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Archives de Tag: Sarkozy

Mazarine, Mitterrand, DSK… : pourquoi on nous cache tout

 

Source : Rue 89

 

Doit-on parler de la vie privée des puissants ? Le Français Patrick Jarreau et l’Américaine Elaine Sciolino en débattent.

Elaine Sciolino et Patrick Jarreau (Léo Delafontaine)

Il y a depuis longtemps un consensus assez large, en France, pour ignorer la vie privée des hommes et femmes publics  : parce que les lois françaises sur la presse sont parmi les plus strictes au monde, mais aussi parce que la question faisait peu débat. L’affaire DSK va-t-elle bouleverser ce « pacte » entre les médias, les politiques et le public  ?

Dominique Strauss-Kahn, arrêté le 14 mai à New York, a été inculpé de tentative de viol sur une femme de chambre de l’hôtel Sofitel. Le favori de l’élection présidentielle est devenu en un instant un « prédateur sexuel » dont « tout le monde » (entendez les journalistes) savait qu’il ne se contrôlait pas.

 

« Il frôle souvent le harcèlement, un travers connu »

Fallait-il enquêter sur les rumeurs de ­harcèlement de nombreuses femmes (souvent des journalistes), alors qu’aucune plainte n’avait jamais été déposée  ?

Affaire par affaire

Mazarine, la fille cachée de François Mitterrand

La maitresse syrienne de Roland Dumas

Hollande et Royal, Cécilia et Nicolas Sarkozy : les divorcés de 2007

Frédéric Mitterrand et les « gosses »

Dominique Strauss-Kahn et les femmes

En 2007, lorsque le directeur général du FMI prit ses fonctions à New York, Rue89 relaya une note de blog de Jean Quatremer, de Libération, qui prédisait que le comportement de DSK pourrait s’avérer inadmissible dans un univers anglo-saxon  : « Il frôle souvent le harcèlement, un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). »

Fallait-il rebondir  ? Faudra-t-il, demain, enquêter davantage ? En dire plus ? En d’autres termes, la frontière entre la vie publique et la vie privée de ceux qui se destinent à de hautes fonctions doit-elle bouger ?

Le monde de la presse se partage entre partisans du statu quo – qui redoutent de voir les journalistes jouer, comme aux Etats-Unis, les inquisiteurs de chambres à coucher – et adeptes du mea culpa qui veulent repousser la frontière de la vie privé.

 

« Pacte français » et pratique américaine

Pour éclairer cette question, qui est tout sauf simple, nous avons rassemblé deux « vieux routiers du journalisme » : un Français et une Américaine :

  • Patrick Jarreau est l’ancien chef du service politique du Monde, responsable à ce titre de la couverture de la campagne électorale de 2007, et aujourd’hui blogueur sur Rue89.
  • Elaine Sciolino, correspondante du New York Times en France depuis dix ans, vient de publier « La Séduction. How the French Play the Game of Life » (« Comment les Français jouent avec la vie »).

Au-delà du « cas DSK », il nous est apparu utile de confronter le « pacte français » à la pratique américaine, radicalement différente.

Nous avons donc soumis à ces deux professionnels aguerris cinq cas emblématiques des deux dernières décennies.

  • Mazarine, la fille cachée de François Mitterrand
  • La maitresse syrienne de Roland Dumas
  • Cécilia et Nicolas, Ségolène et François : les divorcés de 2007
  • Frédéric Mitterrand et les «  gosses  »
  • Dominique Strauss-Kahn et les femmes

Autant d’exemples où des journalistes savaient plus que ce qu’ils ont publié, de frontières délicates entre vie privée et vie publique.

Au-delà de leurs désaccords, Patrick Jarreau et Elaine Sciolino se sont retrouvés pour dire que l’« affaire DSK » est un tournant, et que la vie privée ne pourra plus rester une affaire purement privée dès lors qu’elle a un impact sur la vie publique.

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Mazarine et Anne Pingeot lors de l'enterrement de François Mitterrand (Philipe Wojazer/Reuters)Mazarine, la fille cachée de François Mitterrand

En 1994, François Mitterrand officialise l’existence de sa fille cachée, Mazarine, qu’il a eue en 1974 avec Anne Pingeot, et que les Français découvriront à ses funérailles, au côté de son épouse légale, Danielle Mitterrand.

Le secret, pourtant connu de plusieurs journalistes, avait été bien gardé, au prix, notamment, d’écoutes téléphoniques illégales.

Fallait-il parler de Mazarine  ?

Elaine Sciolino : Oui, il fallait en parler. J’en suis 100 % convaincue. Pour trois raisons :

  • C’est une question de jugement d’un leadeur politique. Veut-on un leadeur qui a une vie secrète ? Est-ce qu’une liaison comme ça est acceptable pour sa femme et son pays  ? Ce n’est pas une maitresse informelle, c’est une deuxième femme. C’est mon point de vue d’Américaine.
  • L’Etat français a beaucoup payé pour la sécurité, l’appartement, etc. Le peuple a le droit de savoir où vont ses impôts.
  • Ce n’est pas le seul secret que François Mitterrand a gardé : l’autre, c’est sa santé. Il a caché sa maladie, et c’est grave aussi.

Aux Etats-Unis, les journalistes n’auraient jamais hésité à parler de Mazarine  ?

E. S.  : Au contraire, le jour où on découvre une telle réalité, il faut le publier.

Patrick Jarreau : Je suis en désaccord point par point avec ce que dit Elaine.

Le premier argument est le cœur du problème. Est-ce que le fait que le président ou un candidat à la présidence ait un secret le disqualifie à vos yeux ou jette une suspicion sur la confiance qu’on peut lui faire  ?

Cela signifie que la morale conjugale d’un homme doit être prise en compte dans l’évaluation de sa capacité à gouverner.

Je suis en total désaccord : il n’y a pas lieu de faire cette migration d’un domaine à l’autre et de considérer que si un homme cache des choses dans sa vie sentimentale il devient suspect dans tous les autres domaines de sa vie. La vie n’est pas comme ça.

Quant aux conséquences de cette deuxième famille sur l’Etat, ça ne tient pas.

Soit on dit que seul un certain mode de vie est acceptable, et, dans ce cas, il faut le définir et exclure les candidats qui ne s’y conforment pas.

Soit on admet que la vie personnelle est autre chose, et dans ce cas on a un homme, marié, dont la femme n’a pas demandé à divorcer, et qui a par ailleurs une deuxième famille, comme ça a été dit après sa mort, Mme Mitterrand le sait, il est élu président de la République, il faut que l’Etat prenne en charge cela.

D’ailleurs, si Anne Pingeot a été logée dans un bâtiment officiel, c’est pour des raisons de sécurité. Au total, le surcoût ne me paraît pas démontré, et il me semble normal que la République prenne ça en charge.

Concernant la maladie, ce qui n’a rien à voir avec ce qui précède, cela appelle la question de savoir qui décide. A partir du moment où un homme est élu président de la République, est-ce que quelqu’un d’autre que lui-même peut juger de son aptitude à exercer la fonction ? C’est à celui que nous avons élu qu’il appartient de juger.

E. S.  : Vous avez utilisé le verbe « juger », et il est très important. Il ne faut pas se tromper de débat. La vraie question n’est pas : est-ce que les journalistes doivent enquêter dans les chambres à coucher des puissants ?

C’est : quels sont les faits qui méritent d’être racontés, qui justifient une enquête et un article de journal ? C’est là, peut-être, qu’il y a un jugement différent en France et aux Etats-Unis.

A mon avis, quand le chef de l’Etat vit avec un mensonge tous les jours, personnellement je ne suis pas prête à voter pour lui. Je ne dis pas qu’on ne fait pas de bêtises dans la vie, mais les gens ont le droit de savoir quel est le comportement de leur leadeur ou futur leadeur. C’est se moquer du monde de penser que les Français doivent payer pour la deuxième famille.

Il y a aussi eu dérive sous Mitterrand avec les opérations de surveillance illégales ou peu orthodoxes destinées à protéger ce secret, n’est-ce pas cela qui a été surtout problématique  ?

P. J.  : Je suis d’accord. C’est l’argument qu’on peut retenir. Le fait même que c’était secret créait un risque et poussait à prendre des mesures pour que cela reste secret.

Je nuancerai cet argument en disant que tout homme ou toute femme qui exerce des fonctions gouvernementales peut présenter un certain nombre de risques, qui vont tenir à tel ou tel aspect de sa personnalité, de son passé.

Mais là on a un risque qu’on peut qualifier d’inutile. Mais je maintiens que la fidélité ou l’infidélité conjugale ne me paraît pas être un bon critère dans l’évaluation d’un homme ou d’une femme politique.

Photos : Elaine Sciolino et Patrick Jarreau (Léo Delafontaine) ; Mazarine et Anne Pingeot lors de l’enterrement de François Mitterrand (Philippe Wojazer/Reuters)

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Publié par le 30 mai 2011 dans Divers, Politique, Société

 

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Vers une assurance dépendance obligatoire pour tous ?

Source : France Soir

Vers une assurance dépendance obligatoire pour tous ?

Nicolas Sarkozy ne veut exclure « aucune solution » possible pour financer la dépendance des personnes âgées.

Nicolas Sarkozy a appelé mardi à "examiner toutes les options"

Nicolas Sarkozy a appelé mardi à "examiner toutes les options"

Les Français seront-ils bientôt tous obligés de souscrire une assurance privée contre la dépendance ? Face au prix exorbitant de la prise en charge des personnes âgées, qui augmente au rythme de 1 milliard d’euros par an depuis quatre ans, la piste est en tout cas suffisamment sérieuse pour être évoquée par Nicolas Sarkozy. Venu lancer au Conseil économique, social et environnemental (Cese) un débat de six mois sur le sujet, le chef de l’Etat a appelé hier les acteurs du dossier à « examiner toutes les options possibles » et à « n’écarter d’emblée aucune solution, y compris celle de l’assurance, pour des a priori idéologiques ».
« Quand nos finances publiques sont dans la situation où elles sont » et « quand 5 millions de Français ont déjà souscrit une assurance dépendance, est-il raisonnable de ne pas s’interroger sur le rôle que peuvent jouer les mutuelles, les compagnies d’assurances et les organismes de prévoyance ? » interroge-t-il. « Ne fermons pas le débat avant de l’avoir ouvert ! » Le sujet est toutefois controversé, certains accusant le gouvernement de chercher ainsi à faire peser sur les ménages, plutôt que sur l’Etat, la charge du financement de la dépendance. Nicolas Sarkozy a toutefois récusé hier toute tentation de « privatiser insidieusement l’assurance maladie ». Il a en outre clairement exclu de « taxer davantage le travail ».
Parmi les sources de financement actuellement à l’étude figurent, outre le recours aux assurances privées, une ponction sur les héritages ou l’augmentation de la CSG prélevée sur les retraités. Quelle que soit la solution finalement adoptée, « le problème ne va cesser de grandir » et « nous ne pouvons plus attendre », a prévenu Sarkozy. Aujourd’hui, seule une personne âgée sur cinq est en mesure de financer sans aide son hébergement en maison de retraite. Le projet de réforme devrait être soumis « avant la fin de l’été » pour une présentation au Parlement à l’automne.

 
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Publié par le 9 février 2011 dans Santé

 

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Mediator: Bernard Debré dénonce une possible corruption concernant un autre médicament du laboratoire

Source : 20Minutes.fr

Mediator: Bernard Debré dénonce une possible corruption concernant un autre médicament du laboratoire

Une boîte de Mediator, médicament retiré de la vente en novembre 2009 et soupçonné d'avoir causé au moins 500 morts en France.

Une boite de Mediator, médicament retiré de la vente en novembre 2009
et soupçonné d’avoir causé au moins 500 morts en France.
 

 

Le député UMP a évoqué un anti-hypertenseur Servier qui bénéficierait d’un traitement de faveur…

A chaque jour sa nouvelle banderille dans l’échine de Servier. Après s’être vu lâché par son assureur, le laboratoire qui a commercialisé le Mediator est attaqué, ce vendredi, par Bernard Debré. Le député UMP de Paris a estimé sur RTL qu’il y avait «vraisemblablement» une affaire de corruption liée à un autre des médicaments Servier, le Coversyl.

 

Plus cher et mieux remboursé

Pour Bernard Debré, chargé par Nicolas Sarkozy d’un rapport sur l’affaire Médiator, le Coversyl est un «très bon médicament» anti-hypertenseur. Mais «pourquoi est-il vendu beaucoup plus cher que les autres qui sont identiques? Et pourquoi est-il remboursé plus que les autres qui sont identiques?», s’est-il interrogé, citant les bases de remboursement bien inférieures des autres labos.

«Corruption?», demande alors Jean-Michel Aphatie. «Oui, vraisemblablement», répond Bernard Debré. Et le député, par ailleurs urologue, de prévenir qu’il ne compte pas «être le ixième auteur d’un ixième rapport» et d’expliquer «qu’il n’est pas normal que les laboratoires quels qu’ils soient aient la haute main sur la formation, formation universitaire, formation post-universitaire et sur les agences»

Liens :

Bernard Debré veut…

 
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Publié par le 28 janvier 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Médicaments : Bernard Debré veut "clarifier la filière"

Source : France Soir

Médicaments : Bernard Debré veut "clarifier la filière"

Le professeur Bernard Debré s’est vu confier par le président de la République

un rapport sur la filière du médicament.

Il rendra ses conclusions au mois de mars.

Ses avis devraient être suivis par le chef de l'Etat

Ses avis devraient être suivis par le chef de l’Etat SIPA

Bernard Debré s’en défend : il « (n’écrit) pas un rapport sur le Mediator » et « (n’est) pas là pour chercher les coupables ». Mais en plein scandale sanitaire provoqué par le médicament du laboratoire Servier, il est certain que son travail trouve un écho particulier.

Le 20 décembre dernier, Nicolas Sarkozy a demandé au médecin et député UMP  de « clarifier » le fonctionnement de la filière médicament en France. Financement des agences sanitaires, mises sur le marché des molécules, pharmacovigilance, communication avec le ministère de la Santé ou encore conflits d’intérêts, en collaboration avec Philippe Even, le président de l’Institut Necker, le professeur Debré est en train de tout passer au peigne fin. Il va d’ailleurs proposer d’ici la fin du mois de mars un certain nombre de mesures concrètes afin que les mêmes erreurs ne soient pas reproduites.

 

« C’est absolument effrayant »

« Il y a beaucoup de choses à faire a confié jeudi après-midi le professeur Debré à FranceSoir.fr. Lorsqu’on lit le rapport de l’Igas on remarque que dans les agences, des gens sont payés par les laboratoires pour accepter un certain nombre de choses. C’est absolument effrayant ».

Selon lui, « on ne peut pas accepter que l’Afssaps (agence sanitaire du médicament) soit payée par les laboratoires ». Il proposera de la financer directement par l’Etat.
Le professeur Debré affirme également que tant Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand sont « très déterminés et très pugnaces » sur ce sujet et que lui sera « extrêmement vigilant » sur les suites données à son rapport.
Loi ou décret, en attendant des sanctions qui interviendront un jour ou l’autre, il est certain que l’affaire du Mediator n’a pas fini de remuer le monde du médicament.

Par Romain Katchadourian

 
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Publié par le 27 janvier 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Médiator, Sarkozy promet des mesures | France Soir

Source : France Soir 

Médiator, Sarkozy promet des mesures

Nicolas Sarkozy l’a promis jeudi. Le gouvernement prendrait dès la mi-2011 des mesures permettant une "refondation en profondeur" de la politique du médicament après le scandale du Mediator, en présentant dans l’Indre ses vœux aux personnels de santé.

"Cette affaire nous amène à nous poser des questions fondamentales", a déclaré le chef de l'Etat.

"Cette affaire nous amène à nous poser des questions fondamentales", a déclaré le chef de l’Etat.

 

« Les conclusions (de la concertation engagée par le ministre de la Santé Xavier Bertrand) aboutiront à des conclusions que nous prendrons au milieu de cette année », a déclaré Nicolas Sarkozy lors d’un discours dans l’Indre.
« J’avais indiqué il y a quelques semaines que la transparence la plus totale serait la règle sur le sujet du Mediator, c’est ce que nous avons fait (…) il faut tirer toutes les leçons de ce dossier, nous allons donc engager une réforme de refondation en profondeur de notre politique du médicament », a-t-il ajouté.
« Il ne s’agit pas de mettre à bas tout ce qui a été construit en France depuis vingt ans en matière de sécurité sanitaire », a précisé le chef de l’Etat, « mais, dans le même temps, ce dossier du Mediator nous amène à nous poser un ensemble de questions fondamentales ».
Parmi ces questions, Nicolas Sarkozy a affirmé sa volonté de « resserrer les mailles du filet de notre système de pharmacovigilance », de « renforcer la garantie absolue d’indépendance, de transparence et d’impartialité des prises de décision » de tous les acteurs du secteur ou encore d’améliorer « la formation continue de vos médecins pour qu’ils soient au courant dans le maquis de la profusion d’innombrables informations médicales ».

 

Un projet de loi d’ici la fin de l’année

« Je comprends l’incompréhension, la colère de nos concitoyens et celle des familles de victimes », a-t-il également assuré. Au lendemain de la remise d’un rapport accablant sur les effets du Mediator, Xavier Bertrand a dénoncé dimanche « une responsabilité première et directe » de Jacques Servier, PDG du laboratoire du même nom qui fabrique ce médicament, et s’est engagé à une refonte du système de contrôle des médicaments. Un projet de loi sur la réforme de la pharmacovigilance sera présenté « avant la fin de l’année », a affirmé le ministre de la Santé lundi.
Le Mediator (benfluorex), un médicament destiné aux diabétiques en surpoids, prescrit aussi comme coupe-faim à des non-diabétiques, avait été retiré de la vente en France en 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. Cinq millions de malades l’ont utilisé.

A l’automne 2010, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de santé (Afssaps) avait révélé une estimation de la Caisse nationale d’assurance maladie, selon laquelle le médicament aurait fait au moins 500 morts en 33 ans.

Liens :

Servier a remis des documents

Jacques SERVIER en correctionnelle…

Xavier Bertrand s’en prend…

Servier se défend d’avoir dénaturé…

Un médecin accuse…

La mystérieuse étude…

Le laboratoire Servier prêt à assumer…

La mort de 3 personnes…

Contacter l’association…

Ouverture d’une enquête préliminaire…

L’Assurance maladie demandera des comptes au fabriquant

Servier aurait cherché…

« Il y a un problème dans l’appareil d’Etat »

Les risques connus depuis 1998 ?

Médiator

 
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Publié par le 20 janvier 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Sarkozy veut réformer la médecine de proximité

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 01.12.10 | 16h02  •  Mis à jour le 01.12.10 | 16h02

 

Xavier Bertrand, ministre du travail et de la santé, et Nicolas Sarkozy lors de la table ronde organisée à Orbec avec les représentants de la médecine de proximité, le 1er décembre.

Xavier Bertrand, ministre du travail et de la santé, et Nicolas Sarkozy lors de la table ronde organisée à Orbec avec les représentants de la médecine de proximité, le 1er décembre.REUTERS/PHILIPPE WOJAZER

Nicolas Sarkozy a annoncé, mercredi 1er décembre, une réforme de la médecine de proximité en 2011 : l’objectif avancé est de remédier au "désert médical" constaté dans certaines zones de France, avec une première série de mesures qui prendront effet dès la fin 2010.

"Face à une crise identitaire, nous devons agir vite", a déclaré le président lors d’une table ronde à Orbec, une bourgade du Calvados. Il y rencontrait, avec le ministre de la santé, Xavier Bertrand, des représentants de la médecine de proximité et des médecins généralistes, un des publics qu’il cajole particulièrement, avec les agriculteurs, à dix-sept mois de l’élection présidentielle de 2012.

"On n’aura pas tout fait avant la fin de l’année, mais je souhaite qu’on ait pris toutes les décisions concernant la médecine de proximité en 2011. (…) Vous n’aurez pas longtemps à attendre", a ajouté Nicolas Sarkozy à l’adresse des médecins libéraux. Il a précisé que cette réforme serait précédée d’une courte période de concertation avec les professionnels. Xavier Bertrand, devrait, lors du processus, s’appuyer sur le rapport que lui a remis la semaine dernière l’ancienne ministre Elisabeth Hubert, avec une série de propositions pour enrayer la désertification médicale.

NOUVEAU STATUT JURIDIQUE

Alors que le système de santé français est encore réputé l’un des meilleurs au monde, Elisabeth Hubert fait état de difficultés "réelles" à accéder à une offre de soins "en un temps court et à des conditions financières acceptables" en milieu rural, mais aussi dans certains quartiers urbains. Une situation contre laquelle Nicolas Sarkozy s’est élevé. "ll n’y a jamais eu autant de médecins en France – 210 000 – et jamais il n’y a eu autant de régions (…) sous-représentées médicalement. On ne peut pas continuer comme ça."

M. Sarkozy avait auparavant visité le "pôle de santé libéral ambulatoire" ouvert le 1er septembre dernier à Orbec, qui réunit quatre médecins généralistes, dont deux à mi-temps, un médecin du travail, deux infirmiers, un kinésithérapeute, une diététicienne et deux équivalents temps plein pour le secrétariat.

Le chef de l’Etat en a profité pour annoncer la création d’un nouveau statut juridique "adapté à la diversité des situations pour les pôles de santé regroupés comme le vôtre" et la création, "avant le 1er juillet 2011", d’un "guichet unique" pour "tous les professionnels de santé qui voudraient créer un pôle de santé avec les élus". "S’il faut un texte législatif, nous le ferons et nous passerons alors par une proposition de loi portée par le sénateur Fourcade, qui nous permettra de faire voter dès les premières semaines de 2011 un nouveau statut juridique."

RÉFORME DE LA RÉMUNÉRATION

Nicolas Sarkozy a également précisé le cadre de nouvelles échelles de rémunérations des médecins généralistes, précisant qu’il n’était "pas question" de revenir sur le paiement à l’acte, mais d’y ajouter des compléments en fonction des "contraintes". "Est-il normal de payer la même consultation, celle du diagnostic, celle où le médecin va passer beaucoup de temps pour savoir ce que vous avez, et la consultation qui consiste simplement à reconduire le médicament ?"

"Je refuserai que le seul avenir de la médecine de proximité soit le salariat, ce jour-là vous perdrez beaucoup", a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a esquissé un futur système de rémunération en trois étages, dont le premier serait "le paiement à l’acte". "Deuxième étage, on pourrait imaginer une part de rémunération forfaitaire qui finance certaines activités ou certaines contraintes", a-t-il ajouté, évoquant les permanences de garde dans les maisons médicales ou les médecins qui remplissent "une fonction de service public" en s’installant dans les "déserts médicaux". Il a enfin évoqué "un troisième niveau qui serait défini en fonction des objectifs de santé publique" et de leur respect.

 
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Publié par le 1 décembre 2010 dans Santé

 

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