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Archives de Tag: Santé

Sida: Une nouvelle piste de vaccin à base d’anticorps ultra puissants

 

Source : 20minutes.fr

VIRUS Des chercheurs ont mis en évidence le rôle capital d’anticorps pour détruire les cellules infectées par le VIH…

Une cellule humaine (en bleu) infectée par le virus du sida (en jaune). Une cellule humaine (en bleu) infectée par le virus du sida (en jaune). – AP/SIPA

 

C’est une nouvelle piste thérapeutique et donc un motif d’espoir pour les personnes infectées par le VIH. Des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS et du « Vaccine research institut » ont réussi à mettre en évidence des anticorps très performants, capables détruire les cellules du corps infectées par le virus du sida.

Pour cela, ils se sont penchés sur le « réservoir viral » des malades. Même sous traitement, ceux-ci gardent en eux des résidus du virus qui, en cas d’interruption des trithérapies, peuvent relancer l’infection rapidement. Chez certains patients, des anticorps particuliers ont été identifiés pour leur capacité à bloquer cette réplication. D’une part ces anticorps parviennent à neutraliser la propagation du virus. Mais en plus, ils sont capables de reconnaitre les cellules infectées par le VIH et d’entrainer leur destruction en activant d’autres cellules au nom évocateur :  « natural killer » (NK). En clair, ces anticorps « recrutent » des cellules du système immunitaire pour liquider les cellules anormales de l’organisme.

« Une des meilleures voies pour éviter la pandémie Sida »

Pour Hugo Mouquet, de l’Institut Pasteur, ce mécanisme d’action est important « puisque ces cellules infectées sont la source du virus. » L’injection de ces anticorps fabriqués in vitro permettrait de diviser par 15 la charge virale des individus. A terme, cette découverte ouvre donc des perspectives thérapeutiques nouvelles puisque deux essais cliniques pour des vaccins sont en cours aux Etats-Unis. En 25 ans de recherche, une trentaine d’essais ont déjà été lancés. Sans réelle efficacité. « Jusque-là, on n’avait pas le vaccin qui induise les bons anticorps. Ce type d’étude peut aboutir au développement d’un vaccin efficace. C’est une des meilleures voies pour éviter la pandémie Sida. »

Avant de s’emballer, trois précisions s’imposent néanmoins. 1. Même avec un éventuel vaccin, « guérir » du sida n’est pas une perspective réaliste à court terme. Mais contrôler la charge virale des patients, la diminuer, oui. 2. Ces injections ne se substitueront pas aux trithérapies qui fonctionnent déjà très bien. « On peut imaginer une injection de l’anticorps qui dure 28 jours et cela peut soulager les individus », témoigne le chercheur. Avec un avantage indéniable pour l’anticorps sur la trithérapie : « Si on injecte assez tôt l’anticorps, il peut diminuer la taille du réservoir viral. Ça, ce n’est pas observable avec la trithérapie. 3. La généralisation d’un tel traitement aux 35 millions de personnes infectées dans le monde par le virus du sida reste illusoire, surtout pour les 20 millions qui n’ont pas accès aux traitements antirétroviraux actuellement. Ce serait oublier un peu vite que la fabrication d’anticorps a un coût non négligeable.

 
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Publié par le 3 mars 2016 dans Santé, Virus

 

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DMLA : l’Avastin sera autorisé et remboursé

 

Source : Radins.com

Santé

C’est un vieux feuilleton qui vient de trouver son épilogue. L’Avastin, un médicament prescrit pour certains cancers, est désormais également autorisé pour le traitement de la DMLA, la dégénérescence maculaire, qui concerne 1,5 million de personnes en France tout de même…

Des milliers de malades vont pouvoir être soignés

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ? Parce que le médicament utilisé jusqu’ici pour traiter la DMLA coûte 800 euros l’injection, contre seulement 30 à 50 euros pour l’Avastin, dont on sait pourtant depuis des années qu’il est très efficace !
Or, pour la Sécurité Sociale, rembourser 800 euros ou 50, ce n’est pas du tout la même chose…
Résultat, jusqu’ici, le traitement de la DMLA avec le médicament très cher utilisé jusqu’ici (Lucentis), était réservé aux cas les plus graves. Avec l’Avastin, beaucoup plus de patients vont pouvoir être soignés !

DMLA : des résultats après trois injections d’Avastin

Pourquoi le laboratoire qui produit l’Avastin était réticent à ce qu’il soit prescrit pour traiter la DMLA vous demandez vous ? Illogique, puisque une nouvelle prescription, ce sont des ventes en plus. Seulement voilà : l’Avastin est produit par les laboratoires Roche… dont l’actionnaire principal (30 %) est Novartis, qui… produit le Lucentis, beaucoup plus cher !
On l’a compris, tout cela était donc une affaire de gros sous, qui a d’ailleurs déclenché des condamnations pour pratiques anticoncurrentielles dans d’autres pays, notamment en Italie.
Conclusion de l’histoire, les patients atteints de DMLA et qui attendaient un traitement (attendaient… que leur état dégénère !) pourront être traités avec l’Avastin, efficace après trois injections !

 
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Publié par le 28 août 2015 dans Santé, Société

 

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Prothèses PIP : le système d’indemnisation des victimes dévoilé

 

Source : Radins.com

Santé

Les victimes des prothèses mammaires PIP vont finalement être indemnisées par l’assureur de l’ex-fabricant varois englué dans un véritable scandale sanitaire. Allianz a dévoilé lundi le plan d’indemnisation des 30 000 femmes françaises victimes de Jean-Claude Mas.

@Shutter

Allianz va indemniser les victimes des prothèses PIP

Allianz, l’assureur du fabricant de prothèses mammaires PIP, va finalement indemniser les 30 000 femmes victimes de cette entreprise varoise. L’assureur a dévoilé lundi le système d’indemnisation qui devrait « verser de manière rapide et équitable des indemnités » aux victimes françaises du docteur Jean-Claude Mas, fondateur et PDG de Poly Implant Prothèses.

Une demande d’indemnisation sur Internet

Le procédé est simple. Si vous avez été victime de ces prothèses mammaires nocives, vous avez à compter de ce mardi un mois pour demander une indemnisation via le site Internet indemnitepip.fr. Vous remplissez votre dossier en ligne. Une fois cela fait, l’assureur Allianz devrait étudier votre dossier sous les deux semaines à suivre et évaluer le montant du préjudice subi, qui fixera le montant de votre indemnisation.

Un plafond de garantie fixé par la justice à trois millions d’euros

En ce qui concerne le versement de cette indemnisation, il ne devrait pas intervenir avant le 16 mars prochain. A noter toutefois que la justice a fixé un plafond de garantie à trois millions d’euros, que toutes les victimes devront se partager. Soit en moyenne 100 euros par personne. Ne vous attendez donc pas à une indemnisation excessive. Bien entendu les montants varieront en fonction des cas.
Enfin, sachez que pour toute question ou demande d’information quant à cette procédure, Allianz a mis en place un numéro vert qui permet de se renseigner sur le dispositif : le 0 805 01 70 80.

 
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Publié par le 27 janvier 2015 dans Arnaque, Médicament, Santé, Société

 

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Alerte aux maquillages pour enfants

 

Source : Radins.com

L’UFC Que Choisir a dénoncé le 3/03/2014 la présence de composés aux effets nocifs
dans certains produits de déguisements pour enfants. Revue en détail des composés
qui posent des problèmes de santé en ce jour de carnaval .

Le maquillage de fête n’est pas un jeu d’enfant

Aujourd’hui, c’est Mardi gras, et toutes sortes de déguisements seront au rendez-vous pour le carnaval. Mais les produits de maquillages industriels destinés aux enfants ne serait pas sans risque pour la santé de ces derniers, selon l’association des consommateurs.
Ainsi, après avoir analysé 8 coffrets de maquillage pour enfants et dix kits de maquillage, spécial carnaval, elle aurait trouvé dans 9 produits sur 18, des parabènes, ces conservateurs qui même à faible dose interfèrent dans la régulation hormonale.
Elle dénonce aussi la présence des parfums allergisants destinés à renforcer l’attrait des maquillages. Par ailleurs, les pigments minéraux servant à donner la couleur seraient chargés en plomb, nickel et cobalt dans 5 des produits testés par l’UFC.

Des maquillages plus sûr existent !

Les maquillages de déguisement sont nocifs pour les enfants, en raison notamment de leur plus grande sensibilité aux substances qu’ils contiennent, indique l’association.
Elle estime en outre que pour le bien-être des enfants, le mieux serait d’opter pour des cosmétiques plus sûr, à l’instar des kits de maquillage «Goodmark » et des sticks à l’eau « Grim’tout».
Elle réclame de ce fait l’instauration d’une règlementation spécifique en faveur des jeunes consommateurs par les autorités européennes.

Emma.Laurent

 
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Publié par le 4 mars 2014 dans Santé, Société

 

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Alerte à la listéria sur le Saint-Nectaire

 

Source : Radins.com

© Wikipédia

Les fromages Saint-Nectaire fermiers, produits par la Fromagerie du Grand Murols, située à Cournon d’Auvergne, et vendus depuis le 1er Septembre, sont retirés du marché suite à la détection de la listeria.

A ne pas consommer !

Mis en vente depuis le 1er septembre 2013, les fromages Saint-Nectaire sont retirés de tout le circuit commercial pour des raisons de sécurité sanitaire. En fait, il a été constaté la présence de Listeria.
Attention, les consommateurs sont mis en alerte : en effet, une quantité de ces produits a déjà vendue. Pour ceux qui n’auront pas encore été consommés, il est recommandé aux détenteurs de les détruire, ou de les retourner à la fromagerie d’origine, pour se faire rembourser.

Mesures d’urgence

Il se pourrait que des manipulations venant des autres producteurs de fromage aient été faites sur des Saint-Nectaire déjà vendus.
Mais il vaut mieux vérifier l’étiquetage ou en cas de doute, sur le produit concerné, et recourir au magasin où le fromage a été acheté pour se faire rembourser.
Pour ceux qui en ont déjà consommé, et qui présentent des symptômes comme la fièvre, les maux de tête, doivent consulter votre médecin traitant en précisant la consommation de fromage contaminé.
Dans tous les cas, la Fromagerie du Grand Murols met un numéro d’appel gratuit à la disposition de tous pour répondre aux sollicitations – 0.800.20.20.53 – et un site internet http://alimentation.gouv.fr/alertes-produits.

Par Amandine Vanstaevel

 
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Publié par le 12 décembre 2013 dans Santé, Sécurité, Société

 

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Une pince de 15 cm oubliée dans son ventre

Source : Le Parisien

Après son opération, fin 2012, Cécile a souffert cinq mois, le temps que l’hôpital découvre l’instrument laissé dans son ventre.

Louise Colcombet | Publié le 07.12.2013, 11h41


Créteil (Val-de-Marne). Cécile brandit le scanner qui montre la pince qu’on lui avait oublié dans l’abdomen lors d’une intervention de chirurgie réparatrice du ventre il y a un an.

Créteil (Val-de-Marne). Cécile brandit le scanner qui montre la pince qu’on lui avait oublié dans l’abdomen lors d’une intervention de chirurgie réparatrice du ventre il y a un an. | (LP/Philippe Lavieille.)

C’est le genre de mésaventure que Cécile avait déjà vue à la télévision. Sans imaginer qu’elle en serait un jour victime. Cette jeune femme de 24 ans vivant à Créteil (Val-de-Marne) a subi une improbable bévue lors d’une intervention chirurgicale il y a un an : le médecin a tout simplement oublié un instrument dans son ventre, une pince métallique d’une quinzaine de centimètres.

Révoltée, Cécile a saisi les tribunaux pour faire reconnaître son préjudice.
Son cauchemar a démarré en novembre 2012. Cécile, souffrant d’obésité, avait déjà subi une ablation d’une partie de l’estomac. Cette fois, elle est orientée vers l’hôpital Saint-Louis, à Paris, pour une chirurgie réparatrice du ventre. L’intervention survient et la jeune femme ressent rapidement des douleurs terribles. « Un mois après, j’étais pliée en deux, j’avais particulièrement mal du côté droit, témoigne Cécile. J’étais gonflée et j’avais un kyste juste au-dessus du pubis. Je suis retournée à l’hôpital, mais on m’a reçue en cinq minutes, sans me palper, et on m’a répondu que tout ça était normal. »
Pour atténuer la souffrance, la jeune femme prend de puissants antalgiques en permanence. « Ça me permettait juste de respirer normalement et de marcher », décrit-elle. Son calvaire va durer cinq mois, période durant laquelle elle se rend une dizaine de fois à l’hôpital, obtenant toujours la même réponse.
En avril dernier, elle demande à son généraliste de lui faire passer une échographie. L’examen décèle un corps étranger, sans plus de précision. Cette fois, l’hôpital lui prescrit un scanner. « Ils ne l’ont même pas pratiqué sur place », souffle Cécile. Le praticien qui l’examine lui confirme qu’un « objet métallique » se trouve bien dans son abdomen. « Ce n’est qu’en montant dans le bus pour retourner à l’hôpital que j’ai ouvert l’enveloppe et vu la photo, raconte Cécile. Et là, j’ai pété un plomb! On me regardait comme si j’étais folle, mais j’étais hors de moi. »
Opérée en urgence par le même médecin, Cécile « serre les dents ». « Je voulais une anesthésie générale, elle a refusé et, en plus, j’ai été mal endormie… » Après l’intervention, la jeune femme s’attend à recevoir des excuses et une explication. En vain. « Elle m’a regardée et dit, dans un petit sourire, que je ne suis pas près d’oublier : Oui, ben, ça arrive ?! J’ai cru rêver… »
L’hôpital, qui a admis son erreur, a fini par proposer un dédommagement à l’amiable… cinq mois plus tard. « Quand j’ai vu la somme, dit-elle, j’ai fondu en larmes. » L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a estimé le préjudice à 5400 €. « Une indemnisation ridicule », tranche Me Frédéric Pichon, l’avocat de Cécile, qui a demandé au tribunal administratif la nomination d’un expert indépendant. « On prend ma cliente pour une idiote, alors qu’elle aurait pu avoir des complications terribles », poursuit-il, soulignant la « négligence et la désinvolture » de l’hôpital, qui a mis des mois avant de réagir.
Cécile, elle, ne digère surtout pas le barème appliqué : « 1 sur 7 en préjudice esthétique, alors qu’un médecin du même service a reconnu que toute l’opération était à refaire ; c’est incompréhensible! Je vais devoir être réopérée et prendre de nouveaux risques pour ma santé. » Cette bavure a aussi eu des répercussions sur sa vie personnelle. Elle a été licenciée, alors qu’elle avait décroché un CDI. « J’ai pris trois jours d’arrêt maladie à cause des douleurs pendant ma période d’essai et j’ai été renvoyée. Avec mon fiancé, nous avons dû repousser la date de notre mariage… »
De son côté, l’AP-HP rappelle que « le chef de service de l’hôpital concerné lui a présenté ses excuses au nom de toute l’équipe » et assure que son indemnisation « correspond aux barèmes en vigueur ». Mais elle reconnaît son « oubli », qu’elle qualifie « d’évènement exceptionnel » dû à « une erreur de surveillance » lors du recomptage des instruments à l’issue de l’opération. Evènement tellement exceptionnel que l’AP-HP elle-même indique ne pas avoir « connaissance à ce jour d’un autre dossier de ce type ».

 
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Publié par le 8 décembre 2013 dans Santé, Sécurité, Société

 

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Le gouvernement annonce une baisse de la TVA sur les préservatifs

 

Source : Le Monde.fr

Campagne de l'association Condomfly à Paris en 2010.

Le gouvernement veut baisser le prix des préservatifs, annonce la ministre de la santé Marisol Touraine dans une entretien au Journal du dimanche, publié à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre. En matière de lutte contre le sida, « le préservatif, c’est vraiment décisif », souligne la ministre. « A cet égard, le gouvernement veut donner un signal fort : leur prix va diminuer. Au lieu d’augmenter au 1er janvier comme cela était prévu, le taux de TVA qui leur est appliqué va baisser de 7 à 5,5 %. »

Mme Touraine « souhaite que les fabricants jouent le jeu en répercutant cette diminution. L’économie se chiffrera à dix ou vingt centimes d’euros par boite. Cela devrait à la fois inciter les jeunes et les moins jeunes à mieux se protéger et favoriser la contraception, une autre de mes priorités ». « En faisant un effort sur le préservatif, on sécurise l’entrée de tous dans la vie sexuelle », ajoute la ministre, qui annonce le lancement dimanche d’une campagne de sensibilisation à destination notamment des jeunes.

POLITIQUES CIBLÉES

« 6 400 nouvelles contaminations ont eu lieu l’an dernier et près de 30 000 personnes ignorent qu’elles sont porteuses du virus », note aussi Marisol Touraine, qui assure que ce combat « reste une priorité du gouvernement, même dans un contexte financier contraint ».

Interrogée sur le fait que le nombre d’infections continue d’augmenter chez les homosexuels, elle souligne que « nous ne sommes pas tous égaux face au risque du Sida. Les deux populations les plus menacées sont les homosexuels et les femmes migrantes. La meilleure solution, c’est de mener des politiques ciblées de prévention mais aussi de dépistage ».

Du côté du dépistage, la ministre préconise notamment le développement de tests rapides, « sur le terrain, au contact du milieu gay par exemple ». Mme Touraine rappelle aussi que « la France est le premier pays d’Europe à donner le feu vert » à la vente d’autotests, qui doit commencer en 2014. « La procédure est bien engagée : une première entreprise désireuse de commercialiser un autotest s’est déjà fait connaître », dit-elle.

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Publié par le 1 décembre 2013 dans Fiscalité, Législation, Santé, Société

 

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Dépassements d’honoraires : une augmentation alarmante

 

Source : Le Monde

L'UFC-Que Choisir a constaté des hausses de 0,7 % chez les ophtalmos, 1,5 % chez les gynécos, mais surtout 7 % pour les pédiatres, dont le montant moyen de dépassement passe de 17 à 18,20 euros.

Toujours en hausse. Selon une étude publiée par UFC-Que Choisir mercredi 25 septembre, les dépassements d’honoraires de l’ensemble des ophtalmologistes, gynécologues et pédiatres ont augmenté de 1,7 % entre juillet 2012 et juin 2013, soit deux fois plus que l’inflation sur la même période (+ 0,9 %). "Les bornes sont dépassées", estime l’association de consommateurs. "La période de crise économique et de stabilité de revenus des ménages, ainsi que le discours du gouvernement sur la limitation des dépassements auraient pu peser en faveur d’une modération des tarifs, il n’en est rien", remarque Mathieu Escot, chargé de mission santé d’UFC.

Pour son étude, l’association est allée récupérer les données de ces trois spécialités sur les bases de l’assurance-maladie, comme l’avait fait l’an dernier. Elle a constaté des hausses de 0,7 % chez les ophtalmos, 1,5 % chez les gynécos, mais surtout 7 % pour les pédiatres, dont le montant moyen de dépassement passe de 17 à 18,20 euros. Sans doute une volonté de rattrapage : leurs consultations s’élèvent à 46 euros en moyenne contre, par exemple, 56 euros pour les gynécologues. 45 % des médecins de ces trois spécialités ont augmenté leurs tarifs sur un an (de 2,60 euros par consultation en moyenne), 19 % les ont baissés. Chez 36 %, ils restent stables, mais l’UFC s’inquiète de constater, dans cette catégorie, une "discrète systématisation des dépassements élevés".

Lire l’enquête publiée il y a un an : Face aux honoraires des médecins, une "fracture sanitaire"

Autre motif de crainte, le choix des jeunes, qui optent en masse pour les honoraires libres : chez les gynécologues par exemple, 69 % des médecins installés en 2013 ont décidé de pratiquer des dépassements d’honoraires, contre 51 % de ceux qui sont partis à la retraite. Chez les ophtalmos, c’est 70 % contre 48 %, et chez les pédiatres, 42 % contre 27 %. L’association constate globalement des augmentations dans les villes petites et moyennes, marquant une extension du phénomène. En revanche, dans les grandes villes, où les dépassements sont plus répandus et plus élevés, c’est une très légère baisse qu’elle relève. "Les médecins répondent à une logique de marché. On peut supposer qu’il y a là le signe d’un ras le bol tarifaire des patients et qu’au-dessus de 60 euros la consultation, ils jugent que ce n’est plus acceptable", analyse M. Escot.

Les chiffres d’UFC dénotent toutefois avec ceux de l’assurance-maladie publiés en juin, qui sur l’année 2012, pour l’ensemble des spécialités, relevait une stabilité des tarifs, une tendance qui selon elle se poursuivait en 2013. Cependant, si pour les gynécos et les ophtalmos, la Sécu constatait une légère baisse, c’est bien une hausse qui apparaissait chez les pédiatres (avec un taux de dépassement par rapport au tarif de base qui passait de 65,9 à 67,3 %).

Lire aussi : "Création d’un observatoire indépendant pour évaluer le vrai coût de la santé"

LE CONTRAT D’ACCÈS AUX SOINS CRITIQUÉ

L’association estime que le contrat d’accès aux soins, créé par l’accord entre assurance-maladie, complémentaires et médecins d’octobre 2012, ne permettra pas de mettre un frein à la diffusion de la pratique des honoraires libres. Celui-ci offre une prise en charge de cotisations aux médecins contre l’engagement d’un gel de leurs tarifs, qui ne doivent, en outre, pas dépasser 100 % du tarif Sécu. L’UFC critique le principe du volontariat qui a été adopté et un niveau de plafond trop élevé.

En outre, elle juge que la création de ce contrat apporte une complexité supplémentaire à un système déjà peu lisible pour les patients, en rajoutant aux secteurs 1 (tarif Sécu) et 2 (honoraires libres), une troisième option. Celle-ci pourrait bientôt arriver dans les cabinets. Pour que l’accord soit appliqué, il fallait qu’un tiers des médecins éligibles aient signé un contrat, soit 8 300. Depuis bientôt un an, ils ne se sont pas bousculés. Après un recul de l’entrée en vigueur en juillet, une nouvelle date a été fixée au 1er octobre. Au 24 septembre, l’assurance-maladie recensait 7900 signataires, et se disait confiante.

L’UFC, elle, réclame notamment un plafonnement des dépassements à 40 % du tarif de la Sécu, mais aussi la fermeture de l’accès au secteur 2. Son étude sort opportunément, juste avant les annonces par le gouvernement, jeudi 26 septembre, des grandes lignes du budget de la Sécu 2014. Mais c’est surtout sur les parlementaires que ses espoirs se portent. En 2012, lors de la discussion du texte à l’assemblée, des députés PS étaient montés au créneau pour s’attaquer aux dépassements, notamment ceux réalisés à l’hôpital. Le gouvernement avait alors répondu qu’il s’en chargeait.

 
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Publié par le 25 septembre 2013 dans Enquête, Général, Santé, Société

 

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Lutte anti-tabac

 

Change.org

Rejoignez l’appel de la Ligue contre le cancer pour conduire le président Hollande à soutenir la mise en place d’une taxe sur les bénéfices de l’industrie du tabac.

Signez la pétition

Depuis trop longtemps, j’essaye d’alerter sur deux compteurs qui tournent inexorablement : celui du nombre de victimes du tabac et celui de l’enrichissement des fabricants de ce poison : d’un côté 15 000 morts par jour, de l’autre 900 millions de dollars de chiffre d’affaires quotidien.

En France, chaque jour, les morts causées par le tabac correspondent au crash d’un avion A320. Sur une année, cela représente 73 000 victimes. Grâce à un markéting innovant, ces puissants industriels, sans considération pour l’intérêt collectif et pour la santé de nos concitoyens, recrutent en France 250.000 nouveaux fumeurs chaque année.

Combien de morts faudra-t-il encore pour que la lutte antitabac soit prioritaire et efficace ?

La Ligue contre le cancer que je préside, se bat contre ces ravages humains et sociaux. Il est aujourd’hui possible d’agir pour limiter ces profits indécents et in fine sauver des vies : en appelant nos dirigeants à créer un "prélèvement solidaire tabac", international, prélevé à la source sur les ressources de l’industrie en application du principe "pollueurs-payeurs". Cette solution est sans conséquence financière pour les consommateurs. Les fonds collectés permettront de prendre en charge les désastres causés par cette pollution sanitaire en France, en Europe et dans les pays à faibles revenus.

Pendant sa campagne électorale, François Hollande avait exprimé son soutien à une telle taxe. Nous avons donc lancé une pétition sur Change.org lui demandant de s’engager pour que la France porte sans délai cette proposition de taxe au niveau mondial et la réalise sans attendre en France. Nous avons besoin de 100.000 signatures d’ici le 31 mai 2013, date de la journée mondiale sans tabac !

Merci de cliquer ici pour signer notre pétition "Tueurs-Payeurs"

Il ne nous reste que quelques jours avant la date symbolique du 31 mai pour montrer au président de la République que des milliers de citoyens le rappellent à cet engagement. C’est le moment de conduire nos dirigeants à imposer aux industriels du tabac un prélèvement allant dans le sens de l’intérêt général.

Merci de cliquer ici pour nous aider à atteindre 100.000 signatures pour taxer l’industrie du tabac

Je vous remercie pour votre soutien,

Professeur Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le cancer

Signez la pétition

 
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Publié par le 25 mai 2013 dans Santé

 

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Berck : il sauve son ambulancier victime d’une crise cardiaque

 

Source : Le Parisien

 

Jeudi dernier, près de Berck (Pas-de-Calais), un ambulancier victime d'une crise cardiaque a été conduit aux urgences par le malade qu'il transportait !

Jeudi dernier, près de Berck (Pas-de-Calais), un ambulancier victime d’une crise cardiaque a été
conduit aux urgences par le malade qu’il transportait !
| AFP/PATRICK BERNARD

 

Un malade transportant lui-même son ambulancier aux urgences pour le faire soigner n’est pas chose commune. C’est pourtant ce qui est arrivé jeudi dernier près de Berck, dans le Pas-de-Calais, rapporte La Voix du Nord. Ce jour-là, Christian Nayet, un retraité de 60 ans atteint d’un cancer de l’estomac, se fait conduire en ambulance à l’hôpital Huriez de Lille (Nord) pour passer un scanner.

C’est alors que son chauffeur, Jean-François Pina, est victime d’une crise cardiaque. Devant la gravité de la situation et malgré son état, le malade prend les devants et le volant vers l’hôpital le plus proche, où le brancardier a finalement pu être opéré et sauvé.
«Donne-moi, tes clés, fais-moi confiance !»
La réactivité de Christian Nayet, qui a préféré agir plutôt qu’appeler le Samu, a fait de lui un héros local. Avant de prendre les commandes du véhicule, il a même le réflexe d’administrer quelques médicaments à son compagnon de route. «Il (l’ambulancier, NDLR) disait qu’il avait des fourmis dans les doigts et je lui ai demandé si ça lui montait dans le bras. J’ai pensé à une crise cardiaque. Je lui ai dit de s’arrêter. Je lui ai fait prendre deux médicaments que j’avais, l’un pour fluidifier le sang et l’autre pour stabiliser le rythme cardiaque. (…) Je lui ai dit : "Donne-moi, tes clés, fais-moi confiance !"»
La survie de Jean-François Pina ne tient alors qu’à quelques minutes. Mais l’ambulancier improvisé n’arrive pas à faire fonctionner la sirène du véhicule, ce qui lui permettrait d’accélérer. Il se contente de mettre les phares, cela fait l’affaire. Cinq minutes plus tard, les voilà devant l’hôpital Schaffner de Lens (Pas-de-Calais), où les accueillent des médecins stupéfaits. «Comment avez-vous fait pour conduire dans votre état ? Je pense que vous lui avez sauvé la vie ! », s’exclame l’un d’eux. L’ambulancier cardiaque est immédiatement pris en charge et sorti d’affaire en quelques minutes.
«J’ai une femme, un enfant, vous m’avez sauvé.»

Christian Nayet, quant à lui, se sent un peu faible à la suite de cette violente poussée d’adrénaline. Son estomac le fait souffrir et il a besoin de sa morphine quotidienne. Les médecins lui en donne un peu avant de le faire conduire, une bonne fois pour toutes, vers l’hôpital où il doit passer son scanner. Les résultats sont mauvais, mais le malade se sent galvanisé par l’aventure qu’il vient de vivre. Et par la conversation qu’il a eue avec son ambulancier au lendemain de l’incident.
«Il m’a dit : "J’ai une femme, un enfant, vous m’avez sauvé." Il souhaitait me revoir. Je lui ai dit : "L’important, c’est que tu sois sauvé." Moi, ça m’a permis, cette nuit-là, de dormir comme un enfant : je pensais que j’avais fait quelque chose de bien…», raconte le retraité, qui vit aujourd’hui de sa peinture en Angleterre.

 
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Publié par le 18 avril 2013 dans Général, Santé, Société

 

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