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Archives de Tag: Windows 10

Windows 10 et l’ornière sur la route de Windows as a Service

 

Source : ZDNet

Technologie : Le passage de Microsoft au modèle Windows as a Service peut être source de nombreux avantages, mais il s’accompagne également de conséquences inattendues.

La découverte la semaine dernière que des millions de PC mis à niveau vers Windows 10 pourraient être privés de support beaucoup plus tôt que prévu est une conséquence inattendue du passage en cours de Microsoft vers un modèle Windows as a Service.

Dans l’ancien modèle, il était très facile de comprendre où vous en étiez avec Windows. Microsoft publiait longtemps à l’avance les dates auxquelles le support des différentes versions de son logiciel prendrait fin.

« Tout produit Windows a un cycle de vie. Le cycle de vie commence lorsqu’un produit est publié et se termine lorsqu’il n’est plus pris en charge. Connaître les dates clés dans ce cycle de vie vous aide à prendre des décisions éclairées afin de déterminer quand mettre à jour ou apporter d’autres modifications à votre logiciel » explique Microsoft.

Par exemple, Windows 7 atteindra la fin du support étendu en janvier 2020 : au-delà, les utilisateurs n’obtiendront plus de mises à jour de sécurité (cette date est donc à inscrire à son agenda).

Bien sûr, les utilisateurs risquent de se plaindre que leur logiciel préféré soit mis hors service. Ils pourraient même conserver l’ancienne version de Windows plutôt qu’adopter son successeur. Mais pour chacun, la nature de cette échéance était claire.

Avec Windows 10, c’est un peu différent

Windows 10, comme les versions antérieures de Windows, dispose encore d’une date de fin de support, en octobre 2020, et une date de fin du support étendu, en octobre 2025.

Mais Windows 10 est diffusé sous la forme de « Windows as a Service », ce qui rend tout un peu plus compliqué. Plus que les versions précédentes de Windows, elle évolue constamment, avec des mises à jour mineures chaque mois et une mise à jour majeure tous les six mois.

Pour de nombreux utilisateurs, c’est formidable, car cela signifie un flux régulier de mises à jour et de nouvelles fonctionnalités permettant à leur PC d’évoluer.

Mais comme l’a révélé mon collègue Ed Bott, cela a d’autres conséquences et les propriétaires de PC en ont fait la découverte la semaine dernière.

Certains PC, migrés vers Windows 10 il y a moins de deux ans, sont interdits de mise à jour vers Windows 10 Creators Update. La raison avancée par Microsoft : les terminaux embarquent des processeurs Intel Clover Trail – dont Intel n’assure plus le support. Des millions de ces PC ont été vendus en 2013 et 2014.

Mais, pire encore, en raison du fonctionnement de Windows as a Service, ces appareils ne devraient plus bénéficier non plus des mises à jour de sécurité à partir du début de l’année prochaine.

Microsoft a été clair quant à la possibilité qu’une telle chose se produise comme le souligne la page de cycle de vie de Windows : « Un périphérique peut ne pas être en mesure de recevoir des mises à jour si le matériel de l’appareil est incompatible, manque de pilotes actuels ou par ailleurs sort de la période de support du constructeur (Original Equipment Manufacturer, OEM). »

Mais c’est avec Clover Trail que la plupart des utilisateurs ont pris conscience pour la première fois qu’un tel scénario pouvait devenir réalité.

Microsoft soutient que si les fabricants de matériel cessent de supporter un périphérique ou des composants clés, ou cessent de mettre à jour les pilotes, alors Windows 10 pourrait ne pas fonctionner correctement. Mais il a également déclaré qu’il fournirait des mises à jour de sécurité pour ces ordinateurs jusqu’à 2023, ce qui est indéniablement la bonne réponse à apporter.

Une question essentielle est de savoir si d’autres cas d’équipements hors support se produiront. Après tout, peu de consommateurs ou d’entreprises ont une idée de la date à laquelle les fournisseurs de matériel cesseront de supporter les processeurs (ou d’autres composants) de leurs PC.

Nul ne s’attend à ce que son PC fonctionne éternellement. Le logiciel évolue et le matériel ne peut suivre cette évolution de la même manière.

Et il est vrai qu’un scénario similaire se produit tout le temps avec les smartphones, où le principe de la mise à jour gratuite des OS est la norme depuis un certain temps. Souvent, lors de la sortie d’une nouvelle version d’Android ou iOS, le matériel ancien est écarté de la mise à jour (Apple y répond mieux que l’écosystème Android fragmenté). Mais ce que les clients désirent réellement, c’est la certitude.

Le passage à Windows as a Service devrait présenter de nombreux avantages pour les utilisateurs de PC et pour Microsoft lui-même. Mais avec ce changement en faveur d’un Windows sous forme de service, les attentes des utilisateurs de PC changent également. Microsoft devrait se montrer transparent sur la façon dont l’expérience évoluera.

 
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Publié par le 25 juillet 2017 dans W10

 

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Windows 10 : Ubuntu fait son entrée dans le Windows Store

 

Source : ZDNet

Technologie : Il est désormais possible de télécharger la célèbre distribution de Canonical depuis la boutique de Microsoft. Cet ajout intéressera d’abord les développeurs.

Chose promise, chose due : les utilisateurs de Windows 10 peuvent désormais télécharger et installer la distribution Ubuntu, simplement depuis le Windows Store. Précisément, il s’agit de la version Ubuntu 16.04 LTS (Xenial Xerus).

Microsoft avait annoncé que son dernier OS allait supporter Ubuntu et l’interpréteur de ligne de commandes Bash. Cette décision ne vise pas à séduire les particuliers, mais à nourrir la base de développeurs de l’éditeur et à attirer de nouveaux utilisateurs sur sa plateforme. 

Concrètement, Ubuntu fonctionne avec WSL (Windows Subsystem for Linux) et permet donc de faire tourner nativement la distribution de Canonical en parallèle sans avoir à créer un double-boot ou passer par la virtualisation et de donner accès à plusieurs utilitaires de ligne de commande comme GNU Bash, les gestionnaires de paquets APT et DPKG CLI,  SSH (Secure Shell) etc…

Cette version d’Ubuntu est compatible avec Windows 10 64-bit et nécessite quelques paramétrages. Il faut se rendre dans le menu « Activer/désactiver les fonctionnalités Windows » puis cocher l’option « Sous-système Windows pour Linux » et redémarrer la machine. Ensuite, Ubuntu via WSL sera opérationnel.

Pour mémoire, Satya Nadella patron de Microsoft s’efforce de forger une société centrée totalement sur les plateformes et la productivité. Voici ce qu’expliquait l’année dernière le PDG dans un mémo à ses employés :

« Notre stratégie est de concevoir les meilleures plateformes et services de productivité dans un monde mobile et cloud. Nos plateformes permettront d’harmoniser les intérêts des utilisateurs finaux, des développeurs et de l’IT mieux que tout écosystème ou plateforme concurrent. Nous allons réaliser notre mission et stratégie en investissant dans trois ambitions interconnectées et audacieuses.

1. Réinventer la productivité et les processus métier

2. Bâtir une plateforme cloud intelligente

3. Créer une informatique plus personnelle »

Microsoft a plus que jamais mis en œuvre cette vision depuis la prise de fonction de Nadella. La plateforme Office est aussi robuste sinon meilleure sur iOS et Android qu’elle l’est sur Windows. Microsoft a contribué à la communauté open source aussi bien sur le volet matériel que logiciel. L’activité entreprise tourne à plein régime. Et Microsoft est réellement engagé dans la plateforme Cloud Azure et les solutions analytiques qui l’accompagnent.

Ce qui manquait à Microsoft, c’était un mouvement qui ferait dresser l’oreille aux développeurs. C’est l’ambition de ce support d’Ubuntu notamment avec l’exécution de Bash nativement sur Windows. Pas de container. Pas de virtualisation.

Les développeurs peuvent donc faire tourner facilement Ubuntu sur Windows. Bash (pour Bourne Again Shell) est un standard sur OS X et un groupe de distributions Linux. Pour l’utilisateur lambda, Bash passera inaperçu. Mais pour les développeurs, c’est une tout autre histoire. Microsoft permet aux développeurs de lancer aussi bien des scripts Windows que Bash sur une seule plateforme.

Les développeurs aiment cette évolution de Microsoft. Et si un vendeur de logiciels peut gagner de nouveaux développeurs, alors il a accompli beaucoup. Au minimum, Microsoft répond à la demande des développeurs, Ubuntu était la distribution la plus populaire sur Azure.

Même le fondateur de Canonical, Mark Shuttleworth, qui a toujours bataillé contre Microsoft, est ravi : « La disponibilité native d’un environnement Ubuntu complet sur Windows, sans virtualisation ou émulation, est une étape importante qui défie les conventions. »

 
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Publié par le 12 juillet 2017 dans Microsoft, Système d'exploitation, Ubuntu, W10

 

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Du neuf pour Windows 10 Fall Creators Update

 

Source : ZDNet

Technologie : La dernière préversion (build 16215) de Windows 10 Fall Creators Update comprend une foule de nouvelles fonctionnalités, mises à jour et correctifs pour les testeurs du Fast Ring Fast. Voici quelques nouveautés.

La dernière version de test de Windows 10 Fall Creators de Microsoft, n ° 16215, est pleine de nouvelles fonctionnalités et mises à jour.

La nouvelle préversion, publiée le 8 juin, concerne les testeurs du Fast Ring (Microsoft a également publié une nouvelle mise à jour de Windows 10 Mobile ‘Feature 2’ n ° 15222 qui comprend plusieurs corrections et aucune nouvelle fonctionnalité.)

La Build 16215 est plus récente que la version publiée accidentellement par Microsoft la semaine dernière. Elle intègre certaines des fonctionnalités de cette mouture malheureuse (build 16212) de la semaine précédente.

Par exemple, la zone de notification du Centre d’action comprend maintenant une section distincte pour les applications. En outre, le clavier Windows Phone arrive sur les PC pour le bureau, ce qui améliore la prédiction du texte sur le clavier tactile de Windows 10. Microsoft ajoute également une nouvelle disposition du clavier tactile qui ressemble au clavier du téléphone pour une utilisation à une seule main.

Les utilisateurs peuvent également utiliser la dictée pour entrer du texte anglais ou chinois sur le bureau à l’aide du bouton du microphone. Le support des commandes vocales pour l’édition de base et l’insertion de la ponctuation sont inclus dans cette nouvelle expérience.

Ecriture électronique et Cortana

La build du 8 juin comprend également des changements dans l’apparence générale de Fall Creators Update via le support de Microsoft Fluent Design («Project Neon») dans Démarrer (Start) et l’Action Center. Si vous aimez la transparence et le flou, vous apprécierez cela; Si vous êtes comme moi et pas une personne visuelle, vous ne devriez peut-être pas vraiment être étonné par ces ajustements.

Les utilisateurs du navigateur Edge obtiennent une nouvelle option plein écran et la possibilité d’attacher des sites Web à la barre des tâches.

Dans cette préversion Microsoft ajoute de nouvelles fonctionnalités à Cortana, activées par défaut, en commençant par le Market anglais-US. Microsoft ajoute aussi un outil « Lasso » à Cortana pour entourer les informations pertinentes sur un écran à l’aide d’un stylo qui prend en charge Appuyer et Maintenir (comme ceux de Surface Pro 4, Surface Book et Surface Studio), permettant à Cortana de reconnaître le temps et d’offrir des suivis suggérés. Les historiens de Microsoft peuvent se rappeler que ce n’est pas la première fois que Microsoft présente l’outil « Lasso »; Il a introduit une application Bing Lasso pour iPads en 2011.

Microsoft implémente une foule de nouvelles fonctionnalités de stylo et d’encrage à la dernière version, y compris une fonctionnalité « Trouver mon périphérique » qui peut aider les utilisateurs comme moi qui perdent souvent les stylos Surface à avoir une idée approximative de leur emplacement, en indiquant où un utilisateur était quand il/elle a écrit sur le terminal pour la dernière fois.

D’autres nouvelles fonctionnalités d’écriture manuscrite incluent un nouveau modèle de conversion et de débordement pour aider à créer plus de texte écrit. Les utilisateurs peuvent sélectionner du texte pour éditer et écraser du texte converti. Microsoft ajoute le support de défilement du stylet (pour les applications Universal Windows Platform uniquement à l’heure actuelle) et les options de sélection des stylos.

La nouvelle build comprend certaines améliorations et corrections de My People; Amélioration de la lumière de nuit; Nouveaux paramètres de lecture vidéo; Et prend en charge une nouvelle fonctionnalité de partage « Copier le lien ».

Microsoft énumère au final un certain nombre de nouveautés. Les responsables de l’éditeur ont déclaré que la société vise septembre 2017 pour la publication de Windows 10 Fall Creators Update.

 
 

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Windows 10 (1507) en fin de vie dès demain, la fin des mises à jour de sécurité

Source : PCAstuces

Publié le 09/05/2017 – Source : Tom’s Hardware

 

Windows 10Windows 10

Windows 10 version 1507, la première version commercialisée du système d’exploitation, ne recevra plus de mises à jour à partir de mercredi, Microsoft publiant les derniers correctifs de sécurité demain. Cette version de Windows 10 passe donc en mode « fin de vie » (end of life, ou EOL), c’est-à-dire que l’éditeur fournira une assistance technique aux entreprises tournant encore sur cette version, mais elle restera limitée.

Le choix des mises à jour

Microsoft recommande de mettre son système à jour pour passer au moins à Windows 10 version 1511 (November Update). Les utilisateurs auront même intérêt à installer Windows 10 version 1607 (Anniversary Update) ou version 1703 (Creators Update). C’est la première fois que la firme passe un système d’exploitation en « fin de vie » moins de deux ans après sa sortie, mais elle tient à montrer que Windows 10 est un « service » censé être constamment mis à jour.

 
 

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Windows 10 : la Creators Update sur le point d’être lancée [actu, prix…]

 

Source : Journal du Net

Windows 10 : la Creators Update sur le point d'être lancée [actu, prix...] Windows 10 Mobile, Windows 10 Pro, Familiale, prix, update, configuration requise… Le point sur le dernier né des OS de Microsoft.

[Mis à jour le 31 mars 2017 à 10h00] Microsoft s’apprête à commencer à pousser une nouvelle mise à jour majeure de Windows 10 sur les appareils Windows. Ce push ne sera pas réalisé simultanément pour l’ensemble des terminaux, mais de manière graduelle via internet pendant une période qui devrait durer environ trois mois. Baptisée la Creators Update, elle introduit de nombreuses évolutions, notamment centrées sur le graphisme et la 3D (Lire l’article La Windows 10 Creators Update à la loupe).

Test du JDN © JDN

A noter : la toute première version de Windows 10, sortie en juillet 2015 (et numérotée 1507), ne sera plus maintenue à partir du 26 mars 2017. Après cette date, seules les mises à jour de Novembre 2015 (1511) et Anniversary (1607) de Windows 10 continueront à faire l’objet de correctifs de bugs et de sécurité (lire le post).

Windows 10 reste gratuit pour le grand public

Officiellement, Microsoft a mis un terme à l’offre de migration gratuite vers Windows 10 proposée aux utilisateurs de Windows 8 (et 8.1) ou de Windows 7. Cette offre a pris fin le 29 juillet 2015, jour du premier anniversaire de la sortie de Windows 10. Les utilisateurs ayant bénéficié de cette offre pourront disposer, sans frais, des futures mises à jour du système d’exploitation. En revanche, ceux n’ayant pas encore migré et souhaitant passer à Windows 10 devront désormais passer à la caisse (voir les tarifs de Windows 10 ci-dessous). Une possibilité de migration gratuite reste cependant disponible pour les utilisateurs de Windows 8 (8.1) et 7 . Pour en bénéficier, il suffit de reconnaître utiliser des fonctions d’accessibilité de l’OS. Microsoft ne réalise aucun contrôle de configuration pour valider cet aspect.

Quant à Windows 10 Mobile, il est et reste 100% gratuit.

Windows 10 : les prix

  • Windows 10 Familiale : 134,99 euros (tarif officiel de Microsoft), 124 euros (tarif des revendeurs dans le meilleur des cas).
  • Windows 10 Pro : 261,99 euros (tarif officiel), 154,90 euros (tarif des revendeurs dans le meilleur des cas).
  • Windows 10 Mobile : gratuit.
  • Windows 10 Education : prix non communiqués*.
  • Windows 10 Enterprise : prix non communiqués*.

* Windows 10 Education et Windows 10 Enterprise sont disponibles par le biais de contrats de licences en volume dont les prix ne sont pas public. Les clients de Microsoft ayant souscrit à la Software Assurance pourront migrer vers ces éditions sans surcoût.

Part de marché de Windows 10 : environ 30% en France sur desktop

Lancé en juillet 2015, Windows 10 a passé le cap des 400 millions d’appareils selon les dernières données de Microsoft – publiées en septembre dernier. Un chiffre qui inclut les terminaux Windows 10 de type tablette ou PC, mais aussi les consoles Xbox One (qui tournent désormais également sous l’OS de Microsoft). C’est 100 millions de plus qu’en mai 2016. Selon Netmarketshare, Windows 10 est désormais installé sur plus de 25,20% des ordinateurs de type desktop à travers le monde (voir graphique ci-dessous). Depuis août, la part de marché de Windows 10 progresse moins rapidement néanmoins, très probablement du fait de la fin de l’offre gratuite de migration proposée par le groupe américain.

Quid de l’adoption de Windows 10 en entreprise ? « Depuis avril dernier, elle s’accélère en France, et le taux d’adoption a encore progressé depuis septembre », indique Jean-Christophe Dupuy, directeur Windows & Devices chez Microsoft France. « La tendance est poussée à la fois par un besoin de renouvellement et l’adoption de nouveaux terminaux. Mais aussi par l’intérêt suscité par Windows Defender Advanced Threat Protection [le nouvel outil de lutte contre les attaques informatiques avancées intégré à Windows 10 ndlr]. »

Migration vers Windows 10 : les entreprises n’auront pas le choix

Le Gartner confirme. Le cabinet constate une progression de 11,3% des ventes de PC aux professionnels en France au 3e trimestre 2016 : une montée en puissance que l’institut met directement en parallèle avec « une continuité du déploiement sur Windows 10 » au sein des entreprises. Force est cependant de constater que les entreprises n’ont en fait guère le choix : la fabrication de terminaux Windows 7 a officiellement pris fin le 31 octobre 2016. Et à partir de juillet 2018, Microsoft cessera de fournir un support de Windows 10 sur les machines équipées des nouveaux processeurs Intel Skylake. L’acquisition de nouveaux PC devra alors obligatoirement passer par la case Windows 10, et les machines « Skylake » en production devront également migrer. Le dernier Baromètre JDN / Club Décision DSI / IT Research indique qu’un peu plus d’un quart des moyennes et grandes entreprises françaises a déjà basculé vers la dernière version de l’OS de Microsoft (voir le graphique ci-dessous).

Indicateur tiré du dernier Baromètre de la transformation numérique JDN / Club Décision DSI / IT Research. © JDN

Windows 10 : avis et test de la rédaction

Le JDN a testé Windows 10 sur une tablette Surface Pro de première génération. Globalement, Windows 10 est un Windows de bonne facture. La migration vers Windows 10 a bien fonctionné. Tous les logiciels installés initialement (dont certains de génération Windows 7) ont pu migrer sans problème. Lire le test complet du JDN : Windows 10, test et avis de la rédaction

Windows 10 réintroduit un menu démarrer qui avait disparu dans Windows 8. © Capture JDN

Windows 10 ISO : installer l’OS via CD, DVD ou clé USB

Pour installer (ou réinstaller) Windows 10 depuis un support externe (que ce soit CD, DVD ou clé USB), il est recommandé de recourir à l’outil de création de support proposé par Microsoft. Il permet d’enregistrer une image disque de Windows 10 (ou ISO) sur le support de son choix. Toutes les éditions de Windows 10 sont proposées par le biais de l’outil hormis Windows 10 Enterprise.

Télécharger l’outil de création d’ISO de Windows 10

Windows 10 Update : effectuer la mise à jour sur desktop et tablette

Les utilisateurs souhaitant passer à Windows 10 peuvent le faire via le site de Microsoft. D’après l’éditeur, Windows 10 a la capacité de faire tourner toutes les applications conçues pour Windows 7 et Windows 8. La nouvelle version est aussi conçues pour faire marcher tous les pilotes compatibles avec ces anciennes versions. ​Une fois installé, Windows 10 fait l’objet de mises à jour régulières, visant à en optimiser sécurité et performances. Deux fois par an, l’OS bénéficie, aussi, d’une mise à niveau apportant de nouvelles fonctionnalités.

Windows 10 Mobile Update : effectuer la mise à jour sur smartphone

Microsoft a publié une procédure précise pour installer Windows 10 Mobile. Une vingtaine de Lumias sont éligibles à Windows 10 Mobile : 1520, 930, 640, 640XL, 730, 735, 830, 532, 535, 540, 635 1GB, 636 1GB, 638 1GB, 430, 435, BLU Win HD w510u, BLU Win HD LTE x150q et MCJ Madosma Q501. ​Quatre smartphones, les Lumia 950 et 950XL (positionnés haut de gamme) et les Lumia 550 et 650 (sur le moyenne gamme) sont commercialisés par Microsoft avec Windows 10 Mobile préinstallé. Windows 10 Mobile est aussi intégré par quelques constructeurs partenaires de Microsoft, tels que HP (via l’Elite x3) ou encore Alcatel.

A noter : Microsoft publie sur son site une page récapitulant toutes les mises à jour de Windows 10 et Windows 10 Mobile (qu’elles soient en bêta ou en version finalisée).

Les principales nouveautés de Windows 10

  1. Un Menu Démarrer, et un vrai bureau pour les PC : Windows 10 réintègre un « vrai » menu/bouton démarrer proche de celui de Windows 7. L’interface moderne, dédiée aux tablettes, disparaît sur les terminaux non-tactiles, dotés de souris et clavier.
  2. Le mode Continuum : Windows 10 permet de basculer dynamiquement du mode desktop au mode tactile en fonction de la configuration : tablette ou ordinateur portable (netbook, ultrabook…). Une fonction qui est conçue pour les terminaux hybrides.
  3. La possibilité de créer plusieurs bureaux virtuels : Windows 10 introduit une fonctionnalité de desktop virtuel. Elle permet à l’utilisateur de disposer de plusieurs bureaux en fonction de ses besoins professionnels ou personnels, et de passer l’un à l’autre.
  4. L’assistant vocal Cortana : L’assistant Cortana (déjà présent dans Windows Phone) entre dans Windows. Il permet de lancer, par la voix ou en plein texte, des recherches locales ou sur le Web, mais aussi de gérer son agenda, son calendrier…
  5. De nouvelles applications : Windows 10 intègre un nouveau navigateur baptisé Edge, qui se veut plus moderne qu’Internet Explorer. On relève également un nouveau centre de notifications et une intégration optimisée à Office 365 (via OneDrive).
  6. Des apps universelles : Windows 10 introduit des « Universal Apps » portables sur toutes ses déclinaisons (Windows 10, Windows 10 Mobile, Xbox…). Elles sont proposées via un Windows Store désormais unifié ciblant à la fois mobile et desktop.
  7. De nouvelles fonctions de sécurité : Windows 10 intègre de nouvelles fonctions de sécurité : authentification multi-facteur, protection de données, et authentification biométrique – y  compris par faciale (via Windows Hello).

A noter : les experts d’AV-Test, reconnus pour leur indépendance et leur fiabilité, ont livré leur premier classement des meilleurs antivirus pour Windows 10. Par ailleurs, même si Microsoft indique que son outil de sécurité EMET (Enhanced Mitigation Experience Toolkit) n’est plus utile avec Windows 10, il serait cependant plus sûr pour les entreprises de l’installer pour palier les risques de vulnérabilité. C’est ce que tend à prouver un rapport du CERT de l’université de Carnegie Mellon.

    Windows 10 Pro vs Home

    1. Windows 10 Home est taillée pour les PC, tablettes et terminaux hybrides (2 en 1) commercialisés auprès du grand public.
    2. Windows 10 Pro est dotée de fonctions pour les PME (gestion de flotte, protection des données, intégration au cloud…).
    3. Windows 10 Enterprise intègre des fonctions de sécurité et de gestion de flotte plus avancées que celles de Windows 10 Pro.
    4. Windows 10 Education est dessinée pour le secteur de l’éducation (les écoles, les universités…).

    Lire aussi : Comparatif fonctionnel complet des quatre éditions de Windows 10

    Windows 10 Mobile : la déclinaison de Windows 10 pour smartphone

    Comme son prédécesseur (Windows Phone 8.1), Windows 10 Mobile est gratuit. Il est disponible depuis début 2016. Conçu pour les smartphones et phablettes (et plus globalement les terminaux de moins de 9 pouces), Windows 10 Mobile propose un look assez proche de son prédécesseur, avec un écran d’accueil faisant apparaître les apps sous forme de tuiles. Windows 10 Mobile fait l’objet de deux éditions : Windows 10 Mobile et Windows 10 Mobile Enterprise (qui donne accès à des contrats de licences en volume).

    Windows 10 Mobile n’a pour l’instant pas permis de faire redécoller les ventes les Windows Phone. IDC estime que les téléphones équipés de l’OS de Microsoft représentent moins de 1% du marché des smartphones sur 2016.

    microsoft La fonction Continuum for Phones permet de transformer son téléphone en PC en lui adjoignant grand écran, clavier et souris.  © Microsoft

    Principales nouveautés de Windows 10 Mobile
    Windows 10 Mobile s’inscrit dans un processus de mise à jour bi-annuelle qui suit celui de Windows 10 pour desktop et tablette. Comme son grand frère, l’OS mobile a été mis à jour début août à l’occasion de la Windows 10 Anniversary Update. Pour la suite, Microsoft planche sur le concept de trois-en-un. Le groupe chercherait en effet à optimiser Windows 10 pour faciliter la transformation d’un smartphone à la fois en tablette et en PC (en adjoignant au terminal souris, clavier et grand écran). Microsoft pourrait par ailleurs profiter de l’occasion pour homogénéiser la politique de marque de ses terminaux mobiles. En cohérence avec cette logique, l’appellation Lumia pourrait laisser place au terme Surface Phone.

    1. Des apps Office Mobile gratuites (génération Office 2016). Les apps Word, Excel et PowerPoint sont intégrées en version simplifiée avec des possibilités d’édition (l’accès à leur version complète implique de souscrire à Office 365).
    2. Continuum for Phones permet de transformer son téléphone en PC en lui adjoignant grand écran, clavier et souris (cette possibilité n’est disponible que sur certains modèles de terminaux – voir plus bas).
    3. Meilleure intégration à OneDrive. Le service cloud de stockage de fichiers de Microsoft synchronise les documents (Office, Photos…) avec le PC ou la tablette Windows 10 de l’utilisateur.
    4. Un centre de notification enrichi. Les notifications sont synchronisées avec les autres appareils Windows de l’utilisateur, tout comme les actions qui leur sont associées (réponse, rejet…).
    5. Cortana synchronisé avec le PC. L’assistant vocal offre une continuité d’expérience entre Windows 10 et Windows 10 Mobile. Via Cortana, Windows 10 Mobile permet par exemple de recevoir sur PC les notifications des appels manqués.
    6. Le navigateur Edge de Microsoft est proposé en version mobile sur Windows 10 Mobile.
    7. Les Universal Apps. Windows 10 Mobile accueille les applications Windows universelles pouvant également fonctionner sur Windows 10 version desktop et tablette.
    8. De nouvelles apps Skype.  Windows Mobile 10 introduit de nouvelles apps Skype (couvrant messagerie instantanée, appel téléphonique et vidéo). Skype est aussi intégré à l’application de messagerie aux côtés des SMS.
    9. Un Windows Store unique. Les boutiques d’applications Windows sont unifiées au sein d’un seul Windows Store (pour smartphone et desktop) accueillant les Universal Apps.
    10. Windows as a Service. Comme pour Windows 10 version desktop, un dispositif d’évolution fonctionnelle au fil de l’eau est introduit.

    A noter : les Universal Apps peuvent être basées sur la technologie Microsoft, mais aussi sur des développements initialement réalisés pour Android et iOS (iPhone et iPad). Objectif : décupler l’offre disponible via le Windows Store.

    Windows 10 : la configuration requise sur PC et tablette

    • Processeur : 1 GHz ou plus rapide
    • Mémoire RAM : 1 Go (pour une architecture en 32 bits) ou 2 Go (64 bits)
    • Espace disque : 16 Go
    • Carte graphique : périphérique DirectX 9 avec pilote WDDM

    La mise à jour d’un terminal existant nécessite Windows 7 SP1 ou Windows 8.1 Update, ainsi qu’un compte Microsoft et un accès Internet. Quelques processeurs 64 bits plus anciens peuvent par ailleurs bloquer l’installation. Pour accéder au Windows Store et télécharger des apps depuis un terminal sous Windows 10, Microsoft précise qu’il est nécessaire de disposer d’un écran d’une résolution d’au moins 1024 x 768 pixels, et d’un compte Microsoft.

    A noter : certaines fonctionnalités de Windows 10 impliquent une configuration matérielle spécifique. C’est le cas pour l’authentification biométrique Windows Hello, du chiffrement BitLocker ou encore de la virtualisation Hyper-V (lire le détail sur le site de Microsoft).

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    Windows 10 IoT : pour les objets connectés

    Windows 10 IoT fait l’objet de trois déclinaisons : la première pour les machines-outils industrielles, la deuxième pour les objets connectés mobiles ou portables (les « Wearable »), et la troisième pour les tous petits appareils. C’est cette dernière déclinaison qui cible le secteur des réseaux de capteurs et de l’IoT (Internet of Things). Dans le cadre de la prochaine mise à jour de Windows 10 (« Windows 10 Créateurs »), Microsoft a annoncé son intention d’intégrer son assistant vocal (Cortana) à Windows 10 IoT. L’objectif étant de fournir à ses partenaires constructeurs une brique pour motoriser des assistants intelligents embarqués. En ligne de mire, l’éditeur entend cibler le marché des assistants vocaux pour la maison (créneau déjà occupé par Amazon Echo ou Google Home), mais aussi le segment des commandes vocales de la voiture.

    Windows 10 Anniversaire : la dernière mise à jour majeure

    Après une première mise à jour fonctionnelle de Windows 10 livrée en novembre 2015, Microsoft a livré une deuxième mise à niveau de l’OS le 2 août dernier (nom de code : Redstone). Ce lancement est intervenu presque un an jour pour jour après la sortie de la première version de Windows 10. D’où le nom officiel de cette édition : Windows 10 Anniversary Update (lire l’article Windows 10 Anniversary Update : les nouveautés à la loupe).

    Télécharger la mise à jour Windows 10 Anniversary Update

    Windows 10 Creators Update : nouvelle mise à jour majeure

    Microsoft a annoncé d’emblée que Windows 10 ferait l’objet de deux mises à jour chaque année (voir la slide ci-dessous). La prochaine mise à jour majeure de Windows 10 sera centrée sur la 3D, et commencera à être poussée à partir du 11 avril sur les terminaux Windows. En cohérence avec cet objectif, Microsoft a décidé de baptiser le nouvel opus Windows 10 Creators Update (Lire l’article La Windows 10 Creators Update à la loupe).

    Une seconde mise à jour de Windows 10 est prévue cette année, après la Creators Update. Un slide projetée par Microsoft lors de son événement Ignite en Australie le 22 février indique que cette seconde mise à jour (nom de code : Redstone 3) sera lancée fin 2017. © Capture Microsoft

    Quelques raccourcis clavier peuvent vous faire gagner un temps précieux.  © JDN / Rawpixel -123RF.fr

     
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    Publié par le 1 avril 2017 dans Général

     

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    Antivirus : Microsoft Defender est-il suffisant pour se protéger sur Windows 10 ?

     

    Source : ZDNet

    Sécurité : Comme l’affirme l’ex-développeur de Mozilla Robert O’Callahan, la sécurité de Windows 10 se passe-t-elle très bien d’antivirus tiers, payants ou non ? Windows Defender ne fait pas l’unanimité auprès de ses rivaux. Réactions d’Avast, Kaspersky et Microsoft.

    En 2017, avons-nous encore besoin de Kaspersky et consorts ? La formule est un peu provocante, mais elle résume assez bien les termes du débat relancé par Robert O Callahan. Cet ancien développeur de la fondation Mozilla a en effet publié à la fin du mois de janvier un post sur son blog sobrement intitulé « Désactivez votre logiciel antivirus (sauf celui de Microsoft) ». Dans ce texte il explique que les utilisateurs disposant de Windows 10 devraient sérieusement songer à se débarrasser des antivirus tiers.

    Robert O Callahan détaille plusieurs raisons l’ayant poussé à en venir à cette conclusion. Il détaille ainsi les difficultés rencontrées par Mozilla suite à des problèmes de compatibilité avec les antivirus, mais rappelle également les nombreuses failles découvertes par l’équipe de Google Zero au sein de ces mêmes programmes. « Ce qui est compliqué, c’est qu’il est très difficile pour les éditeurs logiciels d’évoquer ces différents problèmes, car ils ont besoin d’une bonne coopération avec les éditeurs de logiciels anti virus. Les utilisateurs sont aujourd’hui convaincus que les éditeurs d’antivirus sont un gage de sécurité, et personne ne veut se les mettre à dos au risque de les voir dire du mal de votre produit » conclut Robert O Callahan.

    Alors avons-nous affaire à un ex-développeur amer, trop heureux d’avoir retrouvé sa liberté de parole et qui souhaite régler quelques comptes avec l’industrie des antivirus ? Peut-être, mais il n’est pas le seul à remettre en question la sécurité fournie par les antivirus. On pense évidemment à Tavis Omandy, le chercheur de l’équipe Google Zero qui s’est fait une spécialité de traquer les failles de sécurité au sein des antivirus. Mais on pourrait également rappeler les conclusions de cette étude publiée récemment par Google et Mozilla qui montre comment la plupart des logiciels de protection ont la fâcheuse habitude de pratiquer un man in the middle afin d’analyser le trafic protégé par un chiffrement HTTPS, au détriment de la sécurité du navigateur.

    Devons-nous pour autant jeter au feu l’ensemble des antivirus du marché ? Quand on lui pose directement la question, Ondrej Vicek CTO d’Avast peine visiblement à prendre l’idée au sérieux. « Non, vous devriez éviter. Pour une raison simple : si vous regardez les dizaines de classements testant les performances des antivirus, Windows Defender arrive généralement loin derrière. Et pas uniquement par rapport à notre produit, mais par rapport à l’ensemble des antivirus du marché. Il y a donc clairement une valeur ajoutée de la part des antivirus commerciaux. » Effectivement, si Windows Defender a fait de sérieux progrès au cours des dernières années, il reste à la traîne face au reste du secteur qui redouble d’efforts pour faire face à des cybercriminels pour le moins inventifs et originaux.

    Le comparateur d’antivirus AV-Test.org n’est pas tendre avec les produits Microsoft. Mais sont-ils suffisants?

    « C’est vrai que l’on a eu quelques difficultés de coopérations avec le marché des navigateurs » concède-t-il lorsque nous l’interrogeons sur les aspects soulignés par la tribune de l’ex-développeur de Mozilla « Il y a quelques années, les navigateurs manquaient clairement d’extensibilité et d’API pour permettre aux antivirus d’accéder à certaines informations. C’est ce qui a poussé certains éditeurs à avoir recours à des techniques de bas niveau afin d’accéder aux processus du navigateur et de le sécuriser. » Mais comme l’explique Ondrej Vicek, cette incompréhension entre le marché des navigateurs et celui des antivirus tend aujourd’hui à se réduire.

    Windows 10 change la donne

    Mais l’idée présentée par Robert O Callahan n’a rien de très neuf et dans un post de blog Kaspersky n’hésite pas à la qualifier de serpent de mer. Mais si celle-ci fait aujourd’hui son grand retour, c’est parce que l’approche retenue par Windows 10 en matière de sécurité est venue changer la donne. « Depuis Windows 10, il y a eu un véritable bond de la part de Microsoft en matière de sécurité », concède ainsi Ondrej Vicek. « On ne les considère pas encore vraiment comme des concurrents directs, mais on ne peut pas nier qu’ils jouent un rôle, et Windows 10 a incité beaucoup de gens à se contenter de la sécurité proposée par Microsoft dans son OS. »

    Si Windows s’est en effet traîné pendant longtemps une réputation de système d’exploitation favori des cybercriminels, Microsoft semble avoir décidé de changer la donne avec son dernier OS. Et cela pourrait bien forcer les éditeurs d’antivirus à s’adapter « La place laissée à l’antivirus au sein de Windows 10 n’est pas nulle, mais nous avons développé tellement de techniques de protection au sein du système d’exploitation que l’antivirus perd le rôle central qu’il avait auparavant » explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft.

    Windows 10 a en effet considérablement revu et amélioré sa sécurité par rapport aux versions précédentes. On peut ainsi citer la sécurisation du boot, via la mise en place d’une puce TPM visant à s’assurer que l’ordre de boot n’a pas été modifié d’un allumage à l’autre. Windows 10 a également permis la mise en place d’une authentification multi facteurs pour accéder à la machine, ou encore plus récemment une fonctionnalité arrivée via l’Anniversary Update qui permet de diviser son ordinateur entre deux usages pro et perso et de définir clairement les applications ayant accès à chaque partie, un peu comme le proposait déjà sur mobile la fonctionnalité Knox de Samsung. Une pelletée de fonctionnalités de sécurité auxquelles il faudrait également ajouter la technologie Smartscreen visant à lutter contre les sites malveillants, ou encore la fonction Credential Guard qui limite l’accès aux identifiants utilisateurs sur la machine.

    « La place laissée à l’antivirus au sein de Windows 10 n’est pas nulle, mais nous avons développé tellement de techniques de protection au sein du système d’exploitation que l’antivirus perd le rôle central qu’il avait auparavant »

    —Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft

    Pour Bernard Ourghanlian, Microsoft n’entre pas en concurrence directe avec les antivirus, mais celui-ci concède que ces derniers vont devoir réinventer leur business model pour l’adapter à la « nouvelle donne » de Windows 10 : « Sur la partie purement antivirale, c’est clair qu’on a relevé la barre. Les éditeurs d’antivirus vont devoir aller au-delà du modèle basé simplement sur l’analyse de signatures et s’appuyer sur le cloud et le machine learning pour se démarquer. »

    Parts de marché : la croissance viendra d’ailleurs

    Pour les antivirus, il y a donc un enjeu à se réinventer. Avast explique avoir plus de 600 ingénieurs travaillant à la R&D sur ses produits antivirus et compte bien capitaliser sur cette expertise pour se démarquer des outils proposés par Microsoft.

    Du côté de Kaspersky , qui s’est fendu d’un long billet de blog visant à répondre à la tribune de Robert O Callahan, on évoque un autre aspect : la typologie des utilisateurs. Pour Kaspersky, les utilisateurs « experts » sensibilisés au risque peuvent en effet se passer d’un antivirus autre que Windows Defender et espérer passer entre les mailles des malwares et autres menaces. Mais quid des utilisateurs moins expérimentés ? Enfants, parents, grands-parents, autant de publics qui ne sont peut être pas capables de repérer que le cadenas vert de TLS manque à cette page, que cette adresse mail n’est pas légitime, ou que ce fichier n’est pas signé par l’éditeur et donc potentiellement malveillant.

    « Les antivirus sont indispensables, tout autant que des gilets de sauvetage ou des airbags. Si vous n’en avez jamais eu l’utilité, c’est tant mieux pour vous. Mais lorsque vous en avez besoin, ils peuvent vous éviter bien des ennuis » résume Alexei Malanov sur le blog de la société 

    Il y aura donc toujours un marché pour les antivirus tiers, bien que celui-ci soit « peut être appelé à se stabiliser » suite aux progrès enregistrés par Windows 10 en matière de sécurité,. Et encore, il ne faudrait peut-être pas résumer l’écosystème à Windows comme remarque Bernard Ourghanlian « Si on regarde de façon un peu réaliste la part de marché de Windows du point de vue des antivirus, on représente une petite dizaine de pourcents. Aujourd’hui, si les antivirus veulent gagner de nouvelles parts de marché, il faut qu’ils se tournent vers les tablettes et les téléphones. »

    Au final, est-il donc possible d’envisager de se débarrasser purement et simplement des antivirus tiers sous Windows ? On peut avancer un oui timide, assorti de plusieurs conditions : posséder la dernière version de Windows 10 en date, maintenir scrupuleusement ses programmes à jour et être capable de déceler les signes qui peuvent révéler une attaque.

    Bien évidemment, ce oui déjà timide n’est valable que pour un particulier. Les entreprises constituent des cibles de choix pour les cybercriminels, et devraient évidemment se poser la question de la sécurité de leurs données. Et malgré tout cela, la sécurité n’est pas garantie. Après tout, un antivirus n’est pas non plus synonyme de sécurité absolue. Comme le résumait Bruce Schneier, « la sécurité est un processus, et non un produit. »

     
    5 Commentaires

    Publié par le 15 février 2017 dans Antivirus, Microsoft, Sécurité, W10

     

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    Faille de sécurité dans Windows : Microsoft peine à tenir ses délais

     

    Source : ZDNet

    Sécurité : Le CERT US alertait la semaine dernière au sujet d’une faille affectant toute les versions de Windows 10 et jugée sévère car exploitée par des cybercriminels. Microsoft a fini par apporter plus de précision sur l’étendue de cette vulnérabilité, mais s’est fait prier.

    Mercredi dernier, le CERT US publiait un avertissement faisant état d’une faille de sécurité critique affectant le protocole SMB. Cette vulnérabilité permettait selon le CERT d’exécuter du code malveillant sur toutes les versions de Windows, ainsi que sur Windows 10 la dernière version du logiciel.

    Selon le CERT, cette faille affectait le protocole SMB, un protocole utilisé par toutes les versions de Windows pour le partage de ressources et d’imprimantes. Cette annonce a initialement été publiée par le CERT jeudi 2 février et le groupe de chercheurs lui attribuait alors un score de sévérité de 10, soit le plus haut.

    Réponse de Microsoft ? Utilisez Windows 10

    Microsoft n’avait de son côté pas encore publié le correctif lié à cette faille, dont un exploit avait initialement été présenté par le chercheur à l’origine de la découverte. Ce score a finalement été réduit à 7,8 : la faille ne permettait pas d’exécuter du code malveillant, mais pouvait causer un crash de la machine cible dans certaines configurations exposant un serveur de partage de fichier sur internet.

    Cette vulnérabilité a été découverte en septembre dernier par le chercheur Laurent Gaffié. Celui-ci explique à Ars Technica avoir identifié et communiqué à Microsoft cette vulnérabilité en septembre dernier. Celle-ci devait initialement être corrigée dans les patchs de décembre avant d’être finalement repoussée à février. Un délai qui a fortement déplu au chercheur : comme il l’explique dans un mail adressé à Ars Technica, il a finalement décidé de publier les détails de la faille une semaine avant le patch afin de protester contre le temps pris par Microsoft pour corriger ce problème.

    Mais si l’annonce du CERT US avait de quoi inquiéter, la communication de Microsoft à l’égard de la faille est restée bien minime. Publié jeudi, suite à l’annonce du CERT US, ce communiquait précisait simplement que Microsoft est le seul éditeur « qui s’engage auprès de ses clients à enquêter sur les failles de sécurité qui lui sont communiquées et à les corriger au plus vite », tout en recommandant à ses utilisateurs d’utiliser Windows 10.

    Une réponse assez maigre, surtout quand on sait que la faille en question affecte aussi bien Windows 10 que les autres versions de l’OS. Correctif retardé, communication obscure : le bilan de Microsoft est peu reluisant.

     
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    Publié par le 7 février 2017 dans Microsoft, Sécurité, W10, W7, W8.1, Windows

     

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