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Dérapage chez Renault

Source : Paris Match

dérapage chez Renault

dérapage chez Renault © Thomas Padilla/Maxppp

 

L’enquête sur les licenciements abusifs s’oriente vers la hiérarchie du groupe.

Près de trois ans après le scandale, l’incroyable affaire des trois cadres de Renault faussement accusés d’avoir été des espions chinois n’est toujours pas bouclée. Magistrat discret et méthodique, le juge Hervé Robert, dont la seule fantaisie est son nœud papillon, poursuit imperturbablement ses investigations. « Après avoir cerné le rôle de Dominique Gevrey, le barbouze du service de sécurité de Renault à l’origine des fausses accusations, il aborde maintenant les responsabilités verticales, celles de la hiérarchie du groupe », analyse un connaisseur du dossier. Ainsi le juge a-t-il convoqué cet automne Christian Husson, l’ancien directeur juridique de Renault, aujourd’hui collaborateur d’un grand cabinet d’avocats. Le magistrat veut savoir pour quelles raisons Christian Husson a certifié que l’enquête de la DPG, le service de sécurité de Renault où travaillait Gevrey, a été faite sous le contrôle du comité de déontologie du groupe, alors que cela n’a pas été le cas. Il devrait aussi lui demander pourquoi les trois cadres de Renault ont été licenciés sur de simples soupçons, sans que n’ait été alertée la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur. Si Thibaut de Montbrial, l’avocat d’un des cadres, se réjouit que soient recherchées « toutes les responsabilités instigatrices ou opérationnelles du dossier », ces nouveaux démêlés laissent de marbre Philippe Goossens, le nouveau conseil de Renault. « Certains pour se défendre mettent en œuvre une stratégie assez maligne du complot, confie-t-il en visant Jean-Paul Baduel, l’avocat de Gevrey. Nous y répondrons le moment venu devant le tribunal. »

Une quinzaine de cadres licenciés à la suite d’accusations mensongères

En attendant, les protagonistes du dossier sont les héros de « Renault, nid d’espions » (éd. du Moment), livre-enquête, façon « Tontons flingueurs », du journaliste Matthieu Suc. On y découvre que Gevrey et ses collègues avaient leurs habitudes au « Boxeur », un bistrot de la rue Brancion à Paris où se retrouve la fine fleur des espions ou ex-espions reconvertis dans le privé. Dans ce monde trouble du renseignement, tous les coups sont permis. En 2005, les agents de la DPG sont en Russie. Prétextant la menace d’attentats, ils « exfiltrent », manu militari, deux ingénieurs français en poste à Moscou ensuite accusés à tort d’avoir financé un « front islamiste tchétchène » ! En 2009, Philippe Clogenson, directeur du marketing clients, est à son tour licencié sur la base de fausses allégations. Au total, une quinzaine de cadres seront éjectés par Renault à la suite d’accusations mensongères. Comment le groupe de Carlos Ghosn a-t-il pu tolérer de telles dérives ? « J’y vois le syndrome d’une entreprise mondialisée obnubilée par la culture du résultat, répond Matthieu Suc. Mais je suis aussi frappé de l’attachement des salariés de Renault à leur marque. Ainsi, avec les indemnités qui lui ont été versées, Michel Balthazard, l’une des victimes du scandale, s’est-il acheté une  Renault. »

 
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Publié par le 6 décembre 2013 dans Sécurité, Travail

 

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Trois ex-cadres de Renault parties civiles dans la fausse affaire d’espionnage

 

Source : Libération

Trois anciens cadres de Renault, qui avaient dû quitter l'entreprise, se sont portés partie civile dans l'enquête sur la fausse affaire d'espionnage

Trois anciens cadres de Renault, qui avaient dû quitter l’entreprise, se sont portés
partie civile dans l’enquête sur la fausse affaire d’espionnage
(Photo Bertrand Guay. AFP)

 

Les trois hommes travaillaient pour une filiale du constructeur. Ils estiment avoir été victimes, eux aussi, de fausses accusations, mais en 2009.

Trois anciens cadres de Renault, qui avaient dû quitter l’entreprise, se sont portés partie civile dans l’enquête sur la fausse affaire d’espionnage, estimant avoir aussi été victimes de fausses accusations en 2009, a-t-on appris mardi de source proche de l’enquête.

Les trois cadres travaillaient pour RGG, une filiale de Renault au Luxembourg. Etienne Mars en était le directeur financier, Antonio do Rigo le directeur technique et Alex Hoffmann le directeur des ventes.

Etienne Mars et Alex Hoffmann ont été licenciés en 2009 tandis que Antonio do Rigo était «poussé à la démission», selon cette source confirmant une information de France Info.

Tous trois avaient été accusés «d’avoir commis des malversations» et en avaient gardé «un sentiment de violence et d’acte non justifié», a déclaré leur avocat Me Alexandre Varaut qui reconnaît n’avoir «pas d’a priori ni de preuves» mais relève des «éléments de ressemblance» avec les licenciements, fin 2010, de trois cadres de Renault accusés à tort d’espionnage industriel.

Entendus par les policiers de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) dans le cadre de l’enquête sur le faux espionnage chez Renault,  Etienne Mars, Antonio do Rigo et Alex Hoffmann, «ont découvert qu’il y avait des dossiers à leur noms avec des faux», tels des comptes inexistants, selon Me Varaut.

«Répétition générale de l’affaire de 2010»

Ces «dossiers ont été montés de toute pièce pour les conduire à la porte», accuse l’avocat.

Etienne Mars et Antonio do Rigo se sont portés parties civiles dans l’enquête «il y a quelques semaines», Alex Hofmann «le fera mardi après-midi», a précisé l’avocat.

«On attend que l’enquête désigne le coupable. Nous n’avons pas d’a priori ni de preuves mais nous n’excluons aucune solution», a ajouté Me Varaut qui estime que cette affaire est «la répétition générale de l’affaire de 2010».

Le parquet de Paris a récemment donné son feu vert au juge pour enquêter sur l’affaire de 2009, selon Me Varaut.

Interrogé par l’AFP sur ce nouveau développement de l’affaire, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, n’a pas voulu faire de commentaire. «Il y a une enquête qui est en cours, nous sommes partie civile, je ne ferai pas de commentaire tant que les conclusions n’ont pas été tirées de cette affaire», a-t-il dit.

Renault a confirmé que les trois ex-cadres avaient été entendus par les enquêteurs et que «le magistrat poursui(vait) son instruction» sur les conditions de leur départ en 2009.

Dans un communiqué publié à la mi-journée, le groupe a souligné qu’«en sa qualité de partie civile, Renault continue à coopérer pleinement avec le magistrat instructeur».

Liens : Voir mots clé Espionnage, Renault

 
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Publié par le 6 mars 2012 dans Sécurité, Travail

 

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Renault : Les ventes s’effondrent, la marque brade ses voitures

 

Source : 20 Minutes.fr

Vue du parking de stockage des automobiles Renault le 12 fevrier 2009 à Douai (Nord).

Vue du parking de stockage des automobiles Renault le 12 février 2009 à Douai (Nord). Philippe Huguen AFP

 

AUTOMOBILE – Les ventes chutent de 10% depuis janvier, et de 38% depuis début mai…

Une chute des ventes de 38% depuis le début du mois de mai. C’est le sombre résultat affiché par Renault, rapporte vendredi le quotidien économique La Tribune.  «Des véhicules clé comme les Twingo (- 70 %), Scénic (- 44 %), Clio III (- 31 %) sont en forte chute. Et la marque à bas coûts Dacia (- 45 %) ne relève pas le niveau, faute de nouveauté cette année», révèle le quotidien.

Depuis le premier janvier, la baisse des ventes s’élève à 10%. Beaucoup plus que le marché, déprimé par la fin de la prime à la casse, qui chute seulement de 1,8%.

 

Grosses ristournes

Cette dégringolade des ventes a contraint certains concessionnaires à concéder d’importantes réductions de prix avec des «ristournes» pouvant atteindre jusqu’à 45% sur la Clio III, confirme le quotidien économique La Tribune. La voiture cinq portes sera commercialisée à 8.000 euros seulement entre le 16 et le 31 mai, près de la moitié de son prix habituel.
C’est la seule option qu’il reste au constructeur français pour rester compétitif dans un marché déprimé par la fin de la prime à la casse, et la situation pourrait durer encore plusieurs mois en attendant le renouvellement de la gamme de ses modèles, note le quotidien. Le constructeur n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter ces informations. L’action de Renault a clôturé jeudi à 38,7150 euros.

 
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Publié par le 27 mai 2011 dans Divers

 

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Chez Renault, derrière le scandale, circulez il n’y a rien à voir

Source : Le Monde

 

Le siège du groupe Renault, à Boulogne-Billancourt.

Le siège du groupe Renault, à Boulogne-Billancourt.AFP/BERTRAND GUAY

 

Ces derniers mois, l’image du groupe Renault a été sérieusement entachée par la fausse affaire d’espionnage industriel. Des rebondissements très médiatisés qui ont créé une ambiance de travail "extrêmement tendue", selon plusieurs salariés de l’entreprise.

Si les syndicats refusent de parler de "dégradation du climat de travail", FO-Renault reconnaît qu’il y a "en ce moment beaucoup d’employés en souffrance", mais "tout ça doit être géré en interne". Ils préfèrent renvoyer vers les communiqués qui figurent sur leur site Internet.

"FAIRE TAIRE LES BAVARDS"

Des salariés évoquent le "verrouillage" de la communication à leur niveau. "Nous sommes encouragés à ne pas parler précisément du climat à l’intérieur de l’entreprise. De façon verbale, on nous a donné la consigne de ne pas répondre aux appels des journalistes ni à des messages reçus sur la boite mail", raconte ainsi une salarié du site de Renault à Guyancourt. Un autre employé évoque lui un "climat où il faut faire taire les bavards, et se reconcentrer sur notre travail dans l’entreprise".

Alain Mas, délégué syndical à la CGT, nie "avoir reçu des consignes en ce qui concerne la presse", mais reconnaît que "c’est une grande maison, il est possible que certaines directions aient adopté ce genre de tactiques". Sur les autres sites, les sections syndicales préfèrent renvoyer au siège : "on n’a rien à dire sur le sujet", explique un délégué syndical de Douai (59).

 

MANAGEMENT INADAPTÉ

Le scandale a ébranlé la confiance des employés dans leur entreprise : "chaque jour, il y a des nouveaux bruits de couloirs. Et entre collègues, on se dit, ‘qu’est ce qui va m’arriver, si je fais une erreur est-ce que je vais sauter ?’", témoigne un employé du site de Sandouville (76).

Des doutes qui mettent en péril "l’esprit de famille" de la société : "nous sommes nombreux à avoir vécu cela comme une blessure, quelque chose de personnel", raconte ainsi un salarié du technocentre de Guyancourt (78), après un appel à témoignages lancé mardi.

Parmi les griefs des salariés, le management en "top down", venant du haut de la hiérarchie vers le bas, vivement critiqué par les syndicats. "Aujourd’hui, quand le chef dit à un employé de faire ceci, il doit le faire sans réfléchir. Il n’y a aucun moyen de remettre en cause la pertinence des ordres", explique Fred Dijoux, délégué syndical CFDT.

Une politique qui prévaut depuis cinq ans, et qui fait des salariés des gens "sous pression et isolés" : pour Alain Mas, délégué syndical CGT, "des salariés sont victimes d’avertissement, de mise à pied, voire de licenciement, sans même pouvoir se défendre".

Un salarié de Guyancourt raconte ainsi que "lors des derniers entretiens individuels d’évaluation constante, qui se font régulièrement, on nous a demandé de signaler si des gens de l’entreprise  parlaient avec la presse et si les employés non-syndicalisés avaient été contactés par un syndicat".

Un climat de suspicion permanente qui pousse à bout de nombreux salariés. Un employé parle même d’un retour aux "temps de la chasse aux sorcières" : "un des cadres qui revenait de ses vacances en Chine a été interrogé par un de ses supérieurs le jour de son retour", parce que le "manager trouvait bizarre que son chinois soit de plus en plus développé".

 

LES PRATIQUES "BARBOUZARDES"

Sur les tracts de la CGT, le syndicat réclame également que prennent fin les "barbouzeries en tous genres". Des pratiques "qui frisent avec la légalité et qui sont plutôt courantes dans le groupe : on a tous vu autour de nous un de ces dérapages", explique un employé, syndiqué depuis deux ans à la CGT.

Un ancien salarié de Renault raconte d’ailleurs que "les barbouzes de la sécurité sont craints dans toute l’entreprise pour leurs méthodes mafieuses et leurs constantes intimidations". Alors qu’il travaillait à Boulogne-Billancourt (92), il se souvient s’être un jour "garé par erreur sur une place de stationnement réservée à un département différent. A la fin de la journée, trois gardes armés  m’attendaient à côté de ma voiture qui avait les quatre pneus dégonflés. Un ancien flic de leur service avait contacté la police pour savoir ce qu’ils pouvaient faire avec ma voiture et si je n’étais pas trop haut placé pour éviter les problèmes."

En 2006 et 2007, trois employés du technocentre de Guyancourt s’étaient suicidés. Pour Fred Dijoux, de la CFDT, "ce n’est pas derrière nous, nous avons perdu du temps avec cette affaire, mais il faut que les choses changent".

Charlotte Chabas

 
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Publié par le 13 avril 2011 dans Sécurité

 

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Renault: Pélata débarqué, les faux espions indemnisés

Source : Libération

 

Le numéro deux de Renault, Patrick Pélata, le 30 avril 2010 à Paris.

Le numéro deux de Renault, Patrick Pélata, le 30 avril 2010 à Paris. (© AFP Lionel Bonaventure)

 

Le groupe Renault a annoncé lundi plusieurs mesures pour tenter de liquider le scandale de la fausse affaire d’espionnage, dont la démission du numéro 2 Patrick Pélata, le départ de plusieurs dirigeants, et un accord pour indemniser les cadres licenciés à tort.

«Patrick Pélata, directeur général délégué aux opérations de Renault, ayant pris connaissance du rapport d’audit, a demandé à être relevé de ses fonctions. Cette demande a été acceptée», a annoncé le constructeur dans un communiqué diffusé à l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire.

«Il continuera à gérer les affaires opérationnelles courantes jusqu’à son départ de Renault. Il se verra alors proposer d’autres fonctions au sein du groupe constitué par l’Alliance Renault-Nissan», poursuit le groupe, ébranlé depuis janvier par ce scandale.

Le nom du remplaçant de M. Pélata n’a pas été dévoilé.

Trois responsables de la sécurité du groupe seront eux débarqués. Il s’agit de «Rémy Pagnie, directeur de la protection et sécurité du Groupe ainsi que de ses deux collaborateurs, MM. Dominique Gevrey et Marc Tixador».

M. Gevrey est mis en examen pour escroquerie et incarcéré depuis le 13 mars dans cette affaire.

Trois autres dirigeants sont relevés de leurs fonctions «dans l’attente des discussions quant à leur avenir»: Jean-Yves Coudriou, directeur des cadres dirigeants, Christian Husson, directeur juridique, et la secrétaire générale Laurence Dors, selon le communiqué.

Enfin, «Renault est parvenu à un accord de principe avec MM. Michel Balthazard, Matthieu Tenenbaum et Bertrand Rochette», les trois cadres licenciés à tort dans cette affaire.

Ils avaient été suspectés de fournir des secrets industriels sur les projets de voiture électrique à une puissance étrangère.

Un autre cadre licencié en 2009 dans des circonstances similaires, Philippe Clogenson, sera aussi indemnisé et réintègrera le groupe en qualité de directeur du business développement de Renault Consulting.

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Publié par le 11 avril 2011 dans Divers, Sécurité

 

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Renault: l’addition du scandale pourrait grimper à 11 millions

Source : Le Parisien

Un conseil d'administration extraordinaire du constructeur automobile français Renault se tiendra le 11 avril, pour discuter des suites du fiasco de la fausse affaire d'espionnage qui empoisonne le groupe, selon une porte-parole du groupe français.

Un conseil d’administration extraordinaire du constructeur automobile français Renault se tiendra le 11 avril, pour discuter des
suites du fiasco de la fausse affaire d’espionnage qui empoisonne le groupe, selon une porte-parole du groupe français.

Les trois cadres licenciés à tort dans le faux scandale d’espionnage chez Renault réclament au constructeur des dommages pour préjudice moral de 2,4 à 3,5 millions d’euros, révèle une enquête de Marianne à paraître samedi.

Des montants sans précédents en France

Ces montants sont sans précédent en France. A l’exception de l’indemnité de 45 millions euros dont Bernard Tapie a bénéficié dans le cadre de l’arbitrage controversé, de l’affaire du Crédit Lyonnais.
Ajoutés aux indemnités, ces montants feraient, en cas de versement, grimper l’addition à plus de 11 millions d’euros pour Renault. Cet imbroglio juridico-financier pourrait en outre braquer ses syndicats contre le fait que l’entreprise supporte au prix fort les erreurs de ses dirigeants.
Selon Marianne, Michel Balthazard, le plus ancien des trois cadres victimes aurait déjà touché 480 000 euros d’indemnité légale, auxquels pourraient s’ajouter 750 000 euros pour licenciement abusif. Avec 32 ans passés chez Renault, il réclamerait en sus 3,2 millions pour le préjudice moral subi.
Son ex-adjoint Bertrand Rochette aurait touché pour sa part 200 000 euros d’indemnité légale. Après 22 ans pour la marque au losange, il pourrait compter sur 500 000 euros pour licenciement abusif et réclamerait 3,5 millions supplémentaires pour préjudice moral.
Le plus jeune du trio, Matthieu Tenenbaum, aurait perçu 50 000 euros d’indemnité légale, et devrait en toucher 120 000 euros pour licenciement abusif. Il prétendrait à plus de 2,4 millions au titre du préjudice subi. Ce cadre envisage de retourner chez Renault, mais ne discutera «des modalités que s’il estime suffisante la réparation de son préjudice», déclare à Marianne son avocat, Me Thibaut de Montbrial.
«Cette affaire est grave, elle aurait pu entrainer des suicides. Est-ce que cela vaut plus ou moins qu’un an du salaire de Carlos Ghosn (9,2 millions d’euros)?», justifie Me Pierre-Olivier Sur, défenseur de M. Balthazard, également cité par l’hebdomadaire.

La Direction de Renault acculée à la faute



Le PDG de Renault Carlos Ghosn a promis le mois dernier d’indemniser les trois hommes «à la hauteur du préjudice» subi.Selon Marianne, les sommes qu’ils réclament à ce titre sont toutefois très supérieures aux calculs du constructeur, visés par Bercy, qui évaluent entre 500 000 et 700 000 euros la réparation maximale pour chacun.
Le dilemme pour Renault, souligne l’hebdomadaire, est qu’un actionnaire minoritaire pourrait porter plainte pour «abus de bien social» si le groupe «sur indemnise» ses cadres. S’il refuse de débourser une telle somme, il «risquerait un procès prudhommal retentissant» catastrophique pour son image.

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Publié par le 8 avril 2011 dans Divers, Sécurité

 

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Affaire Renault : un responsable de la sécurité s’explique

Source : Le Monde

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, en avril 2010.

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, en avril 2010.AFP/EMMANUEL GLACHANT

Marc Tixador, ancien responsable de la lutte contre les fraudes chez Renault, suspendu de ses fonctions, se dit "abasourdi" par la fausse affaire d’espionnage qui secoue le groupe et "effondré" face à l’attitude de son employeur.

M. Tixador explique dans un entretien au Parisien qu’il côtoyait chaque jour Dominique Gevrey, l’homme qui serait à l’origine de cette fausse affaire d’espionnage industriel. M. Gevrey a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et placé en détention provisoire le 13 mars.

"Je n’arrive pas à réaliser qu’il ait pu nous berner, confie Marc Tixador, qui était son supérieur hiérarchique. Il était bosseur, enthousiaste, bon vivant." Revenant sur le déroulement de l’affaire, il dit avoir suivi les ordres de son PDG, Carlos Ghosn, qui "souhaitait le plus grand secret", selon lui. "Je suis très blessé par l’attitude de Renault à mon égard", affirme, amer, M. Tixador.

"J’AI TOUJOURS ÉTÉ LOYAL ENVERS MON EMPLOYEUR"

Le 17 août dernier, plusieurs dirigeants avaient reçu la lettre anonyme qui allait entrainer la mise à pied des trois cadres du groupe, accusés à tort d’espionnage. Dominique Gevrey était alors en contact avec sa "source", pour vérifier les allégations de cette lettre. Cette source allait se révéler factice.

"Il me paraissait normal que Dominique Gevrey, en bon professionnel, ne dévoile pas le nom de son informateur. Lorsqu’il échangeait des coups de fil avec lui, il s’isolait", confie M. Tixador. C’est à la suite des "révélations" de cette mystérieuse source que le département de sécurité a rédigé ses premiers rapports de synthèse sur l’affaire d’espionnage.

Aujourd’hui Marc Tixador se dit "effondré" : "J’ai peut-être été candide, mais j’ai toujours été loyal envers mon employeur… Et me voilà convoqué le 6 avril pour un entretien préalable à mon licenciement", conclut-il. "C’est un véritable coup de massue. Aujourd’hui encore, je me demande ce qui a bien pu se passer."

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Publié par le 30 mars 2011 dans Sécurité

 

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