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Archives de Tag: Sciences

Une prothèse de la main commandée par la pensée

 

Source : Le Parisien

ILLUSTRATION. Des chercheurs ont mis au point un nouveau type de «bras-robot» commandé par la pensée qui a permis à une femme paralysée d’avoir un degré de contrôle et de liberté de mouvements de la main artificielle jamais égalé jusque là avec cette sorte de prothèses. ( AFP/SERGEY SUPINSKI )

Des chercheurs ont mis au point un nouveau type de «bras-robot» commandé par la pensée qui a permis à une femme paralysée d’avoir un degré de contrôle et de liberté de mouvements de la main artificielle jamais égalé jusque là avec cette sorte de prothèses.
Cette recherche représente une avancée dans le développement des prothèses de membres contrôlées par la pensée, qui pourraient un jour équiper des patients paralysés (accidents, attaque cérébrale.

La recherche s’intéresse de longue date à cette interface cerveau-machine, qui, par l’intermédiaire d’implants de fines électrodes, permet de détecter les signaux électriques émis par la partie du cerveau associée aux mouvements. Ces signaux sont transcrits en langage ou code informatique, afin d’actionner la prothèse artificielle.
Par rapport à d’autres systèmes, l’équipe a pris «une approche complètement différente» en utilisant un modèle d’algorithme (programme) informatique qui imite étroitement la façon dont un cerveau sain contrôle les mouvements des membres, selon Andrew Schwartz, professeur de neurobiologie de l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie). Résultat, une main robotisée qui peut être bougée plus précisément et plus naturellement que lors de précédentes tentatives, souligne le chercheur.

Bientôt des capteurs pour détecter le froid et le chaud

En février dernier, l’équipe de Pittsburgh a implanté deux réseaux de microélectrodes dans le cortex moteur gauche d’une femme de 52 ans devenue tétraplégique (paralysée des quatre membres) en raison d’une maladie neurodégénérative diagnostiquée treize ans auparavant. Deux semaines après l’opération, la prothèse a été connectée et la patiente s’est lancée dans 14 semaines d’entrainement (saisir des objets, empiler des cônes, etc..)mais, dès le 2e jour, elle a pu bouger la main artificielle par la pensée.
A la fin, elle a pu accomplir des tâches avec un taux de succès atteignant les 91,6%, et plus rapidement qu’au début du test.
Prochaines étapes : intégrer des capteurs permettant par exemple de déceler le froid et le chaud, et recourir à une connexion sans fil, type wi-fi, pour relier le cerveau à la prothèse.
Dans la revue, Grégoire Courtine de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne qualifie cette interface cerveau-machine de «remarquable réussite» technologique et biomédicale. Même s’il reste encore selon lui plein de problèmes à résoudre, ce type de systèmes approche à grand pas de la réalisation clinique.

 
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Publié par le 17 décembre 2012 dans Santé, Sciences

 

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Vers un vaccin universel contre la grippe?

 

Source : L’Express

 

Vers un vaccin universel contre la grippe?

Un vaccin unique pour toutes les formes de grippe pourrait être mis au point à partir du vaccin contre le virus H1N1.
AFP/ MUSTAFA OZER

Des scientifiques ont découvert que le vaccin contre le virus H1N1, pourrait s’appliquer à de nombreuses variantes de la grippe, y compris la grippe aviaire. 

Un vaccin universel contre la grippe saisonnière pourrait bientôt voir le jour. Selon des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique au Canada, dont l’étude a été publiée mardi, ce vaccin pourrait être élaboré à partir des recherches sur le virus H1N1. 

Le groupe de chercheurs, dirigé par le professeur John Schrader, "a découvert que le vaccin de 2009 contre le virus H1N1, induit des anticorps qui protègent contre de nombreuses variantes de virus grippaux, y compris contre la souche du virus mortel de la grippe aviaire" (H5N1), précise un communiqué de l’université.  

Un vaccin plus offensif

Le scientifique explique que le virus de la grippe contient une protéine, l’hémagglutinine, dotée d’une queue et d’une tête, qui s’accroche aux cellules humaines par l’intermédiaire de la tête. 

Le professeur Schrader indique que "le vaccin de 2009 contre la pandémie H1N1 provoquait la création d’anticorps protecteurs plus largement capables de combattre les différentes variantes du virus de la grippe", en s’attaquant à la queue de la protéine plutôt qu’à sa "tête mutante".  

Cette recherche intervient après la découverte en juillet 2011 du premier anticorps capable de neutraliser tous les sous-types du virus de la grippe H1N1. En janvier 2009, un groupe de chercheurs avait prouvé que les personnes infectées et ayant guéri de la grippe H1N1 produisaient des anticorps qui les protègent contre une variété de souches virales de la grippe saisonnière.  

 
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Publié par le 9 mai 2012 dans Santé, Sciences

 

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L’argent secret de Jean-Claude Mas

 

 

Source : Le Parisien

Le fondateur des prothèses PIP affirme avoir très peu d’argent pour vivre. Or, les enquêteurs viennent de retrouver la trace d’un chèque de 124800 € à son ordre viré sur un compte au Costa Rica.

Jean-Claude Mas, ici au Costa Rica en juin 2010, est emprisonné aux Baumettes à Marseille depuis un mois, car il avait refusé de payer sa caution fixée  à 100 000 €. Pourtant, la police marseillaise s’intéresse de près au montage financier de la société PIP.

Jean-Claude Mas, ici au Costa Rica en juin 2010, est emprisonné aux Baumettes à Marseille depuis un mois, car il avait refusé de payer sa caution fixée à 100 000 €. Pourtant, la police marseillaise s’intéresse de près au montage financier de la société PIP. | (AFP/INTERPOL.)

Jean-Claude Mas est-il aussi pauvre qu’il le dit ? Depuis un peu plus d’un mois, le 6 mars exactement, le patron de la société d’implants mammaires Poly Implant Prothèses dort en prison. Il est aux Baumettes à Marseille, en préventive, pour quatre mois, car il a refusé de payer sa caution fixée par la juge à 100000 €.
Ses faux seins ont provoqué des soucis de
santé importants à plusieurs centaines de milliers de femmes dans le monde, obligées de se faire réimplanter d’autres prothèses.

L’ex-représentant en pharmacie est mis en examen pour « blessures involontaires » et pour « homicide involontaire » sur deux de ses clientes, au motif que le gel frelaté des prothèses de sa société aurait pu causer chez elles des cancers mortels.
Mais en dehors de cet aspect du dossier, les enquêteurs sont également intrigués par le volet
financier. Ils s’interrogent sur les revenus de l’homme d’affaires déchu de La Seyne-sur-Mer (Var). Selon ses dires, il est pauvre comme Job. Il a déclaré pendant sa garde à vue « vivre avec 900 € par mois, reversant la moitié de sa retraite dans un viager ». Et il a juré « ne pas détenir d’actions dans des sociétés en France ou à l’étranger ». Pourtant, cette version laisse très sceptique les policiers.
Selon nos informations, ceux-ci ont récemment retrouvé la trace d’un virement de 124800 € adressé à Jean-Claude Mas en septembre 2010 et versé sur un compte au Costa Rica. Mas se trouvait sur place à cette période, dans le cadre de son activité de diversification en Amérique centrale de son commerce d’implants mammaires. On ne sait pas encore qui a versé l’argent, mais cela relance l’hypothèse d’un commerce juteux dans ce pays, qui avait d’ailleurs émis un mandat de recherche Interpol à son encontre.
D’autres éléments attestent des revenus très confortables du fondateur de PIP. Claude Couty, le numéro deux de l’entreprise varoise, a déclaré aux enquêteurs le 26 janvier dernier qu’« à partir de mars 2005, M. Mas ayant pris sa retraite à 65 ans, le conseil de surveillance a décidé de lui verser 300000 € par an sous forme de jetons de présence. Ce montant lui a aussi été versé au cours des années suivantes ».
Confronté à ces déclarations par les enquêteurs, Jean-Claude Mas a botté en touche en affirmant que « ces paiements étaient très irréguliers, il pouvait y en avoir plusieurs par mois comme rien du tout pendant plusieurs mois ». Il paraît toutefois étonnant que le patron d’une société classée numéro quatre mondiale sur le marché des implants mammaires puisse de fait être sur la paille. La brigade financière de Marseille enquête de son côté sur une plainte déposée contre lui pour « banqueroute frauduleuse, abus de biens sociaux, organisation frauduleuse d’insolvabilité, blanchiment aggravé et corruption ».
Les policiers se demandent si la mise en liquidation de la société PIP ne cache pas une évasion à grande échelle de capitaux à l’étranger. L’étude du montage financier de la société fait apparaître différentes sociétés écrans, localisées au Luxembourg (sous le nom de Milo Finance et de Penny Holding) et au Etats-Unis (sous celui d’Heritage Worldwide). Ils se demandent pourquoi le méridional sans le sou a concocté un montage si compliqué. A moins que l’argent ne lui revienne par d’autres circuits…

Liens : voir mots clé  “Prothèse mammaire”

 
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Publié par le 11 avril 2012 dans Santé, Sécurité, Sciences, Société

 

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Le patron des prothèses PIP est en prison

 

Source : Libération

Le fondateur de la société varoise de fabrication de prothèses mammaires PIP, Jean-Claude Mas, au centre d’un vaste scandale sanitaire, a été incarcéré ce mardi à la prison des Baumettes de Marseille pour défaut de paiement de caution.

Le fondateur de Poly Implant Prothèses (PIP) avait été mis en examen à Marseille pour «blessures involontaires», après avoir été interpelé le 26 janvier au domicile de sa compagne à Six-Fours-les-Plages (Var). Il a aussi été placé sous statut de témoin assisté pour le chef «d’homicides involontaires», le lien entre le port des implants incriminés et deux décès recensés à ce jour restant à démontrer.

L’entrepreneur avait alors été placé sous contrôle judiciaire par la juge Annaïck Le Goff, la magistrate marseillaise chargée du dossier, contre le versement d’une caution de 100 000 euros, avec interdiction de quitter le pays et de fabriquer des produits de santé.

Jean-Claude Mas a été incarcéré mardi à la demande de la juge, selon la même source. Son avocat n’était pas joignable mardi soir pour réagir à cette incarcération.

Premier procès fin 2012 ou début 2013

PIP a utilisé illégalement à la fin des années 2000 un gel de silicone fait maison dans la majeure partie de ses implants mammaires, en remplacement d’un gel médical homologué, jusqu’à leur retrait du marché français ordonné par les autorités sanitaires début 2010.

Face aux risques de ruptures et d’irritations présentés par ces prothèses, le gouvernement a recommandé fin décembre dernier aux 30 000 femmes porteuses de PIP en France de se les faire retirer. Cette préconisation a été reprise par plusieurs gouvernements étrangers.

De 400 000 à 500 000 femmes seraient porteuses d’implants PIP dans le monde, ce qui a donné un caractère international à ce scandale sanitaire.

Claude Couty, l’autre principal dirigeant de la société, avait également été mis en examen fin janvier. Fin février, ce sont trois cadres de l’entreprise (liquidée en 2010) qui se sont vu signifier leur mise en examen pour blessures involontaires avec manquement à une obligation de prudence et de sécurité, et leur placement sous statut de témoin assisté pour homicides involontaires.

Un autre volet judiciaire du scandale PIP – une procédure pour «tromperie aggravée» – devrait donner lieu à un premier procès fin 2012 ou en janvier 2013 à Marseille. Plus de 2 500 porteuses d’implants ont déposé plainte dans cette procédure.

 

Liens : Voir mot clé PIP

 
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Publié par le 7 mars 2012 dans Santé, Sécurité, Sciences, Société

 

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Implants mammaires: les écarts de PIP signalés dès 1996

 

Source : Le Monde

 

Dans l'affire PIP, la fraude ne fait aucun doute.

Dans l’affaire PIP, la fraude ne fait aucun doute.AFP/SEBASTIEN NOGIER

 

Les prothèses frauduleuses PIP ont été retirées du marché en 2010 mais, dès 1996, les pratiques de la société de Jean-Claude Mas ont interpelé les autorités. C’est ce que révèle le rapport remis, mercredi 1er février, au ministre de la santé par le directeur général de la santé, Jean-Yves Grall, et le patron de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), Dominique Maraninchi. Tous deux étaient chargés de détecter d’éventuels dysfonctionnements de la part des autorités depuis la création de PIP en 1991. "Il n’y a pas eu de défaillances majeures des autorités, mais un problème d’encadrement global des dispositifs médicaux", conclut Nora Berra, secrétaire d’Etat à la santé.

Cependant, ce qui frappe à la lecture de la longue chronologie reconstituée à partir des archives de la direction des hôpitaux puis de l’Afssaps, c’est que la correspondance entre PIP et les autorités a été abondante. "Rapidement après le début de la commercialisation des prothèses mammaires internes par la société PIP et quel que soit leur contenu (sérum physiologique, hydrogel ou gel de silicone), on retrouve des signalements de ruptures, des échanges de courriers et des contrôles", relève le rapport.

L’histoire s’est répétée : une dénonciation a facilité la découverte de la fraude lors d’une inspection en 2010, alors que les autorités s’inquiétaient des hausses de ruptures d’implants. Mais le 12 août 1996 déjà, la direction des hôpitaux (DH) recevait courriers et fax anonymes indiquant que la société PIP ne respectait pas de nombreux règlements. Les autorités sanitaires du département sont saisies, le procureur de Toulon est alerté. Six mois plus tard, la DH constate "un risque élevé de ruptures au niveau de la pastille d’occlusion", suspend l’autorisation provisoire de mise sur le marché des prothèses en sérum physiologique, et rappelle ces produits. L’interdiction est levée dix jours plus tard, M. Mas s’étant montré persuasif.

Ce n’est qu’un début. Fin 2000, l’Afssaps suspend pour quatre mois la mise sur le marché des prothèses en silicone, faute de "garanties suffisantes" sur la biocompatibilité des implants. Le répit ne dure que quelques mois. En juin 2001, les inspecteurs contrôlent PIP et relèvent des "non-conformités importantes" sur les prothèses en silicone qui ne permettent de garantir ni leur qualité ni "la sécurité de la santé publique". Mais encore une fois, M. Mas convainc par ses réponses et détourne l’attention des autorités.

MANQUE DE COMMUNICATION

Après, plus rien. Aucune inspection n’est diligentée jusqu’en 2010. L’Afssaps ne se base que sur les certifications de TÜV Rheinland et sur les signalements d’incidents, sans les juger significatifs. "Néanmoins, devant cette fraude particulièrement élaborée, il n’est pas évident qu’une inspection, même inopinée, aurait été efficace ", estiment MM. Grall et Maraninchi. Cela suffira-t-il à dédouaner les autorités? Rien n’est moins sûr, car dans les faits il n’y a pas eu de suivi malgré ces écarts plusieurs fois détectés.

Le rapport met également en avant le manque de communication entre l’Afssaps et les autorités sanitaires ou judiciaires étrangères qui ont soulevé des anomalies et auraient pu amener à un retrait plus tôt. Ainsi, en 2000, la Food and Drug Administration relevait des manquements à la règlementation. En 2006, PIP est condamnée en Angleterre à indemniser des femmes à la suite d’inflammations. Mais l’Afssaps n’aurait-elle pas pu, de son côté, exercer une veille sanitaire plus poussée?

Autre problème : le manque de signalements d’incidents par les chirurgiens qui retiraient pourtant des prothèses. Ce n’est qu’à partir de 2008 que les déclarations augmentent, avec 34 signalements, puis 41 en 2009, contre 8 en 2007. L’Afssaps regrette des "décalages importants" entre les dates de survenue des incidents et celles des déclarations. Car c’est uniquement après le retrait du marché des prothèses que les signalements sont arrivés en nombre. Davantage de notifications auraient-elles permis un retrait plus rapide? Difficile à dire, vu le talent de M. Mas à dissimuler ses pratiques. Le député (PS) Gérard Bapt, dans un courrier adressé lundi 30 janvier au ministre de la santé, se demande toutefois si les incidents signalés par PIP elle-même n’auraient pas dû conduire à une inspection.

Enfin, le rapport relève le défaut de prise en compte des alertes reçues en dehors du circuit officiel de vigilance. Notamment un mail de 2008 envoyé par un chirurgien qui s’inquiétait de ruptures anormales et réclamait des réponses. Si ces remontées d’incidents "ont été intégré [e] s dans la base de données, [elles] n’ont pas fait l’objet d’un accusé de réception, (…) et a fortiori d’échanges avec le dit professionnel pour investiguer plus le signalement".

Les autorités ont donc des efforts à faire, même si elles insistent surtout sur la nécessité d’une amélioration globale du système. Elles prônent la mise en place de contrôles inopinés, l’obligation pour un fabricant de déclarer tout retrait de leur produit à l’étranger, la mise en commun des informations entre pays… Mercredi, le ministère de la santé a annoncé un renforcement des inspections et demandé aux autorités sanitaires de simplifier le système de déclarations d’incidents par les chirurgiens afin de garantir une meilleure surveillance.

Liens : Voir mot clé PIP

 
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Publié par le 1 février 2012 dans Santé, Sécurité, Sciences, Société

 

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Prothèses PIP : l’expert de l’Afssaps raconte sa découverte

 

Source : Libération

 

Inspectant l’entreprise PIP, en mars 2010, il est tombé sur des "fûts suspects" dont le patron Jean-Claude Mas n’a pas précisé l’usage.

L’entrée de l’ex-société Poly Implant Prothèse (PIP), à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, le 30 décembre 2011 (© AFP Boris Horvat)

Simultanément sur France 2 et dans Le Monde, l’expert de l’Agence de sécurité du médicament (Afssaps) a raconté, sous couvert de l’anonymat, comment il était tombé le 17 mars 2010, au deuxième jour de sa mission dans l’entreprise PIP, à la Seyne-sur-Mer (Var), sur des "fûts suspects" pour lesquels le patron Jean-Claude Mas n’a été en mesure de fournir ni explications cohérentes ni factures.

Selon Le Monde paru samedi après-midi (édition datée de dimanche-lundi), les étiquettes placées sur les fûts suspects portaient la mention "SILOP pour silopren, une huile de silicone non autorisée pour un usage médical" et dont il n’était nulle part fait mention dans les documents examinés la veille.

Explications confuses

Sur France 2, l’inspecteur, dont seules les mains apparaissent à l’écran, poursuit le récit:

"Les personnels de production me disent qu’ils ne savent pas ce que sont ces étiquettes, je demande les factures et on ne les sort pas".

"Je monte voir M. Mas et je lui demande ce que sont ces matières premières. Il me dit: On avait prévu de faire du développement.

– Quel développement?

Il me répond: Je ne sais plus".

Selon Le Monde, – qui précise que "l’épisode est aussi résumé dans le rapport d’inspection que l’agence a remis à la justice et dont (le journal) a pris connaissance" – c’est en retournant sans prévenir sur un site déjà visité la veille et où il n’était plus attendu, que cet inspecteur a mis au jour la supercherie.

Les étiquettes jouent à cache-cache

Le premier jour, le contrôle n’a dévoilé aucune anomalie, écrit le journal.

Mais la deuxième fois, "à travers la clôture, j’ai vu des fûts avec des étiquettes qui faisaient référence à un nom qu’on n’avait jamais vu. On a eu du mal à se faire ouvrir la porte. Et cinq minutes après, on rentre sur le site et les étiquettes avaient disparu… Stupeur", reprend l’inspecteur sur France 2.

"On a alors demandé au magasinier de tirer les palettes sur lesquelles se trouvaient ces cubitainers pour voir la face côté mur, s’il restait des étiquettes".

Après avoir insisté pour obtenir gain de cause, c’est là qu’il découvre la présence d’un produit notamment utilisé comme adjuvant dans les carburants.

Des années de fraude

Selon Le Monde, le directeur du développement de PIP, interrogé à son tour, "livre une toute autre version" que celle de M. Mas et assure que "le silopren sert à fabriquer des échantillons".

Quand l’inspecteur demande à vérifier, il constate qu’un millier de ces "échantillons" ont été réalisés depuis la livraison du produit non homologué. Et qu’il n’en reste plus un seul.

Un cadre finit par avouer : les prothèses ne contiennent pas "le bon gel", complète le journal.

Il est décidé de prolonger la mission de l’agence: "On n’a plus confiance du tout. Notre crainte c’est que les stocks disparaissent et soient remis sur le marché dès qu’on aura le dos tourné", se souvient l’inspecteur cité par Le Monde.

M. Mas a reconnu ultérieurement devant les enquêteurs que la fraude était organisée depuis des années.

La découverte de l’Afssaps a provoqué l’ouverture d’une enquête judiciaire pour "tromperie aggravée" et devrait donner lieu à un premier procès d’ici la fin 2012. Dans l’intervalle, le scandale s’est étendu au monde entier et concerne des dizaines de milliers de femmes

 

Liens : Voir mot clé PIP

 
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Publié par le 15 janvier 2012 dans Santé, Sécurité, Sciences, Société

 

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Scandale des prothèses PIP : un avocat marseillais attaque

 

Source : La Provence

Me Laurent Gaudon, a déposé hier une assignation en référé devant le tribunal de grande instance

APRÈS LE SCANDALE PIP, L'EMA VEUT RENFORCER LA RÉGLEMENTATION SUR LES DISPOSITIFS MÉDICAUX

Des implants mammaires au banc des accusés.Reuters

 

Un avocat marseillais, Me Laurent Gaudon, a déposé hier une assignation en référé devant le tribunal de grande instance de Marseille qui vise Tüv, l’organisme allemand de certification des prothèses mammaires, ainsi qu’un chirurgien marseillais. Tüv est attaqué pour "manquement à son obligation de certification et de contrôle", le médecin pour "manquement à son devoir d’information".
Dans le même temps, la justice poursuit ses investigations sur le rôle de Jean-Claude Mas, 72 ans, le président fondateur, et les informations qui auraient été secrètement gardées par la société Poly Implant Prothèse (PIP). Dans le cadre de l’enquête préliminaire diligentée par le parquet de Marseille, 25 employés de la société ont été tour à tour entendus par les gendarmes de la Section de recherches. Leurs déclarations, que nous avons pu consulter, en disent long sur le fonctionnement de PIP.
La plupart indiquent que "le prix" était un élément essentiel qui dictait la politique de l’entreprise. "Je me souviens qu’autour de 2005-2006, nous avons fabriqué longtemps sans remplir de Nusil (le produit homologué)", raconte Vincent, alors responsable qualité. Alban, responsable développement, explique que "tout cela se faisait avec l’aval de M.Mas." "Mon cheval de bataille était de faire comprendre qu’on pouvait faire des produits validés corrects.
J’étais contre le PIP. Il y a un moment où j’ai pris conscience que c’était illégal". Le gel de silicone PIP ne répondait manifestement pas aux normes. "Pourquoi étiez-vous contre ?" lui demandent les enquêteurs. "Parce que c’est pas légal. Vous avez un marquage CE (Communauté européenne) et vous ne le respectez pas. Il faut pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre que c’est pas bon." Et il précise que "oui, tout le monde savait au sein de PIP". D’ailleurs, il est viré de l’entreprise en 2006 pour avoir "dépassé les limites de sa liberté d’expression et de son droit de critique"…
Gilles, technicien en recherche et développement, explique lui aussi : "Nous avons tenté des prothèses de mollets, fesses et testicules, mais le marché n’étant pas assez important, nous avons cessé la production." "à la fin, PIP produira jusqu’à 1000 prothèses par jour", précise-t-il. Quant à Valérie, responsable hygiène et sécurité, elle donne d’autres clés de compréhension :"Chacun faisait attention que n’apparaisse pas le gel PIP.
Cela consistait à dissimuler tout ce qui indiquait la société Brenntag qui nous livrait une partie du gel, mais aussi à modifier les dossiers de lots." Sur les données informatiques de l’entreprise, elle livre une piste aux enquêteurs : "J’ai entendu dire qu’il y avait deux bases de données, une qui indiquait ce qu’on faisait vraiment et l’autre qui était faite pour Tüv."

Liens : Ce que le fondateur…-Prothèses PIP. L’aveu…Les enfants de l’ex patron… L’assurance maladie…Les prothèses…

 
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Publié par le 10 janvier 2012 dans Santé, Sécurité, Sciences, Société

 

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Prothèses mammaires PIP : ce que le fondateur a avoué

 

Source : La Provence

Jean-Claude Mas a reconnu la tromperie. Il accuse les victimes de faire "du fric"

Jean-Claude Mas (en haut) vante les mérites de ses prothèses. La juge s'est déplacée mercredi dans le Var dans les locaux de PIP.

Jean-Claude Mas vante les mérites de ses prothèses. La juge s’est déplacée mercredi dans le Var dans les locaux de PIP.
Photo Bruno Souillard

 

Il a décidé de ne pas parler, comme l’a indiqué jeudi son avocat Me Yves Haddad, mais ses procès-verbaux d’audition, que "La Provence" a pu consulter, parlent pour lui. Le président-fondateur du groupe Poly Implant Prothèse (PIP), Jean-Claude Mas, 72 ans, à l’origine de l’affaire des prothèses mammaires présumées défectueuses, a reconnu lors de ses gardes à vue de novembre 2010 et octobre 2011, la "tromperie", qui pourrait bien lui valoir d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille à l’automne 2012.

"Que devaient contenir les prothèses selon le marquage CE (Communauté européenne)?" lui demandent les gendarmes, le 18 novembre 2010, alors qu’il est placé en garde à vue : "Du gel MED 6300, fabriqué par la société Nusil", répond M. Mas. "Que contenaient-elles en réalité ?" insistent les enquêteurs. "Je pense tout à fait autre chose. Il y avait de l’huile de silicone, une partie de vinylé, du U165. Il devait y avoir un siloxane hydrogéné et un platine comme catalyseur. Quand j’ai créé PIP, j’ai apporté cette formule, je l’ai gardée. Pourquoi la changer ?"

"Je reconnais les infractions"

Entendu de nouveau par les gendarmes, le 13 octobre 2011, il a reconnu les faits en ces termes : "Oui, je reconnais les infractions car j’étais au courant (…) Je reconnais que PIP a volontairement dissimulé, bien que je ne sois plus le dirigeant, mais depuis 1993, à PIP on faisait comme ça…" . "Nous vous affirmons que vos prothèses ne sont pas conformes", lui font remarquer les enquêteurs. "Je l’ai toujours su", réplique-t-il.
Interrogé sur les dissimulations effectuées auprès de l’organisme certificateur allemand TUV Rheinland, Jean-Claude Mas répond que "TUV annonce sa visite dix jours avant. Même moi, si j’étais à l’autre bout du monde, j’étais informé. On l’a fait pendant treize ans sans aucun problème. Dès 1993, alors que je suis président de PIP, je donne l’ordre de dissimuler la vérité à TUV". "Pourquoi avoir utilisé le gel PIP à la place du gel Nusil ?" persistent-ils. "Je l’ai dit : rapport qualité-prix et mon gel est meilleur." Au total, l’enquête démontrera que PIP parvenait ainsi à économiser environ un million d’euros par an.

"Des personnes qui ne font ça que pour le fric"

Questionné en revanche sur le caractère dangereux pour la santé de ses prothèses, Jean-Claude Mas bondit : "Mes prothèses en gel PIP ne présentent aucun risque pour la santé. Concernant les victimes, elles ne déposent plainte que pour recevoir de l’argent". "Il s’agit de personnes fragiles ou de personnes qui ne font ça que pour le fric", croit bon d’insister le fondateur de PIP.

Au total, plus de 2 400 plaintes ont été déposées à ce jour à Marseille par des porteuses d’implants mammaires. La justice continue

Liens : Prothèses PIP. L’aveu…Les enfants de l’ex patron…L’assurance maladie…Les prothèses…

 
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Publié par le 7 janvier 2012 dans Santé, Sécurité, Sciences, Société

 

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Cancer de la prostate métastasé, nouvelles armes pour un stade avancé

 

Source : Paris Match

 

Cancer de la prostate métastasé, nouvelles armes pour un stade avancé

Pr Karim Fizazi | Photo Emmanuel Bonnet

 

Paris Match. Quelle est la fréquence actuelle des cancers de la prostate ?
Pr Karim Fizazi. En France, on recense 70 000 nouveaux cas par an dont plus de 10 000 sont ­métastasés. Ces tumeurs apparaissent presque toujours après 50 ans.

Rappelez-nous les différents stades.
Il y en a trois. 1. Le stade localisé où la tumeur est restée à l’intérieur de la prostate. 2. Le stade où les cellules cancéreuses ont franchi les parois de la glande. 3. Le stade métastatique où ces cellules ont migré, le plus souvent vers les ganglions lymphatiques et les os.

En ce qui concerne les cancers avec métastases, quels progrès, ces dernières années, avaient déjà ­formellement amélioré le pronostic ?
Jusqu’en 2000, seule l’hormonothérapie était disponible et lorsque celle-ci était mise en échec, le pronostic était mauvais. Deux nouvelles molécules sont alors arrivées : une chimiothérapie ­(docétaxel), dirigée contre les cellules cancéreuses, et une autre (zolédronate) qui cible les os. Avec ces deux traitements, on était déjà parvenu à améliorer le pronostic. Les sept années qui ont suivi ont été plus mitigées. En revanche, les années 2010 et 2011 ont été vraiment exceptionnelles : toute une série de nouvelles approches ont montré leur ­efficacité pour améliorer l’état de ces patients ­atteints d’un cancer de la prostate métastasé.

Quelles sont ces dernières molécules ?
Sur les cinq qui se sont révélées efficaces, deux sont déjà utilisées dans les centres hospitaliers : l’abiraterone (une hormonothérapie) et le cabazitaxel (une chimiothérapie). Avec ces deux traitements, les progrès ont été considérables ! Les trois autres molécules sont en attente de commercialisation. La première, le denosumab, plus puissante que le zolédronate, empêche la destruction osseuse par la métastase et donc les complications (fractures, etc.). La deuxième, l’alpharadine, exerce une action particulièrement innovante : elle cible et ­irradie les cellules cancéreuses là où celles-ci sont allées se fixer, dans les os. La troisième, le sipuleucel-T (une immunothérapie), est commercialisée aux Etats-Unis. Ce traitement consiste à prélever des cellules immunitaires du patient pour leur apprendre, en ­laboratoire, à reconnaître et à tuer les cellules cancéreuses. Elles sont ensuite ­réinjectées au mala­de.

Vous venez de communiquer une nouvelle avancée avec un traitement particulièrement prometteur. Quelle est son action ?
Cette molécule d’hormonothérapie (MDV-3100) agit différemment des autres. Alors que les traitements classiques d’hormonothérapie sont destinés à empêcher la production de testostérone (hormone qui favorise et stimule la croissance des cellules cancéreuses), ce nouveau médicament blo­que l’arrivée de l’hormone dans la cellule ­maligne en l’empêchant de se fixer sur ses récepteurs (porte d’entrée).

Quelle étude a démontré l’efficacité de ce nouveau traitement ?
Une étude internationale comparative a été conduite sur plus de mille patients atteints de ­cancers métastasés résistant aux traitements conventionnels par hormonothérapie et chimiothérapie. Les malades ont été divisés en deux groupes : ceux qui recevaient le MDV3100 et ceux qui étaient traités de manière habituelle. Résultat : les sujets traités ont eu une amélioration de leur durée de vie de 37 %. D’autres études sont actuellement en cours en Europe et aux Etats-Unis pour déterminer si ces six nouveaux traitements doivent être utilisés à des stades plus précoces pour encore mieux stopper l’évolution de la maladie.

Quand pourra-t-on utiliser en routine ce dernier ­médicament ?
Probablement d’ici à un an, sous réserve des habituelles autorisations officielles. Avec toutes ces bonnes nouvelles, on peut désormais envisager la prise en charge des cancers de la prostate métastasés comme celle de patients atteints d’une maladie chronique.

* Chef du département de médecine oncologique à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif

Point final

 
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Publié par le 22 décembre 2011 dans Santé, Sciences

 

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Leucémie, succès d’une première immunothérapie ciblée

 

Source : Paris Match

Leucémie, succès d’une première immunothérapie ciblée

Dr Valérie Lapierre | Photo Emmanuel Bonnet

 

Le Dr Valérie Lapierre* explique l’action d’un nouveau traitement utilisant les propres cellules du malade.

Sabine de la Brosse – Paris Match

Paris Match. Quel est le processus malin d’un cancer du sang ou leucémie ?
Dr Valérie Lapierre. Nos cellules sanguines (issues des cellules souches de la moelle osseuse) se renouvèlent en permanence, mais ont une durée de vie limitée. En cas de cancer, elles ne meurent plus et n’arrêtent jamais de se diviser. De ce fait, ces cellules devenues cancéreuses envahissent les tissus sains, d’abord la moelle osseuse mais aussi le foie, la rate, les ganglions. Il existe plusieurs sortes de ces leucémies, dont les aigües (touchant surtout l’enfant) et les lymphoïdes chroniques, forme la plus fréquente chez l’adulte (après 65 ans).

Comment se développe une leucémie lymphoïde chronique ?
Il y a quasiment toujours dans le sang une augmentation des lymphocytes B, comparables à un des “corps d’armée” du système immunitaire. Leur rôle est de sécréter des sortes de missiles ciblés (anticorps) dirigés spécifiquement contre un agent extérieur, tels des virus, des bactéries… Dans ces formes chroniques, les lymphocytes B prolifèrent indéfiniment et vont envahir la moelle osseuse.

Quelles sont les conséquences de ce dysfonctionnement ?
Les cellules du sang ne se développent plus normalement. Les plaquettes diminuent en nombre et ont des difficultés à réparer les vaisseaux sanguins, favorisant la survenue d’hémorragies. Les globules blancs, en nombre insuffisant, ne protègent plus correctement contre les infections. Et la baisse du taux de globules rouges (particulièrement touchés) entraine une anémie.

Y a-t-il différents stades de gravité ?
Il y en a quatre.
1. Le taux de lymphocytes a doublé mais sans symptôme apparent.
2. Le foie et la rate ont augmenté de volume (avec ou sans ­envahissement ganglionnaire).
3. On décèle une anémie plus ou moins importante avec fatigue et essoufflement.
4. Les défenses immunitaires sont extrêmement affaiblies. Les infections sont alors fréquentes : le traitement est indispensable, la durée de vie risque d’être significativement diminuée.

Quelle est habituellement la prise en charge ?
Elle consiste à administrer un traitement de chimiothérapie avec des drogues qui éliminent les cellules cancéreuses. Certaines tuent aussi les cellules saines, d’où une fatigue encore plus grande. Dans certains cas, on envisage une greffe de moelle. Le but est de détruire complètement celle du malade pour la remplacer par une moelle saine. Le traitement est particulièrement sévère car des complications peuvent survenir. Les patients greffés ont environ une chance sur deux d’être totalement guéris. Cette stratégie ne peut être envisagée qu’à la condition d’avoir un donneur compatible.

Quelle est l’action du nouveau traitement publié dans “New England Journal of Medicine” ?
Il s’agit d’une immunothérapie cellulaire ­ciblée. Le procédé s’applique en plusieurs étapes.
1. On prélève puis isole certaines cellules sanguines du patient : les lymphocytes T.
2. On les cultive en laboratoire dans le but de les “dresser” (en modifiant leur génome) pour qu’ils aillent repérer spécifiquement les lymphocytes B cancéreux et les détruisent.
3. On réinjecte ces lymphocytes modifiés au patient par voie intraveineuse. Dans une étude réalisée par une équipe de l’université de Pennsylvanie, ce traitement a été administré à trois malades au stade 4 d’une leucémie lymphoïde chronique. Ces cellules génétiquement transformées se sont comportées comme “des tueurs en série”.

Quels ont été les résultats ?
Ils suscitent un grand espoir : onze mois après la thérapie, chez deux d’entre eux, on a obtenu une rémission complète. L’état du troisième s’est fortement amélioré. Les effets secondaires se sont traduits transitoirement par une fièvre et des nausées.

Ce succès va-t-il conduire à des essais pour d’autres cancers ?
Avec une approche d’immunothérapie différente, nous conduisons actuellement dans notre institut une étude pour le cancer du poumon. Les premiers résultats sont encourageants. Il est certain que le succès de l’étude américaine soulève de grands espoirs pour d’autres types de cancers.
* Chef du centre de thérapie cellulaire à l’Institut de cancérologie Gustave-Roussy

 
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Publié par le 9 novembre 2011 dans Médicament, Santé, Sciences

 

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