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Archives de Tag: Xavier Bertrand

Prothèses PIP : l’assurance maladie va porter plainte

 

Source : Le Parisien

 

Se parer de nouveaux seins, une pratique courante dans plusieurs pays d'Amérique latine, notamment chez les adolescentes, mais qui comporte également des risques, car le continent a massivement implanté des prothèses PIP, soupçonnées de provoquer des cancers.

Se parer de nouveaux seins, une pratique courante dans plusieurs pays d’Amérique latine,
notamment chez les adolescentes, mais qui comporte également des risques,
car le continent a massivement implanté des prothèses PIP,
soupçonnées de provoquer des cancers. | Juan Barreto

 

Le scandale sanitaire des prothèses mammaires PIP connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), Frédéric Van Roekeghem, a annoncé ce samedi à l’AFP que son organisme porterait plainte au pénal prochainement «pour tromperie aggravée et escroquerie», une décision prise «en accord avec le ministre de la Santé, Xavier Bertrand».

Il a précisé qu’il s’agirait «vraisemblablement d’une plainte contre X», dirigée vers le producteur des prothèses, précisant attendre l’ouverture rapide d’un «procès» afin «que les responsabilités des dirigeants de l’entreprise soient clairement mises à jour».
Auparavant, le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait souhaité sur Europe 1 que le fabricant des prothèses suspectées de contenir un gel dangereux pour la santé, «soit retrouvé et réponde de ses actes» comme «celles et ceux qui ont eu un intérêt dans cette société».
Le gouvernement a recommandé le retrait des prothèses incriminées «à titre préventif et sans caractère d’urgence». Une partie des implants PIP ont été remplis d’un gel de silicone non médical "irritant" qui entraine un risque accru de rupture de la prothèse, qui serait «le seul risque avéré», selon M. Bertrand.
Neuf cas de cancers ont été signalés chez des femmes ayant eu des prothèses PIP mais sans qu’aucun lien de causalité ne soit établi.

Le fondateur de la société PIP déjà entendu deux fois

Fondée en 1991 à la Seyne-sur-Mer (Var), la société de fabrication d’implants mammaires PIP, liquidée depuis mars 2010, a occupé pendant un temps le rang de numéro trois mondial du secteur, fournissant quelque 100 000 prothèses par an, essentiellement à l’étranger.
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire dès le début de 2010 après une alerte de l’Afssaps, l’agence du médicament, concernant le mode de fabrication des prothèses PIP.
Depuis, les gendarmes de la section de recherches de Marseille ont entendu une quinzaine de personnes parmi les acteurs principaux de PIP. Jean-Claude Mas,  le fondateur de la société Poly implant prothèse (PIP) a été entendu deux fois, la dernière en octobre.
Selon une source proche de l’enquête interrogée par l’AFP samedi, ce dernier s’est toujours rendu aux convocations et a été laissé libre sans contrôle judiciaire. Interrogé par l’AFP mercredi, l’avocat de M. Mas, Me Yves Haddad, avait affirmé que son client n’était "pas en fuite" et se trouvait encore dans le Var la semaine dernière.

L’enquête pour «blessure et homicide» volontaire débute

L’enquête sur le volet judiciaire «tromperie» est close depuis fin octobre, et les protagonistes devraient être renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille à la fin de l’année.
Le volet «blessure et homicide involontaire» en revanche ne fait que démarrer et les investigations s’annoncent longues car il faudra étudier chaque cas, avec batailles d’experts à prévoir. Plus de 2000 femmes ont porté plainte en France sur quelque 30 000 porteuses de prothèses PIP.
Interrogé sur des poursuites qui pourraient concerner des «cliniques» et des «chirurgiens», Xavier Bertrand a mis en garde contre la «tentation d’une théorie du complot».
Interpol a émis vendredi une «notice rouge» à la demande du Costa Rica pour interpeler, Jean-Claude Mas, mais dans une affaire de conduite présumée en état d’ivresse, a précisé ce samedi matin, l’organisation policière basée à Lyon.

 

Lien : Prothèses PIP une affaire…

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Publié par le 24 décembre 2011 dans Santé, Sécurité, Sciences, Société

 

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Euthanasie : le docteur Bonnemaison suspendu

 

Source : Le Parisien

 

ARCHIVES. Le médecin Nicolas Bonnemaison vient d’être suspendu par le ministère de la Santé à la suite du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) portant sur les dix-neuf dossiers de patients décédés qui avaient été pris en charge par l’urgentiste.

ARCHIVES. Le médecin Nicolas Bonnemaison vient d'être suspendu par le ministère de la Santé à la suite du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) portant sur les dix-neuf dossiers de patients décédés qui avaient été pris en charge par l'urgentiste.

AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU

 

Le médecin urgentiste Nicolas Bonnemaison, soupçonné d’euthanasie active sur huit patients à l’hôpital de Bayonne (Pyrénées Atlantiques), a été «suspendu» vendredi par le ministre de la Santé, qui évoque un possible neuvième cas.

Xavier Bertrand a pris cette décision à la suite du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur l’établissement hospitalier de Bayonne. L’Igas a étudié les dix-neuf dossiers de patients décédés qui avaient été pris en charge par le médecin urgentiste.
Xavier Bertrand et la secrétaire d’Etat Nora Berra ont, selon le communiqué «décidé d’engager une procédure disciplinaire, et de prononcer à titre conservatoire la suspension immédiate de l’intéressé». Ils passent donc à la vitesse supérieure avec Nicolas Bonnemaison, qui avait été mis en examen le 12 août, à Bayonne pour «empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables». Mi-septembre, la cour d’appel de Pau l’avait laissé libre sous contrôle judiciaire, avec interdiction de pratiquer la médecine, d’entrer en contact avec des membres de son ancien service et de résider dans les Pyrénées-Atlantiques.

Un possible neuvième cas

Le communiqué indique également que «dans le respect du secret médical et de la procédure judiciaire en cours», la mission de l’Igas a étudié tous les dossiers des patients décédés à l’unité d’hospitalisation de courte durée dont l’urgentiste s’est occupé, soit 19 dossiers. Après l’étude de ces dossiers, l’Igas a signalé aux autorités judiciaires qu’un dossier «comportait explicitement la mention d’une administration de curare au patient, en dehors des indications habituelles». Le ministère précise qu’aucune société savante n’indique l’administration de curare comme méthode de sédation (Ndlr :un apaisement au moyen d’un sédatif). «Ce cas ne faisait pas partie des dossiers ayant fait jusqu’alors l’objet d’un signalement aux autorités judiciaires par l’établissement», ajoute le communiqué.
Par ailleurs, le rapport de l’Igas mentionne des «dysfonctionnements organisationnels» au sein de l’unité du Dr Bonnemaison, «mais qui ne présentent pas de liens avec les évènements ayant fait l’objet du signalement».
«Il s’agissait de personnes en fin de vie», rappelle l’avocat du médecin
De son côté, l’avocat du médecin a relevé dans le rapport de l’Igas que sur les 19 cas suspects examinés, seuls «sept ou huit posent des difficultés». «Il s’agissait de personnes en fin de vie, dont pour certaines il était notifié qu’elles ne seraient pas réanimées. Elles étaient envoyées dans cette unité pour mourir et nous sommes bien dans ce qu’a toujours dit le Dr Bonnemaison», a estimé Me Dupin.

Liens : L’Ordre des médecins porte plainteBonnemaison fixé sur son compte…Le docteur Bonnemaison n’est pas un militant…Le docteur Bonnemaison relance le débat…

 
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Publié par le 19 novembre 2011 dans Santé, Société

 

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Mediator : Servier aurait-il escroqué la Sécu ?

 

Source : France Soir

 

Le paquet de Paris a fait savoir ce vendredi qu’il élargissait son enquête sur le scandale sanitaire du Mediator à des faits d’escroquerie après la plainte de la Sécurité sociale qui a chiffré à 1,2 milliard d’euros le préjudice lié aux remboursements du médicament du laboratoire Servier.

La Sécurité sociale estime son préjudice à plus d'un milliard d'euros

La Sécurité sociale estime son préjudice à plus d’un milliard d’euros SIPA

Cette décision – annoncée vendredi par Le Figaro et confirmée de source judiciaire – étend le champ des investigations menées par les trois juges parisiens qui instruisent déjà deux informations judiciaires pour « tromperie aggravée » et « homicides et blessures involontaires ». Le parquet a pris un réquisitoire supplétif qui vise l’escroquerie au préjudice des caisses de sécurité sociale et de toutes les mutuelles.

 

"Escroquerie et tromperie aggravée"

L’Assurance maladie et la Mutualité française, qui regroupe la quasi totalité des quelque 700 mutuelles, avaient déposé plainte en février contre le laboratoire Servier pour « escroquerie et tromperie aggravée ». Mais le parquet n’avait alors pas retenu cette première qualification.

Aujourd’hui, « du fait de l’évolution du dossier, le parquet a considéré que les conditions de la mise sur le marché du Mediator étaient constitutives d’escroquerie au préjudice des caisses », a-t-on indiqué vendredi. « L’escroquerie consiste à avoir maintenu le Mediator sur le marché alors qu’il était un anorexigène », a-t-on ajouté.

L’avocat de Servier, Me Hervé Témime, n’a pas souhaité réagir. Son confrère défendant la Mutualité française, Patrick Maisonneuve, s’est dit « tout à fait satisfait », ce « qui permettra de poursuivre Servier sous une qualification beaucoup plus rigoureuse et d’éviter les problèmes de prescription ».

 

Entre 500 et 2.000 décès

Commercialisé en France par Servier de 1976 à novembre 2009, le Mediator a été utilisé par cinq millions de personnes et retiré du marché en raison de risques cardiaques encourus par des patients. Cet antidiabétique, largement prescrit comme coupe-faim, a causé 500 à 2.000 décès, selon plusieurs études.

Fin décembre, le directeur général de la CNAM Frédéric Van Roekeghem avait prévenu que la Sécurité sociale « ferait valoir ses droits » dans les procédures qui seraient intentées par des victimes du Mediator contre Servier.
Confronté à ce scandale de santé publique, le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait assuré que toutes les victimes bénéficieraient d’une « prise en charge intégrale par l’Assurance maladie ».

 

Quelque 1.500 plaintes

Dans une note révélée en mai par Le Figaro et que s’était procurée l’AFP, la Sécu chiffrait à au moins 1,2 milliard d’euros le coût du Mediator en plus de 30 ans de commercialisation. Dans le détail, le remboursement aux patients des boites de médicaments avait représenté en 33 ans quelque 880 millions d’euros, tandis que la prise en charge des complications cardiovasculaires avait coûté 315 millions.

Les mutuelles avaient estimé le coût du Mediator à environ 300 millions d’euros. Quelque 1.500 plaintes centralisées par le pôle santé publique du parquet de Paris ont été regroupées dans le cadre de l’enquête des trois juges d’instruction qui pourrait durer plusieurs années.

 

Liens : voir mot clé MEDIATOR

 
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Publié par le 6 août 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Le projet de loi sur le médicament devant le conseil des ministres

 

Source : Le Monde

Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a évoqué "une réforme radicale, rapide" qui "clarifie les relations entre le monde la santé et l'industrie".

Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a évoqué "une réforme radicale,
rapide" qui "clarifie les relations entre le monde la santé et l’industrie"
AFP/FABRICE COFFRINI

 

Le projet de loi renforçant la transparence et la sécurité du système du médicament, ébranlé par le scandale du Mediator, a été présenté, lundi 1er août, lors du dernier conseil des ministres avant la trêve estivale. L’objectif de la réforme est "qu’il n’y ait pas demain de nouveau Mediator", avait résumé le ministre de la santé, Xavier Bertrand, le 23 juin. Le ministre avait détaillé les ambitions de ce projet de loi dans un entretien au Monde. Le texte devrait être examiné au Parlement dès septembre.

Le projet de loi "relatif au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé" comprend 24 articles et s’articule autour de trois grands axes : la "transparence des liens d’intérêts", la réorganisation de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui devient l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), et le contrôle du médicament.

Ce projet de loi constitue "une réforme radicale, une réforme rapide" qui "clarifie les relations entre le monde de la santé et l’industrie", a estimé, lundi, M. Bertrand sur RTL. On ne mettra plus sur le marché un médicament que si [sic] vraiment il apporte quelque chose par rapport à ce qui existe. Surtout, s’il y a des effets indésirables d’un médicament, des effets indésirables importants, il ne faudra plus hésiter à le retirer du marché".

 

PRÉVENIR LES CONFLITS D’INTÉRÊTS

De leur côté, les industriels du secteur de la pharmacie, à travers leur syndicat patronal Leem, ont presque immédiatement critiqué le projet de loi en dénonçant une "réforme détournée de ses objectifs", menaçant l’accès à l’innovation et l’emploi en France. Les entreprises du médicament (Leem) "s’étonnent de voir figurer dans ce projet de loi des dispositions déconnectées de l’enjeu initial de sécurisation de la chaîne du médicament", selon un communiqué.

Le Leem dénonce en particulier "la mise en place de procédures destinées à freiner l’accès des patients aux nouveaux médicaments". "Derrière une intention vertueuse, les pouvoirs publics tentent aujourd’hui d’imposer un plan de maîtrise des dépenses de santé qui ne dit pas son nom", écrit le Leem. Il évoque notamment "les restrictions concernant les autorisations temporaires d’utilisation, [qui] empêcheront de nombreux malades atteints de pathologies lourdes d’accéder à des médicaments en cours de développement".

Enfin, les industriels du médicament estiment que ce projet de loi porte "un coup dur à l’attractivité et à la compétitivité françaises", avec de nouvelles mesures de taxation. En revanche, le Leem affirme "souscri(re) sans réserve aux mesures touchant à la sécurité sanitaire et à la protection des patients ainsi qu’à la transparence des liens d’intérêts".

 

"TOUT DEVRA ÊTRE DÉCLARÉ AU PREMIER EURO"


Pour prévenir les conflits d’intérêts, le texte de loi prévoit en effet une déclaration publique d’intérêt des personnels dirigeants et experts des agences sanitaires lors de leur prise de fonctions. De leur côté, les laboratoires pharmaceutiques auront obligation de rendre publics tous les avantages qu’ils procurent aux médecins, étudiants, associations, établissements de santé, sociétés savantes, organes de presse spécialisés.

Le ministre de la santé a assuré qu’on allait "tout savoir". "Il y aura, un peu comme cela s’est fait aux Etats-Unis, le Sunshine Act à la française : toutes les sommes versées par l’industrie pharmaceutique à tous les acteurs de santé, que ce soit les médecins, les experts, les sociétés savantes, les associations de patients, tout devra être déclaré au premier euro", a-t-il dit.

Dans le cadre de ce projet de loi, l’ANSM conservera sa mission de pharmacovigilance, mais avec des prérogatives élargies. Le texte donne ainsi compétence à son directeur général de demander des études supplémentaires au moment de l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché (AMM), telles des études de sécurité et d’efficacité post-autorisation.

 

L’INFORMATION DONNÉE PAR LES LABO DAVANTAGE ENCADRÉE

L’AMM peut être suspendue, retirée ou modifiée lorsque son détenteur ne respecte pas les conditions d’octroi ou les obligations concernant notamment les études post-autorisation. L’exposé des motifs précise qu’en cas de doute sur l’évaluation des bénéfices et des risques, le doute profite au patient.

L’ANSM aura également le devoir d’informer directement les professionnels de santé, tandis que l’information émanant des laboratoires sera davantage encadrée. Le texte introduit ainsi un contrôle a priori de la publicité pour les médicaments à l’adresse des médecins.

Les visiteurs médicaux des laboratoires font eux l’objet d’une disposition expérimentale : pendant deux ans, le démarchage pour les médicaments dans les hôpitaux devra se faire devant plusieurs médecins, et non plus individuellement. Le ministre de la santé a estimé qu’on devait cette réforme "à l’ensemble des patients, pour les rassurer sur les médicaments qu’ils prennent, et aussi aux victimes du Mediator".

 
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Publié par le 1 août 2011 dans Santé, Sécurité

 

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Cancer du col de l’utérus : Gare au Gardasil

 

Source : France Soir

Dans une lettre au ministre de la Santé Xavier Bertrand, des praticiens estiment que l’efficacité de l’un des deux vaccins commercialisés en France, le Gardasil, (Sanofi Pasteur MSD) doit être mise en doute.

Le Gardasil est commercialisé en France par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD depuis novembre 2006

Le Gardasil est commercialisé en France par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD depuis novembre 2006 SIPA

Qu’est-ce que le Gardasil ? Un médicament prescrit pour prévenir le cancer du col de l’utérus et qui, finalement, fait vivre un enfer au quotidien à deux sœurs qui ont été vaccinées. En effet, Laura Agnès et Laëtitia Celli, 16 et 20 ans, raconte les effets secondaires qu’elles doivent subir, sur le site lemonde.fr. Depuis leur vaccination, les deux adolescentes ont vu leur santé se détériorer gravement et leur vie changer en profondeur. Paralysie de trois mois de la jambe gauche, trois hospitalisations et une polyradiculonévrite chronique diagnostiquée pour Laura.  Fièvres, nausées et vertiges quotidiens pour Laëtitia Celli. Vendredi 8 juillet, les deux jeunes filles ont envoyé une demande d’indemnisation à la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon, dont elle dépendent, annonce l’article. Me Charles Jospeh-Oudin, l’avocat des deux plaignantes, explique que d’autres demandes d’indemnisation « suivront ».

 

Un courrier au ministre

Un collectif de médecins se dit préoccupé par les campagnes de vaccination « contre le cancer du col de l’utérus » et a adressé un courrier au ministre de la Santé Xavier Bertrand. Et de commenter : « Le cancer du col est-il vraiment un problème de santé publique en France au sens où l’entendent les épidémiologistes ? La question mérite d’être posée, car en réalité, on assiste depuis 1980 à une baisse régulière du nombre de nouveaux cas et de la mortalité liée à cette affection ». Pour eux, « la seule et unique mesure de prévention associée à cette baisse régulière est le dépistage régulier par un frottis cervico-utérin ». Ils poursuivent : « Le millier de femmes qui meurent chaque année en France de ce cancer sont essentiellement des femmes qui n’ont pas été suivies régulièrement par frottis. » Ils précisent que le nombre de cas n’a pas augmenté et qu’il n’y a donc pas d’épidémie.

Pour le collectif, non seulement l’efficacité du vaccin Gardasil est loin d’être démontrée, mais il suggère aussi de reconsidérer l’autorisation de mise sur le marché au niveau européen et de suspendre le remboursement en attendant de disposer de preuves solides de cette efficacité. Depuis sa mise en vente en novembre 2006, le Gardasil, commercialisé en France par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD, fait l’objet de nombreuses polémiques dans le secteur médical où l’on s’interroge sur les effets secondaires méconnus du vaccin.

 
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Publié par le 12 juillet 2011 dans Médicament, Santé

 

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Les retraites seront versées le 1er du mois

 

Source : Le Parisien

 

Les retraites seront bien versées le 1er du mois, a promis le ministre du Travail et de l'Emploi Xavier Bertrand.

Les retraites seront bien versées le 1er du mois, a promis le ministre du Travail et de l’Emploi Xavier Bertrand. Joël Saget

 

Les retraites seront versées le 1er du mois et non plus le 9, a promis le ministre du Travail et de l’Emploi Xavier Bertrand. Ce changement sera «acté dans les mois qui viennent», a précisé Xavier Bertrand sur RMC et BFM-TV.
Le versement des pensions le 9 de chaque mois met en difficultés certains retraités, qui doivent faire face à des dépenses importantes comme le loyer dès le début du mois.

Mais pour les caisses de retraites, il est difficile de faire ces versements plus tôt, car les cotisations retraites ne leur sont pas versées au début du mois.
Le ministre, qui s’était déjà plusieurs fois prononcé pour un versement au 1er de chaque mois, a cependant rejeté les différents arguments défavorables.

 
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Publié par le 27 juin 2011 dans Divers, Général, Politique

 

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Le Mediator a coûté au moins 1,2 milliard d’euros à la Sécu

 

Source : 20 Minutes.fr

La Sécu a chiffré à au moins 1,2 milliard d’euros ce que lui a coûté le Mediator en plus de 30 ans de commercialisation, apportant un élément supplémentaire à la charge de Servier, même si la note finale qui sera présentée au laboratoire reste floue.

Le deuxième groupe pharmaceutique français est soupçonné d’avoir minimisé voire tenté de dissimuler les effets secondaires de son médicament.

Cet anti-diabétique, notoirement détourné comme coupe-faim, a provoqué chez certains patients des complications cardiovasculaires, entraînant de 500 à 2.000 décès entre 1976 et 2009, date de son retrait du marché, selon différentes estimations.

L’assurance maladie, qui a déposé une plainte contre Servier en février pour "escroquerie et tromperie aggravée", vient de chiffrer à au moins 1,2 milliard le coût du Mediator.

Dans une note confidentielle dévoilée jeudi par le Figaro et que s’est procurée l’AFP, elle détaille : le remboursement aux patients des boites de médicaments a représenté en 33 ans quelque 880 millions d’euros, tandis que la prise en charge des complications cardiovasculaires a coûté 315 millions.

"Il était normal que nous calculions l’étendue du préjudice", a expliqué jeudi devant la presse le directeur général de l’assurance maladie, Frédéric van Roekeghem.

En extrapolant ces chiffres, les mutuelles santé, qui complètent les remboursements de la Sécu, chiffrent le coût pour elles à environ 300 millions d’euros, a dit à l’AFP un responsable de la Mutualité française.

Mais même si le ministre de la Santé Xavier Bertrand a souligné jeudi que Servier, avec ses 2 milliards d’euros de trésorerie, avait "largement de quoi indemniser les victimes", tous ces chiffres ne disent pas quelle facture finale sera présentée au laboratoire.

Tout d’abord parce qu’ils ne constituent que des montants planchers pour la Sécurité sociale. "Avec les frais qui sont engagés aujourd’hui, pour continuer à prendre en charge les malades du Mediator, pour les échographies cardiaques, pour savoir ce dont ils ont besoin, ça sera certainement davantage", a souligné Xavier Bertrand.

Le député PS Gérard Bapt, président de la mission parlementaire sur le Mediator, a aussi souligné que les calculs de la Sécu excluaient certaines complications pulmonaires, ainsi que "le coût des arrêts maladie et des pensions d’invalidité".

Rien ne dit par ailleurs que ces chiffrages de coûts correspondent au préjudice que l’assurance maladie et les mutuelles veulent voir réparé.

"Je n’approuve pas l’attitude de Servier, mais il ne faut quand même pas oublier que ce médicament a été autorisé par les pouvoirs publics", a dit à l’AFP un acteur du secteur, jugeant "compliqué" d’assimiler ces chiffrages à ceux d’un préjudice.

Enfin, la Sécurité sociale et les mutuelles ne sont que des plaignants parmi d’autres dans cette affaire. Des centaines de plaintes de patients ont déjà été déposées et le gouvernement a annoncé la mise en place d’un fonds d’indemnisation avant l’été.

Les regards sont désormais tournés vers la justice. "La question, c’est de savoir si toutes les informations ont été données aux pouvoirs publics et si les qualités essentielles du produit, qui est un dérivé d’amphétamine, n’ont pas été masquées", a expliqué M. van Roekeghem.

"Servier assumera ses responsabilités, mais il faut que tout le monde assume ses responsabilités"", a dit jeudi à l’AFP un porte-parole du laboratoire.

"Il n’y a aucune raison que le Mediator fasse l’objet d’un traitement particulier", a-t-il ajouté, faisant valoir que d’autres médicaments étaient retirés du marché "sans qu’ils ne fassent l’objet de demandes de remboursement".

 

Liens : Voir Mot clé Mediator

 
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Publié par le 5 mai 2011 dans Santé, Sécurité

 

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