sur les hauts dirigeants de Nissan", a-t-elle déclaré.

"Renault, comme cela a été affirmé à différentes reprises, a toujours coopéré et n’a jamais fait obstruction à la justice, étant donné que le groupe désire que toute la vérité soit établie dans ce dossier et que les auteurs soient poursuivis", a-t-elle ajouté.

Donnant foi en partie à des accusations portées par son service de sécurité interne, Renault a porté plainte en janvier contre les trois cadres français et les a licenciés mais il n’a pas mentionné ce dirigeant de Nissan.

Cet "oubli" est apparu dans l’enquête de police qui a conclu que toutes les accusations étaient fantaisistes et paraissaient relever d’une escroquerie de Dominique Gevrey, un de ses agents de sécurité, précise-t-on de source judiciaire.

Ce dernier est écroué depuis le 13 mars.

Renault a présenté ses excuses à ses trois cadres.

Carlos Ghosn et le n°2 de Renault Patrick Pélata ont admis avoir pu être trompés par le service de la sécurité. Ils ont annoncé qu’ils renonçaient à leurs primes au titre de 2010.

Le gouvernement français, actionnaire principal de Renault au coude à coude avec Nissan, a rappelé, par la voix de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, que Patrick Pélata avait laissé entendre qu’il démissionnerait si les accusations de la société s’effondraient.

Une assemblée générale des actionnaires est prévue le 29 avril et elle pourrait aborder un audit demandé par le conseil d’administration sur l’imbroglio.

Renault poursuit dans le plus grand secret les négociations avec ses cadres licenciés, qu’il devrait être contraint d’indemniser confortablement. Carlos Ghosn et Patrick Pélata les ont reçus, a indiqué l’avocat de la société.

Deux d’entre eux, Bertrand Rochette et Michel Balthazard, ont fait savoir qu’ils ne souhaitaient pas réintégrer Renault. Le troisième, Matthieu Tenenbaum, réserve sa réponse.

Le constructeur n’a pas pu engager la procédure de licenciement de Dominique Gevrey, pour des problèmes de procédure. Il ne peut venir à son entretien préalable, vu qu’il est en prison. Renault lui a payé au moins 310.000 euros pour ses "informations".

Dominique Gevrey avait en 2010 fait licencier un autre cadre de Renault pour des accusations de corruption, qui étaient aussi fausses, a démontré la Direction centrale du renseignement intérieur.

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Publié par le 25 mars 2011 dans Sécurité

 

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L’Etat ne veut pas laisser le fiasco Renault sans suites

  Source : France Soir

Le gouvernement ne veut pas laisser sans suites le scandale de faux espionnage chez Renault et, sans réclamer des têtes, met sous pression la direction du groupe, dont les excuses aux trois cadres licenciés à tort n’ont pas suffi à éteindre les critiques.

L’Etat est le premier actionnaire du constructeur automobile, à hauteur de 15%. Le porte-parole du gouvernement François Baroin a eu des mots très durs pour fustiger mardi la gestion catastrophique de l’affaire.

"On ne pourra pas laisser cela sans suite (…) Je trouve anormal qu’une immense entreprise comme celle-ci ait basculé dans un amateurisme et une affaire de Bibi Fricotin et de barbouze de troisième division", a-t-il dénoncé.

Le ministre de l’Industrie Eric Besson a salué le fait "que le président de Renault ait présenté tout de suite ses excuses publiques". Mais, a-t-il poursuivi, "ce n’est pas la fin de cette histoire interne".

Selon lui, un audit "va permettre de connaître les responsabilités exactes dans l’entreprise". Ses conclusions doivent être présentées le 28 avril au conseil d’administration du constructeur, au sein duquel siègent deux représentants de l’Etat.

Interrogée sur ces critiques, la direction de Renault n’a souhaité faire "aucun commentaire". Une porte-parole du groupe a confirmé que les conclusions d’un "chantier de refonte de gouvernance de Renault" annoncé lundi et conduit par les numéros un et deux du groupe Carlos Ghosn et Patrick Pelata seraient présentées le 28 avril "au plus tard", à la veille d’une assemblée générale.

Selon elle, l’audit interne qui est en cours depuis janvier devrait alimenter ce "chantier".

Deux mois après avoir licencié avec fracas trois cadres dirigeants accusés d’avoir monnayé à l’étranger des secrets sur son programme phare de voitures électriques, Renault a dû reconnaître lundi que l’affaire était probablement montée de toutes pièces.

Le PDG Carlos Ghosn a proposé de réintégrer les trois salariés victimes, leur a promis une indemnisation "à la hauteur du préjudice" subi et a annoncé une refonte des procédures de sécurité interne.

M. Ghosn, qui avait évoqué fin janvier des "preuves multiples" contre les cadres licenciés, n’a pas expliqué lundi comment le constructeur s’est laissé berner, se bornant à annoncer des "procédures disciplinaires" contre trois responsables de la sécurité du groupe.

Un responsable de la sécurité, Dominique Gevrey, ancien militaire, mis en examen pour "escroquerie", dort en prison depuis dimanche.

Mardi, la pluie de critiques a continué. "Quand un salarié fait une erreur, fait une faute dans une entreprise, il n’a pas à s’excuser, il est dehors, alors moi je dis simplement que Carlos Ghosn doit en tirer un peu plus de conséquences", a déclaré la première secrétaire du PS Martine Aubry.

"Si quelqu’un doit payer, ce sont les responsables de Renault", a aussi estimé Alain Gueguen, délégué du syndicat Sud. La CGT a dénoncé "l’arrogance, la suffisance et le dogmatisme" des dirigeants, tout en se refusant à réclamer des têtes.

Carlos Ghosn a refusé lundi la démission de Patrick Pélata tandis que François Baroin estimait que la démission des dirigeants n’était "pas le sujet aujourd’hui".

Pour autant, l’affaire ne risque pas d’améliorer les relations souvent tendues entre l’Etat et la direction du deuxième constructeur français.

Furieux d’en avoir été informé tardivement, Eric Besson avait indiqué en janvier à l’AFP avoir eu une explication "franche et directe" avec M. Pélata.

Il y a plus d’un an, l’hypothèse de la délocalisation de la production de la Clio 4 en Turquie avait valu à M. Ghosn d’être convoqué à l’Elysée par Nicolas Sarkozy.

 
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Publié par le 15 mars 2011 dans Sécurité

 

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Renault présente ses excuses aux trois cadres licenciés

Source : Le Parisien

Le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin a estimé lundi que l'affaire d'espionnage présumé chez Renault ne relevait que d'une «possible escroquerie au renseignement».

Le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin a estimé lundi que l’affaire d’espionnage présumé chez Renault ne relevait que d’une «possible escroquerie au renseignement».

 

Au lendemain de l’incarcération d’un responsable de la sécurité de Renault, la piste de l’espionnage industriel du groupe automobile s’efface encore un peu plus ce lundi. «Nous sommes en présence d’une possible escroquerie au renseignement», a annoncé en début d’après-midi le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, au cours d’une conférence de presse.

 

SUR LE MÊME SUJET

Dans la foulée, la direction du groupe a présenté ses «excuses» aux trois cadres «mis en cause à tort» dans le scandale d’espionnage industriel présumé, leur promettant «réparation».

Aucun compte à l’étranger

Saisis en janvier d’une plainte du constructeur sur des soupçons d’espionnage industriel, les enquêteurs penchent désormais pour la thèse de l’escroquerie. La piste de l’espionnage n’est toutefois pas complètement écartée, de même que «le scénario d’une déstabilisation», a tempéré Jean-Claude Marin. Il a, en revanche, confirmé que les demandes d’entraide avec la Suisse et le Liechtenstein avaient montré que les cadres licenciés par Renault ne disposaient pas de comptes dans ces pays.
Le licenciement d’un autre cadre fin 2009-début 2010 pour des motifs similaires a également mis la puce à l’oreille des enquêteurs, a ajouté le procureur. Il avait été licencié après avoir été accusé d’avoir un compte ouvert au nom de jeune fille de sa femme dans une banque grenobloise. «Là aussi, les investigations ont montré que ce cadre n’avait pas de compte à la banque postale de Grenoble», a précisé le procureur.

La direction fragilisée, FO appelle Carlos Ghosn à démissionner


La direction de Renault se retrouve fragilisée après la mise en examen et l’incarcération d’un responsable de la sécurité du groupe. Un personnage clé dans l’affaire d’espionnage présumé qui secoue le constructeur automobile français depuis deux mois, mais qui semble se dégonfler. Le constructeur a licencié début janvier trois hauts cadres qu’il soupçonnait d’espionnage industriel. Sûr de lui au début de l’affaire, le groupe a ensuite nuancé ses accusations et son numéro deux, le directeur général Patrick Pelata, a laissé entendre qu’il pourrait être amené à démissionner si celles-ci s’avéraient infondées.
Renault doit tenir à 16 heures un conseil d’administration extraordinaire. L’ambiance promet d’être houleuse. Le syndicat FO a suggéré lundi la démission du PDG du groupe, Carlos Ghosn. «La responsabilité est d’abord celle du PDG, Carlos Ghosn. C’est d’abord à lui de rendre compte de ce qui s’est passé. Peut-être en démissionnant ?», a déclaré sur France Info Patrick Monange, secrétaire général FO chez Renault.

 
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Publié par le 14 mars 2011 dans Sécurité

 

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Affaire Renault: l’un des cadres licenciés rompt le silence

Source : France Soir

Affaire Renault: l’un des cadres licenciés rompt le silence

Michel Balthazard, l’un des trois cadres supérieurs de Renault licenciés après des accusations d’espionnage, demande que l’entreprise reconnaisse publiquement qu’il est innocent des accusations portées contre lui, dans un entretien publié lundi par Le Figaro.

"Je veux que l’entreprise reconnaisse publiquement mon innocence", déclare-t-il. "Je n’ai rien fait, jamais commis le moindre délit, la moindre faute vis-à-vis de Renault", ajoute Michel Balthazard.

L’affaire, qui touchait au projet phare de véhicule électrique de Renault – un enjeu colossal pour le groupe qui y a investi 4 milliards d’euros avec son allié japonais Nissan – a abouti au licenciement de trois cadres soupçonnés d’espionnage et à une plainte judiciaire de Renault.

Mais, pour la première fois depuis le début de l’affaire, qui a éclaté début janvier, le constructeur a reconnu vendredi dernier, par la voix de son numéro deux, Le directeur général délégué de Renault Patrick Pélata qu’un "certain nombre d’éléments" l’amenaient à "douter" désormais d’une affaire d’espionnage.

M. Balthazard entend bien demander réparation à Renault. "Je vais demander une compensation financière à la hauteur de l’épouvantable préjudice que j’ai subi", a-t-il dit. "Après 33 ans de carrière, je suis sorti de Renault avec 389,51 euros pour solde de tout compte", s’indigne M. Balthazard — qui était membre du comité de direction de Renault – et à ce titre, était rémunéré "environ 300.000 euros par an, primes comprises".

Michel Balthazard affirme en outre qu’il ne pourrait jamais réintégrer la société. "Retravailler dans ce cadre-là, avec des gens qui ont affirmé leur conviction que j’étais coupable m’est tout simplement inimaginable", dit-il.

Liens : – Manipulation ou espionnageComment Carlos Ghosn cherche… Un 4ème ex-cadre… Renault envisage avoir été trompé Le directeur général s’est rendu…Le corbeau pourrait être… J’ai fait les poubelles… Les barbouzeries…

 
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Publié par le 7 mars 2011 dans Sécurité

 

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Renault : manipulation ou espionnage ?

Source : Paris Match

Renault : manipulation ou espionnage ?

L’affaire de l’espionnage présumé au sein du groupe automobile prend une nouvelle tournure avec les dernières déclarations de Patrick Pélata, directeur général délégué de Renault dans les colonnes du «Figaro».

Yannick Vely – Parismatch.com

 

Et si tout cela n’était qu’une manipulation, qu’une fausse-piste destinée à nuire à des cadres de Renault aux parfaits états de service ? Dans une interview accordée au «Figaro», le numéro 2 de la firme au losange, Patrick Pélata, a annoncé qu’il n’hésiterait pas à réintégrer les trois employés et a fait la lumière sur les dernières éléments de l’affaire. En août dernier, la direction de Renault avait reçu une lettre de dénonciation, dont «Le Figaro» dévoile aujourd’hui le contenu. Sur la foi de celle-ci, et après une enquête interne, trois comptes suspects – deux en Suisse, un en Liechtenstein – avaient été identifiés. Le 3 janvier dernier, Renault portait plainte contre X pour des faits de vol en bande organisée, d’abus de confiance aggravé et des faits de fourniture d’éléments intéressant le secret économique français à une puissance étrangère.

La firme soupçonne trois de ces cadres, Bertrand Rochette, Matthieu Tenenbaum et Michel Balthazard d’avoir divulgué un certain nombre d’informations concernant un projet de voiture électronique, avec pour preuves des mouvements de fond de sociétés en lien avec la Chine. «Notre enquête a révélé des comptes. Étant données les positions stratégiques de ces trois cadres, nous nous sommes dits que toute la stratégie économique, industrielle et technologique du véhicule électrique pouvait être visée», explique aujourd’hui Patrick Pélata. Le 8 janvier dernier, dans les colonnes du «Monde», il déclarait que Renault était la victime d’une filière internationale organisée. Les cadres incriminés ont eu beau clamer leur innocence et porter plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, ils ont été forcés de quitter immédiatement l’entreprise, début janvier, et ont eu leur entretien de licenciement le 11.

Seulement voilà, l’enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), sous la conduite du parquet de Paris, n’a pas permis de confirmer les accusations du groupe automobile, bien au contraire. Le 23 février dernier, «Le Canard enchaîné» révélait que le parquet de Paris avait été informé par le parquet fédéral de Berne, de l’absence de compte au nom de l’un des trois suspects, Matthieu Tenenbaum. Un haut magistrat a confirmé à Reuters que la thèse d’une manipulation était envisagée, alors que l’on attend les résultats des demandes d’entraide à l’étranger pour tirer au clair toute cette affaire.

La mise au point de Christine Lagarde

«Un certain nombre d’éléments nous amènent à douter», confirme le directeur général délégué de Renault. Pour lui, il ne demeure plus que deux hypothèses : soit il y a bien eu espionnage et «un cadre de la direction de la sécurité protège sa source envers et contre tout». Soit la firme au losange est victime d’une manipulation, d’une «escroquerie». «Dans cette hypothèse, si tous les doutes sont levés, nous proposerons la réintégration des trois cadres et, dans tous les cas, Renault sera très attentif à réparer toute injustice», affirme, on imagine un brin embarrassé, le numéro 2 de la marque. Son sort personnel est d’ailleurs évoqué dans les lignes de l’interview quand il annonce que toutes les conséquences de l’enquête seront prises, « jusqu’au niveau le plus haut de l’entreprise, c’est-à-dire jusqu’à moi».

Il faut dire que la médiatisation de l’«affaire» par Renault est de plus en plus critiquée. Jeudi, Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat n’a pas hésité à fustiger la communication du groupe. «Cette affaire a pris une dimension folle et je m’étonne qu’on ait pu porter de telles accusations sur des allégations qui apparemment n’avaient pas de fondements», a-t-il déclaré sur Canal+.

Interrogée sur RMC, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde a déclaré quant à elle qu’elle «tirerai toutes les conséquences au niveau des responsabilités, y compris en ce qui (la) concerne». L’État détient toujours 15% du capital de Renault et est impliqué financièrement dans la réussite de la commercialisation de la voiture électrique, notamment via le Fonds stratégique d’investissement (FSI) et une prime publique de 5.000 euros. Point final

Source : – Comment Carlos Ghosn cherche… Un 4ème ex-cadre… Renault envisage avoir été trompé Le directeur général s’est rendu…Le corbeau pourrait être… J’ai fait les poubelles… Les barbouzeries…

 
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Publié par le 5 mars 2011 dans Sécurité

 

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Comment Carlos Ghosn cherche à s’en sortir

Source : France Soir

Renault avait licencié trois de ses cadres pour espionnage industriel. Alors que Carlos Ghosn s’apprête à reconnaître la vacuité des accusations portés contre eux, la marque au losange cherche toujours les coupables dans cette affaire.

Carlos Ghosn envoie le numéro 2 de Renault, Patrick Pélata, au front

Carlos Ghosn envoie le numéro 2 de Renault, Patrick Pélata, au front

 

Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur, a déclaré jeudi à l’AFP que « l’enquête pour espionnage industriel » au préjudice de Renault « se poursuivait » et que la DCRI « réserve les résultats de ses investigations au seul parquet qui l’a saisie en janvier dernier ». Il a insisté sur le fait que son service n’avait « jamais communiqué sur ce dossier », que tous les commentaires sont « dénués de tout fondement » et que « ces fuites nuisent gravement au déroulement de l’enquête ».

Ce démenti fait écho à ceux de la direction de la communication de Renault et de l’avocat de la société, Jean Reinhard, après l’information publiée mercredi sur le site Web de Libération, selon lequel Patrick Pélata, n° 2 du groupe, s’est rendu lundi à Matignon, pour y rencontrer un conseiller de François Fillon ainsi que le ministre de l’Industrie, Eric Besson, pour y évoquer l’hypothèse d’une « manipulation », interne ou externe. Frédérique Le Grèves, directrice de l’information nous a assuré qu’il s’agissait d’une « visite de routine, prévue de longue date » et que le mot de « manipulation » n’avait jamais été prononcé.

 

Vagues accusations

On ne peut évacuer ces démentis, même s’ils sont vraisemblablement de circonstance. Depuis que Le Canard Enchaîné a révélé, la semaine dernière, que la justice helvétique avait fait savoir au parquet de Paris l’absence de tout compte en Suisse d’un des collaborateurs licenciés, sur la base d’une dénonciation anonyme, sur de vagues accusations de corruption, il est devenu clair que cette affaire d’espionnage ne tenait pas la route et que la direction de Renault s’était fourvoyée, ce qui a valu, à son président la une de France-Soir (vendredi 25 février) et plusieurs articles dans lesquels nous expliquions comment le groupe « espionnait ses salariés » et les conséquences de l’affaire pour Carlos Ghosn, qui n’en « sortira pas indemne ».

Déjà, le 22 janvier dernier, sources policières à l’appui, nous exprimions les plus grands doutes sur la version officielle, résumée dans la lettre de licenciement envoyée aux trois cadres : « Il ressort de nos investigations que vous avez reçu des sommes d’argent de source étrangère, conduisant à la conviction que vous avez donné en échange des informations stratégiques pour l’entreprise. » France-Soir titrait en effet à la une : « Et s’ils étaient innocents… »

Tout laisse à penser qu’ils le sont, y compris Michel Balthazard, membre du comité de direction, accusé de détenir un compte au Lichtenstein de… 130.000 €, correspondant à peine à cinq mois de son salaire !

 

Faire de Renault une victime

Sans attendre la reconnaissance par Renault de son erreur, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment l’entreprise et son président vont pouvoir sortir de la nasse dans laquelle ils se sont engagés. Avocat de Balthazard, Pierre-Olivier Sur a ouvert tout grand une porte de sortie en tendant une perche : « J’appelle Renault à nous rejoindre dans notre plainte pour dénonciation calomnieuse. » L’idée est de faire de Renault une victime, au même titre que les trois cadres licenciés. Deux d’entre eux, Michel Balthazard et son adjoint Bertrand Rochette, passeront devant le conseil des prud’hommes le 23 mars prochain. D’ici là, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts.

Car les trois licenciés pourraient s’accommoder d’une réintégration dans leurs fonctions, assortie d’excuses publiques et d’un chèque pour compenser le préjudice subi. Selon nos sources, des négociations seraient déjà engagées.

Restera surtout à savoir d’où vient le coup. Il y a, à l’heure actuelle, deux hypothèses. La première, la plus vraisemblable, est celle d’une affaire de jalousie interne, montée en sauce en raison de l’incompétence des services de sécurité du groupe dont il apparaît qu’ils se sont comportés, agissant en marge de la réalité. La seconde – que l’on est loin d’exclure chez Renault – est celle d’une déstabilisation de Carlos Ghosn par des services gouvernementaux. Le patron est en effet soupçonné de privilégier Nissan au détriment de Renault, pour donner naissance à un groupe « apatride » sur lequel l’Etat français n’aurait plus de prise.

 

Amateurs

Ce qui expliquerait la décision de Carlos Ghosn de ne pas avoir confié l’enquête sur cet espionnage industriel présumé à la DCRI, le seul service habilité à pousser ses investigations de façon légale.

Dans ce bras de fer, le fait que Carlos Ghosn se soit imprudemment mis en avant, dans plusieurs médias, dont le 20 heures de TF1, est évidemment porté à son débit. « Faites-nous un peu confiance ! Nous ne sommes pas des amateurs. Nous n’avons quand même pas monté cette affaire de toutes pièces ! Croyez-vous un instant que le procureur de la République de Paris aurait pris notre plainte en considération si notre dossier était vide ? » disait le grand patron, le 2 février, sur l’Express.fr

Amateurs ? « J’espère que Renault maîtrise mieux la construction de sa voiture électrique que la procédure pénale » a lancé Pierre-Olivier Sur. Un avis largement partagé, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.

Liens : – Un 4ème ex-cadre… Renault envisage avoir été trompé Le directeur général s’est rendu…Le corbeau pourrait être… J’ai fait les poubelles… Les barbouzeries…

 
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Publié par le 4 mars 2011 dans Sécurité

 

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