RSS

Archives de Tag: Téléphone

PME et IP : la fin du RTC, meilleur argument pour profiter des innovations en matière d’infrastructure et de services

Source : ZDNet

Technologie : Au 15 novembre 2018, le bon vieux téléphone dit « commuté » ne sera plus commercialisé. Près de 75% des TPE et petites PME ne s’en sont pas préoccupé. Or, à cette date, si elles n’ont pas opté pour une solution sur IP, elles ne pourront plus créer ou déménager de lignes téléphoniques dites « analogiques ». Beaucoup ignorent les avantages à passer au « tout IP »…

L’annonce de la fin du réseau téléphonique commuté (RTC) en France ne date pas d’hier… comme partout ailleurs en Europe. L’opérateur historique l’ex-France Télécom, soucieux de son coût de maintenance de plus en plus lourd (plus de 30 ans d’existence pour certains composants !) avait officiellement abordé le sujet dès 2011.

Le calendrier a été présenté en 2016 puis remanié à la demande de l’Arcep – qui a souhaité un étalement plus long. Les dates clés ont été définitivement validées en 2017. La sagesse du consensus, saluée par tous, a conduit à un calendrier de retrait plus que raisonnable. Il est grand temps de « migrer ».

A compter de ce 15 novembre 2018, Orange comme opérateur historique ne prendra plus de commandes de lignes dites « analogiques » sur le réseau commuté : la commercialisation est arrêtée.  Puis le 15 novembre 2019, ce sera la fin de commercialisation des lignes numériques T0 et T2 (Numéris), louées par des entreprises multi-sites.

Les lignes déjà installées fonctionneront encore mais seront fermées progressivement, lot par lot. Dès la fin de cette année 2018, Orange précisera la fermeture d’un premier lot de « plaques RTC ».

Le calendrier officiel de fermeture du RTC. Source Orange / Arcep

Leur fermeture ne sera pas immédiate mais étalée sur 5 ans, donc jusqu’en fin 2023. Et fin 2019, sera annoncée la fermeture d’un deuxième lot de plaques RTC, là encore étalée sur 5 ans. Et ainsi de suite pour le reste des plaques dont la date de fermeture, au-delà de 2025, n’est encore définie (cf. calendrier ci-contre). 

Le réseau cuivre va subsister

Le réseau physique (câblage de cuivre), lui, va subsister sans doute sur 10 à 15 ans, ne serait-ce que pour supporter les liaisons IP en ADSL et SDSL (pour les entreprises) – liaisons qui, chacun le sait, nécessitent d’installer une « box » ou un modem avec son alimentation électrique indépendante. 

Ce même réseau cuivre sera, quelque temps encore, utilisé pour certains téléphones d’ascenseurs ou systèmes de télésurveillance, mais il leur faudra une alimentation électrique autonome. On rejoint ici le créneau de l’IoT, ou objets connectés à Internet pour la télé-relève ou télé-conduite.

>>>A lire notre dossier, Fin du RTC : comment l’IP va tout changer<<<

« Tous les services déployés sur le RTC dans les entreprises, continueront à fonctionner au moins jusqu’en 2023 », assure Vannina Kellershohn, directrice des Solutions de Communications Unifiées et Collaboration chez Orange France.

En clair, l’existant fonctionnera. Mais dès qu’il s’agira de créer ou de déménager une ou plusieurs lignes, y compris pour un fax ou un terminal de paiement, ce ne sera plus possible dès ce 15 novembre 2018. Donc mieux vaut opter, dès à présent, pour une solution alternative. Et on en profitera pour se moderniser et gagner en efficacité, grâce à l’offre de services, innovants et régulièrement enrichis, le plus souvent  disponibles à travers des forfaits mensuels à la carte – donc sans investissements exorbitants.

Mieux informer les dirigeants des PME

Un fait est certain : les nouvelles communications téléphoniques sont désormais véhiculées en IP (Internet protocol). Certains prestataires téléphoniques sont prêts à installer une solution IP qui cohabite avec l’ancienne, jusqu’à sa fermeture dans les 2 à 3 ans.

On peut donc, au moins sur une période de transition, conserver son installation et ses vieux terminaux. Mais il est sage de planifier une date de bascule sans attendre la dernière heure.

Selon une enquête de MZA Research, en France, 75% des PME de plus de 200 personnes ont déjà fait la démarche, mais pas plus de 36% des TPE se sont penchées sur la question. Etonnant ? « La plupart des patrons de petites structures considèrent, à tort, que cela a peu d’importance. Ils ignorent, par exemple, les outils collaboratifs. Et ils attendent le dernier moment », constate Philippe Houdouin, p-dg fondateur de Keyyo Communications.

En fait, ces dirigeants des PME ignorent les avantages que les nouvelles solutions dites « tout IP » peuvent apporter. Les pouvoirs publics en ont pris conscience : à l’initiative de Bercy, une plateforme d’échange avec les offreurs et les formateurs va être mise en place cet automne.

Certains prestataires, comme NemoTech / Ozone (Philippe Le Grand, vice-président) suggèrent que soit poussée cette idée de « DSI partagés » entre plusieurs petites entreprises, tels des consultants de terrain intervenant, un à deux jours par semaine, sur des missions de déploiement.  

Alternatives à la téléphonie RTC et nouveaux usages

Le passage à la téléphonie sur IP peut s’opérer selon plusieurs options. Le choix se fait en fonction de la taille de l’entreprise mais surtout de la stratégie d’externalisation ou non des services.

« Les grands comptes et ETI sont passés depuis quelque temps déjà, à des solutions ‘tout IP’», constate Philippe Houdouin (Keyyo). Certains ont migré vers une solution de ‘centrex IP’ ( le système téléphonique est hébergé chez un prestataire), mais la plupart ont opté pour des solutions avec des déploiements assez lourds – des IPBX (autocommutateurs IP) installés soit en interne avec contrat de maintenance, assurance, etc., soit chez un prestataire hébergeur.

« Chez les PME comptant une centaine de postes voire jusqu’à 300 postes, nous constatons une forte accélération des demandes de migration vers le « tout IP », ajoute Philippe Houdouin. Cela signifie-t-il l’émergence de nouveaux usages, liés à la communication unifiée (messagerie instantanée, partage d’agenda et de documents en mode collaboratif, audio et vidéoconférence…) ?

« Oui, on voit notamment se généraliser des solutions de convergence « fixe-mobile » ainsi que des fonctions de téléphonie venant s’intégrer dans les applications métiers (CRM, ERP, PMS…), notamment pour les centres de contacts interne ».

Et où en sont les TPE ? « Elles commencent à prendre conscience des innovations possibles et s’y intéressent ». Un autre facteur contribue à la modernisation des PME : l’accès plus large à la fibre optique, avec les offres FTTH (fibre non dédiée) et FTTE (fibre dédiée). 

« La montée en capacité des grands opérateurs, avec une offre FTTH plus capillaire, contribue à les porter vers la téléphonie IP hébergée », ajoute Philippe Houdouin.

IPBX en interne ou hébergé et liaisons haut débit

SI l’entreprise dispose d’un autocommutateur (PABX) mis en place par un installateur depuis des années, ce dernier va sans doute préconiser son remplacement par un serveur IPBX. Le prix, selon le nombre de postes, va varier de quelques centaines d’euros à plus de 3.000 euros, pour plusieurs centaines de postes.

Exemple d’architecture de téléphonie avec IPBX

Le prix d’acquisition, pour une grande PME, peut paraître acceptable, mais il faut y ajouter la maintenance et le coût des mises à jour, créations ou déménagements de postes – s’il n’y a pas de service informatique interne ni personnel affecté à cette mission.

Une PME ou plus encore une TPE peut alors s’interroger sur l’intérêt d’investir dans un tel IPBX, même « virtualisé ». Il est de plus en plus courant désormais d’en louer le service à distance chez un prestataire télécom ayant une proximité géographique, garantissant des temps de connexion très courts.

Des solutions « Trunk SIP » en vente directe ou indirecte

Techniquement, les opérateurs de services télécoms, comme Keyyo Communications, parlent de liens ‘Trunk SIP’. Ces derniers permettent de faire circuler la voix sur IP (VoIP) entre un IPBX ou un simple modem et l’infrastructure hébergée à l’extérieur, et de gérer les comptes des clients vers les fixes et les mobiles, ou encore les fax par email comme les numéros spéciaux en France et à l’étranger, tout en procurant des accès Internet (ADSL ou SDSL, fibre optique dédiée ou non, par des liens le plsu souvent doublés).

Ces solutions sont développées en choisissant des partenaires – éditeurs de logiciels, équipementiers et opérateurs télécoms longue distance. Elles peuvent être commercialisées par des prestataires revendeurs.

L’entreprise cliente peut donc se limiter à la location de ces liens sécurisés auxquels s’ajoutent les forfaits télécoms et des accès Internet, généralement en « illimité ».

Les prestataires parlent alors de solutions de « téléphonie managée », hébergée dans leur datacentre ou, comme certains préfèrent dire, « dans le Cloud », tandis que d’autres parlent encore de «centrex ». Tout ceci converge sur un point : l’externalisation du service qui est payé selon des forfaits mensuels, les terminaux étant achetés ou loués.

Cette option de service externalisé peut être l’occasion de négocier des accès Internet plus confortables, qui vont permettre d’introduire de nouvelles applications de communication unifiée. Certains opérateurs proposent d’y adjoindre des services de sauvegarde de l’informatique, avec des forfaits à moins de 200 €.

Les solutions externalisées présentent également l’avantage de bénéficier de nombreux services, régulièrement mis à jour et en évolution. C’est le cas des services portant sur la convergence fixe-mobile (avec messagerie unique, rapprochement des annuaires, renvoi d’appels et appels indifférenciés depuis son smartphone ou depuis son poste fixe).

Fin 2017, Keyyo a introduit une telle solution intégrant à part entière le mobile au standard téléphonique de l’entreprise ».

Ce même prestataire a développé des connecteurs spécifiques pour se connecter, sur le Cloud, à des applications SaaS. Ainsi, un contrat de ‘peering’ signé avec Salesforce garantit la confidentialité et la sûreté des accès, « comme dans un Cloud privé ».

A leur tour, les grands opérateurs comme SFR Business et Bouygues Telecom lancent leur offre de téléphonie et de collaboration unifiée. Celle d’Orange, destinée aux PME de 50 à 500 salariés, est baptisée Teaming et fonctionne « dans le Cloud » (à 10 ou 20€/ mois par poste).

Même les constructeurs s’y mettent : Mitel annonce deux offres Cloud – My Cloud Flex (pour 50 à 100 postes) et My Cloud Connect (10 à 50 postes).

FTTH ou FTTE, le choix – idéal de la fibre

Pour les accès, il est clair que le choix de la fibre optique reste techniquement le meilleur – quand elle est disponible (zone « éligible ») et à un prix abordable pour l’entreprise. A noter que le « bon prix » est déterminé par les usages métier : c’est le montant mensuel minimal, considéré comme indispensable pour soutenir l’activité de l’entreprise.

>>>A lire notre dossier :  Le très haut débit, levier incontournable de la transformation numérique<<<

Avec la concurrence et l’innovation technologique, on parvient aujourd’hui à des tarifs pour la fibre très compétitifs autour de 100 € / mois, alors que l’on était à plusieurs centaines d’euros.

Ainsi, l’offre Connect de SFR Business (à partir de 10 Mbps, jusqu’à 1 Giga) démarre à 300 € sur fibre dédiée (FTTE). Et sur FTTH, son offre Box Business est promue « à moins de 100€, avec Wifi, ligne téléphonique illimitée… ».

ADSL ou  SDSL, ou liaisons radio

A défaut de fibre optique, les TPE doivent se satisfaire de l’ADSL (débits variables selon le trafic) – ce que va proposer SFR Business avec une ‘box’ pro. Car certaines petites structures ne peuvent pas se payer les débits symétriques du SDSL, lequel peut coûter plus cher que la fibre pour des débits pouvant être inférieurs (2 à 8 Mbps).

La solution ADSL peut se rapprocher du SDSL en étant doublée par des accès mobiles 3G/4G qui s’activent automatiquement en cas de coupure. Il existe également des accès radio hertziens à très haut débit dit ‘THD radio’, comme chez Ozone Pro, par exemple, garantissant jusqu’à 30 Mbps descendants et 5 Mbps montants, pour un coût allant de 60 à 130 €/ mois (capacité de 10 à 50 postes). Ces accès THD radio peuvent se combiner à des accès via satellite.

L’internet 4G en remplacement ou en secours

Ainsi, les liaisons ADSL peuvent être remplacées mais plus souvent secourues, par un lien radio. Le plus courant est dit « Internet 4G ». « C’est une solution de remplacement ou de ‘back-up’ automatique et transparent pour l’entreprise. Très rapide à installer, elle est intéressante, y compris dans des grandes villes car économique (20 €/mois), avec une sécurité importante et des débits se situant entre  2 et 80 Mbps », explique Philippe Houdouin (Keyyo).

D’autres TPE, de 2 ou 3 salariés, retiendront des solutions plus minimalistes, comme chez Bouygues Telecom, reposant uniquement sur un accès mobile à partir d’un poste téléphonique sur socle ressemblant à un téléphone fixe. En fait, il est doté d’une carte SIM 3G/4G mais les numéros d’appel fixes existants peuvent être conservés.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 19 septembre 2018 dans Arcep, FAI, Internet, RTC, Téléphone fixe

 

Étiquettes : , ,

Arnaque téléphonique: «Hi, this is Microsoft!»

Source : Protégez-vous.ca

 

On vous appelle pour vous dire que votre ordinateur est infecté par des virus? Méfiez-vous!

Photo: Protégez-Vous

Au début du mois de juillet, Marie-Hélène Desbiens reçoit un appel chez elle vers midi. Son interlocuteur, en anglais, se présente comme un employé de Microsoft. «Il m’a dit qu’il recevait des messages selon lesquels mon ordinateur était infecté par des virus», raconte-t-elle.

Croyant que c’est plausible, elle donne le contrôle de son ordinateur à distance à son interlocuteur, qui lui montre le prétendu virus. Il transfère ensuite l’appel à un «technicien» qui offre d’aider Mme Desbiens pour la modique somme de 250 $… payable par transfert bancaire. Elle commence alors à se méfier.

«Il m’a dit que si je refusais de faire enlever les virus, on annulerait ma licence de Windows», relate-t-elle. Quand elle veut parler à quelqu’un en français, son interlocuteur lui dit que personne ne parle cette langue chez Microsoft. Et quand elle demande un numéro où elle peut rappeler, il refuse de lui en fournir un. C’en est assez: elle raccroche.

Après discussion avec son conjoint technicien en informatique et des recherches sur le Web, elle trouve la confirmation qu’il s’agit bien d’une arnaque.

Escroquerie en forte croissance
Marie-Hélène Desbiens est loin d’être la seule visée par ce type d’arnaque. Selon John Weigelt, directeur national de la technologie chez Microsoft Canada, le phénomène serait en forte croissance: «Les logiciels sont de plus en plus sécuritaires, alors les cybercriminels utilisent davantage la tromperie pour arriver à leurs fins.»

D’après un sondage mené en Amérique du Nord, au Royaume-Uni et en Irlande pour le compte de Microsoft, 15 % des 7 000 participants ont reçu un appel frauduleux depuis le début de 2010. Au Canada, 9 % des sondés ont parlé à un cybercriminel qui se faisait passer pour un employé de Microsoft.

Dans 79 % des cas, les consommateurs sont tombés dans le panneau d’une façon ou d’une autre: installation d’un logiciel malveillant sur leur ordinateur, mot de passe dévoilé, vol d’identité ou encore perte monétaire.>

Le nom de Telus aussi utilisé
D’autres fraudeurs se font passer pour des employés de Telus et adoptent une approche semblable à celle qu’a vécue Marie-Hélène Desbiens. Telus a d’ailleurs publié un communiqué (en anglais seulement) pour prévenir ses clients.
À lire aussi sur le site Web de Protégez-Vous:

Piratage informatique: comment se protéger?

Quelques conseils

  • Méfiez-vous toujours des appels non sollicités de gens qui offrent de vous aider à régler un problème sur votre ordinateur. Ne suivez pas leurs instructions et ne leur donnez aucun renseignement personnel.
  • Gardez Windows et vos logiciels à jour.
  • Choisissez des mots de passe solides et variés.
  • Utilisez un antivirus et un pare-feu.
 
Poster un commentaire

Publié par le 8 mars 2015 dans Arnaque, Microsoft

 

Étiquettes : , ,