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Archives de Tag: Tabac

Ce qui change au 1er juillet

 

Source : Radin.com

Annoncées depuis des mois, de nouvelles mesures s’appliqueront aux ménages français à partir du 1er juillet 2013. De la revalorisation du plafond de la CMU-C à la fin de l’éclairage nocturne, voici les changements attendus.

Fourrière, service à la personne, tabac

Au 1er juillet 2013, le prix du paquet de cigarettes augmentera de 30 à 40 centimes d’euros pour se vendre à 6,50€ au minimum. Pour répercuter la hausse des taxes, les fabricants préfèrent augmenter les prix que de rogner sur leurs marges.
Via un arrêté du 21 mai 2013, les frais de fourrière applicables à partir du mois prochain sont les suivants :
• immobilisation matérielle :7,6€
• opération préalable : 15,2€
• enlèvement : 115,1€
• garde journalière : 6,10€
• expertise : 61€
De 5,5%, la TVA sur les services d’aide à la personne sera de 19,6% à compter du 1er juillet et s’appliquera aux entreprises exerçant dans ce secteur.

CMU-C, épargne salariale, roaming

Le déblocage de l’épargne salariale intervient du 1er juillet au 31 décembre 2013 pour un montant de 20 000€, destiné à l’achat d’un bien ou d’un service. Bien que cette somme ne soit pas imposée, des contributions sociales seront prélevées.
Les plafonds de ressources pour bénéficier de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de l’Aide à la complémentaire santé (ACS) seront portés respectivement à 8 592,96€ et 11 600,49€.
Les frais d’itinérance ou roaming baissent au 1er juillet dans l’UE. Vous pourrez émettre et recevoir des appels depuis l’étranger à prix réduits.

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Publié par le 29 juin 2013 dans Fiscalité, Général, Politique, Société

 

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Les conspirateurs du tabac

 

Source : Le Monde

D'anciens fumeurs ou ceux fumant moins de dix cigarettes par jour n'ont pas paru avoir plus de risques.

D’anciens fumeurs ou ceux fumant moins de dix cigarettes par jour n’ont pas paru avoir plus de risques.
REUTERS/© Paul Yeung / Reuters

Stanford (Etats-Unis), envoyé spécial – Si vous souhaitez rester convaincu que l’on fume parce que c’est agréable et que c’est ainsi, tournez la page. Vous avez tout à perdre à lire ce qui suit. Mais peut-être avez-vous envie de savoir pourquoi les gens fument et pourquoi il leur est aussi difficile de s’arrêter. De savoir pourquoi autant d’entre eux devraient en mourir. Et de comprendre pourquoi tout cela nous semble aussi normal. Pour cela, il faut entrer dans la salle des machines de la plus vaste entreprise d’ingénierie du consentement jamais menée à bien. C’est un endroit compliqué. C’est un enchevêtrement d’hommes et d’institutions devenus les rouages d’une subtile mécanique, capable d’infiltrer la culture et la science, de subvertir la médecine et de corrompre en masse. Et, pour vous guider dans ce dédale, Robert Proctor est la personne qu’il vous faut.

Robert Proctor, 57 ans, n’est ni un conspirationniste ni un hygiéniste acharné. Historien des sciences, professeur à la prestigieuse université Stanford (Californie), il est l’auteur de Golden Holocaust, un livre qui paraît ces jours-ci aux Etats-Unis et qui inquiète sérieusement l’industrie américaine du tabac. Au point qu’elle a eu recours à toutes les voies légales pour tenter de mettre la main sur le manuscrit avant sa publication. Sans succès.

Qu’y a-t-il dans ce pavé de 750 pages qui trouble tant des géants comme RJ Reynolds ou Philip Morris ? Il y a leurs propres mots. Leurs petits et grands secrets, puisés dans les mémos et les messages internes, dans les rapports confidentiels, dans les comptes rendus de recherche de leurs propres chimistes, de leurs propres médecins. Le fait est peu connu en France : cette précieuse et explosive documentation – les "tobacco documents" – est publique depuis la fin des années 1990. En 1998, le Master Settlement Agreement, qui clôt les poursuites engagées par 46 Etats américains contre les cigarettiers, ne comprend pas qu’un volet financier (le versement de 250 milliards de dollars – 188 milliards d’euros – échelonnés sur deux décennies), il ordonne aussi la mise dans le domaine public des secrets de l’industrie.

INFILTRATION

Des millions de documents, recouvrant plus de cinq décennies, ont ainsi été exfiltrés des quartiers généraux des grands cigarettiers et confiés à l’université de Californie à San Francisco, chargée de bâtir la Legacy Tobacco Documents Library, et de mettre sur le Net ce fabuleux corpus. Treize millions de documents, soit plus de 79 millions de pages, sont déjà numérisés. De nouveaux sont ajoutés chaque jour ou presque. C’est au prisme de ces archives que Golden Holocaust tente de raconter une histoire globale de la cigarette. Robert Proctor épluche les "tobacco documents" depuis plus de dix ans. De quoi devenir paranoïaque. Entre mille autres choses, il y a découvert que le professeur qui l’a recruté à Stanford, voilà de nombreuses années, avait secrètement émargé chez les géants du tabac. Il y a aussi compris pourquoi une de ses demandes de financement avait été refusée par la National Science Foundation (principale agence fédérale de financement de la recherche américaine) : celui qui examinait les dossiers touchait de l’argent du tabac…

Tous ceux qui ont passé du temps sur les "tobacco documents" sont peu ou prou arrivés aux mêmes conclusions. Les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en ont tiré un rapport explosif de 260 pages, publié en juillet 2000, montrant comment les cigarettiers avaient infiltré leur organisation grâce à des associations écrans ou à des scientifiques secrètement payés par eux. Le tout, bien sûr, pour entraver la mise en oeuvre de politiques de contrôle du tabac. Et lors des poursuites engagées en 1999 par l’administration Clinton, en partie fondées sur les "documents", les procureurs fédéraux ont plaidé que les manufacturiers américains du tabac ont "préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public".

5,5 MILLIONS DE MORTS PAR AN

La cigarette, ce sont d’abord des chiffres. Des chiffres colossaux. Chaque année, la cigarette tue plus que le paludisme, plus que le sida, plus que la guerre, plus que le terrorisme. Et plus que la somme des quatre. Plus de cinq millions et demi de vies emportées prématurément chaque année. Cent millions de morts au XXe siècle ; sans doute un milliard pour le siècle en cours.

Réfléchir au tabac donne le vertige et la nausée. Chaque année, il se produit suffisamment de cigarettes pour emplir 24 pyramides de Khéops. Leur combustion déposera quelque 60 000 tonnes de goudron au fond de poumons humains. On peut aussi aborder la question en se demandant ce que l’homme a inventé de plus inutilement dangereux pour lui-même : rien. "La cigarette, résume Robert Proctor, est l’invention la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité."

Il y a d’autres chiffres, d’autres calculs. "A chaque million de cigarettes fumées au cours d’une année, il y aura un mort prématuré dans les vingt-cinq ans qui suivent. C’est une loi qui est valable à peu près partout ", constate Robert Proctor. Cette macabre règle de trois a des applications inattendues. Comme celle de savoir combien de morts ont causé les mensonges des hauts cadres de "Big Tobacco".

"MAINTENIR LA CONTROVERSE VIVANTE"

Le 14 décembre 1953, les grands patrons du tabac se retrouvent discrètement à l’hôtel Plaza de New York. Quelques mois auparavant, des expériences menées sur des souris ont montré que le produit qu’ils vendent est cancérigène – ce que les médecins allemands savaient depuis les années 1920 –, et des journaux commencent à évoquer cette possibilité. Au terme de réunions avec le patron de Hill & Knowlton, conseiller en relations publiques, les géants du tabac se lancent dans une entreprise de propagande et d’instrumentalisation du doute scientifique qui retardera la prise de conscience des ravages de la cigarette. Il faut "maintenir la controverse vivante". Un cadre de Brown & Williamson l’écrit dans un célèbre mémo, découvert dans les "tobacco documents " : "Le doute est ce que nous produisons." Avec succès. Ce n’est qu’en 1964 que les autorités sanitaires américaines commenceront à communiquer clairement sur le lien entre tabac et cancer du poumon.

Dix ans de retard. "Si on décale les courbes de la consommation du tabac, c’est-à-dire si on place en 1954 le début de fléchissement constaté à partir de 1964, on voit que 8 000 milliards de cigarettes "en trop" ont été consommées aux Etats-Unis. Elles n’auraient pas été fumées si le public avait su la vérité dix ans plus tôt, explique Robert Proctor. Cela représente environ huit millions de morts dans les décennies suivantes." Les mensonges d’une demi-douzaine de capitaines d’industrie provoquant la mort de plusieurs millions de personnes ? Une fiction qui mettrait en scène une conspiration de cette ampleur serait taxée d’irréalisme ou de loufoquerie…

Tout ne commence pas en décembre 1953. D’autres manoeuvres sont plus anciennes. Le plan Marshall, par exemple. Le grand programme d’aide à la reconstruction de l’Europe dévastée par la seconde guerre mondiale a également été "mis à profit par les cigarettiers américains pour rendre les populations européennes accros au tabac blond flue-cured, facilement inhalable". Tout est là. Le flue-curing est une technique de séchage des feuilles de tabac qui se répand largement aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, et qui permet de rendre la fumée moins irritante, donc plus profondément inhalable. Or jusque dans la première moitié du XXe siècle, on fume encore, dans une bonne part de l’Europe continentale, du tabac brun, très âcre, beaucoup moins dangereux et addictif. Car plus la fumée peut pénétrer profondément dans les poumons, plus l’afflux de nicotine dans l’organisme est rapide, plus l’addiction qui se développe est forte. Et plus les dégâts occasionnés sur les tissus pulmonaires sont importants. "Au cours de la réunion de Paris (le 12 juillet 1947) qui a mis en mouvement le plan Marshall, il n’y avait aucune demande des Européens spécifique au tabac, raconte Robert Proctor. Cela a été proposé et mis en avant par un sénateur de Virginie. Au total, pour deux dollars de nourriture, un dollar de tabac a été acheminé en Europe."

"RENDRE LES FUMEURS LE PLUS ACCRO POSSIBLE"

Le succès de la cigarette repose toujours, aujourd’hui, sur le talent des chimistes de "Big Tobacco" pour rendre la fumée plus douce, plus volatile, plus pénétrante. Les fumeurs, qui connaissent cette sensation de piquante fraîcheur aux poumons, tiennent pour naturel et normal de fumer ainsi. "Avaler" la fumée, dit-on. C’est au contraire le résultat d’une chimie pointue et compliquée. Plusieurs centaines de composés – accélérateurs de combustion, ammoniac, adjuvants divers, sucres, etc. – sont ajoutés au tabac. Ils rendent la fumée moins irritante, plus inhalable. "On peut dire que la cigarette est véritablement un produit défectueux en ce sens qu’il est beaucoup plus nocif qu’il ne devrait "normalement" l’être… Il est modifié pour rendre les fumeurs le plus accro possible et cela le rend plus dangereux", explique Robert Proctor.

Parfois, ce qu’on retrouve dans les cigarettes n’a pas été ajouté par les chimistes de l’industrie, mais par les caprices de la nature. Ainsi du polonium 210. Pour des raisons non encore éclaircies, la feuille de tabac a une détestable propriété : elle fixe et concentre cet élément radioactif naturellement présent dans l’environnement à des teneurs infimes. Les "tobacco documents" montrent que, dès les années 1950, l’industrie a découvert cette vérité qui dérange. Elle ne divulguera rien. Les premières publications indépendantes sur le sujet n’interviendront qu’au milieu des années 1960…

Golden Holocaust raconte par le menu comment les cadres de l’industrie ont réagi à ce "petit souci" de qualité du produit fini. Et le luxe de détails prodigués par les "tobacco documents" fait basculer dans un univers sidérant. Dans un premier temps, les cigarettiers cherchent à se débarrasser de cet élément radioactif. Ils font mener des travaux qu’ils gardent secrets. Car les publier pourrait "réveiller un géant endormi" ("waking a sleeping giant", dans le texte), écrit un cadre de Philip Morris à son patron, en 1978, ajoutant : "Le sujet va faire du bruit et je doute qu’il faille fournir des faits."

Plusieurs solutions sont découvertes. Changer d’engrais ? Traiter les feuilles de tabac à l’aide d’un bain d’acide ? Sélectionner les feuilles les moins chargées en polonium ? Aucune de ces solutions ne sera, semble-t-il, retenue. Car résoudre ce problème ne procure pas d’"avantage commercial ", selon l’expression d’un haut cadre de RJ Reynolds, consignée dans les documents. Le passage des feuilles de tabac par un bain acide, par exemple, contraindrait à une "gestion spécifique" d’effluents radioactifs. Cela coûte de l’argent.

"UNE FORME D’ESCLAVAGE"

Surtout, redoutent les industriels, ce traitement pourrait affecter les propriétés chimiques de la nicotine, la rendant moins efficace à entretenir leur capital le plus précieux : l’addiction. Et puis, mieux vaut ne pas mettre sur la place publique ce problème, même si c’est pour annoncer l’avoir résolu. Dans les années 1980, Philip Morris ferme son laboratoire ad hoc. Surtout, ne pas réveiller le "géant endormi".

Quelque trente années plus tard, il dort toujours d’un sommeil de plomb. Combien de fumeurs savent qu’ils ont dans la poche un paquet de 20 tiges légèrement chargées de polonium 210 ? Combien savent qu’un paquet et demi par jour équivaut – selon une évaluation publiée en 1982 dans le New England Journal of Medicine – à s’exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ? Combien savent que ce polonium 210 est responsable d’une fraction non négligeable des cancers contractés par les fumeurs ? Lorsqu’on sait, il y a quelque chose de tristement effarant à voir des militants antinucléaires griller une cigarette lorsqu’ils attendent, pour les intercepter, les convois d’oxyde d’uranium de l’industrie nucléaire ; eux-mêmes introduisent dans leur organisme un radioélément qui les irradiera de l’intérieur…

On mesure le succès d’une entreprise de propagande à l’aune de ce genre de paradoxe. Il y en a d’autres. Par exemple, le plaisir procuré par la cigarette. "C’est une pure fabrication de l’industrie, répond M. Proctor. C’est une différence fondamentale avec d’autres drogues comme l’alcool et le cannabis. La cigarette n’est pas une drogue récréative : elle ne procure aucune ébriété, aucune ivresse." Elle ne fait que soulager celui qui est accoutumé au tabac, elle le rend fonctionnel. "C’est écrit en toutes lettres dans les documents : fumer n’est pas comme "boire de l’alcool", c’est comme "être alcoolique", dit Robert Proctor. Parmi ceux qui aiment la bière ou le vin, seuls 3 % environ sont accros à l’alcool. Alors qu’entre 80 % et 90 % des fumeurs sont dépendants. C’est une forme d’esclavage."

PROPAGANDE

Pourtant, l’American Civil Liberties Union (ACLU) – l’équivalent de notre Ligue des droits de l’homme – a fait campagne au début des années 1990 pour la "liberté" de fumer sur le lieu de travail. Mais il est vrai que la prestigieuse ACLU venait, elle aussi, de toucher quelques centaines de milliers de dollars de l’industrie du tabac… "Comment peut-on parler de liberté lorsque 90 % des fumeurs interrogés disent vouloir s’arrêter sans y parvenir ?" Le novlangue d’Orwell n’est pas loin. "La guerre, c’est la paix", "l’amour, c’est la haine" professait le Parti omnipotent de 1984. Dans le monde du tabac, "l’esclavage, c’est la liberté".

Et ce message fait mouche. Les adolescents voient souvent dans la cigarette une manifestation d’esprit rebelle. Convaincre qu’inféoder ses fonctions biologiques à de grands groupes industriels tient de la rébellion, voilà un tour de force marketing, dont le projet est inscrit en toutes lettres dans les "tobacco documents" : il faut vendre aux jeunes l’idée que fumer procède d’une "rébellion acceptable".

Créer de toutes pièces des réflexes mentaux dans la population – qui ne résistent ni à l’analyse critique ni même au simple bon sens – est la part la plus fascinante de cette histoire. C’est le fruit d’investissements lourds. Depuis des décennies, les apparitions des marques de cigarettes dans le cinéma hollywoodien sont millimétrées, à coups de millions de dollars. D’autres millions sont investis par l’industrie dans la recherche biomédicale académique : non pour trouver des remèdes aux maladies du tabac mais, très souvent, pour documenter des prédispositions génétiques à des maladies, attribuées ou non à la cigarette… "Des sommes colossales ont été injectées par le tabac dans la génétique fonctionnelle, au détriment des travaux sur les facteurs de risques environnementaux, dont le tabac, explique Robert Proctor. Cela crée ce que j’appelle un "macrobiais" dans la démarche scientifique. Cela contribue à développer l’idée que les maladies sont programmées en nous et qu’on n’y peut rien."

Infiltration de la culture, infiltration de la science. Il restait à Robert Proctor à en découdre avec sa propre discipline. "J’ai aussi cherché les rats dans ma propre maison", déclare-t-il. Une cinquantaine d’historiens – la plupart financés ou secrètement payés par les cigarettiers – ont formulé lors des procès du tabac des témoignages favorables aux industriels. Dans les "tobacco documents", les cigarettiers parlent de développer une "écurie" de savants. Seuls deux historiens américains – dont l’auteur de Golden Holocaust – ont témoigné du côté des malades.

L’histoire est un enjeu important, crucial même. "Aborder l’histoire d’une certaine façon, conclut le professeur de Stanford, comme, par exemple, dans cette étude présentant "les origines de la controverse du tabac dans l’Angleterre du XVIIe siècle", permet de normaliser un phénomène qui, regardé autrement, serait simplement intolérable." Il faut inscrire la cigarette comme une variable banale de l’Histoire longue pour occulter le caractère inédit de l’addiction de masse qui s’est développée depuis le milieu du siècle dernier.

Peser sur l’histoire et les sciences sociales pour fabriquer le consentement. Philip Morris a formalisé ce projet en 1987 sous le nom de Project Cosmic – un plan destiné à "créer un réseau extensif de scientifiques et d’historiens partout dans le monde", toujours selon les "tobacco documents ". "Il s’agissait de recruter des savants dont les travaux ou les idées pourraient contribuer à forger une "narration" favorable aux industriels", explique Robert Proctor.

Cas pratique, parmi tant d’autres. Dans les années 1990, l’historien travaillait sur un sujet original et peu défriché : les politiques de santé publique dans l’Allemagne nazie et la guerre qu’Hitler avait déclarée à la cigarette. L’un de ses articles sur le sujet fut accepté en 1997 par le Bulletin of the History of Medicine. Mais, quelques années plus tard, la revue a refusé un autre de ses articles  – cette fois sur l’industrie américaine du tabac. Lorsqu’une étude permet de nourrir un amalgame entre contrôle du tabac et totalitarisme, elle est acceptée ; lorsqu’elle dérange les industriels, elle est rejetée… Pour comprendre, dit Robert Proctor, "il suffit de regarder la composition du comité éditorial de la revue et les liens financiers de certains de ses membres avec le tabac". Les chiens de garde du Project Cosmic surveillaient les portes de la revue savante.

Contactés par Le Monde, les cigarettiers cités n’ont pas souhaité commenter les travaux de M. Proctor.

 
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Publié par le 25 février 2012 dans Santé, Société

 

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Jacques Attali prône l’interdiction du tabac

Source : Libération

Jacques Attali prône l’interdiction du tabac

 

Jacques Attali arrive le 04 juillet 2008 au Palais de l'Elysée à Paris

Jacques Attali arrive le 04 juillet 2008 au Palais de l’Elysée à Paris (AFP Gerard Cerles)

 

Jacques Attali veut bannir la cigarette – "un produit qui tue 5 millions de personnes dans le monde chaque année", selon lui -, en interdisant production, vente et consommation de tabac, une préconisation irréaliste pour buralistes, cigarettiers, et même pour des anti-tabac.

"Bien pire que le Mediator : le tabac", écrit Jacques Attali dans son blog. L’économiste et écrivain juge en effet "ahurissant" que personne ne se demande "pourquoi on ne traite pas avec la même sévérité (que le Mediator, NDLR) un produit totalement inutile, à la nocivité aujourd’hui avérée, (…) qui fait chaque année 5 millions de morts, soit plus que le sida et le paludisme réunis?"

"Il rapporte beaucoup d’argent aux Etats", répond-il dans le même billet, soulignant qu’"en France, il a rapporté en 2009, 10 milliards d’euros de taxe et 3 milliards de TVA".

Les mesures pour en réduire "l’usage dans les lieux publics, la visibilité médiatique (…) ne servent à rien".

"Il ne faut plus tergiverser", affirme M. Attali: "Il faut interdire la production, la distribution et la consommation de tabac".

"Si la prohibition marchait, je serais pour"

Il reconnait que cela "remettrait en cause quelques emplois", que "les Etats perdraient quelques recettes", que cela "encouragerait pour un temps le marché noir" et nécessiterait "quelques dépenses pour désintoxiquer ceux qui le sont".

"Mais on gagnerait tant, en qualité et en espérance de vie, que le bilan, même économique, serait évidemment partout positif", écrit-il encore, disant attendre "avec intérêt la réponse des candidats à l’élection présidentielle" sur cette question.

"Si la prohibition marchait, je serais pour", réagit le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l’Office français de prévention du tabagisme (0FT).

"Je serais plutôt pour un contrôle progressif du tabac", dit-il à l’AFP en citant en exemple "la Finlande qui a voté en octobre dernier la fin du tabac dans 30 ans et a déjà interdit la consommation du tabac aux moins de 18 ans".

"En France, il n’y a plus de prévention à l’école, faute de moyens", s’insurge-t-il en dénonçant "la main des lobbies".

Propos "totalitaires"

Le pneumologue est en revanche "d’accord" avec l’affirmation de l’économiste "le tabac est bien pire que le Mediator".

Jacques Attali "a raison sur le fond, mais c’est impossible dans la forme", estime Gérard Audreau, président de Droit des non-fumeurs. "Il y a quand même 20% de la population française qui fume et 30% parmi les 15-75 ans et on ne peut pas faire ça du jour au lendemain".

Le patron des buralistes, Pascal Montredon, est "abasourdi qu’un Monsieur de la qualité de M. Attali puisse avoir des propos aussi totalitaires".

"Le tout-interdit n’a jamais fonctionné", poursuit-il, citant la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis, l’augmentation de la consommation de drogue malgré une interdiction totale.

 

"Et pourquoi pas supprimer le soleil?"

La confédération des buralistes, rappelle-t-il, ne remet pas en cause l’existence d’une politique de santé publique qui vise à limiter la consommation de tabac et informer sur les risque, mais "là, on est en train de tomber dans l’absurde".

"Et pourquoi pas supprimer le soleil qui provoque chaque jour des cancers de la peau?", renchérit Yves Trévilly, porte parole de British American Tobacco France.

"Si Jacques Attali veut supprimer les produits qu’il considère avoir un impact négatif sur la société, il peut élargir sa liste", explique M. Trévilly, énumérant "les voitures et les avions qui polluent et tuent chaque jour, tout ce qui a trait à la malbouffe dont le coût pour la société est quatre fois supérieur à celui du tabac" ou encore "l’alcool qui gangrène nos sociétés dès le plus jeune âge".

 
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Publié par le 9 février 2011 dans Divers, Santé

 

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Le Champix, médicament de sevrage tabagique, accusé de provoquer des suicides

 Source : Le Monde.fr

Le Champix, médicament de sevrage tabagique,
accusé de provoquer des suicides

En France, la revue médicale "Prescrire" notait dès 2008 que les notifications d'effets indésirables s'accumulaient sur le médicament.

En France, la revue médicale "Prescrire" notait dès 2008 que les notifications d’effets indésirables s’accumulaient sur le médicament.

 

Plus de 1 200 plaintes ont été déposées aux Etats-Unis contre les effets secondaires du Champix, un médicament de sevrage tabagique de Pfizer accusé d’entraîner des états suicidaires, voire des passages à l’acte. En ce début d’année où la prise de bonnes résolutions peut comprendre l’arrêt de la cigarette, le Champix (varénicline) — autorisé sur le marché américain en 2006, et français en 2007 sous le nom de Champix — fait l’objet de nombreuses publicités notamment télévisées vantant ses mérites. L’ensemble des dossiers émanant de tous les Etats-Unis a été centralisé dans un tribunal fédéral de l’Alabama. En France, la revue médicale Prescrire constatait dès le début 2008 que les notifications d’effets indésirables s’accumulaient sur le médicament et relayait l’inquiétude de la Food and Drug Administration (FDA) qui mettait en cause la varénicline "dans la survenue de pensées suicidaires et de comportements suicidaires occasionnels".

La procédure a été confiée par l’organe judiciaire américain chargé de centraliser les dossiers comportant des plaintes multiples venant de différents Etats à une juge unique, Inge Johnson. Si elle n’en est qu’à ses prémisses, elle pourrait se solder par un chèque très élevé du laboratoire américain, pour peu que la justice établisse des défaillances dans la conduite des essais cliniques préalables à la commercialisation du médicament. Le principal avocat des plaignants, Ernest Cory, a assuré s’attendre encore au dépôt d’"un millier d’autres" plaintes pour "négligence" contre le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer. "La plupart des cas présentés impliquent des problèmes neurologiques", indique-t-il, citant "suicides, tentatives de suicide et trous de mémoire" et évoquant, parmi les 1 200 plaintes déjà déposées, "bien plus d’une centaine de suicides réussis". "60 % des plaintes parlent de tentatives de suicide ou de suicides réussis", ajoute-t-il.

Le laboratoire Pfizer a estimé qu’"il n’existe pas de preuve scientifique que le Champix ait provoqué les accidents neurologiques rapportés par les plaignants". "Le Champix est un traitement efficace pour de nombreux fumeurs qui souhaitent arrêter et nous avons l’intention de défendre ce médicament utile", a ajouté Victoria Davis, porte-parole du laboratoire.

Plusieurs scenarios sont possibles dans cette procédure qui "avance rapidement", a expliqué M. Cory. Il a exclu la possibilité de voir celle-ci aboutir à un unique procès du Champix, jugeant que chaque plainte individuelle est "un cas unique". La juge Johnson pourrait établir un canevas général de procédure et renvoyer les plaintes dans chacune de leur juridiction d’origine ou bien organiser elle-même un ou plusieurs procès exemplaires. L’éventualité d’un accord financier global entre Pfizer et les plaignants — tel que celui conclu par Merck dans le dossier du Vioxx, un anti-inflammatoire à l’origine de dizaines de milliers de crises cardiaques —, est également envisageable, même si M. Cory a assuré dans l’immédiat "ne rien en savoir". Si les plaignants obtiennent gain de cause en justice, il est également possible que la FDA, qui a déjà exigé l’imposition d’avertissements stricts sur les boîtes de Champix, décide à terme de retirer le médicament du marché.

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Champix, médicament d’aide au sevrage tabagique : Danger

 
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Publié par le 7 janvier 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Champix, médicament d’aide au sevrage tabagique : Danger

 Source : 20minutes.fr

NDLR : Je publie cet article pour que chacun comprenne combien notre vie est précieuse comparée aux intérêts économiques des laboratoires pharmaceutiques. Faire le lien avec l’article suivant.

25.05.2008

Une étude détaille les effets indésirables neurologiques
et cardiovasculaires du Champix,
médicament d’aide au sevrage tabagique

Michael Siegel est spécialisé en médecine préventive et en santé publique à l’université de Boston. Ses activités de recherche sont centrées 373147539.jpgdepuis 20 ans sur le tabagisme actif et passif, ses effets indésirables, les modalités d’arrêt et les diverses politiques de régulation. Il tient un blog intitulé Tobacco Analysis, sur lequel il dénonce entre autres le lobbying de l’industrie pharmaceutique pour la prohibition. Les firmes pharmaceutiques ont mis sur le marché – avec la complicité des autorités sanitaires qui ont tout approuvé en invoquant la santé publique – toute une panoplie de médicaments et de substituts nicotiniques fort profitables… Ainsi, Pfizer a fait une énorme campagne de publicité pour dénoncer le tabagisme… afin de vendre la varénicline sous le nom de Champix (Chantix aux Etats-Unis).

On apprend dans une note du 23 mai du Dr Siegel que la l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) des Etats-Unis vient d’interdire aux pilotes et aux contrôleurs aériens l’usage de la varénicline (Champix) à cause des centaines de signalements d’effets indésirables. Ces derniers sont confirmés par une étude aux résultats dévastateurs faite par le Institute for Safe Medication Practices, organisme à but non lucratif. D’où la différence d’appréciation…

Cet institut est chargé d’évaluer les risques émergeants et les erreurs de médication en fonction des signalements d’effets indésirables reçus par l’agence américaine du médicament (FDA).

Le Los Angeles Times rend compte de l’étude dans cet article. Les effets indésirables du Champix peuvent être très sévères : pertes d’équilibre, pertes de connaissance, convulsions, mouvements anormaux, spasmes musculaires, troubles du rythme cardiaque, troubles visuels, réactions cutanées, etc. Ces effets secondaires neurologiques et cardiovasculaires s’ajoutent à ceux psychiatriques (dépression, suicides…) déjà largement pointés du doigt, y compris par la FDA, qui estime que la relation de cause à effet est de plus en plus probable. (D’ailleurs, Pfizer avait modifié la notice grand public et le RCP (résumé des caractéristiques du produit) juste avant que la FDA ne rende public son avis sur les risques psychiatriques, au mois de février 2008).

Le texte intégral de l’étude est disponible sur le site de l’Institut. Et il vaut le détour… Les effets indésirables sont bien plus nombreux que ceux mentionnés par les journaux. Ils incluent des douceurs telles que: accidents thromboemboliques, diabète, hyperglycémies, syndromes extrapyramidaux, œdèmes, troubles psychotiques, hallucinations, agressivité et quelques autres… Les auteurs parlent de « risques graves immédiats pour toute personne conduisant des avions, des trains, des bus ou d’autres véhicules ou étant dans une situation dans laquelle une diminution de l’état de veille ou de contrôle de la motricité pourraient entraîner des dégâts sévères et massifs ». Les personnes exerçant un travail qui exige une attention et une concentration soutenues devraient éviter le Champix. Les techniciens des centrales nucléaires figurent parmi les exemples donnés. On imagine aisément une sorte de nouveau Tchernobyl parce qu’un technicien sous Champix a perdu connaissance ou a été pris de spasmes musculaires ou de convulsions et a appuyé sur le mauvais bouton…

L’étude a aussi recensé un nombre important de chutes, accidents de la route et d’autres types d’accidents se soldant par des dommages corporels. Et le Los Angeles Times ajoute qu’au cours du dernier trimestre de 2007, le Champix a pris la première place sur la liste des signalements d’effets indésirables à la FDA… Les chiffres sont d’ailleurs détaillés dans le texte de l’étude.

Par conséquent, l’administration américaine de l’aviation fait preuve d’une prudence élémentaire, puisque des centaines de vies sont en jeu lorsqu’un pilote ou un contrôleur aérien voient leur état de conscience et leur contrôle sur leurs réflexes et leurs mouvements diminuer, voire disparaître temporairement.

Les auteurs mentionnent le fait que nombre des personnes ayant subi ces effets indésirables prenaient d’autres médicaments ou compléments alimentaires en même temps que le Champix, tout en disant qu’il s’agit là de la situation réelle des usagers, qui contraste avec le cadre artificiel (setting) créé par Pfizer dans les essais cliniques qui ont servi à obtenir l’autorisation de mise sur le marché… La firme avait exclu d’emblée de nombreuses catégories d’usagers, par exemple toute personne ayant été traitée récemment pour une dépression, un trouble bipolaire, une psychose ou un trouble anxieux incluant des attaques de panique. Ont été exclues aussi les personnes ayant eu des réactions allergiques à un médicament quelconque, ayant des résultats anormaux lors d’examens de laboratoire, souffrant de troubles cardiovasculaire récents… Et même les personnes qui prenaient des médicaments sans ordonnance ou des produits amincissants. Les personnes ayant eu un antécédent de dépendance à un médicament ou à l’alcool ont elles aussi été exclues…

C’est quand même curieux, surtout sachant que les personnes ayant des antécédents d’addiction ou de troubles psychiques sont parmi les plus sujettes au tabagisme…

Les auteurs de l’étude recommandent à la FDA de faire une enquête épidémiologique approfondie. Une porte-parole de la FDA, interrogée par le Los Angeles Times confirme qu’il faut aller plus loin dans l’enquête que l’agence était déjà en train de mener sur le Champix.

Et pourtant, Pfizer persiste et signe… La firme considère que la balance bénéfices – risques du Champix reste favorable malgré tout, compte tenu des méfaits du tabagisme… Etonnante argumentation que de remplacer un risque par un autre, chez des gens qui passeraient ainsi des griffes de l’industrie du tabac à celles des firmes pharmaceutique, mais toujours pour du profit… Mais on ne peut pas s’attendre à ce que Pfizer renonce facilement à un médicament déjà prescrit à plus de 3,5 millions de personnes rien qu’aux Etats-Unis, pour un coût de 130 dollars par mois… Un article de CBS ajoute les chiffres de ventes du Champix aux Etats-Unis : 833 millions de dollars en 2007 et une augmentation de 71% au cours du premier trimestre de 2008 par rapport à la même période de l’année dernière…

Mais pourquoi un tel médicament a-t-il été approuvé aussi facilement pour un tel usage ? Et pourquoi le Champix est-il prescrit aussi massivement ?

Eh bien parce que le panel d’experts qui a récemment élaboré les directives de pratique clinique concernant l’arrêt du tabac s’est prononcé explicitement pour l’usage de médicaments chez chaque patient qui arrête de fumer. Il a tout aussi explicitement recommandé la prescription de Champix à cet effet. Or il s’avère que pas moins de neuf experts avaient des conflits d’intérêts pour avoir reçu des financements récents des fabricants des divers médicaments d’aide à l’arrêt. Et l’expert qui a dirigé le groupe de travail a un conflit d’intérêt avec Pfizer – le producteur du Champix…

Les commentaires de Siegel relèvent du bon sens ; ce sont des arguments de plus en plus repris par l’opinion publique américaine dans son ensemble : il ne suffit pas de « gérer » les conflits d’intérêts et demander aux médecins de les déclarer publiquement, ni même de les limiter. Il faut les interdire complètement. On voit que cette argumentation n’est plus l’apanage des seules associations anti-corruption et que celles-ci ont fait un travail remarquable dans les pays anglo-saxons. En attendant un début de prise de conscience en France…

Le Champix est un parfait exemple des conséquences des conflits d’intérêts : mettre la santé en danger, voire même tuer des gens. On ne peut pas dire « tuer des patients », parce qu’il ne s’agit pas à proprement parler de malades qui ne pourraient pas se passer d’un tel médicament… On voit tous les jours des personnes qui subissent des effets secondaires de gravité diverse, développent des addictions ou se suicident suite à la prise de médicaments prescrits dans des pseudo-maladies que l’industrie invente régulièrement. Le dernier cas de disease mongering – comme on appelle cette imagination débordante à but lucratif – concerne précisément le tabac. Nous en avons parlé dans cette note intitulée « La dépendance au tabac bombardée maladie chronique à traiter indéfiniment. Avec Champix / Zyban et les substituts nicotiniques pour méthadone… »

Rappelons ici qu’il ne s’agit pas de défendre le tabagisme. Mais il va sans dire que mourir tout de suite à cause d’un effet indésirable du Champix, du Zyban, etc. ou être victime d’incidents iatrogènes graves n’est pas non plus un choix défendable… Les personnes qui veulent arrêter doivent pouvoir le faire en toute sécurité, et il y a des moyens non médicamenteux qui ne présentent aucun risque, tels les consultations spécialisées en tabacologie.

 
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Publié par le 7 janvier 2011 dans Santé, Sécurité

 

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